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 *Couloirs du 3e étage* Le silence ne permet pas d'oublier // PV

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Rachel Heartwood
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Rachel Heartwood

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MessageSujet: *Couloirs du 3e étage* Le silence ne permet pas d'oublier // PV   *Couloirs du 3e étage* Le silence ne permet pas d'oublier // PV EmptySam 14 Juin - 16:36

Voila maintenant quelques semaines qui se sont écoulées depuis ce fameux cour de sortilège, celui qui avait définitivement changé sa vie, en faite c’est ce qui a suivit ce fameux cour qui a tout bouleversé. Depuis ce moment, tout était devenu plus complexe, dans sa vie, dans le trium, dans l’ADT. Sa relation avec Vastare avait tout compliqué, lui-même officiellement avec Eden, sa comparse du trium. Mais si seulement il n’y avait que ça, Rachel n’était pas dupe, toutes les fois où elle se retrouvait seule avec Eden parce que le mâle du trium avait encore déserté, préférant s’isoler plutôt que d’affronter la situation, la vérité. Quelle vérité ? Ce que Rachel s’empressait de cacher depuis tant d’années, ce qu’elle avait finit par lui avouer bien malgré elle. La réaction de son acolyte n’était certes pas celle attendu mais n’arrangea rien au problème, elle pensait à une réaction violente mais au lieu de ça il avait préféré partir, fuir et depuis ce jour il n’avait jamais ré-aborder le sujet, faisant comme si de rien était lorsqu’ils étaient ensemble.

Bien sûr Rachel n’en avait jamais reparlé, elle ne voulait pas empirer la situation, mais le pouvait-elle ? Pouvait-elle être vraiment pire que ça ? Sûrement, mais là elle ne la supportait plus. Il ne fallait pas laisser ce malaise entre eux, il fallait faire quelque chose, crever l’abcès, quitte à tout perdre mais au moins tout serait clair entre eux.

Dur choix que de devoir réagir, de risquer de tout empirer, de tout casser, de tout détruire. Encore une fois le cœur et l’esprit de Rachel était en contradiction. Bien sûr son cœur la poussait à ne rien faire, ne rien dire, par peur que tout s’arrête, tandis que son esprit lui dictait de réagir. Elle s’en voulait d’avoir été si faible, d’avoir craqué auprès de lui, d’avoir tout avoué pour sa condition, ses origines. Tout aurait été beaucoup plus simple s’il n’avait jamais rien su, mais il faut faire avec maintenant, il est temps d’affronter la réalité. Elle en avait marre, il fallait que ça sorte.

C’est pourquoi ce jour là, alors qu’ils étaient dans les couloirs du 3e étage, comme d’habitude lorsqu’ils se retrouvaient tous les deux, Rachel brisa soudainement leur étreinte afin de régler le problème qui trottait en boucle dans sa tête. Alors que Vastare affichait un regard surpris, Rachel se contenta de se murer dans son silence quelques secondes, un air visiblement énervé sur le visage alors que rien ne le présageait dans la situation immédiate.

Elle ne savait comment amener la chose, tournait et retournait les questions dans sa tête, indéfiniment. Il fallait qu’elle trouve les mots, qu’elle puisse amener le fameux sujet tabou sur le tapis, sans le brusquer afin d’éviter qu’il se braque encore plus que la dernière fois.

Cela fait maintenant presque trente secondes qu’elle n’avait toujours pas prononcé le moindre mot, la moindre explication sur son comportement alors que Vastare attendait qu’elle explique les raisons de son geste, elle le voyait bien, elle pouvait le lire sur son visage, quelque chose comme « Mais qu’est ce qui t’arrive ? ». Trente secondes ça peut paraître cour comme ça et pourtant dans cette situation, cela paraît interminable.

Devant son regard insistant, quelques mots sortirent enfin de sa bouche, quelques mots qui arrivaient même à former une phrase correcte.


Il faut que je te parle de quelque chose...

Alors là, Bravo, il n’aurait pas pu le deviner tout seul, tu as fait fort sur ce coup là…

Encore une fois quelques secondes de silence alors qu’elle cherche à nouveau ses mots, ça devient une habitude, ça devient même vraiment ridicule, presque comique, voir Rachel stressée et gênée, ce n’est pas tout les jours. Vastare quant à lui commençait sérieusement à perdre patience. Il fallait qu’elle trouve quelque chose, mais quand on voit le temps qu’elle a mis à trouver sa misérable phrase, ce n’est pas gagné. Trop tard, la machine était lancée, elle ne pouvait plus reculer.

Mais qu’est ce qui t’arrive, tu te laisse maitriser par tes émotions, tu es pathétique, depuis quand tu réfléchis autant avant de dire quelque chose, depuis quand tu te soucis des conséquences de tes paroles… parce que lui est important…

Elle attrapa soudain les deux mains de Vastare avec les siennes, pour se donner du courage, tenta d’afficher un air plus détendu, le regard profondément encré dans le sien, puis souffla légèrement, pour se calmer et posa sa main sur sa joue en esquissant un léger sourire, pour le calmer lui cette fois.


Ecoute…

Elle avait même réussit à reprendre une voix douce, un air calme, apaisant sur le visage malgré le rythme effréné de ses battements cardiaques, gros travail sur elle-même, il le fallait bien, elle était passée au dessus de tout ça, de ses doutes, de ses sentiments, de ses émotions, du moins pour le moment…

J’en ai marre de ce malaise entre nous, je sens bien que tu es distant avec moi, qu’il y a quelque chose qui te dérange… Dit-moi… Explique-moi… J’aimerais comprendre… Tu peux tout me dire...


Elle avait fait glisser ses doigts le long de la joue de Vastare et alla immédiatement reprendre le contact avec sa main.

