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 Le balet des regrets [Sabrina Cooper - Michael Owlspell]

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Akasha Kementari
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Akasha Kementari

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MessageSujet: Le balet des regrets [Sabrina Cooper - Michael Owlspell]   Le balet des regrets [Sabrina Cooper - Michael Owlspell] EmptySam 7 Juil - 13:35

[J'ai perdu ma force et ma vie, et mes amis et ma gaieté ; J'ai perdu jusqu'à la fierté qui faisait croire à mon génie.]

Temps perdu, distillé au grès des vents, qui ne renferme rien d’autre que des bribes d’existences éphémères, promises à un retour proche aux ténèbres de l’inconscience. Akasha Kementari courrait à en perdre l’haleine, fuyait l’endroit qu’elle n’avait que trop fréquenté, et qui ne lui rappelait que ses erreurs passées. La tête de sanglier était et resterait le point de rencontre de ces individus désespérés et fou à lier que la société appelle communément les mangemorts. Sans même avoir au préalable réfléchi, elle y était retourné, alors même que les stigmates de son incarcération lui rongeaient les sens. Elle avait dû subir l’attaque de ses anciens confrères, et n’avait trouvé qu’un maigre secours dans le regard de celui qui l’avait faite sortir d’Azkaban.

Etait-ce donc cela, la solitude dont chacun parlait dans un murmure, comme s’il désirait qu’elle n’échoue pas sur lui ?

Si tel était le cas, Akasha venait de la trouver, et s’y noyait de plus en plus. Il n’y avait guère que cette course effrénée contre le temps, les vents, qui agissait telle un baume apaisant, distillant dans l’esprit de l’évadée des doses ponctuelles de bien être.
Elle avait cru que sa réintroduction serait aisée. Alors qu’elle respirait à l’air libre depuis seulement quelques heures, les obstacles se présentaient à elle. Sous forme d’individus, d’incompréhensions, et d’une douleur lancinante qui lui broyait le dos à chaque instant. Azkaban l’avait elle rendue folle ? Ne reconnaîtrait elle jamais ses alliés ? Le point zéro ne serait il jamais atteint ?

Plus que ce temps qui passe, plus que sa perte, était-ce elle même qu’elle avait laissé filer entre ses doigts ?

Il ne pleuvait pas en cette saison. Mais de fines gouttelettes d’eau salée coulaient le long des joues d’Akasha, luttant sans cesse contre ce vent qui les fouettait sans leur laisser le moindre temps de répit. Le temps des cerises était loin, et celui des regrets devait fêter son avènement, avec une joie sans bornes. Il n’avait jamais été atteint par la rouquine à l’orgueil millénaire. Elle y survivrait, ou y succomberait, en toute logique.
Le sang à fleur de peau, elle se laissa tomber sur le bas côté, et contempla un ciel plus étoilé que jamais. Ces étoiles, ce silence, elle ne les connaissait que trop bien. Du haut de sa tourelle humide, elle avait passé des nuits à en étudier l’étoffe, frémissant à chaque fois qu’une plainte inopinée se faisait entendre. Peut être était-ce un juste retour aux choses, que de se laisser tomber dans une rue inconnue, non reconnue, et d’attendre.

Attendre quoi ?

Sati ne reviendrait pas. Elle ne gratifierait plus le dos d’Akasha d’une ribambelle de cicatrice purulentes, et ne lui sourirait plus avec ce sadisme qui lui allait tant. Qu’y avait il donc à attendre de cette vie ? Quoi d’autre que ces mangemorts, aurors, et détraqueurs, qui devaient déjà être lancés à sa poursuite ? La porte du néant s’ouvrirait à elle. Voilà en quoi consistait l’attente.
Akasha ne put retenir un mince gémissement en repensant à l’issue fatale de son existence. Elle entrevit les quelques personnes qui comptaient encore et toujours, comme partie intégrante et fondamentale de son cœur. Elmound, le perpétuel espérant, Cassidy, la sauvageonne, Yorwann, l’indomptable, et Eryan, l’enfant que seuls ses songes lui représentaient clairement. Ses larmes lui brouillèrent la vue, et elle sombra dans une demi léthargie. La première crise de désespoir d’Akasha Kementari, et certainement la dernière.
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MessageSujet: Re: Le balet des regrets [Sabrina Cooper - Michael Owlspell]   Le balet des regrets [Sabrina Cooper - Michael Owlspell] EmptySam 7 Juil - 18:13

