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 *Infirmerie* La naissance d'une étoile [PV]

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Kunga Namdak
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Kunga Namdak

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MessageSujet: *Infirmerie* La naissance d'une étoile [PV]   *Infirmerie* La naissance d'une étoile [PV] EmptyMar 12 Juil - 11:58

La jeune professeur était assise sur cette chaise depuis des heures et des heures. Elle n'avait pas quitté l'infirmerie après avoir couchée Djaniah dans ce lit blanc et froid. Le ventre noué, elle attendait et méditait. Elle se sentait soudain si loin du Tibet, si loin de son frère jumeau resté là-bas pour veiller sur le puit de magie, si loin de Noxis qui avait quitté l'Angleterre, si loin d'Axel plongé lui aussi dans un coma à l'hôpital de Sainte Mangouste. Immobile dans la pénombre de la nuit, la lumière de la lune éclairait de façon blafarde le visage de la préfète dont les yeux clos ne voulaient se rouvrir. Kunga avait les mains jointes et moîtes, elles les frottaient parfois l'une contre l'autre, signe d'une profonde anxiété. De son existence, elle n'avait jamais connu pareille situation et ressenti. En l'espace d'une soirée deux vies étaient en jeu, flirtant avec mutisme dans les bras de la Mort. Et s'enchaînant presque à la sortie de Pré-au-lard, une vraie disparition. La jeune femme laissa tomber son visage entre ses mains, complètement abatue et affligée. Son coeur battait fort et elle n'arrivait toujours pas à l'assimiler correctement. Il était bel et bien mort, dans l'enceinte même de cette école. Il était tombé et rien ne pourrait plus le ramener. Une fois encore en si peu de temps, elle n'avait pas su protéger ceux envers qui elle s'était engagé corps et âme dans sa promesse à Noxis. Un échec fracassant et violent, lui éclatant au visage son impuissance et son incompétence. La flamme de Jimy Raven s'était éteinte, l'élu du feu avait sombré dans les limbes d'un univers inconnu et sans-retour. Pendant ce temps, la petite fille de l'eau semblait dormir et personne ne pouvait dire combien de temps ce sommeil perdurerait. Tout ce qui était en jeu avec ces jeunes gens, l'équilibre des plans élémentaires et avec lui l'équilibre global des magies et des créatures s'ébranlaient de façon effarante. Leur disparition pouvait signer celle des plans. Le désordre qui s'ensuivrait serait terrible. Kunga se mit à implorer d'une voix intérieure celle qui resterait toujours son modèle.

Noxis, je t'en prie, pourquoi n'es-tu pas ici avec nous? J'ai faillis, jusqu'au bout j'ai failli et maintenant je suis seule avec la mort de Jimy et le coma de Djaniah, l'élue de la terre a disparu aussi et nous ignorons encore où se trouve la pierre de l'air ni qui sera son porteur désormais... Les magies sont en train de dériver, la magie s'affaiblie, se meurt. Des mouvements deviennent incohérents sur Terre. Je sens dans l'atmosphère la peur et le désordre. Et je ne sais que faire. Je ne sais plus de quoi je serais capable, quelle tâche je parviendrais à réussir... Cette douleur dans le coeur me blesse. Qu'aurais-je pu faire? Aurais-je du être là ou était-ce ainsi que cela devait se passer? Comment accepter que Jimy doive mourir et Djaniah ne jamais rouvrir les yeux? Je ne le peux pas...

Je dois me reprendre. Je dois m'appuyer sur ce qui n'a jamais failli, sur ce qui était là avant moi et sera là après moi. Je dois me reposer sur la pure magie des Anciens. Je dois me concentrer et porter un regard plus serein sur mes émotions. Elles ne doivent pas entraver mon jugement ni me faire perdre mes moyens. Le calme et la concentration sont la clé de l'union avec la connaissance et la nature. La respiration équilibrée avec celle de la Terre. Les yeux fermés pour ne pas se laisser divertir par les apparences et les changements de la vue. Se tourner vers l'intérieur pour bientôt devenir un point de passage de l'extérieur et pouvoir capter toutes les sensations et les mouvements du monde. Maintenant voir, mieux que si les yeux étaient ouverts, voir ce qui n'est visible que par les rares initiés et découvrir ce que le monde veut bien laisser découvrir. Ne rien attendre, ne rien vouloir comprendre, se laisser enseigner de façon la plus humble qu'il soit. Attendre et voir, recevoir et redonner.


La pulsation des battements de coeur se réduisit progressivement. Petit à petit l'oppression comprimant le coeur disparaissait. La tristesse et le désarrois laissaient place à la mesure et la réflexion. Les émotions et les sentiments n'étaient pas balayés par cet exercice de méditation et de rituel de magie ancienne ; elles étaient seulement retravaillées pour passer de l'état d'objet brut incontrôlable à l'état d'alliés précieux. En se servant de ces émotions de façon mesurée et réfléchie, la sorcière trouverait des bribes de réponse.