Montre moi que j’ai bien fait de tout te dire, que j’ai bien fait de t’accorder ma confiance…


Elle savait très bien la raison de son comportement mais ne devait pas lui poser la question directement, elle ne le pouvait pas, ça serait trop rapide, trop direct, elle risquait une réponse violente de sa part ou pire la fuite, comme la dernière fois. Elle se souvenait encore des mots qu’il lui avait dit à l’annonce de son secret, des mots auxquels elle n’avait eu ni le temps, ni la force d’y répondre, aujourd’hui tout est différent, elle se sentait prête, elle voulait pouvoir s’expliquer, lui expliquer son point de vue, il le fallait… Elle savait très bien ce qu’il tentait de faire mais le silence ne permet pas d’oublier, il n’aurait cette fois, aucune autre alternative, elle ne le laisserait pas s’enfuir, il faudrait qu’il affronte la réalité, comme elle avait dû le faire la dernière fois…
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Vastare Alterus
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MessageSujet: Re: *Couloirs du 3e étage* Le silence ne permet pas d'oublier // PV   *Couloirs du 3e étage* Le silence ne permet pas d'oublier // PV EmptyJeu 26 Juin - 13:28

Mentir, ou l'art de déguiser la vérité. Mais taire la vérité, est-ce la déguiser? Est-ce mentir? Le silence n'est-il pas plus noble que le plus parfait des mensonges? Mentir est un art, se taire une vertue. Mais vient un moment où tout refait surface, où la dissimulation n'est plus possible.
Tiraillé entre sa passion pour Rachel et sa condition de Sang-Pur, Vastare vivait un véritable calvaire, une sorte d'affrontement perpétuel avec sa conscience. Le seul semblant de solution qu'il avait trouvé consistait à réprimer violement toute pensée en relation avec sa situation. Chaque fois que germait l'idée qu'il faisait fausse route, que tout cela ne pouvait perdurer, que la situation n'était pas viable, il refoulait toutes ces idées dans la colère, cherchant n'importe quoi capable de distraire son attention. Allant parfois s'avilir dans la violence gratuite. En ces instants où il s'oubliait il frappait, fort, sans reflechir, sans motif apparent, chaque infîme frisson de douleur qui parcourait sa victime en était un de moins en lui. Les élèves isolés, principalement,à l'abris des regards, son masque de l'ADT lui cachant le visage, afin de céder à l'extase de la bestialité pure, afin d'echapper à ce qu'il ne voulait pas être. Il s'agissait de sentiments heureux et affectifs, et pour les contrer, il s'adonnait à la violence, opposée des dits sentiments.
Quelle manière plus efficace de nier ses affects que de les muer en d'incessantes vagues de rage, d'agressivité, de haine. En ces instants où il frappait, il haïssait réellement sa victime qu'il n'avait pourtant jamais vue. Sa colère noyait ses sentiments heureux, ensevelissait ce qu'il y avait de bon en lui.


Frappes, frappes encore, il le mérite...

Il s'invectivait inlassablement, de peur de redevenir lui-même, de peur de réaliser qu'il s'abandonnait à la torture dénuée d'objectif, évitable. Il méprisait ce genre de comportements, motivés uniquement par le sadisme, et estimait qu'il était inutile de faire souffrir si l'on en avait rien à retirer. Si la personne était si méprisable il suffisait de l'éliminer, inutile de passer par la case torture. Mais il ne trouvait rien d'autre pour apaiser sa douleur, son echéance, chaque jour qui passait le rapprochait de cet instant où il devrait faire un choix qui n'en était pas un.
Renier sa famille? Inenvisageable, elle était ce qu'il possédait de plus précieux. Abandonner Rachel? Impossible, il n'avait jamais rencontré un être aussi remarquable, et dont les interëts personnels l'intéressaient. Il portait de l'attention à ses désirs. Il souhaitait réellement connaitre ses objectifs, et l'aider à les accomplir, se tenir à ses côtés.
Seulement sa famille ne l'accepterait jamais, et il ne comprenait que trop bien. Il imagineait que son petit frère s'affiche un jour avec une Sang-de-Bourbe. Il aurait été le premier à s'en indigner et le déclarer indigne de porter le prestigieux nom de sa lignée.
Il voyait sa mère fondre en larmes en apprenant pour Rachel, son père tomber dans une rage folle, sa famille réunie pour fustiger l'enfant maudit en qui ils avaient placé tant d'espoir. Il faisait la fierté de ses parents, avait parfaitement integré les dogmes familiaux, se montrait malin et rusé, était en avance pour son âge et plaçait sa famille au dessus de tout. Le simple fait de les imaginer déçus lui donnait la nausée.


Puis il imaginait s'avancer vers Rachel, son regard si troublant cherchant le sien, son sourire si attendrissant lui serrant le coeur, la prestance qu'elle dégageait. Il se voyait lui annoncer qu'elle était indigne de sa condition, qu'elle devait partir, se taire où il devrait la punir. Ridicule, il ne pourrait lever la main sur elle. Il songeait à la confiance qu'elle avait placé en lui, en révélant son horrible secret, en partageant sa plus profonde honte. Avait-il le droit de détruire un geste si fort? De briser la foi qu'elle lui portait, de lui faire regretter d'avoir pu considérer qu'il était digne de ses confidences? Ulcérant.

Frappes encore, il n'en a pas assez. Montres lui qui tu es, montres lui qui il est. Frappes, fais lui mal, vois, il rampe devant toi.
Encore, encore, ne t'arrètes pas en si bon chemin, mets le en pièces, rien d'autre n'a d'importance, rien d'autre ne compte. Oublies toi, oublies là, oublies les...


