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 *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre)

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Megan O'Hara
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Megan O'Hara

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MessageSujet: *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre)   *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre) EmptyVen 18 Avr - 15:42

Vivre dans un autre pays, ce n'était pas rose tous les jours, même lorsqu'il s'agissait d'un simple loisir. Alors quand, en plus, le voyage avait été fait pour le travail - un travail très souvent assez peu amusant - la situation pouvait facilement devenir étouffante.

Cela faisait deux semaines que Megan était à Londres. Et même si elle avait établi un profil très précis de la tueuse - elle était à présent sure qu'elle avait à faire à une femme - l'enquête n'avançait pas d'un poil.

Ainsi s'était-elle octroyée quelques heures de répits, en dehors des locaux de Scotland Yard, le plus loin possible des photos de scènes de crimes et des rapports d'autopsies...

Elle avait tout d'abord flâné un moment dans les rues animées de Londres, décidée à faire du shopping. Mais elle était finalement entrée dans une petite librairie de quartier qui avait l'étrange particularité d'offrir des boissons aux lecteurs !

Quand on voyageait avec le strict minimum, en imaginant qu'on n'allait rester sur place que quelques jours, on pensait assez rarement à emmener beaucoup de livres à lire !
Au bout de deux semaines, Megan avait terminé le second roman de Mary Higgins Clark qu'elle s'était acheté à l'aéroport de Quantico, et elle aurait aimé éviter de continuer à passer ses soirées sur des rapports de polices et autres joyeusetés !

Megan fit le tour des rayons, ignorant totalement certains genres tels que l'autobiographie ou le roman d'aventure, et arriva enfin dans le coin qui l'intéressait : romans policiers/suspense... A croire qu'on ne se refaisait pas !

Les livres étaient classés par noms d'auteurs, dans un ordre alphabétique passablement aléatoire ! Megan mit presque dix minutes avant de dénicher, enfin, sous un amas de roman de Stephen King dont elle jugeait la présence dans ce rayon totalement injustifiée, les quelques ouvrages de Thomas Harris qu'elle voulait rajouter à sa propre petite pile.

Cinq ou six livres dans les bras, elle s'installa à une table, commanda un espresso serré, posa ses lunettes sur le bout de son nez et se plongea dans la lecture... ou plutôt, en l'occurrence, la relecture...

Totalement absorbée par les mésaventures de son héroïne favorite, elle ne remarqua pas immédiatement la personne qui s'était assise en face d'elle.
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MessageSujet: Re: *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre)   *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre) EmptyDim 20 Avr - 15:13

Les mains plongées dans les poches de son jean, Alexandre longeait le Chemin de Traverse, large avenue pavée toute faite de sinuosités. Son sac à bandoulière se balançant sur son épaule, le jeune homme s’arrêta devant Fleury & Bott. Une moue de déception s’étala sur son visage alors qu’il constatait avec un froncement de sourcils contrarié, que la Librairie était fermée. Rebroussant chemin, le Griffon promena ses prunelles émeraudes sur les murs anciens, lézardés par endroit… Il s’engouffra dans l’enceinte du Chaudron Baveur où s’entremêlaient des effluves nauséabonds d’alcool et de tabac. Étourdi, l’esprit embrumé par ces exhalaisons qu’il supportait difficilement, Alexandre quitta les lieux, s’engageant dans Charing Cross Road où régnait une activité olfactive bien plus plaisante.

Encore légèrement agacé par cet imprévu, le jeune Goldy jeta un œil à sa montre. Quinze heures. Son désappointement s’amoindrit subitement. Il connaissait une excellente Librairie sur Piccadilly…

En coupant par Trafalgar, je devrais y être en une vingtaine de minutes…

Entamant la marche, il traversa la ruelle. De chaque côté de la voie s’étendaient les ondes verdoyantes, agitées de légers remous, de la Tamise. Il faisait bon, en cette journée. De fraîches brises printanières traversaient son épaisse chevelure fauve et les cieux azuréens étaient constellés de nuages blancs et cotonneux. Bientôt, la colonne Nelson se profila à l’horizon , toute faite de bronze et de granit, surplombant Trafalgar Square de sa quarantaine de mètres. L’amiral toisait les passants, qu‘ils soient londoniens ou simple touristes, scrutant la mer nimbée de brumes, au loin, comme le disaient les Légendes.

