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 La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]

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Erell Bowen
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Erell Bowen

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MessageSujet: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptyJeu 12 Mai - 19:16

Enfin la soirée était finie, afin elle pouvait partir. S’échapper à cette douleur. Erell avait déclaré à ses amis qu’elle souhaitait remonter seule au dortoir parce qu’elle voulait un peu de calme. Aucun n’avait vraiment comprit, mais la jeune fille s’en moquait, elle n’avait pas de compte à leur rendre. Le dortoir n’était qu’un prétexte bien entendu, la Gryffondor n’irait pas se coucher, elle allait vider sa peine. Toute la soirée, ils avaient rient, ils s’étaient amusés, l’empêchant de réfléchir et d’avoir de la peine, mais maintenant qu’elle était la seule personne dans les couloirs, la douleur était là, la rongeant. Machinalement, Erell se dirigea vers la Salle sur demande.

Je veux une pièce où je peux faire ce que je veux. Où je peux faire mal.

Elle n’avait pas honte de ce qu’elle avait pensé, elle voulait juste pouvoir oublier, par n’importe quel moyen possible. Une poignée apparut, et la jeune fille s’engouffra dans la salle avec rapidité. Erell resta un instant figée sur le seuil de la porte. Il y avait du verre partout. Non, plutôt des vases. Un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres. La pièce avait tout comprit. Faire du mal, mais pas à quelqu’un de vivant.

Le sang bouillonnait dans ses veines, son cœur résonnait à ses oreilles, elle avait mal à la tête, sa vue se brouillait. Elle sentait poindre une migraine affreuse, mais avant, il y aurait une crise de colère. Enfant, elle n’en avait faite qu’une, et elle s’en mordait encore les doigts. Erell le savait, elle souffrirait suite à cela, soit de manière physique, soit de manière psychologique. Mais qu’importe, il fallait qu’elle se défoule, la colère cognait déjà dans son crâne, dans son cœur, elle s’infiltrait partout, s’insinuait dans chaque parcelle de sa peau.

C’était particulier comme sensation, un mélange de crainte et d’excitation. Dans un état second, Erell se dirigea vers une table basse, saisit un premier vase et l’envoya s’écraser contre le mur. Alors qu’elle pensait que cela la soulagerait, elle ne ressentit rien. La jeune fille réitéra son acte. Une fois. Deux fois. Trois fois. Mais rien. Pas de soulagement, la peine reste. Furieuse, la Gryffondor se diriga vers une étagère et, de son bras, balaya tout. Les livres volèrent, les bibelots également, ils chutent rapidement et s‘écrasent au sol dans un bruit sourd. Erell s’attaqua à la deuxième étagère, puis à la troisième, réservant le même sort aux livres qu’aux pots en verre. Le bruit du cristal qui se brise provoquait une décharge électrique dans son corps, à chaque fois. C’était … Agréable.

Fermant les yeux, elle se laissa tomber au sol dans un bruit sourd. Elle n’était pourtant pas très lourde, mais elle n’avait fait aucun effort de légèreté. Écoutant le tintement du verre résonnant dans le silence, Erell sourit. Ramenant ses jambes sur le côté, elle observa la glace brisée autours d’elle. Il n’y en avait pas assez. Pas encore. Tirant sa baguette, elle la pointa sur le miroir, qui lui renvoyait son pauvre reflet. Il était bien loin de celui qu’elle avait croisé en début de soirée. Les yeux rouges, gonflés des pleurs retenus, les mains blessées, elle se faisait peur.


- Bombarda.

Le son qui sortit de ses lèvres l’étonna elle-même. Elle n’avait pas pensé éclater le miroir, encore moins par un sort. Mais tant qu’elle y était … Pourquoi se priver ? Les dégâts étaient déjà importants, autant mettre à sac toute la pièce et ranger après. Sa baguette l’aida encore à réduire à l’état de morceaux quelques objets sans importance, puis, vidée, Erell la lâcha.

S’allongeant au sol, sans faire attention aux milliers de picotements qui la lançait, la bretonne contempla le plafond d’un air absent, tout en jouant avec un morceau de verre, avec lequel elle finit par se couper. La porte grinça et Erell eu un mouvement de fuite, avant de reprendre sa position verticale. Au point où elle en était, qu’ils la prennent sur le fait ou qu’on l’attrape plus tard, ça ne changeait rien.

Ainsi va la vie.

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Corwin Egnis
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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptySam 14 Mai - 16:24

Les élèves commençaient à prendre la direction des dortoirs. La soirée au pique-nique était finie, et tous semblaient avoir passé un moment de pur amusement et de détente. Seule une ombre venait à ternir ce tableau si enchanté.

Corwin marchait lentement, bousculant légèrement plusieurs corps au passage sans s’occuper du dérangement occasionné. Son regard brillait d’une nouvelle force ; les pupilles resserrées et les iris couverts d’un vert brut et glacé témoignaient de tous les changements s’étant opérés en lui. Ce moment avec Ellana lui avait fait voir bien des choses, et avait entre autre laissé surgir à la surface toute la haine, comprimée en son cœur depuis si longtemps. Et à ce moment, il se sentait beaucoup mieux, sentant sa bague lui prodiguer ses ondes continues de puissance ténue.

Il avançait. Bon nombre d’élèves s’étaient retournés à son passage, circonspects devant le serdaigle : son pull déchiré, laissant apparaître une partie du torse clair et de son flanc, et son jean dans le même état. Mais leurs regards ne s’attardaient pas principalement sur ses haillons, mais sur le teint de son visage, tirant alors jusqu’au gris, et ils pouvaient tous ressentir à présent l’aura malsaine émanant de l’ensemble de ses traits.
L’aigle les accueillait de regards lourds, les faisant abdiquer rapidement dans leur inspection, et accélérer leur route jusqu’au lit.
Même s’il n’était pas de taille gigantesque, il dominait néanmoins toutes ces filles et tous ces garçons, les écrasant sous le nouvel halo de colère et de pouvoir l’enveloppant.
Corwin s’était libéré, grâce à sa Dame, et acceptait à présent totalement la puissance de l’anneau, n’essayant plus de passer outre. Il était relié à Ellana grâce à lui, et se devait de le porter du mieux qu’il pouvait. Une certaine clarté mauve continuait d’entourer l’emblème de sa maison, trônant sur la bague.

Il faisait nuit, et les flambeaux des couloirs jetaient des ombres inquiétantes sur le visage de l’aigle, impassible.

Marchant sans but précis que de savourer la douceur de la tranquillité, il perçut néanmoins quelque chose plus haut. Quasiment tous dormaient à présent, et il semblait qu’une personne n’arrivait pas à trouver le sommeil.


Je connais cette emprunte.

Il suivit les sensations lui provenant, mélange de dépit, de colère, et surtout de tristesse. Et il avait déjà gouté à la trace de cet esprit. Un sourire en coin apparut sur son faciès, et il se mit à accélérer le pas. Il ne l’avait pas rencontré depuis quelques temps.
Il finit par gagner le dit endroit, et vit qu’il s’agissait de la salle sur demande.


Hmmm…que cherches-tu ici ma chère ?

Ses sensations étaient exacerbées depuis qu’il avait rejoint Ellana dans les montagnes, et si l’on regardait attentivement son visage, on aurait pu voir un masque de folie apparaître fugacement, à plusieurs reprises.
Il posa une main glacée sur la poignée, et le déclic se fit entendre lorsqu’il la tourna. Ouvrant lentement la porte, il fut surpris, mais toutefois amusé de voir dans quel état se trouvait la pièce : elle était ravagée, couverte de débris de verre et de glace, reflétant le plafond sombre et les flambeaux rougeoyants.
Souriant, il se tourna vers elle, droite au milieu de la pièce, de légères coupures parsemant sa peau fine et claire. Son visage si doux contrastait avec l’endroit pulvérisé, et rayonnait de beauté, dont les traits trahissaient toutefois le chagrin et la souffrance.

Corwin claqua la porte dans son dos, avançant de quelques pas dans sa direction. Il captura le regard de la fille, et ne le lâcha pas lorsqu’il lui parla d’une voix suave, s’opposant à toute la froideur de ses traits, et de la haine qui l’emplissait, délicieuse.


- Aurais-tu quelques soucis Erell ? Tu ne m’as pas l’air dans ton assiette. J’espère que ce n’est pas dû au cake du pique-nique !

Il secoua la tête, le sourire toujours aux lèvres et les yeux emplis de sa démence glacée.

- Il n’avait pas l’air terrible si tu veux mon avis!

Il continuait de s’approcher, lentement.

- Hein ? Ce n’est pas cela, n’est-ce pas ? Haha… mais de quoi pourrait-il bien s’agir alors, ma petite et chère Erell…humm ?

Sa tête pencha sur le côté, accentuant ce nouveau faciès d’aliénation.

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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptySam 14 Mai - 20:59

Frisson. Folie. Démence. Sourire.

Fermant les yeux, Erell se sentit envahie. C’était enivrant. Et terrifiant. Magnifique vague. Dangereuse au possible. Le fixant de ses prunelles luisantes de folie, la bretonne rendit son sourire au Serdaigle. Corwin était une énigme pour elle. Parfois bon, parfois complètement mauvais et instable.


- Le cake était parfait. Tu as raté une soirée sympathique avec ta douleur. C’est dommage, tu aurais pu en profiter. Et toi, aiglon, quel est ton problème ? On devint … fou ? C'est la douleur ? Ou autre chose ?

Éclat de conscience. Se débattre, reprendre pied. Secouant la tête, Erell recula de quelques pas, mettant une distance raisonnable entre elle et Corwin. Ils avaient le même âge, avaient partagés l’excitation de leur rentrée à Poudlard, mais cette fois, il se démarquait d’elle. Il devenait fou, la démence présente dans ses yeux en témoignant. Et cette folie n’avait de cesse de titiller la jeune fille. Elle y avait goûté, elle connaissait ce doux parfum, mais elle refusait d’y succomber trop longtemps.


- Je ne suis pas à toi, ne me dis pas ma chère ou ma petite. Je vais bien, je te remercie, maintenant, va- t’en, Corwin. Cours dans les jupes de ton cher et tendre. Laisse moi.