Ainsi il était là, martyrisant le malheureux inconnu qui gisait au sol. Et là, tressaillant de haine, un sourire dément sous son masque il niait tout ce qu'il était. Un sourire sans joie, triste et fou, barrait son visage sous son camouflage. Les traits tirés, le visage marqué par l'effort et le dégoût que lui inspirait ce qu'il faisait, Vastare haïssait le jeune homme au sol autant qu'il haïssait ce qu'il faisait.
Relâchant enfin son emprise, cessant les coups, il ne dit mot, regardant son vis-à-vis chercher à reprendre son souffle, ses poumons devaient le bruler, ses multiples coupures devaient lui être insupportables, ses contusions lui étaient certainement cruellement douleureuses, et il tardait à retrouver ses esprits. Il était temps de mettre les voiles. D'un hochement de tête, il fit signe que la séance était terminée, et il espérait que le malheureux comprenne qu'il n'avait pas intérêt à aller se plaindre de sa mésaventure.
En effet Vastare craignait d'éveiller les soupçons en continuant de multiplier ses honteuses agressions. Irida Winterfell, la directrice de Poudlard ne lui ferait aucun cadeaux, si elle venait à apprendre ce qu'il accomplissait. Pas plus que son adjointe, ou n'importe quel membre du corps enseignant.
En tout les cas, il n'en était pas là. Il n'y avait aucun témoin, et il frappait à visage couvert, les seuls indices pouvaient être les blessures infligées par les élèves qui s'étaient défendus, qu'il n'avait pu surprendre ou vaincre sans dommage. Mais encore fallait-il qu'il se déshabille pour laisser apparaitre ces contusions.


C'est l'heure...

En effet, il était temps. De la rejoindre. Elle et son enivrant parfum, elle et sa présence étourdissante. Vastare était vide, sans joie ni peine, sans humeur ou sentiment, juste épuisé par le jeu malsain auquel il venait de se livrer. C'était pour ces sensations fugaces qu'il accomplissait "ça". Pour ce flot de haine pendant, et cette quiétude après. De courte durée toujours, car vidé de sa colère, sa tristesse le rattrapait bien vite.
Il grimpait lentement les escaliers qui le séparaient du couloir du troisième étage, là où il la retrouverait, là où il la retrouvait toujours, loin d'Eden, loin des autres élèves, pour "leur moment". Entre joie de se retrouver et faux semblants. Entre sincère félicité, et pesant silence. Car s'ils parlaient, ce n'était jamais pour évoquer ce tabou que représentait l'arbre généalogique de Rachel. Ils n'évoquaient que des sujets plaisants, ou riaient ensemble, sans jamais pouvoir se séparer du malaise grandissant entre eux. Il tuait lentement leur complicité, sans que Vastare ne trouve de solution pour y remédier. Comme la gangraine s'insinue en la chair, gagnant toujours plus de terrain, avant de tuer définitivement ce qu'il reste de vie. A moins d'amputer. Et il s'agissait bien d'amputation aux yeux de l'Alterus pour qui faire un choix entre Rachel et sa famille revenait à se couper un membre.


Patience, je trouverais le courage...

Oui, mais le courage de quoi? Se séparer de Rachel? De sa famille? Lui même n'en savait rien, et une fois de plus il réprima ses pensées pour enlacer Rachel qui l'attendait au point habituel. Il se força à sourire, passant sa main sur le visage angélique de son amie, repoussant écartant les cheveux de ses yeux sombres et perçants. Elle était splendide, comme toujours. Mais contrairment à leurs précédentes rencontres, elle ne s'abandonna pas à lui, ne se laissa pas emporter dans leur étreinte. Elle préféra briser cette dernière. Sous le regard surpris de Vastare, mêlé d'une once d'irritation.

Même ici, je ne peux pas profiter d'un instant de bien être...

Il ne se reposait plus, dormait peu, vivait les nerfs à vif, respirait haine, mangeait haine, marchait haine. Ou tristesse c'est selon. Plus un moment de la journée ne lui semblait agréable. Sauf celui qu'il passait avec elle, bien qu'entrecoupé de violentes vagues de culpabilité. Elle reprit le dessus pour lui dire qu'elle avait à lui parler.

Arrètes je suis surpris...

Un nouveau silence interminable commença à faire sortir Vastare de ses gonds, particulièrement prompt à perdre patience en ces temps difficiles. Enfin, elle lui saisit les mains, et le jeune homme se surprit à apprécier profondément cet instant qui précédait la tempête, inévitable, au vu de l'inspiration profonde que prenait Rachel. Elle avait du mal, mais il ne l'aiderait pas, il savait où elle voulait en venir, et lui désirait tout sauf cela. Il n'était (toujours) pas prêt.
Vint enfin ce qu'il attendait. LE sujet était abordé. Celui qu'il évitait comme une épidémie de peste. Se forçant à être la plus douce possible, Rachel sélectionnait précisément ses mots, lui promettant une totale compréhension, à l'instar de ce qu'il avait assuré ce jour maudit où elle avait révélé ce qui deviendrait leur épée de Damoclès. Sauf qu'à l'inverse de lui, il était persuadé qu'elle tiendrait parole. Mais là n'était pas le problème. Aborder ce problème signifiait la fin de tout. De son équilibre certes précaire, mais qui lui permettait de tenir une situation ingérable. Il devrait dans tous les cas se séparer d'un morceau de lui-même, et était effrayé à l'idée de ce qui pouvait suivre. Se réfugier dans une course à la violence effrénée, se murer dans le mutisme, s'éveiller chaque jour les entrailles en feu, brulantes de regrets, ne plus goûter à cette sensation de puissance et de maitrise, d'assurance illimitée, de confiance en soi. Perdre son identité en somme.


C'est impossible je suis plus que ça, je peux tout endurer, je peux balayer tout ça d'un revers de la main et ne plus me retourner dessus, avancer sans jamais regretter...