Après nombre de bifurcations, l’adolescent parvint à Piccadilly, immense avenue - sans doute l’une des plus renommées, également - de Londres. L’enseigne verte du Starbucks Coffee attira son œil et éveilla son appétit ; tant et si bien qu’il y entra promptement et en ressortit tout aussi empressé, un Caffè Moka à la main, quelques madeleines au chocolat et à la cannelle enveloppées dans un sac de papier kraft dans l’autre. Il plongea ses lèvres dans le breuvage où se mêlaient fragrances de café, d’épices, de lait chaud et de chocolat… Un sourire fleurit sur ses lèvres alors qu’il avalait la première bouchée de pâtisserie tout en pénétrant dans la Librairie pour laquelle il avait fait tant de déplacement.

* Eux aussi, servent du café.

Oh, oui… Mais ils sont plus réputés pour la qualité des livres qu’ils vendent que pour celle de leur café.


L’endroit avait quelque chose de feutré, de chaleureux, tout enveloppé de bois, d’étoffes aux couleurs cuivrées. Les gérants de l’établissement était un jeune couple très sympathique. Le rez-de-chaussée étant dédié aux journaux, magazines et articles de bureaux, Alexandre se hissa jusqu’à l’étage, montant quatre à quatre un escalier de bois vieilli et grinçant. D’un côté, les rayons, regorgeant de trésors de littérature, de l’autre des tables auxquelles quelques personnes s’étaient installées. Le jeune homme, pas le moins du monde embarrassé par cette présence exclusivement moldue, flâna parmi les ouvrages : pièces de théâtre, romans, nouvelles, recueils de poèmes… Ce fut vers cette dernière catégorie qu’Alexandre se dirigea, tirant d’une bibliothèque, une œuvre célèbre de Baudelaire, traduit du français.


Les Fleurs du Mal, lut-il, susurrant presque, comme par respect pour ce qu’évoquait ce simple titre.

Buvant une nouvelle gorgée de Moka, il ouvrit délicatement le livre, caressant les pages d’où s’échappaient les senteurs caractéristiques de l’encre et du papier frais. Enivré par les effets d’un premier poème, il s’installa à la table la plus proche, ne remarquant pas même que celle-ci était déjà occupée. Levant le nez de son bouquin, il sursauta à la vue d’une jeune femme d’une trentaine d’années, à peine, renversant la moitié du breuvage sur le vêtement de la cliente.

Oh ! Je… Je suis navré… je…

Ses joues s’empourprèrent tandis qu’il se répandait en excuses. Instinctivement, il voulut tirer sa baguette de sa poche et réparer cette maladresse d’une simple incantation mais alors que son fin instrument de bois sortait déjà à moitié de son pantalon, il se rendit compte de son erreur et rendit subrepticement sa place initiale à l’objet, se mordant la lèvre inférieure, espérant que la jeune femme n’ait rien remarqué…
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MessageSujet: Re: *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre)   *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre) EmptyLun 21 Avr - 12:36

Certaines personnes tentaient de fuir leur travail en se plongeant à corps et à cri dans une activité où il n'en était nullement question, d'autres, au contraire, avaient besoin de s'y raccrocher, malgré la fatigue et l'horreur qu'il pouvait faire naître en eux... Megan O'Hara était de ces gens là.
Aussi ne fut-il pas surprenant qu'elle choisisse comme première lecture celle dont l'héroïne appartenait au même monde qu'elle même... Une héroïne dont elle connaissait les aventures par coeur, mais qu'elle prenait toujours plaisir à retrouver. Une héroïne à laquelle elle se surprenait si souvent à s'identifier !


"Le département des Sciences du comportement du FBI, chargé des meurtres en série, était au rez-de-chaussée à demi enterré de l'École de Quantico..."

C'était ainsi que le livre commençait, tuant dans l'oeuf tout espoir de sortir, ne serait-ce qu'un instant, de ce cauchemardesque travail qui réussissait à obséder ses employés même lors de leurs jours de congé !

L'histoire se mettait en place rapidement, et quelques pages plus loin arrivait déjà le moment clé de l'histoire. Megan retint son souffle, essayant de définir si Thomas Harris n'était pas définitivement son idole.

Mais le fait était que la fin du dernier roman qu'elle avait lu de lui n'avait plu que partiellement à Megan pour qui la justice comptait plus que tout... On avait beau trouver fascinant un personnage tel que le héros de l'écrivain, il n'en restait pas moins choquant que l'héroïne approuve l'avis du lecture à un point qui faisait de cette fin une conclusion pour le moins peu conventionnelle dans un livre policier ! Si peu conventionnelle, d'ailleurs, que l'adaptation cinématographique n'avait pas eu l'audace de la retranscrire à l'écran !