Lui tournant le dos, Erell traversa la pièce, faisant crisser les morceaux de verre sur son passage. S’éloigner le plus de lui, oublier cette sensation. Il ne doit même pas savoir ce que cela fait, ce qu’il lui procure, le temps d’un instant. Il a le même âge, il est différent d’elle. Non pas parce qu’il est un garçon, parce qu’il a choisi une autre voie, et qu’il y plonge corps, et âme. Attrapant un autre morceau de verre, la jeune femme le lève au niveau de son visage et l’observe sous toutes ses coutures. Il est magnifique. Lorsqu’elle relève les yeux, il n’a pas bougé.


- J’ai une patience très limitée en ce moment Corwin, alors dégages.

Elle s’énerve, le ton et le vocabulaire qu’elle emploi le montre. En réalité, Erell ne souhaite pas qu’il parte, elle veut le comprendre, comprendre toutes ses émotions, mais elle se sait trop faible pour résister à cette folie qu’il le ronge. Le Serdaigle était ce qu’elle cherchait depuis longtemps. Un puzzle. Complexe. Elle ne connait pas ses limites, ne sait pas de combien de pièces il est fait. Peu importe, même si cela lui prend des années, elle veut comprendre qui il est.


- Tu bouillonnes Corwin ? J’ai tapé là où ça fait mal ? Allons, c’est normal que tu ai besoin de ton copain … Après tout, tu es un gamin. Comme moi.

La jeune bretonne ne se reconnaissait pas, mais ce soir, juste pour un soir, elle avait choisi de faire mal. De se soulager. C’était d’un égoïsme monstre, mais c’était ainsi. Si elle devait blesser pour se sentir soulagée, elle n’hésiterait qu’un court instant. Juste le temps de se dire que c'était mal puis elle frapperait.

Ne sois pas stupide, Erell, ne le pousse pas à bout … Tu ne sais pas de quoi il est capable.


Jouant un moment avec sa baguette, Erell dévisagea longuement son interlocuteur avant de comprendre. Il était comme elle. Doté du même don. Ou du même cauchemar.


- Tu en es un aussi. Et ça t’amuses de me demander si j‘ai des problèmes, alors que tu sais déjà la réponse hein ? Tu as bien choisis ta voie toi. Tu rentres dans le moule parfaitement. Je te félicite.

Empathe. Rire. Trois pas en avant.

Elle n’était pas folle. Elle cherchait juste à le comprendre. Âme torturée dans un corps d’enfant. Enfin, elle mettait en place les contours de la personne qu’était Corwin. Pour l’instant, il était le plus grand mystère qu’elle ai rencontré. Mis à part Jimy.


- Permets moi de te comprendre...

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Dernière édition par Erell Bowen le Mar 24 Mai - 20:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptyDim 15 Mai - 11:42

Hmmm alors elle aussi…
Corwin appréciait de plus en plus ce moment. Erell détenait cette nouvell e lueur dans les yeux, mauvaise, irrésistible. Elle le menaçait, mais semblait vouloir s’approcher au plus prés de l’aigle empli de venin brûlant.
Son regard se faisait perfide, des touches de mordoré et de vert glacé luisant dans la légère pénombre les entourant. Il scrutait le visage doux et amer de la fille lui faisant face.


Il avança de quelques pas, la mise en garde d’Erell n’ayant fait que l’émoustiller encore plus.

- Quel effet ça te fait de t’approcher de moi hmm ? Tu sens tout ce qui se passe en moi, comme je peux le faire avec toi. Ne trouves-tu pas que cela nous rapproche beaucoup ma…chère Erell ?

Un dément souriait à la gryffondor, souriant méchamment, mais son ton langoureux contrebalaçant avec ses traits tendus. La bague rayonnait un peu plus à présent, il laissait couler en lui cettes sève mordante, goutant au pouvoir comme à une corne d’abondance. Erell avait de l'audace, et ne semblait pas apeurée par l'aigle. Pas encore.

- Et en ce qui concerne mon cher et tendre, je n’ai pas besoin de me cacher derrière lui et de le coller constamment. Surtout en ce moment.

Les soubresauts de haine, mêlée à un engouement sans nom l’agitaient, et Erell le sentait.

Vas-y ma belle, lis en moi ! N’aie pas peur allez…

Il se rapprochait d’elle de plus en plus, lentement.

- Le gamin que tu as connu à notre entrée à Poudlard a grandi Erell. Je ne suis plus ce garçon si naïf d’autrefois. Nous avons évoluer tous les deux !

Il se tenait maintenant tout prés d’elle, pouvant sentir son souffle sur ses lèvres glacées. Il inclina la tête, fixant les traits rageux lui faisant face. Il crocheta alors les joues de sa main baguée, et rapprocha le visage d’Erell, à quelques centimètres du sien. Il l’abaissa pour la dominer en plein, lui dévoilant ses dens en un sourire mauvais.

- Tu veux que je te montre comme j’ai pu changer ma petite Erell ?

N’attendant pas sa réponse, il puisa dans l’horcruxe. Erell put voir alors les yeux du serdaigle se nimber complètement de noir, sa peau se ternir jusqu’au gris sombre, tranchant avec les dents éclatantes se transformant en courbes acérées. Sa voix se fit caverneuse, résonnant gravement dans la pièce dévastée.

- Alors Erell, toujours disposée à me défier ?

Sa bouche était pincée en un rictus, et il pouvait lire toute la frayeur dans l’esprit de la jeune fille, s’imposant sur ses traits fins.
Corwin fit alors disparaître cette apparence, aussi vite qu’il l’avait provoquée, et dessera la figure d’Erell, caressant lentement une joue rougie par la poigne. Il regarda un moment son pouce, passant tendrement sur la peau douce.


- Tu souhaites me comprendre. Mais voudrais-tu vraiment t’y risquer… ?

Il replongea son regard dans celui de cette fille énigmatique. Elle avait beaucoup changé, et ces sentiments destructeurs, pregnants dans son esprit, plaisaient au jeune aigle. Il souhaitait découvrir, connaître la nouveau visage de celle avec qui il était arrivé. Il ne savait rien de ce qui l'avait poussée à se comporter de la sorte, briser tous ces vases et miroirs, éparpillant toutes ces parcelles brisées.

- Chère Erell…pourquoi tout cela?
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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptyJeu 19 Mai - 18:49

- Tu m’a fais mal, Egnis.

Il la cherchait, il allait la trouver. Et très vite. Elle n’était pas d’humeur à faire la gentille fille, compréhensive et douce. Ce soir, elle allait redevenir l’enfant d’avant, être mordante, effrontée, sans limites.

Oui, elle avait eu peur un instant. Elle l’avait craint, alors qu’en réalité, il ne lui ferait rien. Il était bien trop humain pour lui faire du mal. Erell fixa ses yeux, les sondant, y cherchant quelque chose. Qu’elle ne trouva pas. Elle posa sa main sur la joue de l’aigle. Froide sous les doigts, particulière au toucher. La jeune fille promena un instant son pouce sur le morceau de chair, avant de planter ses ongles dedans.


- Œil pour œil, Corwin. Dent pour dent.

Lui adressant un sourire diabolique, elle se retourna, fit quelques pas et s’arrêta. Écartant les bras, levant les yeux au plafond, la bretonne éclata de rire. Le son était en décalage avec la scène, trop cristallin, trop enfantin pour coller dans le décor.

- Tu danses, enfant ?

Lui tournant toujours le dos, le visage incliné vers l’arrière, les cheveux lâchés, elle ressemblait à un ange déchu. Tournant un instant sur elle-même, Erell se figea en un instant, les prunelles fixées sur Corwin. Baissant le bras gauche et tendant le droit dans la direction de l’aiglon, un air de défi se peint sur son visage de porcelaine. Son teint était encore plus blanc que d’ordinaire, ce qui lui donnait une allure de cadavre ambulant.

Il était impressionnant. Non pas en taille, Erell était presque aussi grande que lui. Il était impressionnant de caractère et de noirceur. Jamais dans l’école, elle n’avait sentit pareil aura. Pourtant, des élèves, elle en croisait un bon nombre par jour, et même si la compréhension de son don était encore totalement aléatoire, elle savait que jamais pareil sensation ne lui aurait échappée. Promenant un regard soudain désintéressé sur la pièce, la jeune Gryffondor répondit vaguement à la question de son interlocuteur.


- Tu ne sais même pas comment tu es … Tellement noir et mauvais. Parfait bad boy, hein Corwin ? Parfait petit solda d’une armée des ténèbres renaissante. C’est bien, je te félicite, petit garçon. Je n’ai pas peur de toi, tu le sais. J’ai fini de craindre les gens, les hommes. Surtout les brutes comme toi. Tu étais tellement mieux avant. Je ne sais pas ce qui t’as rendu fou, mais voilà ce que je ressens : de la folie. Je ne resterais pas indéfiniment à attendre, Corwin. Viens tu danser ?


Trouvant un poste de radio dans un coin, Erell se dirigea vers lui avec la ferme intention de mettre de la musique. Elle se sentait lourde, pataude, même si, d’extérieur, il n’en était rien. Toujours aussi dansante et féline. C’était juste une impression. Peut-être due au chagrin écrasant. S’accroupissant face à l’autoradio, elle choisi finalement une chanson
de slow. Comprendrait-il ? Non, surement pas … Mais qu’importe.

Revenant sur ses pas, elle se concentra sur la musique à travers le bruit de ses pas. Reposant les yeux sur Corwin, Erell répondit à son ultime question.


- Tout ça, comme tu dis, c’est pour un garçon.

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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptyJeu 19 Mai - 23:07

( Musique du poste )






Il s’approcha, les morceaux de verre crissant, éclatant sous la semelle de ses bottes. Elle voulait danser ? Alors il allait lui offrir cette danse. Maintenant à quelques centimètres de la jeune fille, il tendit sa main vers le poste, changeant la musique sur l’instant.
Saisissant alors Erell, il la ramena soudainement contre lui. Il désirait l’amenait au plus proche de son venin, lui faire sentir à quel point celui-ci l’imprégnait. Il se mit alors à la faire tourner lentement, tenant sa hanche de sa main baguée, et sa main droite accrochée à la sienne.

Il détenait le regard de la gryffone en un étau d’émeraude, ne lui laissant aucune chance de détourner les yeux. Quelques langues de brume venaient lécher par à-coups ses globes oculaires, ne laissant jamais disparaître totalement la nouvelle démence l’habitant. Tout en observant les traits lui faisant face, il repensa à Ellana, qu’il avait quitté un peu plus tôt dans la soirée. Elle lui avait apporté tellement qu’il ressentait à présent un manque profond quant à ne plus la sentir proche. Le fil qui les liait dépasserait l’entendement de quiconque en aurait connaissance. Mais il ne comptait de toute façon en faire part à personne. Et il s'occupait d'onduler avec Erell, se collant langoureusement à son corps.

