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 *Balcon extérieur* Moment seul, privilégié. (PV Erell)

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Caleb Roarch
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Caleb Roarch

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MessageSujet: *Balcon extérieur* Moment seul, privilégié. (PV Erell)   *Balcon extérieur* Moment seul, privilégié. (PV Erell) EmptyJeu 21 Avr - 19:33

musique complètement inapproprié mais j'aime x)


Erell ! Erell !

Caleb courait dans tous les sens à sa recherche. Pourquoi ? Elle avait choisi sous l’influence de Caleb, de James, la bonne voie. Mais au moment propice, le moment qui déterminé vraiment la loyauté de tous, les nouveaux membres de la nouvelle ADT, Erell n’était pas présente. Ils durent se passer de sa présence lors du coup d’Etat de l’ancienne ADT.

Pourquoi n’était-elle pas venue ? Etait-ce par peur ? S’était-elle rendu compte que finalement cette voie n’était pas celle qu’elle aurait dû choisir ? Non, impossible. Le mal était la meilleure voie, celle qui les délivreraient tous, celle d’une promesse de paix un jour, une promesse d’avenir. Et tous bons mages noirs ou Mangemort s’évertuaient à rendre ce monde meilleur tant bien que mal.

Lors de l’assaut, quand elle manquait à l’appel, il n’avait vu qu’une silhouette encapuchonnée s’éloigné discrètement de la scène. Caleb ne voulait pas penser que c’était-elle, il voulait tellement qu’elle soit présente, à ses côtés. Bien qu’il sache pertinemment qu’elle n’était pas sa mère, elle lui ressemblait. Et même s’il savait que jamais elle ne l’apprécierait, il aimait être à côté d’elle, juste pour humer son parfum enivrant, se dire qu’il aurait aimé connaitre sa mère, une mère si belle, ça il en était fier.
Quoiqu’il en soit, elle n’était pas présente, et Caleb déçu, voulait à tout prix savoir pourquoi.
La recherche était vraiment difficile. Il avait l’impression que Poudlard, le château se moquait de lui en lui lançant des sarcasmes du genre : -tu vas la trouver !

Bien sûr, sans aide, et dans un domaine aussi immense que celui de Poudlard, c’était un jeu d’enfant. Pourtant, malgré les apparences, Caleb avait dû mal interpréter les propos soit disant « sarcastique ». Mais au fond il s’en fichait, ce n’était qu’un pittoresque château qui tomberait bientôt. En revanche, si cela aurait été une personne, il aurait réagis différemment, il s’en serait surement et amèrement voulu…

Il l’aperçut, sur un balcon de l’édifice du Château, seule, pensive. Elle avait l’air triste, et Caleb sans savoir pourquoi ne posa pas de question, de peur de la froissé, il se posa sur ses avant-bras, contre la rambarde où était Erell, dans la même posture. Elle avait choisi un endroit vraiment agréable, peu fréquenté et offrant une vue magnifique. On voyait la volière, avec les centaines d’hibou appartenant aux élèves s’envolaient dans leurs enclos. Le soleil reflétait sa lumière sur les immenses arbres de la Forêt Interdite.
Caleb était conscient qu’il interrompait un moment, son moment, Erell et le vaste monde qui s’offrait à elle. Si belle …


Est-ce que ça va ? Je... je ne t’ai pas vu avec nous au moment … Enfin tu sais, quand on était tous réunis … Je voulais savoir si tu allais bien …

Il lui adressa un regard tendre, il était bien en sa compagnie, même si leurs opinions étaient différente, il n’empêchait rien qu’il appréciait être à ses côtés.

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Erell Bowen
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MessageSujet: Re: *Balcon extérieur* Moment seul, privilégié. (PV Erell)   *Balcon extérieur* Moment seul, privilégié. (PV Erell) EmptyMer 22 Juin - 13:29

Sa nuit avait été longue. Tellement longue... Elle avait luté longtemps contre les larmes, et le sommeil. Elle n’avait pas envie de s’endormir. Les yeux rouges d’avoir trop pleurer, Erell se traina hors de la salle commune pour une visite plutôt matinale du château. Il faisait encore sombre dehors, peut-être que le jour ne pointerait le bout de son nez que dans quelques heures … Qu’importe. Tout en elle lui hurlait de sortir, que c’était important, qu’il fallait absolument qu’elle se balade. Fatiguée, exténuée, brisée à l’intérieur, la jeune avait quand même obéit à cette stupide pulsion. Habillée d’un sweat shirt à capuche à l’effigie d’un groupe de musique français trop grand pour elle, Erell se promenait dans les couloirs, trop secouée pour faire attention à où elle allait.