Mais Megan pardonnait à l'auteur, et pouvait même comprendre sa démarche ! Si en cet instant Scotland Yard avait pu obtenir l'aide d'un personnage aussi doué que le héros du roman, la Faucheuse aurait été emprisonnée depuis longtemps. Rien d'autre ne comptait vraiment en fin de compte, n'est-ce pas ?

Ressortant de ses réflexions, elle reprit le cours de sa lecture, arrivant à la fin du chapitre second et n'ayant qu'une envie : enchaîner sans attendre sur ce qui allait suivre.


"Dans la dernière cellule, la lumière avait été allumée. Elle se dirigea vers la paroi de gauche afin de voir à l'intérieur en s'approchant, consciente que le bruit de ses talons annonçaient sa venue.

Chapitre 3


La cellule du..."


Megan frissonna dans un soudain sursaut n'ayant rien à voir avec la tension qu'avait déjà réussi à mettre en place l'auteur : quelque chose de chaud venait de gicler sur elle !

Reposant vivement son livre, elle leva enfin les yeux sur ce qui l'entourait. Du café goûtait de son chemisier blanc tout neuf et provenait, apparemment, du gobelet qu'un adolescent, assis en face d'elle, avait apporté avec lui. Megan faillit se mettre à réprimander le garçon, mais un mouvement de sa part éveilla son attention.

Quand on était profiler pour le compte du FBI, le moindre geste devenait important et ne devait être écarté sous aucun prétexte, surtout si celui-ci se trouvait être finalement refoulé !
Interloquée par cette action qui n'avait en fin de compte pas eu lieu, Megan ravala sa colère.


Ce n'est rien. Ils me nettoierons ça à la laverie de l'hôtel !

D'un regard en coin, elle lu le titre du livre qu'avait choisi le jeune homme : "les fleurs du mal"...

Beaudelaire.

Megan se souvenait avoir parcouru ce recueil de poèmes durant son adolescence. Mais elle n'y avait plus retouché depuis longtemps. Peut-être bien depuis son entrée au FBI !

Vous aimez la poésie française ? demanda-t-elle en désignant le livre.

Son accent américain ne devait pas paraître inaperçu dans cette foule londonienne !

Je lui préfère les romans américains ! ajouta-t-elle en levant au niveau de sa tête son propre livre sur la couverture duquel apparaissait l'image d'un papillon à tête de mort.
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MessageSujet: Re: *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre)   *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre) EmptyJeu 1 Mai - 21:11

Une moue contrariée s’étala sur le visage d’Alexandre alors qu’il espérait secrètement que la jeune femme n’ait rien remarquée de sa maladresse. S’assurant que sa baguette fusse bien rangée au fond de sa poche, il reporta son attention sur la Moldue qui semblait, elle aussi, songeuse. L’ombre d’un doute, d’une suspicion, venait de passer sur son visage. Toutefois, elle ne s’étala pas davantage sur l’évènement de tantôt et engagea la conversation. Le jeune Goldy avala une nouvelle gorgée de son Moka brûlant, frémissant à la vue de la couverture que son interlocutrice tenait entre ses doigts. Un haussement de sourcils à peine perceptible vint se creuser parmi ses traits et, reposant son gobelet en carton devant lui, il esquissa un vague sourire de sympathie.

Elle a un drôle d’accent tout de même, songea-t-il.


Oh, j’aime la poésie en général mais il est vrai que Baudelaire reste, à mes yeux, le Grand Maître du genre… Toutefois, la littérature de nos Îles est chère à mon cœur.

Nouvelle gorgée du breuvage chocolaté qui répandait dans le corps tout entier du Griffon, une chaleur agréable. Une pointe de méfiance se lisait dans le regard qu’elle portait sur lui. Malgré tout, il conserva son calme, faisant enfler cette impassibilité qui l‘enveloppait, se contentant d’arborer ce même maigre sourire. Alexandre observa avec plus d’attention la reliure brandie par la jeune femme, parcouru par un nouveau tressaillement. Il eut la fugace sensation que les orbites vides du crâne qui y figuraient accueillaient subitement deux grands yeux luisants fixés sur lui. Détournant le regard, il prétexta une quinte de toux, se lançant dans un numéro qu’il espérait crédible, feignant un simulacre d’étouffement. Sempiternelle gorgée de café, puis après quelques instants…

Oh, Harris… Intéressant. Vous êtes américaine, n’est-ce pas ? demanda-t-il, en toute connaissance de la réponse qui lui serait adressée.

