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 *Grain de sable, rêves et empathie* ( PV Loélia )

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Corwin Egnis
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Corwin Egnis

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MessageSujet: *Grain de sable, rêves et empathie* ( PV Loélia )   *Grain de sable, rêves et empathie* ( PV Loélia ) EmptyVen 29 Avr - 21:15

Ses pas n’étaient que bruissements dans l’herbe rase du parc. Cela faisait maintenant quatre jours qu’il n’avait presque pas fermé l’œil, et la fatigue se lisait aisément sur ses traits ; son teint habituellement pâlot virait au blanc cassé, de lourdes cernes assombrissaient son regard, et les iris habituellement d’un émeraude brillant, n’avait alors plus aucun éclat, tirant sur un vert grisé, terne.

Ses cheveux étaient encore légèrement mouillés ; parti vers le lac, il avait nagé, nu, durant prés d’une heure dans le clair de Lune, montant et chassant les derniers rayons de Soleil. Pensant pouvoir se fatiguer largement, il en avait profité pour essayer de se détendre. Mais rien à faire. Il demeurait tendu, et il se doutait que malgré sa nage, le sommeil ne viendrait sans doute pas de ci-tôt.

Avançant et laissant traîner sa sacoche contenant la serviette trempée. Il déambulait à travers les arbres, dodelinant de la tête et entonnant tant bien que mal un air, dont il n’arrivait même plus à se souvenir le nom.
L’air était frais, et des frissons le parcoururent lorsqu’un léger vent vint lui souffler ses mèches humides. Son corps devenait difficile à bouger, la morsure de la brise le ralentissant. La chaleur de la journée ne semblait jamais être apparue.


A croire que le temps adore emm**der le monde…

Pestant intérieurement contre l’élément, il continua sa route, débouchant à la fin du parc, entre les derniers peupliers. Il crut alors entendre un tout petit cri aigu tout près. Surpris, Corwin s’arrêta, attendant de voir s’il n’avait pas juste rêvé. Rien ne vînt.

Si je commence à halluciner ça ne va pas le faire.

Il se mit de nouveau en marche, mais à peine eut-il fait deux pas qu’il perçut de nouveau le même léger cri. Fronçant les sourcils, il se tourna vers les arbres d’où venait le son, et se dirigea dans la dite direction. Les rayons de Lune amenaient des ombres inquiétantes entre les troncs, et en temps normal et à cette heure, il aurait sans doute été un peu effrayé. Mais son état de fatigue tellement avancé le rendait plus ou moins ahuri devant les formes sombres. Regardant le disque blanc dans le ciel noir, il se mit à lui parler d’un ton détaché.

- Oh tu peux toujours projeter tes ombres ma grande ! Je m’en fous complètement !

De plus en plus à l'ouest.

Punaise voilà que je parle à la Lune maintenant !

Il passa entre deux arbres et vit une forme allongée en bas de l’un d’eux. Une fille plus jeune que lui s’agitait sur l’herbe. Complètement hébété, il la regarda un instant trembler dans l’ombre du peuplier, pensant qu’elle jouait une quelconque comédie.

- Mais tu fais quoi là ? T’es tombée sur la tête ?

Mais voyant que la fille ne lui répondait pas, il s’approcha un peu plus des petites plaintes, et une branche s’écartant sous le vent, la lumière pâle lui fit découvrir les paupières closes.

-Qu’est-ce que… ?

Posant une main sur sa joue, il la sentit glacée, et ses lèvres étaient tintées de bleu.

- Eh ! Réveilles-toi ! T’es folle de rester ici par ce froid !

Mais bien qu’il l’ait secouée, la jeune fille ne se réveilla pas, trop profondément assoupie.

Eh m*rde !