Qu'y a-t-il de plus normal pour une élève de 12 ans que de dormir un soir, vers 20 heures ?
Sortir un soir, vers 20 heures.
C'est ce que j'ai fait, il y a quelques heures... Maintenant, quelle heure est-il ? Certainement l'heure de rentrer à Poudlard me direz-vous... Mais je n'en ai aucunement l'envie moi !

C'est pour ça que je me promène encore un peu... J'arpente les rues de Pré-au-Lard à la recherche d'aventure... De quelqu'un, de quelque chose, sortant de la norme.
J'en ai marre moi, de ces vacances... Je fais des rencontres que j'ai déjà faite. J'ai l'impression que je revis ma vie, au lieu de continuer à vivre ma vie... Les amis, les ennemis, aucune nouvelle rencontre. Monotone.

J'entre dans une nouvelle rue . Il y a quelqu'un ici, ce qui prouve déjà que cette personne n'est pas la plus normale.
Rien que le fait qu'il doit être 1 heure du matin et que cette personne se promène, c'est anormal. Bien sûr, ça pourrait être quelqu'un qui a travaillé très tard et qui rentre à la maison, mais alors je ne vois pas pourquoi cette personne se serait assise, il y a deux minutes.
Non, cette personne ne rentre pas du travail... Que fait-elle ici alors ?
Ce ne sont pas mes affaires...

Je continue à marcher, droit devant moi, sans prêter attention au vent et aux gouttelettes qui tombent.
Quelle heure est-il ? Je ne sais pas, je n'ai pas ma montre... Peut-être que cette autre personne, assise là-bas, a l'heure... Pourquoi je n'ai pas de montre ? Je me souviens que je l'ai perdue, le jour « J », alors que j'étais au lac.
Qu'est-ce que je faisais dans le lac ? Est-ce que je suis vraiment allée au lac en fait ? Il y a un trou noir, toujours, lorsque je repense à cette journée où j'ai tué mon père... Tellement de moments que j'ai l'impression qu'on a effacés, comme pour me les cacher... Je soupire... Ma question est finalement « Quelle heure est-il ? » et non « Qu'est-ce que j'ai oublié ? ».

J'arrive à la hauteur d'Akasha. Elle pleure. Mais ce ne sont pas mes affaires, au fond, tout ce que je recherche, c'est l'heure.
Je ne suis pas une Emma, qui est égoïste et égocentrique mais à quoi bon lui demander ce qu'elle a ?
Elle ne me répondra certainement pas, ce ne sont pas mes affaires. Alors que l'heure, ça touche tout le monde, même si cela ne nous intéresse pas obligatoirement.
Je m'accroupis, et, calmement, je lui demande :


Excusez moi mademoiselle, vous n'avez pas l'heure ?

Finalement, vu comment elle est, je ne suis pas sûre qu'elle ait l'heure. Je la regarde, et essaye de m'imaginer ce que je répondrai si on me demandait l'heure alors que je suis en plein désespoir. Sûrement un truc du genre :

« Je pleure là, vous croyez vraiment que l'heure m'intéresse ? »

Et encore, c'est si je suis décidée à être polie, et que 'mes autres' n'ont pas le contrôle. Face à cette question égoïste, Sélia ne peut s'empêcher de prendre le contrôle. Lorsque je m'en rends compte, je la laisse faire. J'ai envie d'aventure, de mouvement, de changement, de choses anormales, mais je ne me sens pas capable d'engager une conversation avec quelqu'un qui désespère et qui pleure.
Pourtant, il le faut, car je n'aurai pas aimé qu'on me demande l'heure alors que je pleure, alors Sélia est la personne idéale.


Excusez moi pour la question précédente, elle était d'un égoïsme incroyable. Je sais que ce ne sont pas mes affaires, mais tout de même... Qu'est-ce qu'il y a ?

