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 The Beauty of our Blood [PV]

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Aurore Numénor
Poufsouffle
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Aurore Numénor

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MessageSujet: The Beauty of our Blood [PV]   The Beauty of our Blood [PV] EmptyJeu 26 Juil - 12:17

Aurore était assise, occupée à se tourner les pouces. Il était clair que le geste n'avait rien d'élégant, mais elle venait de se rendre compte qu'elle avait couru jusqu'à la gare inutilement, et qu'à présent il lui fallait attendre. Elle jeta un coup d'oeil aux horaires de train: ceux qui partaient de Londres pour arriver à Orléans, et elle constata que la prochaine navette n'arriverait qu'à 10H15. C'est-à-dire dans moins de trente minutes. Elle glissa ses mains dans son imperméable beige, et en sortit un papier dont elle ignorait jusqu'à maintenant la provenance. Elle le déplia avec soin et lu son contenu.

"Aurore. Ne te demande pas ce que fait cette lettre dans ta poche, je t'ai juste griffoné quelques mots pour te dire que je viens de recevoir un hibou de notre cousine. Maman comptait justement l'inviter à passer l'automne à la maison pour te tenir compagnie (comme si tu en manquais), mais apparament Zarahel n'avait pour projet que de venir te voir le temps d'un week-end. Je l'ai donc mise au courant que tu venais de quitter mon appartement pour te rendre à la gare. Attends-toi à la voir d'ici peu, vous devriez sans doute prendre le même train. Toutefois ne te réjouis pas trop vite, tu sais ô combien Maman et elle ne s'apprécient guère.
Profite tout de même de ton week-end et bon courage pour les tenir éloignées l'une de l'autre.
A très vite j'éspère,
Edward, ton frère qui t'aime."


Aurore replia doucement le message de son frère aîné qui l'ammusait beaucoup, et le rangea dans sa poche. Elle repensa alors un bref instant à ce qu'il lui avait dit et se murmura à elle même:

Moi aussi Je t'aime.

Elle regarda tout autour d'elle, à la recherche de sa cousine. Son regard se posa alors machinalement sur une jeune fille qui se tenait debout face à elle, et qu'elle n'eut aucun mal à reconnaître. Le bleu de ses yeux en disait long...Elle afficha un large sourire et serra celle-ci dans ses bras.

Hey! Comme ça fait plaisir de te voir en dehors de Poudlard.

Aurore tira d'une main sa valise et de l'autre, elle emmena sa cousine par le bras. Elle jeta un oeil derrière son épaule et, amusée, répliqua.

Eh bien, je savais que tu n'aimais pas la maison, mais au point de camper dehors... C'est tout ton équipement de scout que tu nous as apporté là?

Elle fit un clin d'oeil à Zarahel, en répliquant le signe ringard que certains enfants moldus s'appliquaient à faire, et en lâchant dans un fou rire:

Scouts toujours!

Elle bouscula amicalement la jolie blonde et rigola un bon coup. Les deux cousines se dirigeaient vers les boutiques de la gare, sans vraiment savoir pourquoi. Aurore leva les yeux vers la pendule qui émettait un Gong effroyable à chaque demi-heure.

Encore quinze minutes...Que dirais-tu d'un café?

La jeune Numenor fouilla dans son sac à main, à la recherche de son porte-monnaie contenant de l'argent moldu. Elle le sortit et compta ce qu'il lui restait. Toute heureuse de constater qu'elle avait largement assez pour elles deux, elle ajouta d'un air malicieux.

Mmhh...Peut-être même que je te payerai quelques délicieux macarons. Ne t'imagine pas que ma gourmandise habituelle refait des siennes, mais j'ai dû louper mon petit déjeuner ce matin pour avoir le temps de faire mes valises. J'éspère que cela ne te dérange pas au moins?

Aurore s'assit à une des tables les plus éloignées du reste du café. Elle ne suportait pas le brouhaha de ce genre d'endroit public où l'on pouvait croiser des gens très indélicats. Des personnes du genre à piétiner volontairement ou non sur ses nouvelles chaussures signées chanel. Oui parce que la jeune fille nourrissait un amour et une passion incommensurable pour les créations moldues de haute couture. Elle regarda Zarahel s'asseoir timidement.

Je te trouve bien pâlote ma Belle. Tu serais pas malade par hasard?

Elle gardait ses petits yeux rivés sur sa cousine et commanda tout à la fois un café au serveur qui s'était approché d'elle. Après quoi, Aurore posa sa main sur celle de Zarahel, et lui confia que question secret et confidence, elle était la fille la plus responsable et compréhensive qui soit.
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Zarahel Xanthay
Le Monde regorge de Créatures
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Zarahel Xanthay

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MessageSujet: Re: The Beauty of our Blood [PV]   The Beauty of our Blood [PV] EmptyVen 27 Juil - 12:16