Alors sortit de sa torpeur, il retira rapidement sa veste, et entoura le corps fin du tissu épais. Puis, redressant le buste toujours agité de petits glapissements, il passa son bras droit sous les mollets délicats, l’autre sous ses épaules, et souleva le poids plume, l’exposant le moins possible au vent de plus en plus fort.
Angoissé pour elle, il traversa les derniers pans d’herbe le plus rapidement possible, ses bras maintenant découverts et grelottants. Mais trop préoccupé par l’état de la fille dans ses bras, il força le pas et arriva finalement dans le hall, où il la posa le plus délicatement possible sur un banc.
Personne dans les environs. Il frictionna les bras fins et lui tapota les joues, tentant de la tirer de cette torpeur apparemment cauchemardesque.


- Réveilles-toi…


Dernière édition par Corwin Egnis le Dim 1 Mai - 22:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: *Grain de sable, rêves et empathie* ( PV Loélia )   *Grain de sable, rêves et empathie* ( PV Loélia ) EmptySam 30 Avr - 8:27

Ce dernier vendredi de vacances avait été mouvementé. D’abord, ma rencontre avec Dakeyras. Puis, une lettre de ma grand-mère m’annonçant que mon grand père était décédé. Si on continuait dans la lancée, je m’étais chamaillé avec une de mes camarades de chambre pour une histoire puérile. Bien que je ne leur accordais pas vraiment crédit, l’idée de m’être brouillée pour une histoire de bougie parfumée à la fraise me peinait. Si on rajoutait à ça que j’avais eu une migraine en fin d’après midi et que j’avais passé la journée à me cogner dans à peu près tout ce qui passait, on comprenait aisément que je ne sois pas au meilleur de ma forme. Après le dîner un sentiment de profonde solitude et de lassitude m’envahie. J’avais cherché du regard Caleb puis Hector mais aucun des deux n’étaient présent.

Pour me remonter le moral, je décidé d’aller m’assoir dans le parc. Près du peuplier, pourquoi pas. Je m’installais donc et je me mis à observer les étoiles. Je pensais à mon grand père. C’était lui qui m’avait appris mes premières bases d’astronomie. Une larme roula le long de ma joue et je l’essuyais d’un geste rapide de la main. Pleurer les morts ne les faisaient pas revenir disait ma Tante. C’était vrai et pourtant … Ma peine était si grande qu’elle envahissait chaque espace de mon corps, faisant gonfler mon cœur au point qu’il menace d’éclater, elle était présente dans tous les pores de ma peau, toutes mes respirations, dans les moindres endroits de mon cerveau. Pour moi, les larmes n’étaient que le moyen de réguler toute cette tristesse, toute cette peine car, sinon, on finirait submerger par elle. Je posais ma tête contre le tronc. Son contact rugueux et froid apaisa la douleur dans mes tempes. Me concentrant sur ma respiration pour ne plus penser, je ne sentis pas le brouillard m’engloutir. Inspirer. Expirer. Inspirer. Expirer. Je tombais.


*Flash*

Chute.

Je dégringolais en chute libre.

Loélia !

Il m’appelait. Le seul son de sa voix provoquait les battements de mon cœur.

A l’aide !

Lui aussi tombait. Je tendais le bras pour essayer de le retenir, mais je ne saisissais que du vide. Il n’y avait pas de terre ferme sous mes pieds, je me débattais dans la boue. Nos doigts s’effleuraient, je distinguais des éclats de lumières verte dans l’obscurité. Puis il m’échappait, et je n’éprouvais plus qu’un intolérable sentiment de perte. Son odeur continuait de flotter dans l’air, cependant. Mais il m’était impossible de le rattraper. Or, il m’était impossible de vivre sans lui.

Autour de moi, le paysage à changé. Il était minuit, mais le ciel était en feu. Les hautes flammes l’illuminaient, vomissant des torrents de fumée qui avalaient tout sur leur passage. Même la lune. La terre était devenue marécage. Un sol de cendres qu’avaient détrempé les pluies ayant précédée l’incendie. Je toussais sous l’effet de la fumée. Elle brûlait ma gorge au point de rendre ma respiration douloureuse. C’était la fin du monde. La fin de mon monde.