D'apparence, j'ai 15 ans... Combien de chance ai-je qu'elle se confie à une gamine de 15 ans ?
Beaucoup plus de chances que je n'ai qu'elle me dise l'heure sans montre, certes... Mais les chances restent minimes.
Est-ce qu'elle m'entend d'ailleurs ? Détail auquel j'aurai dût faire attention avant de commencer à (peut-être) monologuer.
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MessageSujet: Re: Le balet des regrets [Sabrina Cooper - Michael Owlspell]   Le balet des regrets [Sabrina Cooper - Michael Owlspell] EmptySam 7 Juil - 19:55

Ah enfin, il ne se disait pas que ça lui manquait mais quand même! voler sur un balai était le résumé de sa vie de ces quelques dernières années alors changer radicalement d'un seul coup était hors de question, il aimerait de toute manière toujours cette sensation de liberté qu'il éprouvait lorsque ses pieds quittaient le sol et que le vent caressait son visage faisant flotter ses vetements au gré des souffles capricieux.
Le quidditch lui manquait mais voler au dessus de la cambrousse avait son charme aussi par contre il n'avait pas l'habitude des vents dominants de la région et c'était un peu plus difficile de maintenir son balai. Il contemplait la nuit vaguement éclairée par la lune blafarde, quelques étoiles de ci de là que cachait parfois un nuage gonflé de pluie qui déversait par a coup de petites averses sur le plancher des vaches.

Il sourit, content du spectacle nocturne qu'il contemplait mais un mouvement d'air fit piquer dangereusement le nez de son éclair de feu qui fit une descente vertigineuse vers le village de Pré-au-lard.
Gardant son sang froid, habitué qu'il était de ce genre de cascade, Michael redressa de justesse le balai mais ne pu s'empecher de s'étaler d'une manière spectaculairement comique au milieu de la rue où Akasha et Sabrina se trouvaient.

Il se releva comme si rien ne s'était passé, d'un petit bond qui se voulait élégant mais qui après une telle chute paraissait tout a fait incongrue et écarta les bras pour dire:


Je n'ai rien, je n'ai rien, je le dis au cas ou une de vous par le plus grand hasard ce serait nquiétée pour moi.


Il dévisagea les deux jeunes femmes, l'une semblait plus de son age et l'autre devait être encore à l'école. Il se gratta la tête d'un air gêné son sourire s'effaçant peu a peu et lança a tout hasard:

Je suis mal tombé? enfin façon de parler...

Il sourit mais devant le bide de sa réplique il hésita, mettant à la manière de l'eternel enfant ses mains sur ses hanches pour se décider a ne pas rester planté au milieu de la rue aussi stupidement qu'un piquet au milieu d'un champ de blé.
Enfin il fit quelques pas et sortit un mouchoir de sa poche pour le tendre à la rousse d'une manière tout a fait naturel et détendu comme si le fait qu'elle pleure au milieu d'une rue sombre en pleine nuit avec une élève qui devrait être rentrée et en train de dormir à ses cotés était des plus normals.
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Akasha Kementari
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MessageSujet: Re: Le balet des regrets [Sabrina Cooper - Michael Owlspell]   Le balet des regrets [Sabrina Cooper - Michael Owlspell] EmptyJeu 12 Juil - 13:38

Eh toi, moineau bondissant, ne devrais tu pas être chez Maman ? Je suis lasse de tes avances inopinées, de cette oisiveté qui fait partie intégrante de toi, de ce champ de vision qui sans cesse ramène mes yeux embrumés vers toi. N’avais tu donc rien de mieux à faire que de m’épier, en cette soirée de recueillement ? Quelle lubie t’a donc dicté la marche à suivre pour me retrouver, m’empêcher de m’enfoncer sous le débarcadère ? Sans doute, je ne la découvrirai jamais. Tu es ici, près de moi, je sens que tu ne désires qu’une seule chose : Enclencher une discussion avec l’individu pleurant , avachi, que je suis devenue, et qui t’intrigue au point de t’en faire oublier les bonnes manières, ainsi que toute prudence. Que puis-je faire d’autre que te répondre ? Car après tout, peut être seras tu capable de rendre ma déchéance moins amère.