Ses pas finirent par la mener sur le balcon extérieur de Poudlard. Elle ne venait que rarement ici, le temps lui manquait. Pourtant, la vue était magnifique et indescriptible. Le soleil commençait à se réveiller et les premières lueurs rouges vinrent caresser les sombres arbres de la forêt interdite, donnant à la scène un air encore plus macabre et terrifiant. Les bruissements d’ailes faisaient office de la musique digne d’un thriller américain, et lorsqu’un hurlement retenti, seul, Erell se surprit à sursauter légèrement. Appuyée à la rambarde, les yeux dans le vague, elle cogitait. Elle n’était plus une enfant, pas une adulte non plus. Le fait qu’elle ne soit pas capable d’assumer ses choix le montrait parfaitement.

Un jour, quelqu’un lui avait demander qu’elle bouton elle aimerait avoir pour contrôler sa vie. L’enfant qu’elle était avait dit, celui de l’avance rapide, pressée de grandir. Maintenant qu’elle y réfléchissait, elle souhaitait plus que tout avoir celui du retour. Ou celui de la pause. Arrêter le temps, profiter, s’enivrer de l’instant présent, jusqu’à l’écœurement, puis relancer la machine, la vie. Et trouver un autre moment de pur bonheur pour s’en saouler, comme un alcoolique d’une boisson, jusqu’au coma éthylique, puis repartir, plus fort, comme si jamais rien ne pourrait entacher votre bien être. En ce lieu précis, en cet instant, elle rêvait d’un moment magique. Parce qu’elle se sentait au bout du rouleau, parce que la volonté n’était plus là, que la déprime avait prit le pas sur tout. La volonté, l’envie et la promesse.

Tu étais ma plus grande fierté … J’étais si fière de toi … Tu avais tout, tout pour réussir. Mais quelque part, il y a eu un problème. J’ai fais de toi ce que tu étais, et je t’ai détruis aussi. J’aurais tellement aimé réparer mon erreur, petit frère. Je les ai trahis, tous, tous pour toi. Mais il ne pouvait te faire revenir. Ni lui, ni personne. Je me serais damnée pour que tu vives, Andrew. Je te l’assure. Même si mes paroles sont à présent vides de sens, j’aimerais que tu les entendes. Je n’ai pas fais exprès. J’espère que tu me comprends. Ou que tu avais compris. Mon petit Andrew … Mon petit frère …


Elle avait prit la drôle d’habitude de lui parler par pensées, quand celles-ci devenaient trop noires pour être exposées à l’oral, avec quelqu’un de normal. Parfois, la jeune fille avait l’impression qu’il comprenait, et que le vent qui se levait alors pour chatouiller son visage, était la réponse qu’il lui apportait. Erell s’excusait souvent, la culpabilité la rongeant autant que son chagrin. Cela faisait des mois maintenant, mais l’absence et la douleur étaient présentes comme au premier jour. Les gens lui affirmaient que la douleur disparait avec le temps. Mais l’absence ? Reste-t-elle toujours intacte ? Ou le temps fini-t-il par l’estomper un peu ? Cette question restait le plus gros point obscur dans l’esprit de la bretonne. Sans réponse, il l’obsédait. Elle avait besoin de savoir, savoir si elle cesserait de pleurer le vide qu’il avait laissé, ou si elle continuerait à se lamenter de l’avoir perdu.

Des bruits de course. Puis des bruits de pas. Légers, infimes. Erell ne tourne pas la tête. Ses yeux sont braqués sur l’horizon. Elle ne sait pas de qui il s’agit. La jeune fille s’en moque un peu, à vrai dire. On ne peut rien lui reprocher. Le soleil est levé, le château se réveille peu à peu. Et puis même, si on l’attrape, elle répondra de son erreur. Si elle est en tord, au moins, elle sait qu’elle ne se baladera plus à l’intérieur de l’école seule à l’aube.

Son regard fini par dévier vers le perturbateur. Caleb. L’enfant du Mal. Le serpent vicieux que personne ne pourra jamais changer. Pourri, rongé jusqu’à la moelle, c’est-ce qu’Erell définissait comme une cause perdue. Il semble inquiet. Peut-il seulement s’inquiéter pour quelqu’un, lui ?

- Aller bien ou non, ce n’est qu’une question de point de vue. Non ? Je suis bien. Que me veux-tu, Caleb ? Je te connais, tu ne viens pas que pour prendre de mes nouvelles. Qu’est-ce qu’il se passe ?