Tendant une main vers cette camarade de lecture indésirable, il lui glissa ces quelques paroles.

Je me nomme Peter Smith, j’étudie au… au Royal Grammar School à High Wycombe qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres d’ici… Vous connaissez peut-être ? mentit-il.

Cette école, Alexandre l’apercevait de loin durant les vacances scolaires, puisqu’il habitait lui-même la ville susnommée. La toile du mensonge se tissait autour de lui, s’épaississait, prenait de l’ampleur à chaque phrase.

Et vous ? Vous travaillez à Londres ?

Une pointe de curiosité, habitude humaine, pour donner un peu de crédibilité à cet entrelacs d’inventions alors que ses doigts se perdaient dans les pages de son ouvrage, perdant celle à laquelle il s’était arrêté avant que le liquide fumant ne gicle sur cette dame qu’il aurait préféré ne jamais rencontrer.

Humph…
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MessageSujet: Re: *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre)   *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre) EmptyMar 6 Mai - 9:20

Beaudelaire... Megan avait soudain l'impression que cette rencontre n'était pas due au simple hasard, que le livre entre les mains du jeune homme voulait lui signifier quelque chose d'absolument capital pour elle-même (ou n'était-ce pas plutôt pour cette enquête qui lui prenait tout son temps, toute son énergie et toutes ses pensées ?)
Comme si elle essayait de se raccrocher à un fil invisible, Megan fouilla dans sa mémoire, espérant trouver la raison de cette sensation. Mais c'était peine perdu, elle avait lu Beaudelaire si longtemps auparavant que des siècles semblaient s'être écoulé depuis.


Les poèmes, ce n'est plus trop mon truc ! Je n'ai pas le temps de passer des heures à réfléchir sur chaque phrase que je lis... J'ai assez de mon job pour me prendre la tête.

Elle ne cherchait pas à s'excuser, seulement à relater un fait, se demandant quel serait en retour la réaction de ce passionné de poésie.

Mais elle n'eut guère le temps, dans l'immédiat, d'en juger, puisque l'adolescent venait de mimer à la perfection un léger étouffement... Megan n'était pourtant pas dupe et ses sourcils se froncèrent devant ce nouveau fait. Elle reposa son propre livre sur la tablette et confirma ce qui venait d'être dit, à présent particulièrement intriguée par les faits et gestes de ce curieux personnage.

Américaine, oui. Je viens de Virginie.
On dirait que vous n'êtes pas très à l'aise avec le livre de Mr Harris... Ce n'est pourtant qu'une couverture de roman !


Entre temps, le jeune homme avait tendu la main en sa direction et annonçait un nom qui sonnait aussi faux que la moitié de ses actes jusqu'à présent.

Peter Smith ? Si c'est vraiment son nom, je me fais nonne ! Et son hésitation pour annoncer l'endroit où il étudie. Tout ça est plus que louche. Je me demande ce qu'il a à cacher pour mentir comme ça !

Elle ne dit rien de ses suspicion. Il lui fallait attendre encore pour cerner définitivement le jeune homme. Elle se contenta donc de lui serrer la main comme la politesse l'exigeait, tout en se présentant à son tour, ne cherchant nullement, pour sa part, à cacher son identité.

Megan O'Hara. Enfin, la plupart du temps, c'est Agent O'Hara... mais pas aujourd'hui.
Et désolée, mais je ne connais votre école que de nom.
Je travaille à Londres, oui, plus ou moins. Je donne un coup de main à Scotland Yard.


Elle n'en avait pas dit trop, elle savait que la curiosité piquerait sans doute son interlocuteur et qu'être curieux nous rendait moins prudent, moins sur de nous. Elle l'avait déjà remarqué lors de certains interrogatoire. Plonger les gens dans le doute et les questions permettait souvent de leur extorquer certains renseignements. Et c'était toujours mieux que de les rabrouer, voire même les malmener, comme ne se gênaient pas certains de ses collègues.
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MessageSujet: Re: *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre)   *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre) EmptyMar 10 Juin - 19:57

Les pages glissèrent sur les doigts du jeune homme. Machinalement, inconsciemment, il feuilletait l’ouvrage richement relié, en une quête presque involontaire, mû par un désir aveugle. Que cherchait-il à travers l’encre et le papier ? Il ne trouva réponse à cette interrogation qui semblait envelopper le regard aigu de cette femme, assise face à lui. Elle avait l’esprit tortueux. Elle serait difficile à semer.