C’est de l’heure dont il était question. Une notion sur laquelle Akasha butterait à jamais, et qui à l’heure actuelle lui semblait aussi peu importante que la couleur du lampadaire proche. Il ne s’agissait à coup sûr que d’un prétexte, que celle qui s’avérait être une enfant avait ingénieusement trouvé pour brouiller la méfiance de l’évadée. Méfiance qui, en tout état de cause, n’existait plus depuis belle lurette, chez la principale concernée. Tout en sachant pertinemment que sa nouvelle compagne de route pouvait être l’objet d’un piège des plus odieux, Akasha abaisserait l’une après l’autre ses barrières, émue par l’inconscience de la petite, et peut être aussi par quelque chose de plus profond encore.
Le dernier enfant qu’elle avait croisé n’était autre que sa propre sœur. Peut être la connais tu, moineau bondissant ! Peut être accepterais tu d’en donner des nouvelles, d’avouer haut et fort ce qu’il est advenu d’elle ! Car la Kementari s’accroche avec toute la force de son désespoir, au peu de connaissances qu’elle garde de son ancienne existence. Avant l’époque du bagne.

Ses yeux se levèrent sur la blondinette, restèrent quelques instants immobiles, à tenter d’en percer l’écorce, et abandonnèrent rapidement, constatant qu’ils n’étaient plus aptes à émettre un quelconque jugement objectif. Dans un sursaut de lucidité, ils se braquèrent vers le bras de leur propriétaire, qui fut instantanément recouvert par le reste d’étoffe de bagnarde qui lui recouvrait encore le corps. La marque des ténèbres, si elle n’était plus viable d’un point de vue pratique, restait malgré tout un motif de peur bien trop ancré dans les mœurs de tout sorcier de ce siècle. Pour le plus grand malheur de la Kementari.
Enfin, elle consentit à prononcer quelques mots en faveur de son interlocutrice, dans lesquels perçaient à la fois son désarroi, et les effluves de cet alcool, qu’elle venait d’ingérer sans limitation.


« Tu sais, mon enfant, je suis très mal placée pour te reprocher un quelconque égocentrisme. Au « qu’est-ce qu’il y a ? », je ne peux te répondre simplement, malgré que les institutions désirent que je le fasse vis à vis d’une petite fille. Disons que j’ai de gros ennuis. Et… tu devrais décamper, si tu ne veux pas y être mêlée à tord. Les gens avec qui je joue ne font pas la différence entre les enfants et les adultes. »

Ce semblant d’instinct maternel, jamais Akasha n’en avait démontré l’existence auparavant. Etait-ce sa fatigue, ou le souvenir de quelques déconvenues passées, qui lui faisaient tourner la tête ? Elle n’aurait su le dire, mais elle dût s’avouer que la sensation qu’il lui procurait était loin de lui déplaire.
A l’instant même où cette notion s’imprimait dans son esprit, un autre volatile fit son apparition, d’une manière tout à fait carnavalesque. De mémoire, jamais l’évadée n’avait constaté d’accident de vol aussi amusant. Tout d’abord sur ses gardes, craignant que le nouveau venu ne soit l’un de ses innombrables ennemis, Akasha plissa les sourcils, et se força à se redresser un minimum. Plus que jamais, la paranoïa s’inscrivait en elle, en loi inaliénable de la nature.
Mais ses craintes ne devaient pas être fondées, car l’étrange oiseau s’avéra être un parfait piaf, à l’humour douteux mais croustillant. En temps normal, elle lui aurait répondu du tac au tac, par ces répliques pleines de sarcasmes qu’elle connaissait si bien et qui lui collaient à la peau. Cette fois ci pourtant, elle le laissa approcher d’un air débonnaire, et n’hésita pas à rire de lui, non sans sentir virulemment les protestations de son dos scarifié. Une chose était certaine, il n’était pas mangemort, ce qui était déjà une assurance de survie, pour elle.
Tout en acceptant le mouchoir qu’il lui tendit, elle ne put s’empêcher de le détailler. A une forte musculature, il alliait un tempérament visiblement décalé. Il lui était sympathique.
Par conséquent, elle jugea utile de se lever, et fit un clin d’œil à la blondinette avant de la prendre ouvertement à parti.