Tous ces gens…ils ne comprennent de toute façon rien à rien.


- Tu me trouves mauvais Erell ? Allons, comment un garçon comme moi pourrait se comporter de la sorte ! Je ne suis encore qu’un gamin d’après tes dires ! N’est-ce pas ?

Il avait parlé d’une voix amusée. Mais alors que l’ambiance semblait s’être très légèrement calmée, l’aigle se renfonça brusquement, bien décidé à ne plus offrir ne serait-ce qu’une seule once d’espoir pour Erell. Elle ne croyait pas si bien dire en affirmant la folie de Corwin. Mais ne paraissons-nous pas tous fous d’une certaine manière quand les gens ne nous comprennent pas ?
Ses dents devinrent alors une nouvelle fois des pointes acérées, sans pour autant que le reste de son corps ne se transforme. Il raffermit sa prise autour d’Erell, l’attirant dans une étreinte dont elle ne pourrait se défaire. Sa voix résonna alors dans la salle, inhumaine, emplie de dégout profond et d’amertume, sifflant au visage de sa compagne.


- Tu parles de folie ma belle, mais tu ne sais rien de ce qui m’anime à présent. Tu parles de mauvaiseté, mais c’est vous qui m’avez rendu ainsi. Vous tous ! Le fait est que dorénavant je suis une autre voie, et personne ne pourra plus m’en empêcher.

Il saisit alors la gorge d’Erell, sans trop de force, mais assez pour la maintenir à sa merci. Leurs lèvres étaient à présent toutes proches, à la limite du raisonnable et de la bienséance. Mais celle-ci, Corwin n’en avait que faire sur l’instant, bien décidé à montrer aux yeux lumineux comme il n’était plus en rien semblable à tous leurs congénères, désireux de lui montrer que rien ni personne ne pourrait dorénavant le ramenait sur leur chemin.

- A cause d’un garçon hein ? Pourquoi ne pas lui avoir fait profiter de toute ta rancœur, au lieu de t’acharner sur toute cette pièce.

Il jeta un coup d’œil rapide, son regard se muant de plus en plus sous l’excitation de violence commençant à l’agiter. Il souriait maintenant, laissant ses crocs éclatant dépasser de sa bouche.

- Pourquoi ne libères-tu pas tout cela Erell ?!

Il lâcha alors le corps de la fille, et se détourna pour rejoindre le milieu de la pièce, parmi les débris de verre. Sortant vivement sa baguette, il ne bougea plus pendant un instant, laissant seulement ses lèvres remuer, en fixant démentiellement Erell.

- Laisses-moi te montrer…

Il laissa alors le pouvoir de l’anneau se déverser, bien que son sang soit déjà empli du poison doux d’Ellana. Il retrouva quelque peu son apparence grisâtre, mais gardant ses yeux d’un vert glacé et flamboyant.

- ACCIO VERRE !

Tous les débris se soulevèrent alors, l’entourant, telles des étoiles coupantes et étincelantes. Leurs bords acérés couperaient aisément une chair tendre. La puissance coula à flots en lui, se déversant amoureusement dans son système sanguin, dans son esprit. Il avait comprit comme le présent de sa Dame des nuits était précieux, et il le vénérait, la vénérait. Il n’avait au départ pas saisi ce qu’elle voulait, pensant qu’elle ne cherchait qu’à le faire souffrir. Et pourtant, il s’était rendu compte à quel point elle l’aidait, à quel point elle commençait à devenir importante à ses yeux.
Levant sa baguette et sa main libre, paume tendue, il se mit à faire bouger chacune des parcelles de verre. Il laissa sa fibre créatrice s’exprimer. Il avait mit de côté sa passion pour les arts depuis quelques temps, mais cette nuit, il avait l’occasion de créer autre chose, de bien plus beau que tout ce qu’il avait déjà pu faire.
Les bouts s’assemblèrent, ses mains traçant de multiples courbes dans les airs.


- INFLAMARE !

Il fit chauffer sa création, fondant les bords, les soudant pour ne pas la voir s’écrouler.
Il finit par se reculer, se mettant presque à niveau d’Erell. Ils pouvaient maintenant admirer tous les deux un visage transparent, aux traits fins et durs, emplis de beauté, une chevelure brillante sous l’effet des torches. La gryffone ne pouvait savoir de qui il s’agissait.


Ma Dame…j’aurais aimé que tu voies cela.

Il sourit légèrement. Et même si ce qu’il s’apprêtait à faire l’embêtait plus qu’autre chose, il voulait montrer à Erell ce qu’elle pouvait faire. Il s’adressa à elle, quelques mètres devant et ne regardant que le visage de verre.

- Tu vois, détruire pour détruire n’a pas de grand intérêt finalement. Lorsque tu as fait exploser ces vases et ces miroirs, tu t’es sentie mieux sur le coup, tu as trouvé un genre d’échappatoire à ta frustration et ta colère, et tu as pensé pouvoir faire refluer ta tristesse dans le même temps. Mais ton apaisement n’aurait rimé à rien en fin de compte. Ce que je te propose est tout autre chose.

Il se tourna alors vers elle, la fixant ardemment. Il voulait voir réellement ce qu’elle était. Si elle aurait été capable de les rejoindre. Mais d’un côté, l’idée de la voir rejoindre leur camp ne l’enchantait guère. Il ne souhaitait pas qu’on lui fasse du mal. Il souhaitait l’aider.

- Tu peux faire beaucoup mieux, détruire un symbole. Le symbole de ton mal-être.

Ellana ne représentait pas celui de Corwin, bien au contraire, il aurait fait n’importe quoi pour elle. Mais il voyait une certaine signification au geste qu’il s’apprêtait à faire.
Son visage se voilà alors subitement sous l’afflux violent de l’anneau, et les torches vacillèrent, un souffle glacé emplissant alors la pièce, faisant frémir de frissons la peau d’Erell. Il sauta alors en direction du visage gigantesque, porté par ce vent froid qu’il avait amené.


- BOMBARDA !!!

La cible explosa en mille morceaux, mais le courant d’air empêcha toutes les bribes coupantes de les toucher, allant se fracasser contre le mur en face.

L’aigle retomba agilement sur ses pieds. Il voyait à présent la vraie image d’Ellana parmi tout le verre. Partout. Coupante, Insaisissable. Magnifique.
Il parla doucement à Erell.


- A ton tour ma belle… Montres-moi que tu en es capable. Exprimes et épanches ta douleur. Je serai là.
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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptyDim 22 Mai - 17:03

- Même le Mal a des manières, Corwin.

Il jouait avec sa propre apparence, lui prouvant qu’elle ne se trompait pas, que la folie était là, qu’elle l’habitait tout entier. Il n’avait pas su y résister, il avait sombré, la démence avait fait de lui un jouet. L’aigle la maintenait dans une étreinte de fer, sa main enserrant la gorge de la jeune fille. Une main de fer dans un gant de velours. Erell lui prêtait toute son attention, elle essayait de le capter, mais il semblait déjà tellement enfoncé dans le chemin de la déraison, qu‘elle n‘y parvenait pas.

Mal à l’aise, elle se tortillait pour se libérer, mais il ne semblait même pas s’en rendre compte. Le fou qu’il était devenu était impressionnant. Débordant de démence mais aussi de lucidité, il était néfaste pour tout ce qui l’entourait. La jeune fille le savait, ils étaient tous identiques. Mais luter contre ce doux poison était un calvaire pour elle, il la rendait faible, impuissante, cette lutte faisait d’elle une poupée de chiffon, molle, sans réactions. Lorsque, brusquement, il la lâcha, Erell manqua de s’écrouler au sol. Les jambes tremblantes, les yeux à demi clos, la respiration sifflante, elle l’observa du mieux qu’elle put.


Frissonnant au contact du vent glacial sur sa peau, Erell contempla la scène à travers ses cheveux qui s’agitaient dans tous les sens. Son manège était impressionnant, le jeune Serdaigle maitrisant ses actes à la perfection. Il savait comment faire pour lui faire peur, mais aussi envie. Elle n’aspirait qu’à l’imiter, elle savait les actes qu’il venait de faire libérateurs. Mais, elle, elle était depuis longtemps raisonnée, elle ne se laisserait pas faire. Il n’obtiendrait pas cela de sa personne. Le visage qu’il avait éclaté ne lui disait rien, féminin mais trop vieux pour être celui d’un élève. Sa mère alors ? Secouant la tête à sa propre question, Erell conclut que cette femme n’était ni une élève, ni la mère de Corwin.

- Je ne suis pas un monstre, Corwin, je ne marche pas dans tes traces. Tu suis ton propre chemin, avec d’autres personnes qui sont comme toi. Je ne suis pas de celles là, ne me demande pas quelque chose comme ça. Tu peux me croire faible, mais je suis forte. J’ai résisté. Pas toi. Je m’en suis sortie. Pas toi. Je ne suis pas folle. Toi, si.

S’avançant vers le centre de la pièce, Erell sortit sa baguette et la pointa sur Corwin. Elle n’était pas folle, pas encore, juste curieuse de savoir jusqu’où il pourrait bien aller pour la faire sombrer. Abaissant son alliée vers le sol, elle fixa son reflet dans un morceau de verre. Il lui renvoyait l’image d’une fille fatiguée, exténuée même. L’effort qu’elle avait fourni était trop grand, trop important pour son physique et son mental. S’écroulant au sol, elle leva vers lui des yeux baignés de larmes.

- Tu vas me briser. Pauvre fou …

C’était ainsi, sa démence finirait par avoir raison d’elle, la bretonne l’avait bien comprit, la fatalité l’avait rattrapée. Pourtant, elle avait vaincu sa propre folie, mais celle d’un autre, elle ne pouvait y parvenir, elle ne contrôlait rien en lui. Ramassant un bout de glace, d’un geste de désespoir, Erell le lança vers Corwin, certaine qu’elle ne parviendrait pas à le toucher. Le verre fini sa course dans un son cristallin, s’éclatant aux pieds de l’aiglon. Basculant sur le côté, la tête de la jeune fille percuta, non sens violence, le sol de la salle. Lui parvint d’abord le bruit amplifié par le résonnement
dans sa boite crânienne, puis la douleur. Lancinante, elle lui broyait le crâne, comme un étau enserrant quelque chose, c’était comme si des milliers d’aiguilles la transperçait de toutes parts. A travers sa vue trouble, elle discerna le sol, les morceaux de verre, le mur d’en face et le visage de l’adolescent.