C'était faux, il était fort et pouvait assumer beaucoup, mais l'on ne peut vivre dans la négation de soi indéfiniment. Si on peut, mais mal. Et toute sa volonté ne pourrait le tenir équilibré bien longtemps. Mais au fond, avait-il le choix? Non, elle ne le lui laissait plus, elle avait décidé de mettre un terme à tout ça. Au mensonge, non au silence. Le silence ne permet pas d'oublier, il l'avait découvert chaque jour qui s'était écoulé depuis sa révélation.
Les mains enlacées dans celle de Rachel il baissa la tête en signe de résignation, le visage déformé par la peur. Elle ne l'avait certainement jamais vu comme cela, dévoré par le doute et l'angoisse, même ce fameux jour. Sa bouche était seche, son regard vacillait devant celui plein d'espoir de Rachel.


Tu n'es plus un enfant, comportes toi comme tel...

Habituellement pour l'Alterus, volonté rime avec succès. Aujourd'hui volonté rime avec hésiter. Voire échouer. Comme un enfant perdu devant une situation qu'il ne comprend pas, il reste sans voix. Il essaye bien de faire demi tour et de tourner les talons pour fuir, mais il sent bien qu'elle ne lui en laissera pas la possibilité. Il se rend compte également que ses blessures contractées durant ses séances de tortures déraisonnées recommencent à le lancer. Il n'était pas médicomage, et les soins qu'il se prodiguait restaient sommaires malgré le talent du jeune homme. Aussi les plaies se rouvraient parfois, et la douleur ne s'évanouissait jamais longtemps. Et en cet instant elle était bien éveillée. Honteusement il chercha un moyen d'utiliser ça pour éviter la question. Mais une nouvelle fois, le regard de Rachel ne laissait pas d'équivoque, il lui faudrait répondre. Que sa robe s'imprègne de son sang ou pas.
Livrer des duels, même vainqueur, chaque jour ne laisse pas indemne, même si l'on surprend l'adversaire. Petites coupures après petites coupures, il s'affaiblit.


Je n'ai pas vraiment mal... Ce n'est qu'une excuse pour...

Il méprisait ce qu'il essayait de faire. Invoquer de petites blessures pour couvrir la plaie béante qu'était sa relation avec Rachel, c'était pathétique.
Il se décida donc à gagner du temps, pour trouver le courage de décider. Tourner autour du pot, ce n'était pas forcément plus glorieux, mais c'était ce qu'il avait trouvé de moins lâche. Aussi prononça-t-il:

Un malaise? Je suppose que tu as raison. Peut-être toute cette agitation, et ces mensonges avec Eden, la situation est difficile à assumer et j'imagine que ça rejaillit sur nous.

Gagnes du temps...

Je suis un peu préoccupé en ce moment, peut-être par les cours, et l'ADT aussi je suis désolé si ça modifie mon comportement avec toi. J'essayerais de faire en sorte que ça s'arrange, il n'y a pas de raison que je t'ennuis avec ça.

Il souriait, d'un sourire sans joie une nouvelle fois, malgré l'energie qu'il mettait à faire croire le contraire. Autant pour la convaincre que pour lui-même, il se pencha vers elle, passant la main dans ses cheveux, et esquissa un mouvement pour embrasser Rachel.
Pas sûr qu'elle n'accepte, il n'avait certainement pas prononcé les mots qu'elle attendait et elle risquait de couper court à cette piètre tentative. Du moins le craignait-il, bien qu'au fond de lui il espérait encore pouvoir goûter une fois à ses lèvres si douces... Une fois encore... Une dernière fois...?
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Rachel Heartwood
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MessageSujet: Re: *Couloirs du 3e étage* Le silence ne permet pas d'oublier // PV   *Couloirs du 3e étage* Le silence ne permet pas d'oublier // PV EmptyMer 9 Juil - 23:11

Le silence ne permet pas d’oublier, mais affronter la réalité permet-il d’aller mieux? Pas forcement, des fois c’est même pire. Ce mal qui vous ronge de l’intérieur refait surface et il n’y a pas moyen de s’en défaire. Mais voila rester dans l’expectative est encore pire, être dans l’attente d’une réponse, de plusieurs réponses même, peut détruire encore plus. Ce malaise qui s’installe entre deux personnes est inévitable, le fossé qui se creuse est incontournable et le jour où tout éclate est comme une épée de Damoclès aux dessus de leur tête. Ils ne pouvaient passer à côté plus longtemps, il fallait bien que ça arrive et la première à craquer est bien sûr la personne qui en est responsable, Rachel. La jeune fille ne le supportait plus, elle sentait que ce mal-être la rongeait chaque jour un peu plus. Contrairement à son acolyte qui semblait devenir plus irritable, plus violent, elle, semblait perdue, dans son propre corps, dans sa propre vie.

La vie vaut-il la peine de faire des sacrifices? C’est encore une question qui reste en suspens. Et pourtant c’est bien de ça qu’il s’agit, de sacrifices, car c’est bien un sacrifice pour Rachel d’avoir du révéler ses origines, sa plus grande honte, sa plus grande peur face à la réaction d’autrui, ce qu’elle a toujours voulu garder pour elle, tout au fond d’elle, pour que jamais personne ne l’apprenne et pourtant cette fois elle avait craqué, devant ce regard doux et ce sourire angélique qui est pourtant si rare chez lui. Elle avait succombé à lui avouer son plus sombre secret et voila ou ça l’avait mener. Peut être qu’elle n’aurait pas du, peut être que taire la vérité est le meilleure moyen de préserver le couple, de se préserver. Mais peut être aurait-il finit par le savoir? Comment? Encore une question qu’elle ne sait répondre.

Mais voila le moment fatidique était arrivé, elle avait réussit à sortir quelques mots avec difficulté pour lui demander des explications et bien sûr, lui, avait encore une fois détourné la question en donnant un semblant de réponse. Il n’était pas dupe, il savait bien que ça ne lui suffirait pas. Rachel était parfaitement consciente du problème, elle avait même vu la peur dans ses yeux, ce qu’elle n’avait jamais pu lire sur son visage.