« Pour ma part, j’ai peine à concevoir qu’un sorcier de votre carrure se laisse si facilement dompter par un balais. Mais tous les goûts sont dans la nature, nous en sommes tous trois les exemples flagrants.
Et toi, moineau bondissant, quelle appréciation donnerais tu à notre piaf ? »


A vrai dire, Akasha avait délibérément fait mine de ne pas saisir l’autre sens de la question du nouveau venu. Planter le problème de son évasion ne lui aurait pas paru aberrant, s’il n’avait été fait qu’en compagnie de l’enfant. Mais la présence de l’hurluberlu changeait toute la donne. Plus que jamais, elle devait remercier le lampadaire proche de ne pas être assez puissant pour évidencier les marques de torture et de détention qu’elle portait sur elle.


Dernière édition par le Dim 15 Juil - 15:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le balet des regrets [Sabrina Cooper - Michael Owlspell]   Le balet des regrets [Sabrina Cooper - Michael Owlspell] EmptyDim 15 Juil - 4:18

J'attends qu'elle me donne une réponse... Pendant ce temps, moi je l'observe. Malgré le fait qu'elle ait l'air si... Négligée..., elle est jolie. Elle a de longs cheveux rouges, qui sont sales, mais qui ont malgré tout une grande beauté. Ses yeux... Ses yeux bleus (Je crois ) sont rouges, mais ont quelque chose de tellement profond... Je m'y plongerai bien, pour essayer d'entrer dans son esprit tellement torturé.

Du bizarre, de l'anormal... Ce que je recherchais, ce que je viens de trouver.
Un instant, je croise son regard, nous nous regardons, immobiles. Et puis enfin, elle me répond. Elle me dit de partir... Ce qu'évidemment je ne ferai pas. J'ai trouvé mon anormal, je garde mon anormal.


De gros ennuis ? Vous voulez en parler ?

Soulager ta conscience, en d'autres mots. « Qui es-tu ? Qu'as-tu fais ? » sont à présent les questions qui ont remplacé l'heure dans mon esprit.

Mon anormal, confie toi à moi, et moi, ton enfant, je me confierai à toi.

Je me rends à peine compte des paroles que je prononce. Ce n'est pas mon genre, je ne parle pas comme ça d'habitude. Cette nouvelle familiarité, j'en ai oublié de la vouvoyer. Je suis lunatique, ce n'est pas pour rien que j'ai une Luna dans ma tête... Je suis lunatique, et je m'adapte à Akasha. Son univers, sa déchéance, tout.

Tu me demandes de fuir ? La dernière fois que j'ai essayé de fuir le danger, la réalité, je me suis retrouvée à moitié morte.

Si je savais... Si seulement je savais que là, je ne parle même pas seulement d'Eloïse, mais aussi de cette autre fois, à la montagne.

A quoi joues-tu, avec ces gens ?

Je n'aurai certainement jamais de réponse à cette question. J'entends un bruit, et me retourne, fixant l'"entrée" remarquée de Michael.
Je l'observe et quelques minutes plus tard, je rigole doucement. Je crois que nous avions besoin de quelqu'un comme lui.

Il prend la parole, et je ne réagis pas. Me suis-je inquiétée pour lui ? Non, limite je me moquais, ne faisant pas réellement attention au fait que lui, aurait pût en souffrir, de cette descente.
Je recommence à rigoler, d'un rire léger, lorsque son sourire disparaît.

Je ne sais même pas si je rigole par pur sadisme, ou simplement car la situation est vraiment cocasse, nous dirons donc que je ris pour les deux.
Le jeune homme tend un mouchoir à Akasha et lorsque je me retourne vers elle, je me rend enfin compte qu'elle c'est levée. Elle me fait un clin d'oeil auquel je réponds par un sourire en coin. Entre mon anormale et moi, le courant passe plutôt bien je crois.

Elle s'adresse à lui, de sa voix teintée de folie. La réponse qu'elle donne n'est pas vraiment celle que j'attendais de sa part.
Je crois que Michael non plus ne s'attendait pas à cette réponse. Mais comme elle me demande mon avis, je joue le jeu, faisant comme si de rien n'était, et lui répond :


Je crois que... De toute manière, même si il était tombé un peu plus à gauche, il serait mal tombé... Y a-t-il une manière de bien tomber d'un balais ?