J’entendais les hurlements mêlés aux sorts et aux incantations malgré le rugissement des flammes. J’entendais les mages noirs brailler leurs ordres assassins. Poudlard brulait. Il ne resterait plus rien. Je m’engouffrais alors dans le château. Il fallait que je les aides. Je me mis à courir. Je ne savais même pas où aller. Soudain, un morceau de plafond s’écroula devant moi. Je poussais un gémissement sourd.

C’est là que je le vis. Celui que j’étais venu chercher en dépit du danger. Caleb. Il me tournait le dos, aux prises avec je ne sais quelle créature. Je n’en n’avais jamais vu de pareil. Il était en sueur et couvert de suie. Blessé aussi. Sa robe était maculée de sang au niveau des reins. Et sur son bras s’étendait une horrible plaie. Mon estomac se contracta quand je vis un sorcier déboucher du couloir parallèle la baguette pointée sur lui et sans réfléchir je lançais un sortilège de stupéfixion. Il s’écroula avec un son sourd. Caleb jeta un rapide coup d’œil derrière lui et esquissa un sourire quand il me vit.

Je courrais le rejoindre pour lui prêter main forte. Et puis … La lumière verte. Je ne l’avais pas vu celui là, mais il ne m’avait pas loupé. Je ne verrais donc jamais la fin du rêve. Je ne rêvais plus.

Rien ne bougeait. Rien. Tout était figé, parfaitement en place, comme dans un musée de cire. Les volutes de fumées étaient bien des volutes, cotonneuses et grises, mais elles ne se déplaçaient plus, ni vers le haut, ni vers le bas. Elles se contentaient de rester suspendues, telles les pans d’un décor en arrière- fond. Les flammes étaient toujours transparentes, incandescentes mais elles ne brulaient plus rien. Ne faisaient aucun bruit. Même l’air était immobile. Un, deux, trois. Une plume qui tombe. Une décharge électrique a parcouru mon corps. Je me suis détendue. Je l’ai accueillie. Acceptant la perspective de ma mort. Quatre, cinq, six. Son sourire. Sept, huit, neuf. Son odeur. Dix. Le néant.


*Fin du flash*

Des fourmillements dans les bras. Des picotements. Un sol dur. Une douceur sur ma peau. Une voix. Qui me soufflait de me réveiller. Ouvrir les yeux. Ouvrir ses satanées paupières. Tout ça n’était qu’un rêve. Réveil toi tu peux le faire. Je mis toutes la volonté du monde dans mon geste mais enfin je pu sortir de ma torpeur. A l’instant même ou la lumière inonda mon champ de vision, mon estomac se contracta et je me tournais pour vomir les restes de mon diner. Élégant. J’avais mal à la tête. Mais je me sentis apaisée. J’étais... j’étais où ? En sécurité, c’est certain, mais où ? Je cherchais quelque chose à quoi me raccrocher et mes yeux se posèrent sur le jeune garçon accroupi à côté de moi. Tout d’un coup, la honte s’insinua en moi. J’avais vomi devant lui. Quelle horreur. Je me cachais le visage entre mes mains et soufflait à son intention :


« Je suis désolé … »

_________________
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Corwin Egnis
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MessageSujet: Re: *Grain de sable, rêves et empathie* ( PV Loélia )   *Grain de sable, rêves et empathie* ( PV Loélia ) EmptySam 30 Avr - 11:04

La petite flaque de vomi atterrit juste à ses pieds, quelques gouttes de bile allant éclabousser légèrement ses bottines. Le corps figé, il baissa ses yeux écarquillés, puis les posa sur la jeune fille en levant un sourcil.

- Hum…

Malgré les tâches acides peu ragoutantes, il retira ses chaussures et les envoya valser derrière lui, son état de j’en foutiste crevé reprenant le dessus.

- J’irai les nettoyer tout à l’heure. Heureusement que tu n’avais presque rien mangé.