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MessageSujet: Re: *Balcon extérieur* Moment seul, privilégié. (PV Erell)   *Balcon extérieur* Moment seul, privilégié. (PV Erell) EmptyLun 4 Juil - 21:42

Fiouu, un vrai labyrinthe ce château, fort heureusement pour lui, il n’avait pas eu trop de mal a trouvé celle qu’il cherchait. Miss Erell Bowen, la seule qu’il savait qu’il ne lui ferait jamais aucun mal volontairement. Il ne pouvait certes pas affirmer cela, après tout, son père avait bien tué une femme qu’il aimait. Non, l’histoire ne se répèterait pas, premièrement, il n’était pas amoureux d’elle, et de deuxièmement, pas de deuxièmement.
Mais sa ressemblance frappante avec sa mère ne le laissait pas de marbre, comment ce pouvait-il qu’elle soit son sosie ? Les mystères de ce monde sont nombreux …

Mais le ton qu’elle prenait pour lui parlait le laisser perplexe, il ne savait pas comment le prendre avec elle, apprécier le fait qu’elle soit cassante ? Car il aimait les personnes de la même trempe que lui, ou bien le contraire, en imaginant sa mère d’une gentillesse extrême, ne pas apprécier le fait qu’elle se montre si hostile avec lui.
Bon, elle ne devait pas le porter dans son cœur plus que ça, aucune raison valable de faire un quelconque effort.


Eh bien, toi qui avait vu le chemin de la vérité, je voulais savoir pourquoi tu t’en es détourné.

Mais surtout, c’est si tu nous as vus, que comptes-tu faire d’une telle information …

Se souvenant de l’attaque de l’ancienne ADT, il se rappela qu’il y avait cette personne encapuchonnée, si c’était elle, elle était dans de beau draps, encore plus si elle comptait dévoiler ce qu’elle avait vu. D’ailleurs qu’avait-elle vu vraiment ?


C’était toi n’est-ce pas ? Tu es venu, et tu t’es défilé ? Pourquoi ? Tu nous avais rejoint, tu étais des nôtres, je croyais que tu avais compris que nous ne faisions pas ça pour une mauvaise cause.

Tu m’as déçu Erell …

Pourtant, malgré ses dires, ses doutes, ses convictions, elle restait impassible, comme si tout ce qu’il disait ne l’atteignait pas, comme si ses mots la traversaient, ne voulant pas s’imprégnaient d’elle, entrant par une oreille, et sortant de l’autre.
Caleb comprenait à présent le vrai sens de l’expression parler à un mur. Un mur qui n’écoute pas, une fille qui se refuse la vérité, la liberté, en quelque mot, du gâchis, décevant, pitoyable …

Caleb vint près d’elle, à distance raisonnable, et s’appuya contre la rambarde. Le lieu choisi par cette fille aussi fermé que lui, était … Eblouissant, on y apercevait avec clarté l’étendue immense du Lac Noir et de la Forêt Interdite, et au plus bas, le parc où d’autres élèves batifolaient, vaquaient à leurs occupations.


Y a-t-il une âme sous cette carapace que tu te donnes Erell ? Sous cette forteresse que tu t’es bâti ? Une volonté de changé le monde, de le rendre meilleur ?

Il se prononça sans la regarder, absorbé par le paysage d’une beauté renversante, pensif.

Nous sommes trop jeunes pour penser à trop loin dans le futur, mais en se focalisant juste sur cette école, qu’est-ce que tu souhaites au mieux pour elle ? Comment voix tu notre avenir à tous ?

Il se tourna à présent vers Erell, trop soucieux de ce qu’elle pourrait penser, il continua à parler. Il faut dire que pour un gamin de onze ans, il avait des idées bien prononcés, bien ficelé et bien pensé. Il réfléchissait souvent à la manière de voir les choses, il se remettait sans cesse en question pour savoir si ce qu’il faisait été bien, s’il suivait le bon chemin. Et parmi tous les éventuels futurs possibles, qu’il se dise qu’il suivait le bon chemin ou pas, ne représentait rien dans le livre du Destin, car il n’y avait qu’un bon chemin parmi tant d’autres, mais tous, tous les chemins n’avaient qu’une seule et unique destination.

Comment peux-tu croire un seul instant que ce que nous faisons est mal ? Tu as pourtant reconnu dans la bibliothèque avec moi et James que nous suivions le bon chemin, ensemble, tous ensemble nous suivons un seul chemin, celui de la délivrance, de la liberté, nous façonnons un avenir meilleur, comment peux-tu mettre ça en doute ?