Un long moment passa quand tout à coup Kunga rouvrit les yeux sans motif apparent. Sortie brusquement de sa concentration, elle se massa les tempes douloureuses, se laissant quelques minutes pour revenir dans ce monde. Lorsqu'elle se sentit tout à fait revenue elle regarda Djaniah qui serrait l'épée de Godric Griffondor. Dans un mouvement spontanné elle vint poser sa main sur la sienne, comme une mère aurait pu le faire. Et tout doucement les doigts de l'enfant à peine adulte se mirent à bouger. La directrice de Serdaigle s'arrêta un instant de respirer, ouvrant la bouche comme pour dire quelque chose mais aucun son ne fut émit. Le bonheur et l'espoir se remit à vrombir dans ses veines. Tout n'était pas terminé, quelque chose avait été plus fort que la mort. Djaniah n'avait pas encore ouvert les yeux, peut-être ne les ouvrirait-elle pas tout de suite mais Kunga sentait aussi fort qu'elle était détentrice de cette magie, la force blanche des anciens être à l'oeuvre et la vie réaffluer dans le corps allongé. Heureuse, elle déposa un baiser sur le front de la petite avant de s'élancer dans les couloirs. Elle monta quatre à quatre les escaliers qui, sentant peut-être l'urgence, eurent la gentillesse de ne pas être farceur. Elle ne prit pas la peine de frapper à la porte du Directeur, elle l'ouvrir à la volée et s'écriant, un sourire aux lèvres :


Djaniah va se réveiller ! Elle est en vie !

Elle ne prit pas le temps de regarder l'élève qui était dans le bureau avec Albus. Elle ne les laissa pas dire un mot car déjà elle dévalait les escaliers dans le sens inverse afin d'être là quand elle ouvrirait les yeux. Elle sentait en son coeur que, si elle se réveillait ce serait un miracle heureux, néanmoins après le réveil il faudrait essayer d'apaiser sa douleur et sa rage quand elle comprendrait que son tendre aimé avait disparut sans qu'elle ne puisse le revoir. Et ce moment serait sans doute terrible et éprouvant pour tous.

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Djaniah Lebrec
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MessageSujet: Re: *Infirmerie* La naissance d'une étoile [PV]   *Infirmerie* La naissance d'une étoile [PV] EmptyMar 12 Juil - 16:42

FLASH BACK


La pièce était richement décorée et avec bon goût. C'était le soir, à en juger par le soleil qui disparaissait lentement derrière la ligne de l'horizon. Déjà la forêt commençait à se transformer en une masse sombre et inquiétante. Les créatures qui peuplaient Brocéliande aimaient les dernières lueurs du jour pour aller danser et courir entre les troncs et les herbes folles. A cette heure aucun breton n'avait l'autorisation de pénétrer cet espace prospère et emplit de la plus pure des magies. Car si les êtres magiques n'étaient pas fondamentalement mauvais, les promeneurs indiscrêts prenaient le risque de mettre en colère les petites fées ou encore de mourir noyés en suivant un feufollet. Chacun savait en son coeur que la dichotomie du bien et du mal n'était qu'une illusion crée pour rassurer et simplifier les histoires racontées aux jeunes enfants. Dans la réalité, les créatures comme les Hommes se montraient complexes, tantôt généreux tantôt mortels. Et si Brocéliande aimait ses enfants, seuls ses lignées les plus directes possédaient dans leur sang cette protection, cette sorte d'immunité à l'intérieur d'elle. Face aux membres du Conseil et face à la famille royale, les créatures pouvaient jouer, bousculer un peu mais jamais les mettre à mort. Ce pacte n'était jamais rompu.

Mais la scène qui était en train de se dérouler ne se passait pas dans la forêt. Bien au chaud dans le manoir royal des Lebrec, une petite fille s'était relevée, s'était échappée de sa chambre pour courir dans les appartements de sa grand mère paternelle. Elle était à présent en train d'hurler et d'attraper n'importe quel objet qui lui tombait sous la main pour le fracasser de toute sa force juvénile contre le sol et les murs. Une rage sans nom pour une tristesse incommensurable. Elle pleurait et hocquetait sans discontinuité. N'ayant plus rien à jeter, elle se jeta elle-même par terre, se mettant alors à tambouriner le sol, gigotant comme une possédée. Devant elle, sa grand-mère assistait le visage presque impassible à la crise de l'enfant. Ce n'était pas la première fois, et ce ne serait pas la dernière fois que la petite Djaniah se mettait dans un tel état.


POURQUOI? POURQUOI PAS MOI? POURQUOI? MAIS POURQUOI? s'égosillait-elle.
POURQUOI ELLE NE M'AIME PAS? Maman...


Et elle ne s'arrêtait plus. Depuis la naissance de son petit frère Lilian, les crises avaient pris plus d'ampleur et avaient lieu plus souvent car sa mère s'occupait énormément de cet enfant fragile et lui manifestait beaucoup de tendresse, celle-là même qu'elle ne donnait pas à l'aînée. Phèdre Lebrec, la souveraine de Bretagne assistait avec tristesse au ravage que faisait chez l'Héritière l'absence de l'amour d'une mère. Elle savait pertinamment pourquoi le lien filial ne s'était jamais bien établit et pourquoi Sylvie ne pourrait jamais assurer ses fonctions primordiales de mère avec Djaniah. Ce secrêt que la famille portait depuis le début avait gangréné les relations entre chacun de ses membres et laissait un poids imposant sur les enfants qui ignoraient tout. Ils portaient ce fardeau, sans doute plus que les adultes, sans comprendre l'origine du malaise et de la douleur tapie sous les apparences. Car les secrêts les plus enfouis sont également les plus destructeurs. Djaniah souffrait, elle était le symptôme de cette famille bancale. Mais sa grand-mère ne dirait rien. Elle ne trahirait pas cette promesse qu'elle avait fait faire à chaque personne qui savait : ne jamais parler. Elle attendit que l'enfant se calme d'épuisement. Alors seulement elle s'approcha, se pencha et la ramena contre elle. Elle put la prendre dans ses bras sans qu'elle ne se débatte et la coucha dans son lit, restant avec elle jusqu'à ce qu'elle s'endorme en lui caressant les cheveux.