Il aurait sûrement gueulé sur elle s’il avait été en meilleure forme. Mais après tout, elle ne l’avait pas fait exprès. Elle avait l’air sacrément perturbée, et elle était maintenant agitée de petits sanglots. Les bribes de son cauchemar apparemment toujours présentes à sa vue.

Il l’observa un instant : un corps tout fin et frigorifié dans le long manteau noir. Il fallait qu’elle se réchauffe rapidement, sous peine de vraiment se retrouver au plus mal. L’oiseau parla d’une voix monocorde, embuée de fatigue.

- Frictionnes toi. A mon avis, tu es quand même restée quelques temps dehors. On n’a pas idée de rester si peu habillé par cette température !

Corwin se baissa, et attrapa sa sacoche qu’il avait laissée tomber à terre en arrivant. Fouillant à côté de la serviette, il en sortit un paquet de mouchoirs, et quelques biscuits qu’il n’avait pas touché.

- Tiens…Sèches tes larmes et manges ça. Ca te fera du bien.

Une vraie mère poule.

Tendant le tout à la fille, dont il ne connaissait toujours pas le nom, il retourna encore le peu d’affaires qu’il transportait, vérifiant s’il n’avait pas pris un pull en plus. Mais l’oiseau fit chou-blanc.

Pff je ne vais quand même pas m’envelopper avec mon drap de bain trempé…

Rejetant le sac avec énervement, il s’assit à côté de la fillette, ramenant ses pieds contre lui, et passant ses bras à présent gelés entre ses jambes. Les courants d’air ne cessaient d’agiter les parties basses du château, et l’oiseau pouvait entendre les bourrasques vrombir à l’extérieur. Sa voisine était silencieuse, hormis les quelques remous continuant de l’agiter. Jetant un coup d’œil dans sa direction, il vit sa mine déconfite aux lèvres encore légèrement bleuies.

Intrigué par cette attitude renfermée, cette carapace si épaisse, Corwin ferma les yeux, et attendit. Se vidant la tête, il se laissa en contrepartie gagner par ce que ressentait ce visage poupin. Il avait déjà bien remarqué que la tristesse l’imprégnait. Qui aurait loupé quelque chose d’aussi flagrant ? Mais cet accablement ne dominait pas parmi tous les afflux lui parvenant. Malgré son état, l’oiseau alla un peu plus en profondeur, tentant de raffermir sa concentration. L’esprit de la jeune fille semblait prit de tumultes rageurs, arrivant de toute part. Une onde d’anxiété se dessina au loin, et bien qu’il puisse dorénavant mieux contrôler sa capacité, Corwin se laissa quelque peu envahir par l’émotion, tellement intense.

Rompant volontairement le contact, il se pinça l’arête du nez, tentant de remettre de l’ordre dans ses idées. Se calmant rapidement, il venait de voir à quel point la petite tête dorée était secouée. Et il s’était montré un peu bourru en lui parlant. Mais il ne savait alors pas à quel point, celle qu’il avait ramené de la tempête se levant, semblait mal en point sentimentalement. Il se racla la gorge, et un nuage de vapeur s’avança lorsqu’il ouvrit la bouche.


- Je m’appelle Corwin.

Il marqua un temps d’arrêt, se demandant si son intention n’était pas trop indiscrète.

Et puis zut !

- Pourquoi es-tu si inquiète ?
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MessageSujet: Re: *Grain de sable, rêves et empathie* ( PV Loélia )   *Grain de sable, rêves et empathie* ( PV Loélia ) EmptyLun 2 Mai - 11:52

J’étais en train de mourir de froid. Je ne sentais plus mes pieds, ni le bout de mes doigts. Secouée de tremblements incontrôlables. Il y avait cette fraîcheur humide dans mes cheveux et je commençais à claquer des dents. Sauf que je ne savais pas si c’était le rêve qui avait provoquait ceci ou le fait que je reste trop longtemps dehors. Des points de couleurs dansaient devant mes yeux. Je me souvenais d’un autre rêve de ce genre, fait quelques mois plus tôt. Il s’était soldé par l’évènement funeste qu’il avait prédit. Or c’était ma propre mort que je venais de vivre. A cette pensée mon estomac se contracta à nouveau mais il n’y avait plus grand-chose à faire remonter si ce n’est un flot acide de bille qui me brûla la gorge.