Si tu pers espoir, ton courage va retomber, relève toi maintenant, n'oublie pas qui tu es…


- Sonne le clairon pour moi, Corwin …

Sa voix était pâteuse, lointaine, rauque. Tellement différente de l’habituelle voix joyeuse aux consonances chantantes. Fermant les yeux, Erell laissa s’échapper un soupire de contentement. Elle n’avait plus mal. Elle était bien. Dans un état second, la jeune fille profitait de la présence de Corwin, elle profitait de la douleur. Grace à cela, elle pouvait remercier son corps de la suivre encore, de ne pas lui faire faux bond. Cette douleur, elle la connaissait si bien, cette souffrance la suivait depuis tellement d’années qu’elle était devenue banale. Se relever devant lui était primordial, lui prouver qu’elle n’était pas faible encore plus, mais pour l’instant, elle se sentait bien.

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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptyLun 23 Mai - 21:55

Elle s'était étendue contre le sol, couvert d'étoiles coupantes. Il avait tant espéré d'elle. Mais sa folie ne s'était pas éprise de la jeune fille, à présent presque inconsciente.

- Je ne suis pas les autres Erell... Même en les accompagnant, mon chemin s'est vu prendre d'autres directions.

Elle ne lui répondrait sans doute plus à présent, trop affaiblie par tout ce qu'elle avait dû effectivement endurer. Le don qu'ils partageaient tous les deux était une bénédiction, mais pouvait se révéler être, à bien des égards, un véritable supplice. Il en avait lui aussi déjà fait les frais, au début, se laissant souvent submerger par les flots d'émotions l'entourant. Mais à présent, il manipulait ce pouvoir avec facilité, à force d'entraînement, et réussissait à discerner les moindres traces de sentiment dans l'esprit de chacun. Et il adorait cela.
Mais finalement, voir Erell dans cet état le peinait plus qu'autre chose. Il se surprit à ressentir cela. A vrai dire, cela faisait déjà quelques temps qu'une once de sympathie ou d'attention ne s'était pas faite remarquée dans son esprit. Cependant, cette inquiétude était bel et bien présente.

Une chape de plomb se planta alors sur ses épaules, lui coupant le souffle. Il s'était quelque peu dégagé de l'emprise de l'anneau, et la contrepartie dont lui avait parlé Ellana faisait alors sa première réelle apparition.
Une fatigue sans précédent l'accabla, le faisant chuter à genoux dans les pointes saillantes. Il suffoquait, peinait à reprendre son souffle. Sa tête lui tournait et des hauts le cœur le prirent.
Mais il ne devait pas s'affaler ici. Erell avait besoin de lui. Il se releva alors, avec difficulté, le visage cramoisi sous l'effort. Il rangea sa baguette et s'accroupit aux côtés de la jeune fille. Il la regarda un instant, à travers l'épais brouillard le gagnant. Elle était belle. Il caressa doucement la peau douce du revers de sa main baguée. Il lui murmura alors, sa voix ayant retrouvé le calme qu'elle évoquait il y a bien longtemps. Il ne savait si elle l'entendrait.


- Je suis désolé de t'avoir fait endurer cela Erell... Je ne souhaitais pas faire de mal. Pas à toi. Tu ne le méritais pas...

Il passa son doigt, effaçant une larme coulant sur la joue qu'il caressait. Il passa son bras droit sous ses épaules, et l'autres sous ses jambes, la soulevant hors du tapis tranchant. L'effort lui coûtait beaucoup, mais il ne voulait pas la voir un instant de plus en proie à ces lames.

- Je ne te ferai plus rien... Je t'en fais la promesse Erell.

Il ramena le front de la fille pour y déposer un petit baiser, et avança parmi les débris, les faisant crisser sous ses bottes. Un fauteuil se trouvait dans un coin de la salle, et il s'y dirigea. Des plaintes sourdes émanaient du garçon plus qu'affaibli, mais il avança tant bien que mal, finissant par poser délicatement Erell dans le siège confortable. N'en pouvant plus, Corwin s'écroula à son pied, laissant sa tête dodeliner.
Même le mal le plus noir avait quelques limites...

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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptyMar 24 Mai - 22:44

Flash Back

- Erell ! ERELL ! Mon dieu, ma chérie, tu m’entends ? Réponds moi, je t’en pris ! William, je t’en supplie, fais quelque chose nom d’un chien ! Viens m’aider !

Et ça s’agite autour d’elle, on la soulève, un bras dans le creux de ses genoux, l’autre dans son dos. Elle se sent flotter, le monde n’a plus d’emprise sur elle, la réalité ne la pas encore rattrapée. La petite fille n’est pas tout à fait partie, mais pas présente non plus. Le voile qui l’entoure est beau, la douleur n’est plus là, c’est tout ce qui lui importe. Mais cela ne dure qu’un court instant, la souffrance revient, aigu, à l’état brute, sans artifice. Elle déchire son corps, paralyse son cerveau, l’empêche de penser.

Hurlement.


Fin du Flash Back.

C’est le même voile qui entoure la petite chose qu’elle est en cet instant. Faible, soutenue par quelqu’un dont elle ne sait rien, Erell ne ressemble en rien à la jeune fille qu’elle est certaines fois. Avant, devant une vision pareille, un seul mot lui serait venu à l’esprit : Pathétique. Mais aujourd’hui, un seul trace sa route vers son cerveau. Brisée.

Son crâne la torture, une migraine s’insinue, sournoise et violente en plus du tiraillement sur le côté gauche. Les images défilent, sans interruption. Elle ignore pourquoi ce soir en particulier, les souvenirs refont juste surface, sans but précis. Le contact moelleux du fauteuil lui fait ouvrir les yeux sous la surprise. Elle avait oublié qu’on la transportait. Appuyant sa tête contre le dos du canapé une place, la jeune fille soupire. Puis son regard vitreux se pose sur Corwin, en dessous d’elle. Se positionnant de sorte que ses jambes puissent servirent d’appui, Erell attrapa en douceur la tête dodelinant de l’aigle. Chaque mouvement était un supplice, son cerveau ne semblait plus commander son corps. Il ne restait plus que la volonté.

Le crâne de l’aigle contre ses cuisses, la main perdue dans ses cheveux, la bretonne contemplait le vague. Caressant machinalement les cheveux blonds, elle repensa à toute les fois où elle avait passé ses doigts dans la chevelure de son frère. Se glissant du fauteuil en maintenant le menton du Serdaigle entre son pouce et son index, Erell le réceptionna à l’arrivée. Elle le garda un moment des ses bras frêles, inspectant son visage sous toutes les coutures. Puis, très lentement, elle se pencha vers son front pour y déposer un baiser, avant d’incliner la tête de Corwin pour que son oreille se trouve au niveau de sa bouche.


- C’est l’histoire d’un garçon, qui devint un homme, en devenant un monstre …


C’était tout. Il n’y avait plus rien à dire … Les mots qu’elle retenait depuis le début de leur entretien étaient dit. Elle n’avait pas dit que le garçon, c’était lui, il devait le comprendre. La jeune fille continua de le bercer, même si elle était fatiguée, même si ses yeux s’étaient fermés, même si sa migraine lui vrillait les tempes. Ne jamais s’arrêter pour ne pas regretter.

Flash Back

- Tu es un monstre, Erell ! Une erreur de la nature, toi et tous tes semblables. Il n’y a que ta mère qui trouve grâce à mes yeux, elle essaye d’oublier sa vie d’avant, elle !

- Qui est le monstre, Père ? Dîtes moi …


Fin du Flash Back


Elle le traitait de monstre, son père lui avait dit la même chose, quelques mois auparavant. Le cœur au bord des lèvres, Erell sourit. Elle était une sorcière, pas un monstre. Son géniteur n’avait jamais comprit. Ne pas être l’être le plus puissant de sa famille était pour lui un supplice, une torture. Il n’était pas un monstre, juste un homme dans toute sa splendeur. Erell ne le comprenait que maintenant. Il avait juste cherché, pendant toutes ses années, à garder le contrôle sur sa fille qu’il jugeait être une dégénérée. Elle l’avait haït, comme une folle, elle continuerait à le faire, mais, maintenant, elle savait pourquoi il la détestait tant. Certains disent qu’il n’y a qu’un pas entre l’amour et la haine. La vérité, c’est que ces deux sentiments se mêlaient pour n'en former qu'un dans leur famille.

Elle enfouit sa tête dans le cou de Corwin, inspirant son odeur. A son tour d’être fatigué. Une larme roula sur sa joue, continua sa course dans le cou de l‘adolescent pour finir sa vie quelque part sur sa chemise. Elle-même ne savait pas pourquoi elle pleurait. De soulagement peut-être ? Ou de douleur ? De soulagement oui, probablement.

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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptyMer 25 Mai - 21:04

Elle s’était nichée dans son cou. Toute l’amertume des instants passés s’étaient envolée, laissant place à une fatigue de part et d’autre, agrémentée des larmes de la jeune fille. Il les sentait perler le long de son torse. Il avait bien compris que lorsqu’elle parlait de ce garçon se transformant en monstre, elle faisait référence à ce que devenait Corwin. Seulement, est-ce devenir un monstre que d’avoir choisi la voie qu’il empruntait à présent ? Peut-être… Mais lui-même sentait que ce n’était pas vraiment le cas.
Il pressa sa tête contre celle d’Erell, entourant ses épaules de sa main, porteuse du pouvoir qui l’habitait. Il lui parla doucement, sa voix dénuée de toute expression.


- Je ne suis pas un monstre Erell… Je deviens simplement…autre chose.

Il ne savait pas lui-même ce qu’il devenait. Mais il sentait que tout n’était pas lié à la bague. Cette colère et ce dégoût était présents en lui depuis bien plus longtemps que cela. Il avait l’impression que le pouvoir de l’anneau n’avait fait que réveiller quelque chose en son cœur et son âme. Quelque chose de bien particulier, et de tellement terrifiant. Il prenait alors seulement compte de tout ce qu’il avait parcouru en l’espace de ces quelques mois, et une certaine angoisse le gagna soudainement.