Bien sûr, elle ignorait tout de ses agressions nocturnes et ses excès de violence quotidiens, elle ne savait donc rien de l’état dans lequel il s’était retrouvé après sa révélation, même si elle se doutait bien que cela n’avait pas été facile à digérer, pire peut être qu’il ne serait jamais possible pour lui de digérer ça, la preuve était là.

Et moi j’ai ressentit ça toute ma vie, enfin presque…

Un sourire, forcé sans aucun doute, pour se donner bonne figure, lui faire croire qu’il était sincère, surement…

Tu ne me fera pas croire ça, je sais qu’il y a autre chose, je le sens, ça se lit sur ton visage, comment peux-tu encore faire semblant…

Toujours le même regard, le même sourire, les mêmes gestes mais ça ne prenait plus, plus à cet instant, elle avait besoin de réponse et lui seul pouvait lui amener, il ne pourrait pas détourner le sujet encore longtemps, elle ne lui en donnerait plus l’occasion.

Pas cette fois…

Il s’approche, esquisse un mouvement pour l’embrasser, elle se recule bien qu’elle n’en avait aucune envie. C’était le seul moyen pour qu’il comprenne qu’il ne pouvait plus se défiler.
Cette fois ce fût à son tour de parler, toujours d’une voix calme et posée, sa façon à elle de le calmer, de lui faire comprendre qu’il était temps, qu’il pouvait tout lui dire. Elle ne chercha pas ses mots longtemps, ce n’était pas nécessaire.


Je sais bien que cette situation avec Eden est compliquée mais je sens bien qu’il y a autre chose qui te dérange, quelque chose de plus profond, de plus important mais quelque chose qui nous éloigne. Ne cherche pas à me mentir ou à détourner la vérité, ça ne ferait que retarder l’inévitable, tu le sais. Autant être sincère maintenant, autant que tu me dise vraiment ce qui te gène que je puisse m’expliquer…

Ne cherche pas à te défiler Vast, ça ne sert à rien et tu le sais…

La vie est faite d’épreuves à surmonter, à chaque minute, à chaque seconde. Des épreuves qui sont censées vous rendre plus fort et non vous affaiblir. Des épreuves qui sont censées vous rapprocher et non vous éloigner. Et pourtant…
Ce malaise entre eux ne cessait de s’agrandir, comme une plaie béante qui ne cesse de saigner, inévitablement. Mais comment stopper l’hémorragie? Est-ce seulement possible? Peut être pas. Le simple fait d’aborder le sujet de nouveau pourrait les amener à un point de non retour. Dans ce cas pourquoi prendre le risque? Pourquoi risquer de tout compromettre? Pour stopper cette situation bancale, plus qu’invivable. Vivre dans le mensonge n’est pas la solution mais vivre en tentant d’oublier une partie de soi n’est pas supportable. Comment le pourrait-elle? Malgré tout ce qu’elle refoule au plus profond de son être, cela fait partie d’elle, elle a appris à vivre avec en lui avouant cette effroyable vérité, maintenant c’est à son tour…

Taire la vérité n’est pas un mensonge à autrui mais un mensonge à soi-même. N’est-ce pas plus difficile à supporter? Ne pas être honnête envers soi-même est un refus de la réalité. Mais refuser la réalité, est-ce s’accepter? Peut-on vivre en parfaite harmonie avec son corps? Il est clair que non et quoiqu’il arrive cette situation est bancale et donc invivable à long terme.

Voila ce qui nous ramène à la situation actuelle, Rachel ne peut plus se voiler la face, faire semblant, c’est devenu trop dur. Tous ses doutes ressurgissent, chaque jour un peu plus. Mais réellement sont-ils déjà partit? Pas vraiment, depuis cette fameuse révélation et tout ça l’a consume de l’intérieur, ne sachant ce que lui pense de tout ça. Il n’avait même pas pris la peine de vraiment lui expliquer cette fois là et jusqu’à aujourd’hui rien n’a changé, il évite le sujet comme la peste et elle ne sait toujours pas, elle a besoin de savoir.

Ca ne peut plus durer, plus maintenant…

Même si Rachel s’était légèrement desserrée de son étreinte, elle n’avait en aucun cas perdu le contact de ses mains, comme pour lui donner l’assurance qu’elle n’avait pas l’intention de partir, quoiqu’il arrive.


C’est important… pour nous deux… Je ne veux pas te perdre…

La voix toujours aussi douce, elle ne pouvait être plus sincère à cet instant, il le savait.
Ce n’était pourtant pas habituel chez elle mais là elle en éprouvait le besoin, le besoin de lui montrer ce qu’elle ressentait, son vrai visage, ce visage que lui seul connaissait vraiment. Peut être serait-ce un moyen de le convaincre qu’il pouvait lui accorder sa confiance, elle espérait, mais en attendant elle s’était de nouveau approchée de lui et un léger sourire s’était même dessiné sur ses lèvres.
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MessageSujet: Re: *Couloirs du 3e étage* Le silence ne permet pas d'oublier // PV   *Couloirs du 3e étage* Le silence ne permet pas d'oublier // PV EmptyJeu 17 Juil - 14:52

L'echec. Sur toute la ligne. Aussi prévisible qu'inéluctable. Prendre conscience que l'on va droit dans le mur, et accélérer encore. Et encore. Jusqu'à ne plus sentir que le vent meurtrissant, jusqu'à faire s'envoler la crainte pour ne laisser de place qu'à la seule douleur. Ne pas réflechir, rester inactif jusqu'à quelques encablures de l'impact puis soudainement réagir. A l'instinct. Au dernier instant, laisser s'exprimer sa propre nature profonde, remettre les clefs de sa vie entre les mains de la seule intuition. Fermer les yeux, et attendre la décision, fulgurante et irreflechie, l'appliquer sans l'avoir considérée. Suivre cette pulsion sans poser de questions, pour ne faire que ce que l'instinct a dicté. Avoir foi en soi.