Fin du FB



Ici, il n'y avait rien, absolument rien. Une masse sans atmosphère, sans odeur ni goût, sans lumière ni couleur, sans bruit et pourtant sans silence. C'était un univers paradoxal et irréel. Tout à fait irréel. Un esprit suspendu aux frontières de la vie et de la mort, comme figé, prit dans la glace, sans pouvoir choisir un sens ou l'autre. Peut-être était-ce ça, l'Enfer, le rien.


FLASH BACK

"Avec cette chaleur, je devais trouver un moyen de te refroidir..."

"Voici Mlle la préfète de Serdaigle, ce que l'on appelle une douche froide ! Si vous voulez bien m'excuser ! "


Et Jimy se mit à l'éclabousser alors qu'il venait de la faire tomber dans le lac. Ils riaient au éclat, en se découvrant l'un l'autre, jeunes et amoureux. C'était leur première rencontre. Sharko, le dragon de Jimy n'aimait pas l'eau non plus. Il attendait impatiemment les adolescents pour jouer au lancé d'os géant.

"Maintenant sache que peu importe d'où nous venons, c'est où nous allons qui a le plus d'importance. Certain disent que l'amour rend aveugle, mais c'est faux Djaniah, l'amour rend plus fort."

Et voilà de cette baignade imprévue et de leur rencontre tout aussi imprévue venait de sceller une promesse qui perdurerait. Le grand plongeon pour un amour éternel. Eternel...

Toi et moi

Fin du FB

* * *

"Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction."
Antoine de Saint Exupéry.


Harmonie du soir :

Voici venir les temps ou vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir
Valse mélancolique et langoureux vertige

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige
Valse mélancolique et langoureux vertige
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige
Un coeur tendre qui hait le néant vaste et noir
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige

Un coeur tendre qui hait le néant vaste et noir
Du passé lumineux recueille tout vestige
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir


Poème de Charles Baudelaire

* * *


Mon amour ne me laisse pas, je t'en prie...
Ne me quitte pas, ne me quitte pas... Tu sais que sans toi je ne suis rien... Ne me laisse pas, je t'en prie...
Je t'en prie mon amour, je t'en prie... je t'en prie... je t'en prie... je...


Les lèvres de Djaniah remuaient à peine mais personne n'était présent pour entendre ses supplications. Jimy était mort et son coeur, tout son corps en souffrait déjà. Il était venu lui dire adieu en rêve, il l'avait embrassé pour la dernière fois. Désormais, elle était seule, au beau milieu du noir et du vide. Comme une âme damnée, elle avait la sensation de errer sans aller nulle part, répétant inlassablement les mêmes mots, les mêmes prières envers celui qui n'était plus là pour y répondre. Mais elle ne pouvait s'arrêter, elle ne le pouvait. C'était sa seule façon de se maintenir dans un souffle de vie, dans un souffle d'espoir. De désespoir. Elle ne se sentait pas physiquement, elle ne sentait plus son corps, peut-être ne se souvenait-elle même pas qu'est-ce que fut un corps. Esprit torturé et abandonné. Une fois encore. Et une fois encore elle ne comprenait pas pourquoi. Sa mère l'avait abandonnné, refusant de lui donner amour et fierté sans jamais expliquer ce refus. Aujourd'hui Jimy l'abandonnait à son tour sans expliquer le pourquoi de sa mort. Elle se retrouvait sans l'ombre d'une explication, désemparée. Aux frontières de la folie.

Je t'en prie mon amour, je t'en prie... je t'en prie... je t'en prie... je...

Doucement elle se mit à ressentir quelque chose de chaud. Une sensation agréable et apaisante contre son ventre. Son ventre? Oui à présent elle sentait son corps. Elle ne voyait toujours rien dans ce noir mais elle redevenait elle-même, entière. Elle ne pouvait pas bouger, seulement ressentir. Une douce lumière se mit à émaner et elle vit devant elle une magnifique épée. Elle la reconnu aussitôt, si mythique. L'épée de Godric Gryffondor. La lumière s'intensifiait, rendant bientôt la vision difficilement soutenable par la vue humaine. L'épée luisait comme un miroir sous un soleil monstrueux. Les yeux à moitié plissés, Djaniah ne voulait pourtant pas la lâcher des yeux. Tout à coup la bulle de lumière sembla exploser. Et la lumière se radoucit. La serdaigle eut l'impression que l'épée avait disparut. Et c'était le cas en réalité. Encore éblouie, elle cru voir la forme d'un nourisson. Elle s'avança, bouche bée et tendit ses mains vers ce qui était un bébé. Elle le prit dans ses bras et referma les yeux. Elle s'endormit.


FLASH BACK

"Cette nuit est superbe... Et toutes ces étoiles, tu imagines si nous pouvions en tenir une dans le creux de notre main? Ce serait merveilleux... Comment l'appèlerions-nous? Il y a tellement de jolis noms. Je ne sais pas... Et toi Jimy? ... Cassiopée, c'est beau, non? Nous l'appèlerions Cassiopée notre jolie petite étoile rien qu'à nous...