Il adorait se libérer comme il l’avait fait maintenant à plusieurs reprises. Sentir tous ces flux venimeux le parcourir, s’insinuer en lui comme un torrent chaud et délicieux. Sentir son corps changer. Sentir la puissance… Mais de multiples questions l’agitaient à présent. L’anneau d’Ellana provoquait-il cela tout seul ? S’il l’enlevait, serait-il dénué de tous ces pouvoirs ? Toutes ces interrogations le laissant perplexe, et apeuré.

Il sentait le souffle chaud dans sa nuque, et de longs frissons vinrent à courir sur sa peau, hérissant chaque parcelle. Essayant de bouger le moins possible pour ne pas déranger Erell, toujours enfouie dans son cou, il regarda sa main gauche. L’anneau s’était calmé, mais il continuait d’irradiait invisiblement, et Corwin était le seul à pouvoir ressentir cet effet. Levant son bras libre, il se mit à tirer légèrement dessus, le retirant peu à peu, puis complètement.
Sa respiration se coupa net lorsqu’il s’en sépara, mais il réussit à reprendre son souffle rapidement. Cependant, il avait la désagréable sensation de se sentir nu. Il en vînt même à vérifier idiotement si ce n’était pas le cas.

Mais il désirait savoir. Voir s’il était toujours capable de se transformer, même si de sérieux doutes l’habitaient.

Il prit une grande inspiration, et tenta de retrouver ces sentiments qui l’animaient lorsqu’il se changeait en cette « autre chose » comme il l’avait dit à sa compagnonne. Il se concentra, essayant de faire abstraction de tout ce qui l’entourait, d’oublier cette salle, les débris de verre jonchant le sol, le visage qu’il avait créé, qu’il avait annihilé. Oublier même Erell.

Un craquement sourd se fit alors entendre.


- Gogh… !

Son corps s’arqua subitement. Son cou se tendit vers l’arrière, ses tendons et ses nerfs entièrement crispés. De sombres craquèlements retentissaient, comme le bruit de mille os broyés un à un. Sa bouche s’était ouverte à l’extrême, menaçant de se démettre d’une seconde à l’autre. Sa respiration devint sifflante, et des douleurs insupportables se mirent alors à le taillader de partout. Des lames chaudes le brûlaient, comme un acide venant ronger la moindre petite parcelle de sa chair.
Une vague aigüe de souffrance se logea dans sa bouche, et il sentit alors ses dents bouger peu à peu. Elles gagnèrent en taille, progressivement, s’effilant, se mettant à poindre comme de longs couteaux tranchants. Cet allongement lui faisait souffrir le martyr, sa langue se couvrant d’un goût rouillé de sang. Des traits d’acier vinrent dans le même temps couvrirent ses yeux, le brûlant petit à petit. C’en était trop.


STOP !!!

Tout disparut. Tous les changements meurtrissant, qui s’étaient opérés sous sa concentration, avaient reflués en lui, le laissant tremblant, le souffle haletant, le visage froid et moite de sueur.

Qu…qu’est-ce…qui…aaargh ! Mais comment est-ce que je peux faire ça ?!!

Paniqué, il saisit alors Erell, pour la serrer contre lui, tentant de se raccrocher à quelque chose de bien tangible. Il pressait sa joue contre la sienne, reprenant peu à peu contact avec la réalité. Ses yeux, écarquillés, étaient fixes dans le vide. Il murmurait d’une voix affolée à son oreille.

- Parles-moi Erell ! Parles-moi … ou je risque de…de…

Il ne savait pas. Il ne savait plus. Il ne la lâchait pas, la pressant toujours contre lui. Et il tenait l’anneau dans sa main…

Parles-moi. Vite…
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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptyVen 3 Juin - 18:53

La vérité, c’est qu’Erell s’était littéralement effondrée dans les bras de Corwin. Elle y somnolait depuis un moment avant que la violence de la douleur lui coupe la respiration. Ouvrant les yeux, paniquée, la jeune fille lança un regard affolé dans la pièce. Ses prunelles perdues s’arrêtèrent sur l’aigle. Ou ce qu’il en restait.

L’expression de son visage, c’est-à-dire perdue, laissa place à celle de la stupéfaction et de la peur. Les yeux agrandis à l’extrême, la bouche légèrement entre ouverte, elle contemplait, terrifiée, la chose qui lui faisait face. Car ce n’était ni totalement humain, ni totalement … Monstrueux. Le cri de stupeur resta coincé dans sa gorge et la bretonne porta une main à sa bouche. Elle chercha à sa reculer, à s’éloigner le plus vite possible de cet hybride, en rampant. Cependant, elle resta clouée sur place, la volonté n’y était pas. Fascinée et terrifiée. Répugnée et subjuguée. A travers les larmes qui envahissaient ses yeux, la jeune Bowen observait son camarade changer.

Fermant les yeux, Erell sentit sa gorge se nouée. L’air ne passait plus. Mais c’était mieux ainsi. C’était ça ou hurler à ses briser les cordes vocales et les poumons. La douleur … N’avait-elle donc pas fini de souffrir ? La douleur psychique n’était-elle suffisante ? Fallait-il absolument rajouter celle qui était physique ? Levant la tête vers le plafond, Erell sentit les larmes coulées.

Je t’avais dis que tu allais me détruire …

En inspirant, la jeune fille lâcha un gémissement. Elle avait l’impression de jamais n’avoir connu souffrance pareille. Se mettant à pleurer doucement, elle sentit Corwin prêt d’elle. Ramassant un morceau de verre, elle lui planta dans le bras pour qu’il cesse de les faire souffrir tous les deux.


- Arrêtes, je t’en pris … Arrêtes, je t’en supplie … Mais arrêtes toi !


Mais rien n’y fit. Ni ses supplications, ni ses actes ne changèrent rien. Elle avait l’impression de souffrir depuis des jours déjà. Les gouttes salées redoublèrent et sa respiration devient erratique. Les mains sur la tête, les yeux fixés sur le sol, Erell cherchait son souffle, son calme, sa résistance à la douleur.

Puis d’un coup, il n’y eu plus rien. Elle crut d’abord à un mauvais tours de son cerveau. Faire refluer la douleur pour ensuite la lâché comme une bombe. Mais c’était vraiment fini. Erell ne le comprit que lorsqu’elle sentit le souffle de Corwin à son oreille. Inspirant profondément, elle soupira. Les bras tremblants, elle chercha à enlacer maladroitement l’oisillon apeuré qui lui faisait face. C’était plus un automatisme, elle n’était pas encore tout à fait connecter au monde. La joue moite du Serdaigle contre la sienne, Erell essayait de réfléchir … Il voulait qu’elle parle. Mais pour lui dire quoi ? Elle avait l’impression de sa voix était éraillée, que le timbre cristallin n’était plus, que parler ne servait plus à rien. Mais elle devait parler. C’était un impératif. Ce n’était pas un ami, pas un ennemi non plus, mais ce soir, elle était sa seule bouée de secours. Il fallait qu’elle remplisse son rôle.


- J’aurais voulu que notre histoire prenne fin à son apogée, tel Roméo et Juliette. Tu connais, tu sais ce qu’ils ont vécus. J’aurais voulu que notre histoire soit unique. J’aurais voulu qu’elle reste dans les mémoires, pour des siècles et des siècles. J’aurais voulu que notre idylle soit le récit du soir pour les enfants, j’aurais voulu les faire rêver avec toi. Mais la fin est là. Elle se termine déjà, notre histoire. Je t’aime, n’en doute jamais. Jamais, je te l’interdis. Ne m’oublies pas, surtout. Souviens toi de nous comme je m’en souviendrais chaque jour pour l’éternité. Je voulais vraiment être celle que tu avais peur de perdre pour toujours. Ne me dis pas que c’est le cas. Tu ne m’as pas perdu. Je t’appartiens corps et âme à jamais. Mais tu ne me comprendrais pas. Et personne ne comprendrait … Ils se moqueraient de toi, mon ange … Je suis tellement désolée.

Et elle avait parlé. Ce n’était pas à Corwin qu’elle s’adressait, bien entendu. Erell espérait que Jinx l’ai entendu, qu’importe l’endroit où il se trouvait. Elle l’aimait. Plus fort encore que ce qu’on disait, alors qu’on lui prêtait pour lui un amour indestructible. Mais un homme avait réussit à briser son couple, involontairement. Elle lui en voulait, mais plus que tout, elle se haïssait. Le dégout qu’elle s’inspirait n’avait d’égal que sa haine contre son père.

- Je voudrais que tu te souviennes de moi comme au premier jour de notre amour. La fille détachée du reste du monde. Celle qui se foutait pas mal du règlement, la fille un peu paumée et effarouchée. J’aimerais tellement que tu oublies ce soir, la façon dont je t’ai laissé. Ce n’est pas moi … Ce n’est plus moi … J’aurais voulu t’accorder cette danse, crois moi. Mais te faire encore plus de mal, c’était impensable. Oh, je t’en pris, ne m’en veux pas plus que raison. Je t’ai regardé partir sans rien dire, il fallait que tu respires. Si tu savais … Si seulement tu pouvais ne serait-ce qu’imaginer comme j’ai mal. Je voudrais juste m’arraché le cœur et l’enfermer à double tours dans un coffre fort. Je n’aurais plus mal alors. Tu sais, il parait qu’on peut mourir d’amour … Alors je veux mourir pour toi, pour que tu vois. Je n’ai fais ça que pour toi. Pardonnes moi, mon amour, je t’aime …

Le récit était sans queue ni tête, mais il était tiré du plus profond de son cœur. Il n’était même pas là pour l’entendre. Comme elle aurait aimé qu’il entende, même juste la fin. Malheureuse, Erell resserra sa prise autours du cou à Corwin. Elle y enfouit une seconde fois sa tête. Son parfum n’était pas le même, le contact n’était pas le même. Rien n’était pareil. Rien ne serait plus jamais pareil.

- Je l’aime … Pourquoi il ne comprend pas ? Je n’ai fais ça que pour lui … Pourquoi ? Dis moi, expliques moi, je t’en supplie …

Mais pourquoi supplier ? Corwin ne savait surement rien de son histoire avec Jinx. Il ne savait surement pas qu’elle était terminée, que la Gryffondor y avait mit fin avec brutalité, qu’elle l’avait laissé, comme indifférente à sa peine.