Attends, encore un peu...

La façade est encore trop loin, malgré le rythme effréné qui les conduit, il faut encore retarder la décision, se mettre au pied du mur pour ne plus avoir la possibilité de fuir...
La tension grimpe d'un cran, les deux protagonistes ne connaissent pas l'issue de cet instant crucial, mais appréhendent déjà le dénouement. L'on s'apprète à souffrir, profondément, les visages sont crispés, les mots pourraient être durs, les adieux cruels...
Mais l'on espère aussi. L'on se raccroche à cette part de rêve qui subsiste, qui fait naitre ces images en nos têtes. Une étreinte, des regards, du soulagement, du bonheur, des larmes, peut être, ou encore des mains qui s'entrelacent, des visages qui s'effleurent, des sourires et la force de l'euphorie.


N'y penses pas, attends encore et tu verras...

Elle avait refusé son baiser, symbole de cet echec, cette piètre tentative resterait vaine à jamais. Il n'en attendait rien ou presque, persuadé que les choses se passeraient de cette manière. Ne lui laissant que peu de temps pour gamberger, elle prit la parole, et sut comme souvent trouver les mots pour mettre Vastare dans l'embarras. Au lieu de s'enerver devant sa ridicule tentative pour détourner l'attention du sujet, elle prit la peine de ne pas le contredire, en acquiessant pour Eden, mais lui demanda de plus amples explications. Ce faisant elle évitait de donner une quelconque raison à l'Alterus pour se mettre en colère, en ne le contrariant pas, mieux, en allant dans son sens.
Le visage neutre, il semblait un peu perdu, cherchant quelque chose à quoi se raccrocher, mais elle ne lui laissait que peu de marge de manoeuvre. Se rapprochant de lui, les mains toujours dans celles de Vastare, elle les enserra un peu plus faisant parcourir un frisson le long de l'echine du serpent. Puis les mots tombent, aussi doux que tranchants.


Ne dis pas ça... Tu ne peux pas le penser... Je t'ai abandonné, sans un mot, je méprise les moldus... Je... J'ai tout fais pour que tu me haïsses, j'ai tout fais pour t'oublier...

Mais le fait était là. Il avait tenté de se montrer froid, distant, parfois même odieux afin de faire en sorte qu'elle prenne la décision qu'il ne pouvait prendre. Et elle se tenait là, prononçant certainement les mots les plus beaux qui lui ait été donné d'entendre. Elle ne lui avait en aucun cas tenu rigueur des affronts qu'il lui avait fait subir, pire elle lui témoignait toute son affection, et plaçait une nouvelle fois ses espoirs en lui. Il l'avait déjà trahie ce jour là dans la salle commune, mais elle semblait voir autre chose en lui, elle paraissait vouloir lui accorder une seconde chance.
Le droit à l'erreur. Elle lui offrait un présent auquel il n'avait jamais pu goûter. Se tromper, se fourvoyer, et pouvoir revenir, réessayer, changer les choses, sans que l'on ne lui en tienne rigueur. L'inconvénient d'être un jeune homme brillant, portant les espoirs de tout un clan réside dans le fait de ne jamais pouvoir s'autoriser d'écart. De ne jamais pouvoir souffler, de se maintenir sans cesse sous pression pour ne pas faillir. Ceci devait en partie expliquer l'instabilité du jeune homme, sujet à de violentes colères.


Elle n'est pas la solution, n'oublies pas tout ce que tu as appris, ce que tu as promis, n'oublies pas...

L'Alterus ne peut s'empêcher de gamberger. Il devra décider à l'instinct, sur l'instant, mais il ne parvient pas à se vider l'esprit en attendant le moment opportun. Son visage est crispé, ses traits tirés, sa respiration saccadée, il serre les dents, et son regard oscille entre le trouble et l'acerbe. Il songe un instant à se servir de son enchantement d'apaisement, il pense emprisonner toute sa rancoeur dans la flamme de sa bougie comme dans les montagnes, mais il ne pourra éternellement fuir ses démons. Elle exigeait des réponses et était en droit de le faire. Il devait posséder tous ses moyens pour prendre une décision.

Mens, manipules là, joues avec elle, sers-toi d'elle, fais en ta marionnette, tu es si doué pour ça... Tu ne sais pas être sincère, tu ne sais pas accepter que les autres puissent avoir leur propre conception des choses... Tu ne peux t'empecher de façonner les autres tels que tu voudrais qu'ils soient... Si tu le désires vraiment, elle ne sera plus qu'un pion sur ton échiquier... Tu sais le faire, ne t'en prives pas...

Jouer le bluff? Lui dire ce qu'elle veut entendre et s'en servir contre elle? Lui promettre monts et merveille pour mieux l'utiliser? Jouer de son charme et de sa verve pour la désarmer? Pourquoi pas, si évident, si usuel...
Jouer franc jeu? Tout avouer, tout dire, tout révéler, ne rien laisser secret? Placer en elle sa précieuse confiance? S'offrir, se mettre à sa merci? Placer aveuglément en elle sa foi? Ardu, Inhabituel, mais au fond pourquoi pas...?
Y a-t-il meilleure façon de se sentir vivant que de prendre des risques? Peut-on vibrer plus que par le danger? Peut-on ressentir les douces effluves de la folie si l'on n'y met pas l'ingrédient principal, l'inconscience?


Cesses de tout contrôler, parles avec sincérité, peut importe ce que tu diras, n'y penses pas, dis le...