Je jetai un coup d’œil à mon compagnon d’infortune. Lui aussi avait les traits tirés et pour quelqu’un qui m’avait trouvé dehors en pleine nuit, preuve qu’il s’y trouvait aussi, je le trouvais un petit peu antipathique quand il me sermonna sur le fait que j’étais resté si peu habillé par une température pareille. Quand j’étais sorti l’air était encore doux. Et je n’avais pas prévu ce qui c’était passé. J’avais été prise par surprise. En traître. Je voulu l’en informer mais je claquais des dents si fort que je m’en mordis la langue. Les larmes me montèrent aux yeux pendant que je m’efforçais d’obéir au Serdaigle en frottant énergiquement mes mains sur mes bras. Il fouillait dans son sac et me tendit en premier lieu un paquet de mouchoirs dont je n’avais aucunement besoin et des biscuits que je ne pouvais pas daigner avaler. Décidément, je n’étais pas très coopérative ce soir. Il s’assit à côté de moi et s’entoura de ses bras pour se réchauffer.

A y regarder de plus près, il devait être en quatrième année. S’il ne connaissait aucun sort pour nous réchauffer, je voulais bien me couper une main. Je n’étais pas capable de sortir ma baguette pour lancer Selfcalor moi-même alors je me contentais de le dévisager. Il était terriblement silencieux. Son visage était pâle comme la craie et des cernes bleus tirant sur le noir lui donnaient un air malade. Même son regard était terne. Je me mis ensuite à fixé les dalles devant moi. Nous serions pourtant bien mieux à l’infirmerie lui et moi. Je bougeais un peu, essayant de me relever. Peine perdue. Le jeune garçon ferma les yeux et je cru un instant qu’il était en train de s’endormir. Et au moment où je commençais à m’inquiéter de le voir si raide et si pâle, il se pinça l’arrête du nez, se racla la gorge et se présenta :

Je m’appelle Corwin.

Et bien, mon cher Corwin, saches que si nous ne bougeons pas de là dans les dix prochaines minutes, je pense que nous sommes tous les deux bons pour une pneumonie carabinée. Je sortis ma baguette, et décidai de tenter le tout pour le tout. Il me coupa au moment où je m’apprêtais à faire un feu du paquet de mouchoirs. J’étais déjà entrain de les amonceler non loin de nous sur une dalle de pierre brute.

Pourquoi es-tu si inquiète ?


Je ne sais pas pourquoi ce fut la colère qui s’empara de moi à cet instant précis. Peut être parce que j’en avais raz la frange que tout le monde se permette de me poser des questions sur ma vie intime. Sur ma relation avec Gabriel. Sur ma relation avec Caleb. Sur mes activités dans la serre. Sur le pourquoi de mes mauvais résultats scolaires. Et maintenant, même mes sentiments étaient passés sous interrogatoire. J’avais envie de tous les envoyer paître ailleurs. Je n’avais plus le droit d’être triste ? Plus le droit d’être inquiète ? Pourquoi fallait-il toujours que je sois le rayon de soleil qui jamais ne cesse de sourire ? La colère me fit trembler. Mêlez-vous de vos affaires. Une fureur intense jaillissait en moi. Il ne savait rien de ce que je ressentais. La colère brûlait comme une flamme dans le terrible vide qui s’était installé en moi depuis mon réveil. Je répondis d’une voix tremblante, me contentant de serrer ma baguette pour éviter tout acte répréhensible ou que je regretterais.

- Je ne suis pas inquiète. Tu n’as aucune idée … Tu ne sais pas … Je ne veux pas parler de ce que je ressens, compris ?