Le café avait refroidi, perdant de ses saveurs agréables. Réprimant une grimace, Alexandre repoussa le gobelet d’un vague geste de la main. L’américaine faisait une nouvelle remarque. Décidément rien ne lui échappait. Un froncement de sourcils, presque imperceptible, naquit sur le visage juvénile, troublant l’impassibilité qu’il s’était efforcé de conserver, faisant écho à ce même plissement au niveau du front de la jeune femme. Geste esquissé mais en aucun cas réprimé. Elle soutint son regard, curieuse, opiniâtre, américaine.

Oui… Disons que je n’ai pas l’habitude de ce genre de littérature et que cette couverture a quelque chose de spécial.

Ce crâne, même sorti de son contexte horrifiant, n’avait rien d’anodin pour un sorcier. Il aurait arraché quelque frémissement d’angoisse à n’importe qui. Détournant son regard d’émeraude, le Griffon reporta son attention sur le livre, entre ses mains tremblantes. Ses doigts s’étaient arrêtés, mettant un terme à leur frénésie, bloquant la page.

O’Hara ? Comme Scarlett ?

Un sourire fleurit sur ses lèvres. La bêtise qui venait d’en glisser l’amusait.

Scotland Yard… Rien que ça !


Oh, je vois. Vous devez avoir beaucoup à faire…

Il l’abandonna quelques instants à son discours, effleurant des doigts l’ouvrage neuf. Ses yeux se promenèrent sur la surface jaunie, parcourue d’inscriptions noirâtres. « A une mendiante rousse. » Intrigué, il susurra les premiers vers, ne prêtant que peu d’attention à la femme, toujours près de lui…

Blanche fille aux cheveux roux,
Dont la robe par ses trous
Laisse voir la pauvreté
Et la beauté,

Pour moi, poète chétif
Ton jeune corps maladif,
Plein de taches de rousseur,
A sa douceur.


Levant la tête, il partagea avec l’agent O’Hara, un regard grave. La situation prenait une tournure qui ne lui plaisait pas. Pourquoi ce poème ? A cet instant précis ? Ses doigts, pions du Hasard, l’avaient guidé jusqu’à ces pages et s’étaient immobilisés.
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MessageSujet: Re: *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre)   *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre) EmptyMar 17 Juin - 14:54

Elle se sentait un peu plus tendue à chaque instant, comme si elle venait de tomber, une nouvelle fois (elle ne comprenait d'ailleurs pas ce sentiment de répétition), dans un piège dont elle aurait du mal à s'extirper...

Elle remarqua le froncement de sourcil du jeune homme mais n'en dit rien. De toute évidence, il n'appréciait que moyennement de voir ses réactions ainsi analysées. Elle savait qu'il risquait de rester trop sur la défensive, si tel était le cas. Et sans comprendre pourquoi, elle souhaitait au contraire le voir parler, l'entendre lui livrer elle ignorait quel secret sur lequel elle n'arrivait pas à mettre la main.


Quelque chose de spécial ?

Megan retourna le livre vers elle et contempla la couverture.
Non, elle n'avait pas grand chose de spécial, surtout après tout ce dont elle avait été témoin ces dernières années... Et cela n'impliquait pas seulement ses enquêtes au FBI...

La légère crise d'angoisse qui lui étreignit la poitrine jusqu'à faire accelerer un peu trop sa respiration lui rappela qu'il y avait des souvenirs qu'il valait mieux ne pas faire remonter à la surface. Elle ferma un instant les paupières sur ses yeux noisette, et ne les rouvrit qu'en entendant à nouveau la voix de "Mr Smith".

Elle réprima une grimace qu'elle essaya tant bien que mal de transformer en sourire... sans y parvenir.


Oui, comme Scarlett. C'est mon deuxième prénom, d'ailleurs. Tout comme celui de ma soeur. Nos parents ont un certain sens de l'humour.

Fallait-il vraiment en arriver à discuter de Scarlett O'Hara et de "Autant en emporte le vent" ?
Heureusement, le jeune homme n'essaya apparemment pas d'évoluer plus avant dans ce domaine, se contentant d'un vague constat quant au travail que Megan devait accumuler, avant de reprendre sa lecture.
Elle pensa qu'il ne l'importunerait plus et se replongea également dans l'ouvrage qu'elle parcourait avant d'être dérangée. Mais déjà de la bouche de "Mr Smith" s'évadaient des mots tirés tout droit du recueil qu'il tenait entre ses mains.