Mon humour est légendaire, je sais. Je regarde Michael et Akasha, et étrangement, je me sens petite, entourée de ces deux adultes. Je me sens toujours petite d'ailleurs, mais ça n'a aucune importance.
Je suis autant détendue que Michael, et suivant la petite voix de Sélia qui me siffle de me présenter depuis pas mal de temps, je prends la parole :


Au fait, je m'appelle Sabrina.

Qu'y a-t-il de plus normal pour une fille de 12 ans, que de dormir, une nuit, vers 1 heure du matin ?
Parler avec des inconnus, une nuit, vers 1 heure du matin.
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Sabrina
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MessageSujet: Re: Le balet des regrets [Sabrina Cooper - Michael Owlspell]   Le balet des regrets [Sabrina Cooper - Michael Owlspell] EmptyLun 16 Juil - 20:48

Enfin enfin ce n'était pas complètement un bide, nouveau sourire comique tout neuf pour les deux damoiselles, rentrant dans le jeu il leur fit une révérence digne d'un grand roi tout droit sortit du moyen age, puis il se mit a rire déversant sa constante bonne humeur.

Et bien a ce que je vois je suis tomber sur de droles d'oiseaux si j'ai bien compris...et je controle un balai mais qui controle le vent....la nature capricieuse j'ai toujours su attiré la nature...

Elles le regardent toutes les deux et il reprime une folle envi de faire le pitre comme il a l'habitude, pour se contenir un minimum il va récupérer son balai qui a perdu quelques brindilles et qui mérite un bon gros nettoyage pour lui redonner de sa prestance et se nettoie un peu les vêtements peu épargnés par la chute.
Se passant la main dans les cheveux dans un geste indécis il finit par lui-même se présenter.


Le grand piaf s'appelle Michael pour vous servir jolies jeunes femmes. Et j'avoue que je n'ais pas tellemnt d'excuse vu la pratique de balai que j'ai derrière moi mais chut il ne faut pas le dire parce que sinon la lune se moquerait.

Voila qu'il était partit dans un délire de contes pour enfants pendant sa scolarité il avait un succes fou auprès des jeunes filles à cause de cet aspect comique de sa personnalité, c'était un clown voila tout et cela plaisait aux petites sorcières.
Il faut dire que sa carrure de sportif y était un peu pour quelque chose mais son sourire plein de fossettes n'était pas bénin non plus.


Il se tourna vers Akasha en souriant, elle avait cessé de pleurer apparement et tournait même plus vers l'amusement, il aurait au moins réussi une chose ce soir, c'était déjà pas mal.
Il ne chercha pas a savoir pourquoi elle avait une tenue qui ressemblait fort a celle d'une détenue, ce qui faisait d'ailleurs un joli jeux de mots, et il ne chercha pas non plus a savoir pourquoi elle portait des marques sur le visage et dans le coup, tout ça ce n'était pas ses affaires et sauf si elle-même l'en mêltait il n'irait pas dans son domaine.
Une seule question traversa donc ses lèvres fermant le petit trio :


Et vous jolie rousse comment désirez-vous être nommée?
peut-etre que vous avez un nom d'oiseau avec votre aspect volatile?


Il se remit un peu a rire mettant ses bras à la manière de Peter Pan en pleine réflexion, un grand enfant voila ce qu'il était et pourtant il savait de quoi il fallait rire et ce qu'il ne fallait pas toucher, il y avait une chose chez chaque personne, une chose secrète qui empechait de rire par moment et Michael prenait soin de déceler cette chose avant d'aller trop loin et de faire inconsciement du mal a des étrangers ou en l'occurence des étrangères.
Après avoir enfin dévisager Sabrina il fronça un sourcil puis lui fit un clin d'oeil, il était évident qu'elle aurait dû être couchée mais quoi de plus naturel pour une élève de fair eun peu le mur, que pouvait-il dire lui qui avait fait maintes et maintes fois l'école buissonière.
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