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MessageSujet: Re: *Balcon extérieur* Moment seul, privilégié. (PV Erell)   *Balcon extérieur* Moment seul, privilégié. (PV Erell) EmptyDim 10 Juil - 16:15

- Détournée ? Détournée …

Erell éclata de rire. C’était un rire tout sauf joyeux, tout sauf spontané. Au moment où elle avait été certaine que c’était lui qui venait lui faire perdre le fil de ses pensées, Erell avait comprit qu’il ne venait lui parler que de ça.


- Je ne me suis pas détournée Caleb. J’ai fais mieux. J’ai quitté cette voie qui te semble si parfaite. Vous n’avez qu’une seule et unique erreur pour me perdre. Veux tu savoir laquelle ? Vous m’avez laissé seule. Vous n’auriez pas du, l’ombre est ma plus grande amie. Elle m’a fait voir ma bêtise, elle m’a montré du doigt ce que je perdais. Et le peu de je gagnais à vous suivre.

La bretonne le regarda, comme si elle le passait aux rayons X. Plissant les yeux, elle le détailla plus encore que ce qu’elle n’avait jamais fait. Puis, lassée, fatiguée, ou tout simplement désintéressée, elle détourna le regard, le focalisant sur le paysage, bien plus intéressant que l’élève à côté d’elle. Il continuait à lui parler, à s’évertuer à la faire revenir, à lui montrer qu’elle avait tord. Mais il s’acharnait pour rien. Jamais elle ne recommencerait. Jamais plus elle ne ferait cette erreur qui lui avait tant coûté déjà. Sans parler de ce qui lui restait à faire. Le plus difficile. Elle avait déjà avoué, elle regrettait déjà. Il ne lui restait donc plus qu’à quitter. Et se punir.

Et il continuait à lui adresser la parole. Levant les yeux vers le ciel, Erell admira ses teintes orangés. Le soleil commençait à se lever, et sa tranquille quiétude venait de voler en éclats. Ses derniers instants de calme et de répits venaient d’être mis à sac par un garçon de onze ans, qui l’horripilait. Mais elle ne pouvait se résoudre à l’envoyer voir ailleurs, un bâillon sur sa bouche l’en empêchait.


- Écoutes moi bien, Caleb. Je vais te dire quelque chose, et je ne vais pas le dire deux fois. Oui. C’était. Moi.

La jeune fille avait articuler exagérément, pour ne pas avoir à se répéter. Mais elle devait en dire plus. Le besoin d’en dire plus, non pas de se justifier, mais de l’éclairer, était présent.


- Je ne me suis pas défilée. J’ai fais demi-tour. Je n’étais pas juste à vos côtés, tu ne peux pas dire que je me suis défilée. Mais, si c’est ça qui te fais peur, je ne dirais rien. Jamais. A personne. Je lui ai fait une promesse, il ne le sait pas. J’ai promis de ne rien déclarer à personne.

Le soleil montait dans le ciel, les élèves se précipitaient dans le parc, pour s’amuser, se détendre, ou réviser aux premières lueurs du jour, tout simplement. Les regardant, le sourire aux lèvres, Erell se souvint des jours d’été dans le parc qui bordait sa maison en Bretagne. Les jours de beau temps, elle s’amusait comme une folle, riant aux éclats, jouant avec sa sœur, courant dans les herbes folles, barbotant dans le ruisseau. Ce n’était plus qu’à présent des souvenirs d’un temps lointain, révolu. Oublié.


- L’âme dont tu parles est là, différente de celle que tu voudrais que j'ai, sûrement, mais là, sous ma carapace. Elle est protégé par des milliers de couches que tu n’arriveras jamais à percer, mais ça, tu le sais déjà, n’est-ce pas ? Quand bien même, tu le voudrais, tu ne pourrais pas le faire. Quant au monde … Le monde est comme il est. Je vis dans un monde dont tu ignores l’existence. Le monde dont tu parles est déjà mort, voué à la destruction, au chaos. Le jour où les hommes y ont posés le pied fut aussi le jour où le monde commença à se détruire. Ne me parles pas d’un monde meilleur, la probabilité que l’homme parvienne à le rendre meilleur est inexistante. Nos actes ne servent plus à rien. C’est trop tard. Notre futur est incertain, à quoi bon se projeter ? Cette école est la seule chose qu’il me reste. J’ai bien l’intention de la garder intacte, et prête à servir pour les siècles à venir.