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MessageSujet: Re: *Grain de sable, rêves et empathie* ( PV Loélia )   *Grain de sable, rêves et empathie* ( PV Loélia ) EmptyLun 2 Mai - 22:02

Le ton tranchant de la fille était sans appel, se voulant assez sec pour ne pas pousser le serdaigle à entamer cet embarras. Fixant la paroi de pierres en face de lui, Corwin sentit une colère soudaine se nouer aux sentiments de la petite blonde. Elle, affirmant ne pas être inquiète.

Tu ne pourras rien me cacher de ce côté…

Ce flux rageur l’amusait plus qu’autre chose. Mais bien que profondément déconnecté, il ne pouvait ne pas remarquer qu’un certain courage, et peut-être un certain culot aussi, émanaient de la fillette.
Tournant ses yeux assombris d’affaiblissement sur elle, un sourire ténu apparu néanmoins sur ses lèvres blafardes.


- A ta guise. Si tu n’es pas inquiète, alors calmes ta colère.

Notant le petit poing crispé contre la hanche, apparemment prêt à projeter une quelconque protection, ou attaque, l’oiseau prit un air amusé.

- Et lâches ta baguette. Tu n’as rien à craindre de ma part. Si j’avais désiré le contraire, je t’aurais laissée grelotter dehors, et tu ne porterais actuellement pas mon manteau. Pas vrai ?

Lui adressant un regard entendu, il se retourna de nouveau. La température ne cessait de chuter, et il n’avait pas eu le réflexe d’apporter ne serait-ce qu’une once de chaleur en arrivant. Et il pressentait que l’énervement de sa voisine allait augmenter encore d’un cran s’il ne réagissait pas sur l’instant. Posant ses pieds sur le sol froid, il sortit le bois longiligne pointant dans son dos, puis se tourna face au banc.

- Si tu n’as pas assez chaud après cela, tu connais sans doute la formule qui pourra augmenter la température de ton corps. Mais je ne pense pas que tu vas en avoir besoin.

Il dirigea sa baguette mordorée vers le siège de pierre gelé, puis tenta de concentrer le peu d’énergie qu’il lui restait pour rendre à cette fille un réveil plus agréable que quelques instants auparavant.

- Calor !

L’air se mit à onduler devant eux, chaque molécule s’agitant de plus en plus sous l’effet cuisant qu’apportait le bout à présent rougeoyant. La cible de pierre se réchauffa sensiblement, finissant par apporter une température plus qu’appréciable dans ces courants d’air froids. L’oiseau apporta quelques notes supplémentaires de touffeur au mur, sur lequel la fille pourrait dorénavant s’appuyer. Ramenant son sac, il sortit sa serviette encore imbibée d’eau, et la posa au bout du banc, histoire de lui en faire profiter quelque peu.

- Voilà, beaucoup mieux. J’espère que cela suffira pour que tu puisses te sentir un peu plus à l’aise.

Rangeant sa compagnonne contre lui, il alla regagner sa place, à présent plus qu’agréable. Il laissa un instant les effluves ardentes venir lui lécher les jambes, pour remonter doucement le long de son corps frigorifié. Il se sentait beaucoup mieux. Posant sa tête contre une pierre derrière lui, il parla tout bas, une caresse afin de ne pas perturber cet instant dont il se délectait.

- Je te prie de m’excuser pour tout à l’heure… Je ne voulais pas du tout t’offusquer. Disons que j’ai senti ton…embarras. Mais je comprends tout à fait que tu ne veuilles pas t’épancher là-dessus. Surtout avec un parfait inconnu.

Il la regarda cette fois plus gentiment. Il n’avait pas envie de se forger une image de garçon peu avenant, et il n’avait certes pas été éduqué dans ce but. Il lui adressa alors un petit sourire, retrouvant un semblant d’éclat dans ses yeux.

- Je ne te poserai pas de questions ne t’en fais pas. Sauf pour te demander ton nom par contre.
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