Le soleil tapait fort sur les têtes et les pensées, en cette journée de retrouvailles familiales. N’importe quel individu normalement constitué, et de race humaine, en aurait profité pour se badigeonner de crème solaire, et serait sorti, serein et prêt à changer le monde. Aurore Numenor possédait cette jovialité inconsciente, doublée d’une allégresse qu’elle ne savait à l’évidence pas maintenir silencieuse. Elle était belle et pleine de vie, et aurait tôt fait d’entamer une discussion concernant les derniers vêtements à la mode, ou encore le contenu de son prochain repas. Sur ce point, sa cousine Zarahel ne pouvait s’empêcher de ricaner doucement, d’autant plus qu’elle se savait être la principale acolyte de sa gloutonne de cousine. Le blanc et le noir. Elles avaient toujours été antagonistes dans leur manière de vivre et de penser. Pourtant, dès le départ, elles s’étaient accordées. Ce départ, avait eu lieu 18 années auparavant, lorsque leurs landeaux respectifs avaient été mis de front. Là, elles avaient su qu’elles partageraient leur scolarité, leurs déboires et leurs joies d’enfants, et d’adolescentes. Peut être avaient elles été un brin trop dépendantes l’une de l’autre, à une certaine époque. Leur connivence était telle, que leur séparation serait très dure à supporter, en tout cas pour Zarahel. Car séparation il y aurait, c’en était fait. Terminées les années Poudlard, la vie active attendait Aurore, et c’est une existence de vaine immortalité qui tendait ses bras à Zarahel.

Certes, elle tenterait, en cette pure journée d’innocence, de se tester. Etait elle capable de garder un semblant de contact avec Aurore, sans pour autant la menacer en permanence de ses crocs ? La jeune vampire n’en savait rien, et une sourde appréhension la tenait, alors même qu’elle aurait dû se laisser aller à la désinvolture, meilleur apaisement qui soit. Le questionnement était devenu chose courante, et allait de pair avec le choc de sa transformation, de son changement de corps et d’esprit, en quelques sortes. Devait elle avouer à Aurore qu’elle ne serait plus jamais la même cousine ? Si oui, comment le lui présenter ? Est-ce que son silence ne serait pas plus profitable ?

Le flot de ses réflexions monopolisait chacun de ses sens, et Zarahel ne vit pas sa cousine, lorsqu’elle arriva. Il fallut qu’elle se précipite sur elle pour que ses pupilles morbides daignent enfin s’animer. Maigre consolation. En toute logique, Aurore s’avérait être cette blonde survoltée que Zarahel s’était toujours contentée de suivre, agrémentant chaque journée de sarcasmes et d’humour plus ou moins douteux, mais aussi d’une possessivité qui avait dû faire toute la différence. Elle avait toujours eu des difficultés à suivre les raisonnements de sa cousine. Impulsive et enjouée, elle allait bien trop vite pour la ,désormais vampire, Zarahel. C’est donc avec fatalisme qu’elle soupira, et offrit l’un de ses plus beaux sourires à sa cousine. Malgré tous les chamboulements qu’elle subissait au jour le jour, elle ne pouvait pas cacher son soulagement. La meilleure tactique aurait voulu qu’elle n’exhibe pas ses dents, à l’envergure étrange, mais elle avait encore beaucoup à apprendre du monde des ténèbres. Néophyte et perturbée, la Numenor !


« Je te kidnappe sur le champ. Après Poudlard, une vie d’aventures pour nous ! Et puis, je sais bien que tu as toujours eu un faible pour les uniformes scout. »

Qu’il était difficile de faire de l’humour, désormais ! Le visage tordu par une expression de soudaine culpabilité, Zarahel fut heureuse de se faire embarquer vers la boutique, et constata avec effarement que si elle finissait cette journée sans avoir trahi son lourd secret, elle n’avait plus qu’à se faire nonne !

Jusqu’à ce que les deux acolytes s’affalent dans ce qui ressemblait de près à des sièges moldus, Zarahel ne ressentit aucune envie manifestation de sa nouvelle condition. C’est l’énonciation de café, macarons, et autres gâteries, qui éveilla en elle des pulsions inattendues. Elle savait pertinemment que tout aurait le goût de cendre, hormis le sang et ce qu’elle appelait communément la « potion anti-cramoisie », bien précieux qui lui permettait de sortir en plein jour. Sans le savoir, Aurore lui ferait donc souffrir le martyre. Elle devait s’y faire.

Il était stupide de penser qu’Aurore ne se douterait de rien. Zarahel n’avait presque pas parlé, depuis le départ. Les yeux dans le vague, le teint pâle et le cheveux de paille, elle semblait ailleurs, prise dans des réflexions inimaginables et arides. Aussi, elle ne put s’empêcher de frémir lorsque la bien-aimée cousine posa un doigt sur son point faible. Ses silences avaient été cruellement bien interprétés. Peut être était elle d’ores et déjà tombée dans le piège, à un point de non retour. Toujours est il qu’elle feindrait l’ignorance jusqu’au bout, c’était décidé. Elle ne voulait pas perdre la personne qui avait la plus proche d’elle, de tout temps.


« Malade n’est pas le mot. Je me sens simplement fatiguée. Le contrecoup du départ de l’école, tu vois. Comment peux tu être aussi joviale, Aurore ? Donne moi ton secret ! »

Après quoi elle força un sourire, bien peu crédible, mais qui devrait faire l’affaire, quoi qu’il arrive. Le mensonge était grand, mais contenait une part de vérité, au final. Comme si l’abandon de Poudlard ne suffisait pas, il avait fallu qu’un canineux s’en mêle !
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