-J'aime beaucoup ce prénom. Elle aura sûrement beaucoup de force de caractère, nôtre étoile"

Fin du FB

Il était temps pour Djaniah de revenir à la conscience. Sa quête était loin d'être terminée et quelque chose désormais la rattachait à ce monde, quelque chose de plus. Doucement ses doigts se mirent à bouger et ce fut le signal pour la Directrice de Serdaigle qui avait veillée sur elle pour s'élancer chercher Albus Dumbledore. Ce fut donc seule qu'elle ouvrit à nouveau les yeux, embrumée et la tête douloureuse. Elle sentait toujours cette chaleur contre elle. Mais cette fois-ci elle semblait plus diffuse, contre tout son corps. Sa vision mit quelques minutes à revenir. Elle distingua tout d'abord le plafond blanc uniforme, qui pouvait bien être n'importe quel plafond. Elle voulut bouger son bras mais il était coincé sous quelque chose. Elle tourna lentement la tête. Et ce fut là qu'elle la découvrit. Blottie contre elle, dans un corps à corps fusionnel, Elle. Ce n'était pas un bébé. Ce n'était pas une illusion. Elle ressemblait à un ange tombé du ciel. Le teint pâle, des cheveux couleur de feu, des traits qu'on aurait pensé dessiné au pinceau tant ils étaient beaux.

Cassiopée... murmura Djaniah tout à fait déphasée et émue.

Leur étoile était née. Quel âge pouvait-elle avoir... Peut-être 14 ou 15 ans. Ce n'était plus une enfant, ce n'avait jamais été une enfant. Des larmes se mirent à couler, chutant sur le visage fin de la nouvelle arrivée. Il ne s'agissait plus de vouloir mourir. C'était insensé, tout bonnement insensé, et pourtant... Pourtant elle était bel et bien là. Djaniah ne savait pas comment ni pourquoi. La porte de l'infirmerie s'ouvrit et Kunga accompagnée d'Albus entrèrent enfin.


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*Si le Destin ne mène pas à toi...?*
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*... alors j'emprunterai un autre chemin.*

Héritière du Royaume de Bretagne.
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MessageSujet: Re: *Infirmerie* La naissance d'une étoile [PV]   *Infirmerie* La naissance d'une étoile [PV] EmptyMer 10 Aoû - 16:56

- Ma peine est si Grande -

Albus était réjouit de l'éveil de l'élue de l'eau.
Pourtant, sa peine pour la perte que tous venait de subir était presque plus palpable que sa joie. Djaniah était détruite en son coeur, il pouvait bien le sentir. Mais quelque chose semblait la raviver un peu, lui redonner un souffle d'espoir. Tout cela, il l'avait ressenti bien avant de passer la porte. Aidé par le professeur Namdak, ils avaient d'abord ramené Corwin dans une chambre isolée, pour lui éviter la violence des regards en son dortoir. Car pour bien des gens, à bien des égards, le jeune aigle était un assassin désormais. Mais Albus savait que c'était faux. Il avait bien senti l'aura de celui dont on ne prononce pas le nom, en lisant les souvenirs de l'enfant. Appuyé à Kunga pour les escaliers, il hésitait quelque peu à parler, trop pressé de pouvoir regarder le visage de Djaniah les yeux ouverts, de pouvoir s'asseoir à son chevet pour s'adresser à elle. Car désormais, il devait lui livrer un message de la plus haute importance. La phase un d'un plan depuis longtemps posé sur le papier de l'avenir était close, mais l'étape suivante était proche.


-Vous pensez que l'élu du feu est vraiment mort ?

Demanda Albus à Kunga, d'une façon presque innocente.
Le vieux mage devait le savoir mieux qu'elle, et pourtant ... La question lui échappa. Peut être Albus lui même ne pouvait le croire. Cet enfant alors qu'il n'était qu'un nourrissons lui avait été présenté par ses parents, anciens élèves de Poudlard. Il l'avait béni, l'avait parrainé de loin lors de ses premiers pas. Mais malgré ça, Jimy James Raven était resté ce mystère que personne ne pouvait percer. Pourtant, l'enfant de l'eau avait su voir en lui le héros qu'il était, s'y lier et le déchiffrer à mesure du temps. Le vieil homme, retourné, senti quelques larmes lui monter. Il ne devait pas céder maintenant à ses émotions, rester intègre, maître de lui même, aussi mystique que d'ordinaire. Kunga sembla lui demander s'il allait bien, il répondit simplement que oui en passant la porte. S'approchant du lit de Djaniah, Albus resta figé, surpris de l'apparition qui s'y était invitée. Une petite étoile était née, au creux des bras de Djaniah. Albus ne put alors réprimer un sourire en s'asseyant au chevet de l'enfant.


-C'est bien ... C'est une bonne nouvelle.

Murmura-t-il en attrapant la main froide de Djaniah.
Elle savait déjà ce qu'il allait lui dire, il pouvait le sentir. Pourtant un dernier espoir que ce soit faux devait subsister en elle et il devait le détruire pour qu'elle fasse son deuil. Mais le deuil de qui ? Car Albus n'était pas là pour annoncer une mort, une perte définitive. Seulement la fin d'un âge, d'une relation. Un rapport pourtant prolongé par l'éclosion d'une enfant, conçue dans l'amour le plus pur, le plus fort qui soit.