C'est l'heure, le mur approche dangeureusement, il faut agir, vite, sans y songer, il faut parler, pour ne pas regretter. Vastare se tient droit les mains toujours dans celles de Rachel, le visage impassible, le regard vide, comme lointain, puis il se lance:

Bien. J'aurais tout fais pour ne pas avoir cette discussion. Tu me poses une question dont tu connais déjà la réponse. Tu ne pourras pas t'expliquer, les choses sont telles, et tu n'as pas le pouvoir de les changer, ni moi d'ailleurs. Cela fait des semaines que je m'interroge, que je me torture plutôt, et je ne trouve pas de solutions. Je ne comprend pas...

Il soupire, son visage traduit à présent une immense lassitude et la tristesse, qui s'est emparée de lui. Néanmoins il continue, car il n'a pas d'autres solutions.

... Tout était si... Parfait. Je ne doutais jamais. J'avais une famille unie, deux amies remarquables bien que spéciales, d'excellents résultats, une confiance en moi sans bornes, peur de rien, la finesse, du pouvoir et... Toi. Je n'avais rien à demander de plus. Tu étais si... Remarquable. Pareille à nulle autre. Tu partageais les mêmes idées que moi et...

Il se tait, son visage s'assombrit, il quitte le regard de Rachel, et fixe un point inexistant, sur le pan de mur du couloir. Sa voix s'éteint quelque peu, devient monocorde, puis devient faibleet difficilement audible, rongée par l'amertume.

... Et ça. Je veux dire... Tu as eu le courage de me le dire c'est admirable... Mais... Tu sais quelle importance j'accorde à la famille... Tu sais comment elle est. Tu sais que les... Nés Moldus ne sont pas les bienvenus chez nous... Je serais renié s'ils apprenaient. Les gens comme toi... Enfin je veux dire les sorciers nés de parents moldus sont à leurs yeux ce qu'il y a de plus infame, et ça l'était pour moi... Et, ça l'est toujours sauf pour... Toi.

Il déglutit, ce qu'il dit ferait hurler son père qui invoquerait mille fois l'ancêtre Alterus pour blâmer son fils, pour le désheriter, le renier. Replongeant son regard dans celui de Rachel, il s'y résout, il doit le faire. Ses entrailles hurlent de douleur, lui conjurent de ne pas commettre l'irréparable. Le sang bat à ses tempes, mais il tient bon et poursuit d'une voix encore plus faible:

Je... Ils me tueront... Pour les avoir déshonoré... Ils... Je...

Je ne peux plus te voir, c'est terminé...

Mais rien ne sort. Il doit le faire, mais il n'en a plus la force, il ne peut plus affronter son regard. Il la laisserait parler, pour se reprendre, pour entendre ce qu'elle avait à dire, avant qu'il ne fasse tomber le rideau sur tout cela, avant qu'il ne mette fin à leur histoire, à une partie de lui même... Il l'écoutera, encore, et devra décider, sa voix claire le fera vibrer encore une fois... Une dernière fois.
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Rachel Heartwood
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MessageSujet: Re: *Couloirs du 3e étage* Le silence ne permet pas d'oublier // PV   *Couloirs du 3e étage* Le silence ne permet pas d'oublier // PV EmptySam 19 Juil - 10:45

On doit tous faire des choix, toujours, il faut toujours choisir, mais pourquoi? Pourquoi est-ce si dur? Pourquoi est-ce inévitable? Pourquoi la vie est-elle ainsi? La vérité est-elle toujours bonne à dire? Vaut-elle de briser ce qui compte le plus à nos yeux? De tout perdre? De tout détruire? Tant de fois ces questions viennent tourmenter notre existence mais n’ont jamais trouvé de réponses. Alors comment faire un choix? Comment ne pas avoir de remord? Car encore une fois nous n’avons pas d’autres alternatives.

Le remord. Peine éprouvée d’avoir fait quelque chose. Ce sentiment d’avoir tout gâcher. Vouloir revenir en arrière. Pouvoir changer le passé. Ne pas avoir été si faible, à cet instant. Chaque personne sur terre a déjà éprouvé ce sentiment au moins une fois dans sa vie. Mais comment vivre avec le remord? Est-ce seulement possible? Certains finissent par y arriver, péniblement, d’autres finissent par craquer et ne l’accepterons jamais.

Le choix, Rachel l’a fait il y a bien longtemps, en décidant de renier sa famille au profit de ses convictions. Mais aujourd’hui les remords viennent la hanter, non pas pour sa famille mais pour elle-même, pour avoir révéler ce qu’elle s’acharnait à cacher. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû, alors pourquoi l’as-t-elle fait? Parce qu’elle s’est laissée dominer par sa seule faiblesse, ses sentiments.
Comment combattre le remord? Par la violence? Par l’affrontement direct? Rachel a aujourd’hui choisi la deuxième solution, mais plus le moment fatidique approche et plus elle regrette. Encore une fois. Elle sait au fond d’elle comment ça va finir. Elle le sens, elle le redoute, c’est inévitable et pourtant elle l’a cherché. Trop tard pour faire marche arrière.

Elle pourtant si décidée il y a encore quelques instants, commence à perdre confiance, à avoir peur de l’issu de cette discussion, au fur et à mesure des paroles de Vastare.
Elle sent sa voix s’éteindre peu à peu, son visage se déformer par la souffrance. Elle sait bien ce qu’il essaye de lui dire, il ne peut s’y résoudre et pourtant il n’a pas le choix, elle en a conscience et ne peut rien faire contre ça, lui-même l’a clairement exprimer. Faire comme si ils n’avaient jamais existé, comme elle l’a toujours fait, ne change rien et ne changera jamais rien. Les choses sont telles. Personne ne pourra jamais rien y changer. Il ne reste plus que deux choix possibles, l’accepter ou le refuser. La deuxième solution reste encore la plus facile. Elle-même ne l’a jamais accepter et pourtant elle a bien dû vivre avec. Pourquoi l’accepterais-il? L’accepterait-elle à sa place? Il n’y a aucune raison.
Que pouvait-elle bien dire pour changer les choses? Il n’y a rien à dire. Elle non plus ne peut se résoudre à la fatalité qui les attend et pourtant elle comprend sa position, elle-même se rejetterait si elle était à sa place.
Pourquoi lui a-t-elle dit? Les choses étaient tellement plus simple avant... Je n'aurais jamais dû. Mais cela n’aurait été que retarder l’inévitable. Il n’est pas comme Ryan, il l’aurait découvert par lui-même alors peut être qu’il était tout de même préférable qu’il l’apprenne par elle.