Elle se recula brutalement et fixa le Serdaigle avec intensité. Serrant les lèvres, elle se redressa, l’entrainant avec elle. Elle voulait recommencer à danser. Juste pour oublier, comme lorsqu’elle était une enfant. Se lançant dans un slow lent, elle essayait tant bien que mal de garder Corwin avec elle. La jeune fille fini par y renoncer. Elle l’accompagna jusqu’au fauteuil, avant de se dirigé vers le centre de la pièce.

Danse.

Pirouette. Grands battements. Entrechat. Pas de bourré.

Danse.

Rond de jambe. Saut de biche. Pirouette fouettée. Arabesque.

Danse.

Grand écart.

Danse.

Port de bras.

Danse. Toujours.

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Corwin Egnis
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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptySam 4 Juin - 21:43

Erell avait de bonnes notions de danse classique, de très bonnes notions. Corwin regardait ses jambes et ses bras fouetter l’air avec délicatesse et volupté. Elle semblait tirer des voiles invisibles, chassant les nappes à coups de revers et d’entrechats. Cependant, elle avait mis à mal l’oiseau en une seule tirade.
Il s’était laissé bercer quelques secondes par les paroles, gonflées d’amour et de tendresse d’Erell. Mais au fur et à mesure que les mots s’écoulaient, ce que disait la jeune fille le révulsait, le dégoutait. Il lui avait demandé de l’aide, de lui parler pour le ramener à quelque chose de tangible, d’empêcher son corps de s’emballer. Mais elle n’avait fait que le pousser un peu plus dans les tréfonds. Il parla presque de manière inaudible, et Erell entendrait sûrement ses dires, une voix une fois encore trop caverneuse et malsaine pour ne provenir que d’un petit être humain.


- Tu me parles d’amour…un qui ne m’est destiné en rien. Tu me parles de pardon, de craintes et de remords.

Il respirait fort, et se tenait à présent debout, à quelques mètres de la ballerine.

- Tout à l’heure, tu me disais encore que je devenais un monstre. Que je me transformais, et que je m’anéantissais, que je nous anéantissais. Et je t’ai tendu la main Erell. Non pas pour venir te chercher, mais pour que tu viennes me chercher. Tu m’a vu en train de sombrer, de quitter tout ce qu’il y a de bon pour rejoindre des choses dont tu ne veux rien connaître. Il est vrai, je t’ai demandé de me parler. Et ta peine m’a touché un instant. Mais ce que je te demandais, c’était de me sauver, et pas de sauver le peu d’amour-propre qu’il te reste de ta relation avec cette personne quelconque, dont je me fous éperdument.

Des images de James et d’Andrew le frappaient de plein fouet, l’assaillant et ravivant les blessures encore béantes dans son cœur. Erell ne savait rien de ce qu’il s’était passé, comme il ne savait rien de cet amour qu’elle portait. Mais malgré la douleur qu’elle avait pu partager, que malgré lui il lui avait transmise, elle n’avait pas su tenir compte de ce qui l’agitait vraiment, de ce qui le déchirait de part en part.
Tout ce dont il avait eu besoin, c’était que quelqu’un lui souffle qu’il ne fût pas seul, que quelqu’un puisse l’accompagner et l’aider à se relever lorsqu’il chutait. Mais ses espérances avaient été balayées, et l’amertume et la tristesse continuaient d’enserrer sa poitrine, de le faire fléchir sous les vagues intenses et mélancoliques de la souffrance. Il se convainquait qu’il demeurerait seul pour l’éternité, que personne ne saurait le retrouver dans les limbes, dans lesquelles il deviendrait l’engeance de sa propre folie désespérée.
Des émanations noires se mirent à onduler autour de lui, longues et épaisses, telles un rideau opaque, ne laissant filtrer aucune once de lumière. La tête penchée vers l’avant, il fixait Erell, ses yeux se tintant de temps à autre de traits sombres aux reflets d’acier. Ses lèvres tremblaient légèrement, son visage demeurait impassible malgré les sursauts rageurs qui l’animaient.


- Tu ne m’as pas aidé Erell… Tu n’as pas réussi à te saisir de la perche que je te tendais. Tu disais vouloir que cesse tout cela, mais tu n’as fait que le réveiller un peu plus.

Il sentit quelque chose couler le long de son bras droit et y jeta un coup d’œil. Dans son accès de panique, il ne l’avait pas sentie enfoncer le bout de verre dans son bras droit. Une longue traînée pourpre s’écoulait le long de son membre, et quelques gouttes tombaient déjà de ses doigts, atterrissant parmi les débris de verre.
Saisissant entre le pouce et l’index la petite arme, il la retira petit à petit, le liquide ne se tarissant que peu, et continuant de fuir son corps lentement. Mais l’aigle s’en moquait plus qu’autre chose. Il tenait à présent de sa main baguée, bien en évidence, le verre ensanglanté. Un petit rictus agita sa bouche.


- Une de plus hein ?! Sais-tu combien de cicatrices couvrent mon corps à présent ? Pas mal je dois dire ! Et elles ont toutes une petite histoire ma douce Erell !

Il se mit à avancer dans sa direction, lentement, ses épaules se balançant, lui donnant une démarche chaloupée. Et au fur et à mesure de ses pas, des craquements sourds se mirent à retentir de l’ensemble de son corps. Son pull, déjà abimé, fit entendre quelques déchirements supplémentaires. Corwin balança le morceau de verre, et arracha la manche droite de son habit, mettant en évidence une longue estafilade rosée, partant du coude au poignet.

- Ca tu vois, c’est le résultat d’un entraînement plutôt…musclé, avec le terriiiiible James ! Et je dois dire que, m’en tirer avec cette simple blessure, aura été un sort plus qu’enviable !

Une autre déchirure émana du garçon. Sa peau se mua alors en une enveloppe terne, tirant sur un gris profond, à la limite du noir. Un pan de son pull céda, laissant apparaître un torse clair. Le corps du garçon se transformait peu à peu, au fil de ses pas le menant à Erell : ses muscles augmentaient en proportion, saillants sous la peau terne. De sinistres grondements s’échappaient de ses membres, et son dos s’arquait sous les décharges puissantes qui le prenaient. Il ne portait pas son anneau, alors toujours dans sa main.
Il arracha complètement son pull, pour ne finir qu’en jean.


- Et regardes ça ma petite.

Il montra, d’un doigt serti d’une longue griffe noire, son abdomen, ciselé à maints endroits en de fines cicatrices blanches.

- Toutes ces marques que tu vois là, sont le fruit de mon premier combat. Je m’étais fait expulser violemment de la salle de bain des préfets, suite à une déflagration assez conséquente. Tu dois sans doute deviner la personne qui en fut à l’origine.

Il finit par se cambrer largement, se tournant pour offrir à Erell la vue de son dos, les muscles tendus et gonflés sous l’effet de son pouvoir.

- Et regardes mon dos ! Tu vois ces deux pointes en-dessous de mes reins ? Eh bien je n’en connais même pas la provenance ! Et pourtant, ces blessures ont bien failli causer ma perte. Comprends-tu où je veux en venir Erell ?

Sa voix était à présent comme un fil tranchant. La métamorphose qu’il avait connue plusieurs fois, avait alors atteint un nouveau stade : une créature plus grande, les muscles saillants sous la peau teintée acier, de longues griffes sombres terminant le bout de ses doigts. Ses crocs et ses yeux noirs comme la nuit avaient eux aussi prit place une nouvelle fois, fixant intensément leur vis-à-vis affolé.

- Je sens ta peur Erell. Je la sens parcourir la moindre parcelle de ta peau, la gouttelette de sueur qui te parcourt l’échine. Tes lèvres qui tremblent…

Son aura avait amplifié, créant un voile maléfique et malsain. Son cœur pleurait, et il avait libéré une chose dont il n’avait aucune connaissance, mais qui faisait apparemment bien partie de son être tout entier. Et les dernières phrases d’Erell, ces mots d’amour qu’ils ne devaient pas recevoir, tous ces sentiments qu’il s’était vu arraché une autre nuit.
Il se trouvait alors tout prêt d’elle, la dominant de son regard sombre et de ses traits emplis d’amertume.


- Tu ne comprends sans doute pas…

Il lui saisit alors subitement la main, l’emprisonnant dans une poigne de fer, sans toutefois lui causer de mal, et l’apposa contre son ventre, contre la myriade de cicatrices, témoignant de coupures anciennes.

- Ce que tu ne vois pas Erell, ce que tu n’as pas su voir, c’est que, bien que toutes ces cicatrices aient une histoire, elles sont aussi les témoins d’autre chose ! Elles sont la digne représentation de ce que je suis ! Ce que je resterai sans doute pour longtemps !

Il pressa un peu plus sa main, désirant lui montrer à quel point son ventre était bardé de marques plus ou moins épaisses. Il baissa la tête, se mettant à hauteur de la sienne.

- Erell…je suis une plaie.

Il ne la quitta pas des yeux, n’étant plus qu’à quelques centimètres de son visage.

- Je représente une ouverture béante et saignante, d’où perlent des milliers de plaintes déchirantes, représentantes de ce qui m’anime. Ces cris font résonner ma détresse et mon angoisse, et ne sont que les révélateurs de tout ce qui m’a enserré le cœur durant toutes ces années. Je finis toujours par perdre ce que je chéris, par ne plus être que seul avec mon désarroi et mon impuissance, face à des forces immuables que je ne peux régir. Je perds tout ce que j’aime…et tous ceux que j’aime.

Un masque de tristesse passa brièvement sur la figure de la créature. Mais il fut vite remisé pour laisser place à une nouvelle image plus dure et amère. Il se rapprocha du visage d’Erell, frôlant sa joue du bout des lèvres, et se plaçant au niveau de son oreille. Et il se mit à murmurer, tout bas, d’un timbre de velours.

- Mais je pourrais aussi devenir une plaie comme les dix qu’a connues l’Egypte. Et tu me verras alors, appuyant du pied le rocher qui me soutiendrait, au-dessus des villes en flammes et des cris de peur. Insuffler en chacun l’angoisse qu’un lendemain meilleur ne verrait jamais le jour. Et je cacherai le Soleil de mon ombre étincelante, répandant cette plaie comme l’engeance des Enfers, se déversant sur les plaines et les vallées telle une marée de poison… Imagines tout cela Erell… Imagine. Et si un jour, tu aperçois les cités en feu, rappelles-toi de cet être que tu as vu devenir autre chose faute de larges manques. Parce qu’alors, je me tiendrai derrière toi et te soufflerai doucement : « C’est l’histoire d’un garçon, qui devînt un homme, en devenant un monstre… »
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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptyDim 5 Juin - 19:54

- Je n’ai plus d’amour propre Corwin. Sinon je ne t’aurais pas parlé. Je ne te connais pas, mais je t’ai raconté. N’inverses pas nos rôles. Tu ne m’as pas tendu de perche. C’est moi qui l’ai fait. En te parlant de moi, je voulais que tu me parles de toi. Je le connais, ton … Copain. Je vous ai vu. Dans ses propres souvenirs. Je sais que tu vas mal à cause de lui.