Megan n'aurait su dire si c'était le livre qui lui échappa en premier, ou la tasse de café dont elle venait de se re-saisir. Toujours fut-il que les deux atterrirent par terre dans un joyeux fracas de porcelaine.

Son teint soudain livide, son regard fixé sur le jeune homme, elle réalisait à peine que ses mains, toujours posées sur la table malgré l'incident caféiné, tremblaient de manière visible.

C'était ça... ce qu'elle cherchait depuis qu'il avait cité le nom de "Beaudelaire"... Et, dans un hasard pour le moins troublant, voila qu'il lui servait le poème sur un plateau... Et avec lui, une nouvelle piste, peut-être même une partie de l'énigme...

Alors qu'une jeune femme, attirée par les bruits de brisures, venait en hâte nettoyer sous la table et ramasser rapidement le livre avant que celui-ci ne s'imbibe de café, Megan, elle, avait sorti son portable et balbutiait quelques mots d'excuses à son attention, tout en lui montrant sa plaque du FBI.

Megan aurait préféré éviter de se révéler ainsi au jeune homme à côté d'elle, mais elle n'avait pas plus envie de sortir pour passer ce coup de fil qui lui semblait soudain si urgent. Or les portables étaient sensés être interdits dans l'enceinte du magasin.
S'éloignant de la table, pour obtenir un minimum de calme, elle composa le numéro de l'agent Laurell, en charge de l'affaire de la Faucheuse.
Lorsqu'elle revint vers le jeune homme, ses traits étaient plus tirés que jamais, mais dans ses yeux noisettes brillait une lueur victorieuse...
Des cheveux roux avaient été coupés, sur chacune des victimes qu'avait fait la faucheuse...
Elle emportait un trophée ! C'était une fétichiste !
Pour la première fois depuis son arrivée à Londres, Megan avait l'impression, réelle, d'avoir avancé sur le dossier !


A nous maintenant.

C'est étonnant que vous ayez cité ce poème, précisément, alors que j'enquête sur les meurtres de plusieurs jeunes filles rousses !

Savait-il quelque chose ? Et le lui dirait-il dans ce cas ? Ou son choix de lecture était-il seulement le fruit du hasard ? Elle soupira face à toutes ces interrogations sans réponses.

J'imagine qu'il ne sert plus à rien de rester discrète, vous avez du voir la plaque. Je bosse pour le FBI, et j'enquête sur les meurtres de la Faucheuse.

Il en a forcément entendu parler, c'est dans tous les médias !
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MessageSujet: Re: *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre)   *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre) EmptySam 27 Sep - 14:47

[ Vraiment désolé de ce gros retard. L'inspiration m'avait lâché pour ce RP. Embarassed ]

Elle l’observait intensément, son regard aigu glissant des doigts du jeune homme qui cornaient nerveusement une page de l’ouvrage de cuir, à ses prunelles fuyantes qui tentaient de trouver intérêt aux motifs d’une tapisserie poussiéreuse recouvrant le mur d’en face. A son instar, elle fronçait les sourcils, intriguée. Il manifestait une attitude étrange.

Que j’apprenne à me contrôler ! Respire. Impassibilité.

Il huma une grande bouffée de l’air chargé d’effluves d’encre et de papier frais. La conversation sinuait constamment, ponctuée par les piètres tentatives d’Alexandre pour aborder un sujet qui effaçât les regards inquisiteurs posés sur lui ainsi que par les réponses brèves, incisives, de Megan ayant pour but de réorienter la discussion vers un angle qui lui plaisait, où elle se sentait à l’aise, un sujet malléable tel un orbe d’argile entre ses doigts pernicieux. Elle semblait toutefois avoir remarqué la tension du jeune homme assis face à elle, sa méfiance, et elle répondit à ses interrogations, soucieuse qu’il reste encore quelques temps…


Quelque chose de spécial, oui. Une tête de mort n’a rien de très rassurant, vous en conviendrez ?

Satisfait de sa réponse, qu’il avait habilement fait tourner en sa faveur, l’adolescent esquissa un vague sourire - quelconque marque de courtoisie pour elle, ombre refoulée d’un fugace triomphe pour lui - qui finit par s’estomper après un évasif regard en direction de la jeune américaine.