-Jimy Raven, le préfet de Gryffondor ... Il est tombé. L'élu du feu s'est éteint. Mais je vois qu'avant de partir, il ne vous a pas laissée seule. Djaniah, c'est évident. La partie est loin d'être finie. Kunga ? Approchez je vous prie.

Continua d'expliquer Albus.
Lorsque la professeur d'Histoire fut toute proche, il lui pris la main à son tour et joignant celle de Djaniah à la sienne, il tapota sur leurs mains liées, regardant les mains tenues avec émotion. Elles allaient devoir faire de la route ensemble.


-Professeur Namdak, j'ai pu sentir vôtre remords. Vous n'avez pas failli à la promesse faite à Noxis Clymox. Vous avez une chance de vous racheter par ailleurs. Mais ce sera une épreuve difficile.

Puis Albus fixa Cassiopée, paisiblement endormie.
Lui adressant un large sourire, il passa une main dans ses cheveux de feu et se reculant alors, il se teint bien droit, prenant un air plus solennel. Fouillant dans l'une de ses amples poches, il en dégagea un morceau de tissu plié à la va vite, une cape visiblement.


-C'était celle de Jimy. Mon petit doigt me dit qu'elle ne devrait pas être perdue. Gardez là Djaniah et offrez là à vôtre fille. Elle pourrait la protéger, si toutefois le mal venait à la rattraper elle aussi. Mais je pense vôtre étoile n'aura pas besoin de ça pour teindre son éclat. Reposez vous à présent, il faut que vous soyez en forme pour la suite.

Il se tourna alors vers Kunga.

-Professeur, j'aimerais vous toucher un mot en privé.

Se dirigeant alors vers la porte, Albus lança un ultime regard à Djaniah.
Il passa alors la porte, suivi de près du professeur Namdak à laquelle il allait à présent donner de fermes instructions qui seraient toutes à méditer.


-L'élu du feu est certes mort, mais son essence elle perdure par delà les plans. Jimy Raven était plus qu'un simple élève, il est né de son élément, l'abritait en lui mais n'en était guère que son porteur. Dans ses veines coulaient l'essence du feu. Il fut le résultat d'un miracle de la magie, d'un rituel ancien et très secret que peu connaissent. Pourtant, j'ai réussi en me renseignant il y a de cela quelques années à présent à découvrir une parcelle de ce rituel scellé par les Gobelins. Il faut que vous alliez au plan de Révancia et que vous retrouviez la pierre de Feu. Elle est la clef de tout.

Puis il remit des rouleaux de parchemin aux mains de Kunga.

-Seule Djaniah peut décider de nôtre avenir à tous. Elle seule doit avoir la force et l'amour suffisant pour ramener l'élu auquel elle a donné son coeur. L'eau est source de vie. Si elle le veut vraiment, il reviendra. Soutenez là, mais n'oubliez pas, c'est son choix.

Sans ajouter mot, Albus fit alors demi tour.
Marchant d'un pas lent, il s'aida des murs pour progresser à nouveau dans les escaliers. Sur son passage, toutes les bougies, torches et autres sources de feu encore vives s'éteignaient. Albus marqua alors une pause. L'élément faiblissait. Ce qu'il craignait arriverait plus vite que prévu. Mais il était hélas impuissant désormais, car il avait déjà fait son maximum ... Maintenant, nôtre sort à tous est entre les mains d'une femme et de son amour.
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MessageSujet: Re: *Infirmerie* La naissance d'une étoile [PV]   *Infirmerie* La naissance d'une étoile [PV] EmptyVen 12 Aoû - 13:53

Albus Dumbledore n'était plus l'imbattable sorcier qu'il avait été autrefois. Le regardant les traits tirés et le corps lourd, Kunga sentait en lui que la vieillesse et la fatigue des inombrables combats qu'il avait mené, l'avaient rattrapés. Le temps finissait par gagner et cette seule idée glaçait d'effrois la jeune professeur. Elle avait vécu dans une certaine idée idéalisée que certaines illustres personnes ne faiblissaient jamais, contrairement à ce que les moines s'étaient évertués à lui enseigner avec son frère. Elle savait au fond d'elle que la nature possédait un cycle qui ne devait pas s'interrompre et que même les plus grands devaient céder leur place une fois le temps venu. Mais dans une certaine volonté de se rassurer de façon un peu enfantine, elle avait gardé aussi l'espoir faussement inébranlable que Dumbledore serait éternel pilier contre les Forces du Mal. Mais désormais il fallait accepter de ne plus se cacher derrière lui pour prendre part de façon active à la lutte contre le Mal. Désormais, les piliers étaient en formation et d'autres avaient déjà pris la relève. Albus mettait en place les défenses et le jeu d'échec dans une tactique complexe que lui seul maîtrisait. Kunga n'était plus une enfant, elle avait acceptée maintenant d'être aux côtés de Dumbledore et des autres pour ne pas faiblir face aux Ténèbres. Si le grand Albus avait besoin d'être soutenu, elle serait ce soutient sans ciller. Si Albus avait besoin d'être protégé, elle serait cette protectrice. Elle avait décidé déjà depuis longtemps de se donner corps et âme pour les causes qu'elle considérait comme juste. Peu importait sa vie, car si elle venait à mourir, alors le cycle recommencerait et d'autres prendraient sa place pour la juste cause. Elle était là, mais des dizaines d'autres étaient là aussi, et c'était ainsi qu'ils triompheraient. Cette certitude lui redonnait tout son courage.