Elle ne savait pas trop comment lui parler à présent. Tout ce qu’elle disait était vrai, elle ne lui mentirait pas. Pas à lui. Le mensonge ne servait à rien dans ce genre de situation. Erell cherchait juste à le mettre dans une position inconfortable. Ainsi, il ne pourrait plus reculer, et serait obliger de se confier. Parce qu’elle sentait bien qu’il y avait autre chose, qu’avant la rancœur, il y avait de la douleur. Mais si il ne se confiait pas, elle ne pourrait pas l’aider comme elle aspirait à le faire.


- Je ne peux te forcer à me dire Corwin, je ne peux te forcer à m’expliquer, pour toi, je ne suis rien, je ne représente rien. Mais je suis là. Je pourrais m’en aller, mais je n’ai pas envie. Je suis morte de peur, tu me fais peur, mais je suis là. Et je suis prête à t’écouter. Ce soir, je peux être ta bouée de secours, Corwin. Mais si tu ne veux rien me dire, je ne pourrais rien faire. Je m’accroche moi-même au bord, mais je suis d’accord pour sombrer si c’est pour que tu retrouves le bord du gouffre. Parles moi, je t’en pris. Expliques moi ce qui te ronge.

James … Qui était-il ? Un garçon plus âgé que de toute évidence, puisqu’il parlait d’entrainement … Il n’y avait pas d’animosité dans la voix de Corwin quand il prononça ce nom. Erell ôta donc le fait que ce soit un ennemi à l’aigle. Repassant en boucle les visages qu’elle connaissait à peu près, elle n’y trouva personne qui pouvait convenir. Le terrible ? Fronçant les sourcils, la jeune fille réfléchi à toute vitesse. Que savait-elle sur Corwin ? Il faisait parti de l’armée des Ténèbres, il y était pour quelque chose, il ne l’avait pas rejoint par envie. Mais pour quelqu’un … Malgré touts ces indices, Erell ne parvenait à tomber sur un visage à mettre sur ce nom.

Les lèvres tremblantes, un filet de sueur coulant le long de son dos, Erell contemplait, terrifiée le monstre qui lui faisait face. Il n’y avait plus rien d’humain, la voix, le corps de l’adolescent s’étaient mués en autre chose, de tout simplement terrifiant. D’autres n’auraient surement pas paniqué, des élèves plus âgés, surement, mais la peur était là, bien présente. Elle s’insinuait en elle comme un serpent froid et vil, elle la paralysait. Les blessures étaient impressionnantes, mais le nombre encore plus. Comment quelqu’un de si jeune pouvait-il être marqué autant par la vie ? Les marques étaient dispersées un peu partout, présente sur tout son corps.


La poigne du Serdaigle était de fer, sans doute ne se rendait-il pas compte qu’il lui faisait mal aux doigts mais elle était chaude aussi. Erell appréciait le contact doux de sa peau. C’était sans doute déplacé mais tant pis. Mieux valait qu’elle se concentre sur le contact de sa peau que sur la douleur de ses doigts.


Le récit de Corwin lui donna la chair de poule. Qu’avait-elle fait ? Crispant sa mâchoire à l’extrême, la jeune Bowen plaqua sa main sur la bouche de son interlocuteur. Elle n’arrivait que trop bien à s’imaginer la scène, dans ses moindres détails et c’était affreux.

- Non. Je ne te laisserais pas devenir cela. Je suis désolée. J’aimerais pouvoir revenir en arrière, mais toi et moi, on sait que c’est impossible. J’aimerais pouvoir te comprendre comme il le faudrait pour que je puisse t’aider comme je le voudrais. Je sais que, quelque part, j’ai faillis. Je m’en excuse auprès de toi, je n’ai pas su t’aider. Je me doute que te présenter des excuses n’y changera rien, que je n’aurais plus la chance de t’aider comme j’aurais pu… Mais laisses moi essayer… Laisses moi du temps, juste du temps pour essayer…

Erell attrapa de son autre main celle encore libre de Corwin et la serra à en avoir les jointures blanches. Le fixant dans les yeux, elle lui adressa un regard teinté d’espoir et un pâle sourire. Pas un sourire faux, non, juste timide. Elle aspirait vraiment à l’aider. Elle savait que quelque part, dans lui, il continuait à y avoir du bon, et elle cherchait à déterrer cette parcelle, quelque peu enfouie.

- Ne te fermes pas, j’ai besoin de toi si je veux arriver à te faire remonter la pente. Si tu veux la remonter …

Le sous entendu était là. La jeune fille savait qu’elle ne pourrait rien faire si il ne voulait pas. Les doigts qui étaient contre son ventre se déplacèrent, entrainant avec eux la main de Corwin, suivant les cicatrices avec légèreté. Elle les sentait passer sur des muscles durs, sur des endroits plus fragiles, sur une peau au toucher particulier. Ses doigts glissèrent vers son torse, remontèrent vers son épaule puis se dirigèrent sur la plaie qu’elle avait causer. Si attardant un instant, elle finit par retirer sa main complètement. Se libérant doucement de l’étau de l’aigle, Erell passa dans son dos, et s’accroupit, pour observer de plus près ces deux points. Subjuguée, elle y promena son index. C’était tellement anormal. Mais tout chez lui était anormal. Cela faisait un tout, parfaitement complet. Puis se rendant compte de la situation pour le moins spéciale, Erell se redressa d’un bond, rougissante.

- Eum … Excuses moi … J’étais … Enfin bref …

Plutôt mal à l’aise d’être dans son dos, la jeune fille se décala vers la gauche pour apparaitre dans son champ de vision. Gênée, elle gardait ses yeux rivés sur le sol, dans l’attente d’une réponse. Elle savait qu’il lui dirait surement non, qu’elle n’avait pas su agir comme il le fallait, comme elle aurait du. Mais il était trop tard, elle avait mal lancé ses dés. Maintenant, il tenait dans sa main son avenir. Elle pouvait essayer de l’aider, mais seulement si lui le voulait.


- Je suis là.

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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptyMer 8 Juin - 12:19

Ses doigts fins avaient parcourus les cicatrices blanchâtres de sa peau argentée, passant entre les courbes renforcées et les veines sombres. Les frissons, décharges électriques puissantes qui vinrent à lui lécher le derme en sentant ce contact nouveau. Ce toucher avait une saveur spéciale. Personne ne l’avait jamais abordé de cette manière, et lui, qui aspirait depuis peu à se délivrer de tout rapprochement avec les autres élèves, se retrouvait transformé, et le buste à l’air, en face d’une de ces demoiselles qu’il n’avait pas souvent côtoyées

Il sentait les mains passer dans le bas de son dos, découvrir les marques empoisonnées qui avaient bien failli le couper du monde vivant pour toujours. Il n’avait jamais demandé à James la raison de ces deux pointes, et le seul souvenir qu’il en gardait, était un cauchemar morbide et amer.
Il se perdit alors dans une contemplation fébrile de la créature s’étant présentée à lui, et crut entendre une fois encore ces sonorités aliénées.


" …c’est toi qui a fait le choix de devenir ce que je suis…tu as choisi une nouvelle voie…ta vie ne sera jamais rose…une nouvelle vie commence ! "

Ces mots claquèrent sèchement en lui. A cette époque, le monde ne lui semblait pas encore aussi terne qu’il le voyait aujourd’hui, et ses élans de bonté était encore monnaie courante dans son attitude. Il se souvenait de cette ambiance, de cet air lourd et malsain qui l’avait suivi dans sa fuite contre cette créature. Il s’était trouvé face à lui-même, en la première expression physique du mal qui l’habitait, et le pressentiment violent qui l’avait alors assailli. Se voir en une apparence, emplie de tant de cruauté et de folie, lui avait insufflé une peur réelle. Imaginer alors, ne serait-ce qu’une seule seconde, de devenir un garçon si différent, lui avait vrillé la tête. Mais bien des jours avaient passé depuis, et son esprit s’était vu prendre entre des choix et des puissances qu’il n’avait jamais imaginées.

Il était dorénavant tout autre chose. Mais ce soir, il avait une chance, une petite chance de ne pas sombrer pour le reste de la nuit, et elle se tenait à sa gauche, les yeux rivés au sol, gênée.
Le regard d’encre demeurait posé sur ses traits, toute animosité s’étant volatilisée. Erell lui avait finalement apporté une opportunité, véritable, et bien plus que ce qu’il espérait. Peut-être ses mots de terreur lui avaient-ils fais voir les choses tout autrement, et lui avait permis de mesurer l’ampleur de son mal-être.

Une expression de tristesse se peigna alors sur le visage de la créature, et ses lèvres se pincèrent.


- Je…je te prie de m’excuser pour tout cela je…attends.

Se concentrant un instant, il sentit ses griffes refluer et ses crocs redevenir dents. Sa peau reprit sa teinte pâle, et ses yeux leur vert orangé. La chaleur ne le quittait pourtant pas, et le torse à l’air, il tentait tant bien que mal de canaliser cet afflux brûlant. Lorsqu’il prit de nouveau la parole, sa voix avait repris un timbre plus humain, toutefois nimbé d’un voile rocailleux de peine.

- Je suis…perdu Erell. Complètement perdu. Il y a beaucoup de choses que je ne comprends pas, et…j’ai peur.

Il fit un pas dans sa direction.

- Tu vois…même avec l’apparence sous laquelle tu m’as vu, toute la rage qui m’habite, j’ai peur… Je deviens autre chose, et personne ne peut me guider, je ne sais rien de ce qui m’arrive…

L’image d’Ellana s’imposa à sa vue. Lorsqu’il disait que personne ne pouvait lui montrer le chemin, cela ne s’appliquait pas à elle, du fait qu’elle accompagnait une partie de lui. Mais en retirant son anneau, il s’était malgré tout transformé en cette créature, et ça, personne n’aurait pu le prévoir et attendre que cela se manifeste.