Y a quelque chose qui cloche…

Ses paupières s’étaient refermées sur ses yeux bruns, quelques secondes pas plus, mais Alexandre interpréta les battements de cils qui suivirent comme une marque de faiblesse prononcée. Elle intercepta son regard, étira les lèvres en un simulacre de sourire étrangement déformé. Le duel acharné reprenait, tissant entre eux une rivalité sournoise : tandis qu’un doute fleurissait dans l’esprit de l’agent O’Hara, que sa nature suspicieuse s’éveillait brusquement, une ombre planait sur celui de l’agent Goldy, assombrissant ses recoins caverneux, appesantissant ses sens.

Chacun s’enterra à nouveau dans un mutisme teinté de soulagement, retournant à ses lectures. A peine quelques secondes après cette prise de résolution, les vers s’échappaient en cascade des lèvres charnues, guidés par une volonté supérieure, menés à mourir dans l’atmosphère feutrée de la Librairie, à déchirer les parois de tissu de l’esprit de Megan afin de se glisser par l’écorchure béante et d’y faire éclore un foisonnement d’autres idées. Livide, elle laissa tomber sa tasse de café qui se cogna violemment contre le parquet noueux et éclata en une infinité de morceaux. On s’enquit de l’origine des bruits, on vint voir de quoi il s’agissait. L’ouvrage fut sauvé à temps, avant que le sombre breuvage ne vienne brunir ses pages.

Ces quelques vers semblaient avoir déclenché chez la femme une réaction effarante. Tremblante et empressée, elle s’était levée, présentant ses excuses à la propriétaire des lieux tout en arborant une plaque scintillante qui arracha un tressaillement à Alexandre. Dans quelle affaire s’était-il empêtré ? Un éclair de compréhension passa sur le visage de Miss O’Hara qui s’éloigna, un appareil moldu résidant dans sa paume. Lorsqu’elle revint s‘asseoir, son œil pétillait et elle semblait réprimer un ample sourire de se creuser sur sa figure pâle. Aux paroles qu’elle laissa échapper, le jeune Goldy eut un nouveau frisson. Comprenait-elle vraiment ?


Oh ! J’en ai entendu parler… C’est dans tous les journaux ! J’ignorais que le FBI était sur l’affaire. J’espère tout de même que vous remettrez la main sur cette Faucheuse. Hum.

Mauvais comédien. L’évocation de ce nom avait fait naître en lui une véritable angoisse, une peur tangible, figeant ses membres, glaçant ses veines. Comme une bulle gorgée de poison prête à éclater à tout moment sous son cœur, répandant un noir venin dans son corps tendu. Car si ces meurtres odieux faisaient frémir plus d’un moldu, jusqu’à mobiliser les forces policières d’outre-Atlantique, l’identité du meurtrier restait certaine. Une conviction marquait les esprits des sorciers, comme une empreinte indélébile. La Faucheuse était des leurs.
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Megan O'Hara
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MessageSujet: Re: *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre)   *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre) EmptySam 4 Oct - 8:52

Il avait peur, c'était palpable. Mais de quoi ? De la faucheuse, ou d'autre chose ? Peut-être avait-il peur que Megan découvre une vérité sur laquelle elle n'était pas même sensée mettre le doigt...
Cela suffisait à l'agent O'Hara pour avoir envie de creuser encore un peu dans cette direction.
Le jeune homme cachait probablement quelque chose, et sa réaction allait dans ce sens. Bien sur, il ne serait pas facile de lui faire cracher le morceau.


Le FBI se contente de filer un coup de main à Scotland Yard. Je suis profiler, c'est mon job de rentrer dans la tête de ce genre de cinglés, d'analyser leurs réactions, de sonder leurs esprits...

Essayait-elle de lui faire encore plus peur ? Le considérait-elle comme un suspect ? Non, pas vraiment. S'il y avait une chose dont elle était sure dans son profil, c'était que la faucheuse était de sexe féminin. Le jeune homme ne correspondait pas...
Mais s'il savait quelques renseignements et qu'il les cachait, il devenait complice...


Vous savez que ce tueur ne s'en prend qu'aux jeunes gens ayant les cheveux roux ?

Les yeux noisette de Megan se posèrent sur les cheveux flamboyant de l'adolescent.

Si vous savez quelque chose, si vous n'avez pas cité ce poème par hasard, vous devez me le dire. Tout de suite ! Dans votre intérêt comme dans celui de vos concitoyens.