Ils entrèrent dans la pièce où Djaniah venait d'ouvrir les yeux. Kunga se figea dans l'encadrement de la porte. Elle avait laissé l'adolescente prête à se réveillée et elle la retrouvait accompagnée d'une enfant. Ce n'était pas possible? Et pourtant... La professeur se souvint de l'émanation forte produite par la présence d'effluve de la magie des anciens. Elle comprit. Ou tout du moins, elle comprit l'origine sans comprendre vraiment comment un tel événement avait pu se produire. Un miracle, c'était un miracle? Non elle ne croyait pas aux miracles, mais à la puissance de la magie, à la puissance des sentiments et à la puissance des liens. Un nouvel être venait de naître au monde, portant l'espoir et la beauté du futur à venir. Elle avait le visage juvénile de l'enfance et ses cheveux de feu ne trompaient pas sur l'origine de sa création. Jimy Raven avait offert le plus beau cadeau dans sa mort à Djaniah, une fille née de leur amour éternel.

La contemplation de la nouvelle-venue fut de courte durée car déjà la réalité et la douleur rattrapait cet heureuse arrivée. Le jeune Jimy Raven était mort, et il fallait le dire à Djaniah. Ces mots étaient simples, peut-être même trop simples étant donné l'impact et les conséquences qu'ils impliquaient. L'émotion étreignit une nouvelle fois le coeur de Kunga. Elle baissa le visage dans un signe de recueillement et de soutient à la jeune fille.

Je n'ai pas pu être à ses côtés lorsqu'il a perdu la vie, mais je serais à tes côtés Djaniah Lebrec.

Il sembla que le Directeur lisait dans son coeur car presque immédiatement il sentit la douleur et le remord qui rongeait Kunga. Il s'adressa alors à elle et lui demanda d'avancer. Elle s'exécuta lentement, attendant avidemment ce qu'il allait dire. Il joignit sa main à celle de Djaniah comme une façon de sceller une promesse non-prononcée. Et lorsqu'il lui dit qu'elle n'avait pas faillit à sa promesse faîte à Noxis, elle faillit s'effondrer pendant un court instant. Ce qu'elle avait gardé en elle, révélé au grand jour lui offra un soulagement aussi brutal que total. Il venait de la libérer par une simple phrase du poid immense qui lui pesait sur son âme et conscience. Elle resserra sa main sur les leurs.

C'est à la fin qu'il lui demanda un mot en privé. Ce qu'il allait lui dire revêtait la plus grande importance. Elle était prête à entendre et prête à agir sous ses décisions. Elle savait que la fin était loin d'être arrivée. Une autre partie venait d'être commencée et il fallait tout faire pour la gagner. Un instant elle ne crut pas bien comprendre ce qu'il était en train de lui révéler. Aller à Rêvancia récupérer la pierre du feu, c'était une évidence. La pierre du feu devait être retrouvé même si son porteur était tombé. Par contre la fin de son discours la laissa un peu perplexe. Qu'entendait-il vraiment par cette formulation "si elle le veut vraiment, il reviendra". Insinuait-il qu'il était possible de contrer le cycle, de le ramener à la vie lui qui l'avait perdu? Jamais elle n'avait assisté à une telle chose. On apprenait très tôt aux sorciers que la magie, aussi puissante soit-elle, ne possédait pas le pouvoir de ramener les morts à la vie. Et les rares ayant essayé, notamment avec des objets telle que la pierre ramenant les morts, avaient connus un échec sombre car les morts ne revenaient qu'en surface. Ils n'étaient plus que des enveloppes vides et dépossédés de tout ce qui les rendaient humains et aimés. Mais pourtant, voilà que lui, le grand Dumbledore, affirmait qu'une telle chose pouvait arriver? Soit il était fou soit il était le plus sage des sages. Peu importait pour le moment, si lui croyait à ce miracle alors il fallait tenter. Il fallait suivre cette folie sage. D'un ton grave elle lui répondit avant qu'il ne fasse demi-tour.


Je serai aux côtés de Djaniah sur la route de Rêvancia pour retrouver en son coeur la pierre du feu.

Elle hésita un instant avant de murmurer doucement.

Merci de votre confiance Directeur.

Et elle le laissa s'éloigner. Elle regarda la porte derrière laquelle Djaniah se trouvait. Elle eut un sourire mélancolique. Elle tourna les talons, décidant de ne pas retrouver maintenant la jeune fille. Elle ne voulait pas briser ce moment d'intimité pendant lequel elle prenait conscience de la mort de celui qu'elle aimait, et de la naissance de sa fille. Kunga reviendrait dès qu'elle serait prête à affronter de nouveau la réalité et ses ténèbres.

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MessageSujet: Re: *Infirmerie* La naissance d'une étoile [PV]   *Infirmerie* La naissance d'une étoile [PV] EmptyVen 19 Aoû - 9:36

Tout était encore brouillée dans l'esprit de la jeune femme alitée. Elle avait du mal à créer des liens entre les événements qui se déroulaient, les mots qu'on lui adressaient. Elle savait plus ou moins qu'elle se trouvait à l'infirmerie de Poudlard. Elle se souvenait de bruits et de flashs de la bataille qui avait eu lieu à Pré au Lard. Elle se souvenait des derniers moments avec Jimy, comme un rêve lointain. Elle pouvait revoir son visage souriant, sentir l'eau fraîche de la fontaine dans laquelle ils avaient joués, elle pouvait presque percevoir la chaleur de sa main dans la sienne juste avant la confrontation avec la terrible mangemort. Cette même chaleur qui émanait doucement de Cassiopée.