- Le fait que tu veuilles me venir en aide, représente déjà beaucoup… Peu de gens à cette heure seraient sans doute prêt à voler à mon secours. Et c’est moi-même qui aie désiré cet éloignement. En réalité, la seule personne qui aurait su quoi faire, serait sans doute ma mère…

Il se posta juste en face d’Erell, la regardant gentiment.

- Mais ma mère est morte. Et elle ne reviendra pas. Jamais. Et si tu veux savoir, me l’avouer ce soir me tue littéralement. Si tu savais comme elle me manque… Aucun jour ne passe sans que je pense à elle. Tu sais, je n’ai pas connu mon père. Il nous a laissé quand j’étais bébé. Tu peux donc comprendre que ma mère était tout pour moi. Et aujourd’hui encore je souffre de sa disparition.

Il prit alors doucement le visage d’Erell entre ses mains, répandant la chaleur à sa peau froide.

- Mais toi, tu es là… Je sais que je te fais peur Erell, je l’ai senti en toi. Mais je ne redeviendrai jamais le garçon que tu as connu. Tout ce que je peux te dire, c’est qu’en ta présence j’essaierai de ne plus être ce monstre que tu vois en moi.

Il posa son front contre celui de la jeune fille, et ferma les yeux.

- Par contre, je ne peux rien promettre pour les autres. Je n’en ai d’ailleurs aucune envie. Tu pourras essayer de me comprendre, de me venir en aide. Mais tu ne pourras pas m’empêcher de suivre ma voie.

Ses paupières se soulevèrent de nouveau, et il la fixa intensément.

- Mais sois là pour moi s’il te plait… Si c’est le cas, je pourrai peut-être rester un peu plus…humain.
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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptyDim 26 Juin - 21:17

- Je sais oui. La douleur … Tellement plus horrible que toute les autres. La psychique. Je sais qu’elle te manque. L’absence ne disparait jamais, je pense. Ni la douleur. Le temps l’estompe juste. Mais je pense que ça tu l’as compris …

Le contact du Serdaigle était différent. Il n’était pas que de la chaleur posée sur ses joues et son front, non c’était différent. Plutôt plaisant. Elle commençait à avoir froid. L’image de Corwin transformé en bouillotte lui vint à l’esprit, la faisant rire doucement. Il n’y avait plus d’animosité. Plus de crainte. Juste … De la peine et de l’espoir. Erell avait l’espoir fou qu’il redevienne celui qu’il avait été. Son visage capturé entre les mains de son interlocuteur, la jeune fille réfléchissait. Que devait-elle lui dire ? Qu’être perdu n’était pas une fatalité ? Que le chemin s’étendait déjà à ses pieds, qu’il était juste perdu dans la brume ? Non, Corwin n’était pas le genre de personne qui croyait à ce genre de choses.

- Corwin … Tu n’es pas perdu, tu as juste pris une impasse, à toi de trouver le chemin que tu veux prendre pour en sortir. Qu’importe lequel tu choisiras, je serais là, près de toi. Je t’aiderais pour retrouver la voie que tu veux prendre. A toi de choisir. Le choix t’appartiendra toujours.

Elle imita le geste de l’aigle, en plaçant ses mains sur les joues du jeune garçon. Plongeant ses yeux fatigués dans l’immensité verte que reflétaient ceux de Corwin, Erell lui sourit. Mélange de soulagement, de déception, de joie et de tristesse. Il avait dit ne pas vouloir devenir totalement un monstre. Mais il n’avait pas non plus dit vouloir redevenir gentil. Qu’importe. Pour elle, il s’agissait là d’une petite victoire. Erell savait que jamais elle pourrait le changer seule, mais si plusieurs personnes si mettaient … Peut-être que … Mais demander à qui ? Jimy ? Non, trop mauvais, malgré les apparences. Elle ne connaissait en rien les fréquentations du jeune homme, et ne savait sur qui s’appuyer. Tant pis, elle agirait seule. Elle chercherait seule une solution pour le sortir de l’ombre, pour le faire toucher à nouveau la lumière du bout des doigts. Quoi qu’il lui en coûte. Elle ne le connaissait pas plus que cela, mais, au fond d’elle, Erell savait qu’elle se devait de l’aider.

- Je n’ai jamais eu dans l’idée de te contraindre de suivre une autre voie que celle qui est la tienne, petit aigle. Je ne suis pas ton frein. Je suis … Ta bouée, ton aide. Je serais là, pour toi, toujours. Qu’importe tes opinions, tes choix, tes actes, je serais là pour toi. Et cela à jamais.

Doucement, elle glissa ses mains vers la nuque de l’aiglon pour incliner sa tête et déposer un baiser sur son front. Elle ébouriffa ensuite tendrement les cheveux de son comparse et lui sourit. Puis, la jeune fille attrapa les mains de Corwin et les enleva de ses joues. Avec calme, sans être brusque, Erell sortit de ce cercle de chaleur qu’il formait à lui tout seul. Après un dernier regard, elle se dirigea vers la porte de sortie, en murmurant un sort pour que le verre brisé disparaisse. Un sourire pendu à la commissure de ses lèvres, la bretonne s’arrêta sur le pas de la porte, et sans se retourner, lui dit :

- N’oublies pas, je serais là, quoiqu’il advienne. Je t’en fais le serment.

Elle s’engouffra dans le couloir, bien plus sereine qu’à son arrivée. Une certitude nouvelle était gravée en elle. Elle l’aiderait à surmonter tout les problèmes qu’il rencontrerait. A ce moment là, Erell était loin de se douter qu’il y en aurait tellement.

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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptyMar 28 Juin - 18:27

Elle passa le pas de la porte. Il se retrouva seul, au milieu de la pièce à présent vidée de tout débris. Le poste continuait de fonctionner, et de passer des litanies, moroses et lentes. Corwin s’en approcha, et éteignit doucement l’appareil. Il demeura fixe un instant, le souffle posé, calme.

Peut-être pourra-t-elle vraiment m’aider…qui sait?!

Sortant de sa léthargie, il se retourna, et gagna à son tour la sortie. Son corps brûlait, et il lui fallait calmer son corps rapidement. Trop d’évènements l’avaient assailli depuis son arrivée au pique-nique de la petite poufsouffle. Et à présent, une immense fatigue le plombait. Ressentant alors violemment les effets dont lui avait parlé Ellana, Corwin dut se retenir au mur pour ne pas flancher. Sa respiration était à présent lourde, et il suait à grosses gouttes.

Se redressant, il traversa du plus vite qu’il put les différents couloirs. Gagnant les douches, il enclencha directement l’un des jets, s’aspergeant de l’eau froide. La sensation mordante vint finalement à calmer sa peau enflammée, et son cœur réussit à retrouver, peu à peu, un rythme plus normal.
Soupirant d’aise, il se retira, et se rendit seulement compte de sa demi-nudité. Attrapant alors une serviette propre posée dans un casier, il entreprit de se sécher rapidement, puis se passant la serviette sur les épaules, il sortit en vitesse. Tomber sur un préfet à une heure aussi tardive n’était pas la meilleure des solutions.

En gagnant le dortoir, il sentit encore non loin la trace d’Erell. En se repassant les derniers moments passés ensemble dans la salle, il eut une petite bouffée de joie. Elle était une nouvelle promesse, et une note de couleur dans son esprit.
Ellana lui avait apporté beaucoup, et il ne demandait qu’à la revoir. Mais Erell lui avait donné autre chose. Un petit éclat d’une lumière qu’il discernait autrefois.
Grimpant les escaliers, une esquisse de sourire se peignit sur ses lèvres. Son petit éclat.

Arrivé dans le dortoir, il se rendit sur la pointe des pieds à son lit. Tous étaient déjà profondément endormis depuis longtemps. Les Serdaigles avaient la réputation d’être sérieux. Peut-être même un peu trop parfois.

Balançant la serviette sur une chaise, il entreprit de se changer, s’écroula sur le lit, et fixa le plafond
.

Erell Bowen…

Il sourit plus amplement. Il se retourna alors, se mettant en travers de son lit et passant la main sous le sommier. Ses doigts effleurèrent la surface cylindrique, douce et froide. Il caressa le pieu, tout en ramenant à ses lèvres la bague de la Mort.

Ellana…

Il s’endormit, passant une nuit sans rêves. La première fois depuis bien longtemps…
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MessageSujet: Re: La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV]   La glace s'effondre, et toi et moi en serons les parcelles brisées.[PV] EmptyLun 4 Juil - 17:33


En sortant de la salle, elle avait regardé dans le couloir, pour vérifier qu’elle ne rencontrerait personne d’indésirable. Profitant de la fraicheur de la nuit, Erell sourit. Cette nuit était particulière, cette nuit devait rester gravée dans sa mémoire, comme si elle avait été marquée au fer rouge par ses instants si particuliers et précieux.

Erell n’avait pas prit le chemin le plus court pour rejoindre son dortoir. Elle avait fait des détours, profitant de l’ombre qu’apportait la nuit pour se balader un peu. Depuis quelques temps, elle adorait découvrir le château lorsque celui-ci était endormi. La jeune fille resta un instant interdite devant une fenêtre, à observer la nuit et le manteau lugubre qu’elle avait déposé sur l’école.

Puis, Erell se décida à rejoindre sa couchette, la fatigue l’accablant trop pour être ignorée. Silencieuse et invisible, l’ancienne pianiste traversa le château en sens inverse, revenant sur ses pas. En arrivant devant le tableau qui permettait l’entrée dans la salle commune des Gryffondor, Erell vint à se demander si réveiller l’occupante du dit tableau en pleine nuit était une bonne chose. Mais avant d’avoir trouvé une réponse adéquate à sa question, une voix trainante et endormie lui demanda le mot de passe, qu’Erell donna avec une joie non dissimulée.

La bretonne rejoignit son lit à pas de loup, pour ne pas déranger ses camardes de dortoir dans leur paisible sommeil. Se changeant rapidement, elle finit par s’écrouler avec classe et dignité sur son lit à baldaquin, provoquant par la même occasion les miaulements indignés de Miette, sa chatte. La caressant du bout des doigts pour la faire taire, la jeune fille repensa à sa soirée pour le moins… Spéciale.

Souriant dans le vide, Erell contempla le plafond de la chambre un instant, avant de tirer les rideaux de son nid douillet et de se mettre dans la position du fœtus pour s’assurer que le reste de la nuit soit paisible et réparateur.

Corwin Egnis, vous êtes un curieux personnage. Qu’on se le dise…



Fin du rp

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