James. James. James. Le nom tourna en boucle, comme un disque rayé bloqué sur une note, dans sa tête. La bibliothèque. James. Caleb. James. Braquant sur le serpent un regard indéchiffrable, Erell remonta le fil de ses souvenirs.

« Alors tu aurais beaucoup à apprendre de moi ... »


James. Jimy. Deux personnages. Distincts. Le choc lui fit fermer les yeux et la forçat à respirer par la bouche.

- Le doute est une force, Caleb. Une vrai force. Je doute car sans cela, l’homme n’est rien. Il stagne, persuadé d’être parfait, de faire le bien. Le doute m’apporte ce que t’apporte le Mal. Un avenir meilleur ? En tuant ? En brûlant ? En saccageant ? En brutalisant ? Quel monde meilleur !


Le sarcasme était flagrant. Lassée de se justifier, de lui répondre, Erell tourna les talons et commença à marcher pour se changer les idées. Qu’il la suive si l’envie lui prenait.

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MessageSujet: Re: *Balcon extérieur* Moment seul, privilégié. (PV Erell)   *Balcon extérieur* Moment seul, privilégié. (PV Erell) EmptyJeu 21 Juil - 19:39

Non, il ne pouvait pas entendre ses mots, chaque fois qu’elle ouvrait la bouche, il sentait un boule au creux de son ventre, comme si ce que James lui avait dit à la bibliothèque ne représenté rien. Ce qu’il ne comprenait pas, c’était de se détourné d’un chemin, du seul chemin qui lui paraissait juste, mais qui était juste.

Pourquoi … ?

Pensa-t-il, lassé, déçu …
Il se leva et prit la direction des escaliers. Epoussetant sa cape de sorcier qui l’empêcher de la rattraper. Il la saisit par le bras et lui dit :


Tu te crois drôle ?

Elle tira son bras d’un coup sec pour continuer sa route. Caleb, saisit par l’énervement, se mit devant elle, il n’était pas possible qu’elle le laisse sans explication, sans qu’il sache le pourquoi de ce changement de situation.

Ça t‘amuse que l’on se batte pour nos idéaux ? Qu’on se batte pour une cause juste ?

Elle tenta de l’esquivé, mais le jeune Serpentard l’empêcher à de la laisser passer à présent. Il reluqua de bas en haut la jeune danseuse qu’elle était et ne put s’en exaspéré de la savoir amie avec ce qu’on appelle la bêtise, aveuglé par une fausse vérité, embrigadé vers un chemin qui ne la mènera nulle part, hormis la solitude, la déchéance, la mort …

Je le savais, j’étais sûr que c’était toi, et pourtant malgré le fait que tu étais là, tu ne nous as pas rejoint … Si tu savais à quel point ça me blesse …

Obliquant un soupir, il continua :

Tu sais que je devrais le mettre au courant, n’est-ce pas ? Et j’espère qu’il se montrera clément envers toi, car face à lui, tu n’as aucune chance de survivre …

Il se retourna, comme si c’était lui qui voulait partir, mais il cachait en fait sa déception, il aurait aimé qu’elle fasse partie de l’ADT, enfin il se fichait pas mal d’Erell, mais il aurait eu l’image de sa mère à ses côtés …

Je crois que toute tentative est inutile ..

Dit-il avec un léger sourire, qui envisageait de montrer qu’il était sûr qu’elle mourrait de la main de son mentor si elle décidait de dire ce petit secret à droite et à gauche.

Mais tu te fourvoies Erell. Cette école n’est en rien d’un endroit sûr, elle est corrompu jusqu’aux racines de ses fondations, un vieux fou dirige cette école. Mais un jour nouveau, un nouveau directeur se tiendra devant nous, un directeur juste, bon, et qui n’aura pas peur de se cacher dès que la situation devient trop excessive pour lui.

Il commença à se retourner en direction du bas des escaliers, maintenant, lui comme elle s’était à peu près tout dis.

Tu n’as personne en qui croire, notre directeur est un lâche, ton préfet est un traître, qui te reste-t-il Erell ? Vers qui peux-tu te tourner ? Il n’y a aucun mal à croire en le seigneur des ténèbres, il est tout ce que chaque élève de Poudlard à besoin.

Il tourna le dos à Erell, en commença à descendre les marches.

Je ne souhaite qu’une chose Erell, que tu ouvres les yeux à nouveau sur notre monde, que tu te souviennes de notre rencontre avec James dans la bibliothèque, et que tu aperçoives la lumière de nouveau … Comme à chaque élève de cette école d’ailleurs …

Et il descendit les marches, heureux d’en finir avec elle.

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