Elle était tombée devant le bras droit du Lord Noir. Le vide, le noir, le vertige sans fin. Et se réveillant, la peur au ventre, le malaise dans le coeur, le pressentiment dans les veines. Une absence qu'elle ne pouvait pas expliquer. Qu'elle ne voulait pas expliquer. Jimy avait toujours été auprès d'elle dans les moments difficiles. Pourquoi en serait-il autrement cette fois? Qu'est-ce qui pouvait le retenir loin d'elle alors qu'elle avait tant besoin de son amour et de sa bienveillance? Elle avait imaginé qu'il venait quand elle dormait, qu'elle ne s'en souvenait pas. Elle avait imaginé qu'une tâche importante le retenait mais qu'il serait bientôt de retour. Elle avait tout imaginé, tentant désespéremment d'éteindre cette peur criarde au fond d'elle qui lui hurlait que quelque chose n'allait pas. Que ce n'était pas normal. Qu'il n'était pas là, simplement plus là. Pas vraiment mort, juste absent, profondemment absent. Une absence inexplicable.

Albus entra. Il se mit à parler. Il fallait une concentration sur-humaine à Djaniah pour suivre ses paroles. Elles lui semblaient seulement dénuées de sens. Le feu éteind. Le feu éteind? Elle en aurait presque eut un éclat de rire. C'était tout bonnement impossible ! Le feu ne s'éteindrait jamais parce que Jimy Raven, Jimy Raven jamais, jamais JAMAIS ne s'éteindrait ! Il était tout et c'était comme ça ! Il ne pouvait pas être tombé, ou alors il se relèverait immédiatement. Il était comme ça !

C'était une évidence, que le directeur tentait de bafouer. Il était fou, et la préfète avait l'impression d'être elle-même folle. Elle l'écouta d'un air vitreux, ne réagissant pas, se laissant parler, toucher, sans réagir. Mais ses sens étaient en alertes et tout son coeur voulait répondre, lui crier qu'il se trompait. Le vieux lui prit la main, la joignit à celle de la professeur. Puis il lui donna la cape de Jimy. Le regard de Djaniah se figea sur cet objet. D'apparence elle pouvait bien appartenir à n'importe qui. Toutes les capes noires se ressemblaient. Pourtant aucun doute possible pour elle. Et les initiales gravées au fil d'or le prouvaient. Elle ne regarda pas les deux adultes ressortir. Elle n'avait d'yeux que pour la cape. D'une main tremblante elle la saisit pour la toucher. Elle était douce et froide. Elle l'approcha de son visage pour s'en enfouir et sentir l'odeur fine qui s'en dégageait. Le parfum de Jimy imprégnait encore la cape. C'était un pur bonheur de pouvoir la respirer enfin. Et petit à petit, la réalité de ce qu'avait dit Dumbledore prenait sens dans sa tête. Il ne lui aurait jamais transmit la cape si son porteur n'était pas mort.

Elle eut soudain l'impression de chuter sous un poids terrible. Un poids qui lui fracassait le corps, qui s'écroulaient d'une seule masse sur elle pour la réduire en mille débris. Elle pouvait presque sentir son corps se fissurer et devenir multiple, et tomber, tomber, tomber plus bas, vers un infini inconnu. Dans des ténèbres sans nom et sans sensation. Peut-être était-ce ce que l'on ressentait l'instant avant de mourir.

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MessageSujet: Re: *Infirmerie* La naissance d'une étoile [PV]   *Infirmerie* La naissance d'une étoile [PV] EmptyVen 19 Aoû - 16:31

L'amour, le désespoir, l'ultime promesse, le don de sa vie pour protéger l'autre, ce sont les sentiments les plus purs et les plus violents. Les plus puissants dans ce monde de magie et de vulnérabilité. Djaniah et Jimy se sont donnés tous deux ensemble le même cadeau ultime, le même dévouement et la même passion ennivrant leurs corps et leurs coeurs. L'épée fut le dernier objet partagé dans le combat commun à Pré au Lard. Le dernier cadeau du jeune homme à sa belle avant d'affronter sa propre mort. L'épée reçut, sans le demander, ce flot d'amour inconditionné, la puissance de leur lien, le combiné des élémentaires eau et feu. L'épée fut objet de transmutation sous l'effet de la plus ancienne et la plus puissante des magies qui existe en ce monde : la magie blanche des anciens. Rares sont les sorciers la maîtrisant. Pour beaucoup, les sorts lancés le sont sans que quiconque ne s'en rende compte. La magie des anciens intervient au-delà du volontaire et de l'exprimable. Elle prend sa source dans les désirs et les sentiments les plus profonds et se réalise dans des moments hors du commun. La mort de l'un acheva le rituel pour insuffler la vie. Une vie extraordinaire. C'est une étoile.