Depuis ce jour, tout ça ne cesse de la hanter. Toutes ces nuits à les haïr, à se haïr, pour ce qu’elle est, à ne plus savoir quoi faire, quoi penser, à se renfermer, plus loin dans sa peine, à se sentir vide, à s’en vouloir pour sa faiblesse, pour son état, pour tout ça.

Ces derniers mots sont lâchés, d’une voix à peine audible et prévienne d’une issue tragique. Son cœur s’accélère, ses mains commencent à trembler légèrement, ses larmes montent. Elle ne peut pas rester comme ça, elle a honte d’elle-même, ce n’est pas digne d’elle, il faut qu’elle se ressaisisse, chasser la douleur, ne rien laisser paraître. Mais c’est pourtant si dur à cet instant. Son visage lui donne juste envie de laisser tomber les barrières, son cœur lui crie de le prendre juste dans ses bras. Elle ne sait pas quoi faire, quoi dire et pendant ce silence Vastare n’a plus la force d’affronter son regard. La brunette se laisse soudain aller à un élan d’affection, peut être le dernier, avant l’incontournable. Elle s’approche de lui et pose sa main sur son visage afin de lui relever la tête. Leur regard se croise à nouveau et sa main s’attarde sur sa joue. Elle ne peut afficher ce masque froid et dur qu’elle aimerait tant pouvoir montrer, non, à cet instant tout se lit sur son visage, tout ce qu’elle ressent, sa peine, ses sentiments envers lui, son désir de ne pas vouloir le voir partir.

Je ne veux pas te perdre… Ne me laisse pas…J’ai besoin de toi…

A nouveau les mots restent bloqués au fond de sa gorge avec cette impression que peut importe ce qu’elle dira, rien n’y changera. Mais comment se résoudre à une telle chose? Elle ne le peut pas, elle ne peut l’accepter et ne l’acceptera jamais, plus maintenant, pas après ce qu’il s’est passé entre eux, ce qu’il a réveillé en elle, même plus fort que la première fois. Il faut qu’elle réagisse, qu’elle se batte, cela serait encore plus faible de sa part de laisser faire les choses sans ne rien faire, ne rien dire.

Tu n’as plus rien à perdre...


Tu as raison, on ne peut rien y changer, les choses sont telles qu’elles sont, quoi qu’on fasse… Mais sache que moi non plus je ne l’accepte pas, si tu savais comme je les haïs… pour ce qu’ils sont…pour ce que je suis… Je… je ne pourrais jamais l’accepter mais j’ai appris à vivre en les effaçant complément de mon existence, ne plus les considérer comme mes parents et ainsi ne plus me considérer comme toute cette vermine… C’est eux qui ont attiser mon aversion pour les gens de leur espèce car non je ne suis pas comme eux… Je ne le pourrais jamais… J’ai renié mon sang depuis bien longtemps et je ne serais jamais comme tous ces bouseaux. Ils n’ont aucune valeur, aucune importante, ils sont faibles…

Elle s’interrompt un instant, toujours le regard profondément ancré dans le sien.

Je ne peux pas nier l’évidence que mon sang remet tout en cause et toi-même tu sais ô combien j’attribue de l’importance à ça. Mais certain sont différent, peut importe leur sang, certain de sang purs nous trahissent et tu sais aussi bien que moi que j’ai raison… Je ne suis pas comme eux, tu le sais, pas comme tous ces bouseaux, tu me connais, tu le sais bien au fond… Tu as voulu savoir, tu sais tout de moi maintenant mais tout ça ne change pas ce que je suis, ce que tu as toujours connu. Je suis de ton côté, je le serais toujours, peut importe ce qui coule dans mes veines et crois moi si je pouvais changer ça, je le ferais…
Je ne t’ai jamais mentit, tu me connais tel que je suis vraiment, mes origines ne changent rien à ma nature… Après tout le seigneur des ténèbres avait lui-même un père moldu et ça ne fait pas de lui quelqu’un d’impure, personne n’irait penser ça et tout le monde s’accorde à dire que c’est le plus grand mage noir, ce qui est bien vrai, on est bien tous les deux d’accord là-dessus.


Deuxième arrêt pour reprendre son souffle, sa main avait à nouveau reprit le contact avec la main de Vastare, son regard toujours dans le sien, un air doux sur le visage.

Je sais très bien l’importance de la famille pour toi et dans ton cas c’est bien normal. Je comprend également leur opinion et je suis bien d’accord au fond, même si elles ne vont pas dans mon sens. Mais peut importe, pourquoi vouloir leur dire, personne ne doit savoir, personne n’a besoin de savoir… Jamais personne…

Toi-même tu n’aurais jamais dû savoir…

Je… C’est dur à admettre mais… Je tiens trop à toi pour te laisser partir comme ça… Tu ne peux pas… Je ne veux pas… Il y a forcement une autre solution…

Le regard de Rachel se faisait presque suppliant et contrastait sérieusement avec celui de Vastare. Elle ne pouvait le laisser partir, elle ne le supporterait pas, continuer à vivre à ses côtés en sachant ce qui c’était passé entre eux. Ca ne pouvait se finir ainsi, chacun le savait, mais le véritable courage est-il de mettre fin à cette histoire ou de la continuer en affrontant l’avenir?
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