L'épée est toujours contre la petite fille de l'eau. Mais doucement, ce n'est plus une épée. Il est mort, il vient de quitter leur monde et elle apparait. Elle est belle, elle ressemble à une jeune fille à peine entrée dans l'adolescence. Elle possède les yeux bleus sombre de sa mère et les cheveux couleur de feu, attribut de son père. Bien-sûr elle n'a pas été conçu humainement, elle n'est pas humaine d'ailleurs. C'est une céleste, une étoile parmis les célestes.



* * *



"Cassiopée, Cassiopée, Cassiopée..."

Un murmure dans la nuit.

"Cassiopée, petite étoile du jour, Cassiopée, ouvre tes yeux endormis pour voir... Pour voir d'où tu viens."

Ce murmure se fait plus insistant. C'est une voix masculine, une voix d'homme, douce et profonde. Une voix bienveillante, qui l'incite à sortir de son sommeil.

Cassiopée ouvre les yeux. En fait, elle dort toujours, mais elle rêve. Pour la première fois, elle rêve, comme tout enfant, comme tout humain. Elle vient à la vie, tout doucement. Ce qu'elle voit tout d'abord, c'est l'eau. L'eau qui va et vient sur la berge fraîche. L'herbe est mouillée par la rosée du matin. Il est très tôt, le soleil n'est pas levé. L'eau est d'un bleu pâle, elle y trempe ses doigts. Elle est froide mais c'est agréable. Elle commence à jouer avec, un brin émerveillée. Elle rit toute seule, les yeux brillant d'une étrange flamme de magie. Son sourire reflète le bonheur. Tout à coup, elle voit quelque chose troubler le cours de l'eau. Une créature se laisse porter par le courant. C'est une femme, une femme magnifique. Elle porte au creux de ses bras un nourrisson. Une petite fille à peine née. La jeune mère se rapproche de Cassiopée sans dire un mot, peut-être ne la voit-elle pas, puis elle dépose l'enfant endormi juste devant le visage contemplatif de l'étoile. Un sourire mélancolique passe sur les lèvres de la jeune femme. Elle pose une ultime fois sa bouche sur le front de sa fille dans un baiser d'adieu, avant de s'enfoncer dans le lit de la rivière pour y fermer les yeux à tout jamais. La mort l'emporte pour avoir donné la vie. Mais pour elle, c'était finalement un si petit sacrifice. Car elle est heureuse. Vraiment heureuse. Et sa fille portera son espoir.

Cassiopée regardait sans bouger. Elle se pencha sur le bébé. Elle voulut approcher sa main pour la toucher, mais ce fut alors comme si elle venait de poser ses doigts sur l'eau. Tout se troubla et se dissipa. Il fit tout à coup très chaud. L'univers semblait changer du tout au tout. Comme s'il passait d'un opposé à un autre. Du monde aquatique, froid et paisible, plein de vie et porteur de mort aussi ; maintenant elle se trouvait au sein d'un monde de chaleur. Une autre sorte de magie était partout présente. Elle pouvait sentir encore les émanations d'une puissance magique découlant d'un rituel. Tournant la tête, elle vit un ventre rond. Elle percevait presque les battements de coeur du foetus. Et son propre coeur semblait se mettre au même rythme dans une résonnance étrange. Un feu brûlait intensément.


"Cassiopée, est-ce que tu as vu? C'est le secrêt de leurs naissances. C'est le secrêt que même eux ne connaissent pas. Tu es désormais détentrice d'une partie d'eux-même car tu es une partie de chacun d'eux, assemblées pour créer une union parfaite. Est-ce que tu comprends?"

C'est de nouveau la nuit. Petit à petit, les souvenirs lui reviennent. Mais pas ses souvenirs. Ce sont ceux qui appartiennent à Djaniah Lebrec et à Jimy Raven. Leurs souvenirs communs. Elle se souvient, comme si elle devenait gardienne de leur vie ensemble et de leur amour. Elle sent dans ses veines la force de l'eau et du feu, le serment de la fidélité et de l'amour. Elle sent la vie qui bat en elle, elle sent la lumière originelle.

"NOOOOOOOONNN !!!"

Un cri déchire sa nuit. Elle est tirée des souvenirs et de son sommeil de façon brutale et violente. Cette voix la transperce et la glace d'effroi. Les sanglots désespérés qui suivent l'emplissent d'une peine qu'elle ne peut pas assumer. Elle ouvre les yeux sur le monde humain. Elle est un peu éblouie, ses yeux doivent s'habituer aux couleurs, aux lumières, aux reflets et aux reliefs. Rapidement elle discerne les contours de la pièce, blanche. Et ses yeux se posent sur celle qui pleure sans s'arrêter, celle qui l'a tiré de son apprentissage des origines. Elle la reconnaît aussitôt. Et elle se met à pleurer avec elle. Elle n'a pas besoin de parler, elle sent les émotions de Djaniah comme si c'étaient les siennes. Un lien puissant est établie entre elles. Il est mort et c'est son monde qui est en train de s'écrouler. Le monde de celle qui l'a mise au monde. De sa mère. Cassiopée se blottit dans ses bras, totalement hagarde et épuisée par le flot du désespoir qu'elle est en train de recevoir. C'est une naissance brutale. Instinctivement Djaniah semble se calmer un peu, elle serre la petite étoile. Elle murmure seulement son prénom entre deux sanglots. C'est la seule chose qu'elle dira pendant une semaine.

Cassiopée vient de naître dans un monde au bord du gouffre. Mais elle est porteuse de la lumière originelle. C'est pour le bien qu'elle combattra.
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