Elle en oubliait la raison première qui l'avait menée dans cette librairie, tout comme la pile de livre qui l'attendait sur la table et cette couverture que le jeune homme avait auparavant trouvé si inquiétante.

Je continuerai ma lecture plus tard. Starling et Lecter peuvent attendre... Pas la faucheuse !

HJ/ Désolée pour la taille... /HJ
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MessageSujet: Re: *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre)   *Librairie de quartier* Une moldue, des livres et... ? (libre) EmptyJeu 16 Oct - 0:27

Le café, Il le préfère avec ses ingrédients...à lui.

Aussi une journée parfaite s'annonce au gré de matières premières florissantes au cimetière voisin, ou bien par une pluie battante qui obligerai un passant à s'abriter sous le porche d'en face, dont le muret vétuste et recouvert d'une crypte de lierre est si pratique pour cacher un ou deux corps, le temps d'une nuit...
Cela fait aujourd'hui trois mois qu'il n'avait pas daigné sortir au grand jour, pas qu'il se soit senti coupable de quoique ce soit, non...La culpabilité chez Kira se manifeste à son apogée lorsqu'il s'agit de regretter l'issu d'un choix difficile entre une prothèse oculaire en céramique lisse, agréable au toucher mais fragile et terne; ou une bille de verre plombée, imitant parfaitement l'iris que dame nature octroi d'elle même mais, relativement capricieux quand il s'agit de rester plus de 2 ans vissé dans l'orbite du sujet...D'ailleurs ayant opté pour ce second choix il se sentit coupable d'avoir fait preuve d'un tel pêché d'esthétisme lorsque sa douce et rigide « Lully »,Laura McDermot feu Melle McDermot la fille chérie de papa le luthier de la petite rue St-George,laissa tomber sur le plancher craquant sa jolie « agathe211 »...Mais outre ces petites contrariétés, l'âme d'un artiste ne s'encombre pas du spectre du regret.
On a beau être un as invétéré de la nécromancie avancée, maîtriser les 24 tomes du « Venus advocate », pouvoir réciter les 800 premières pages du Nécronomicon et créer des sceaux de lien spirituels en claquant des doigts; lorsque c'est la technique et le sens matériel qui flanche on n'en est pas moins qu'un bricoleur du dimanche en face d'un tas de bois bon marché...Et précisément, dix « œuvres » qui s'écroulent au bout d'une lieue ça n'est pas une erreur qu'il se pardonne facilement.
Pour redresser le tir, une seule solution, « le manuel légendé de menuiserie avancée »des frères Rubwood? Introuvable de Londres à Glasgow....
Il se presse dans son trench noir sale et poussiéreux, répandant à faible densité une odeur tenace d'éther distillé et de formol, une écharpe noire en travers du visage,ses longs cheveux noir geais dansant autour de de ses tempes blanches, véritable théâtre d'ombres chinoises ou le basilic ondulant volerait la vedette...En un sifflement il disparaît au coin de la rue aux briques rouges et puis...
C'est au coin sombre de la Miskatonic street qu'il réapparait, à une centaine de mètres du premier badaud. Au détour il croise le regard d'un vieillard tremblotant, quel toupet, afficher son fardeau de vie, montrer sa dégénérescence comme un trophée...C'est une réelle prise d'otage, il se sentirai prêt à tuer en l'instant. Car ne sait-il pas assez que le corps flétri est un affront à la toute puissance éternelle?

Ou est ton dieu miséricordieux qui apporte foi et sérénité, quand moi je t' apporte la jouvence... et la dignité de ne plus être un cadavre ambulant...

Passé la porte de l'échoppe, il fusille des yeux les étagères à la recherche de son Graal du jour, le bouquin de menuiserie Rubwood...L'odeur du peppermint et du café fumant lui provoque soudain un majestueux haut le cœur...Suivi de très près par le bourdonnement délicat d'une ode à peine exprimée, mais pourtant si distincte...Juste là derrière le rayonnement.
Se serrent maladroitement en support d'un vieux livre à la couverture déchirée, deux mains de jeune fille...ou de jeune garçon. Elles ont la perfection du sculpté d'argile et la blancheur innocente des débuts d'hivers, et de faibles soubresauts rythme avec entrain cette aguicheuse mélopée

Charles Baudelaire

Devant lui une jeune femme à la beauté néo-romantique, si esquissée dans un écrin cendré, ses deux yeux brillent d'une ferveur éloquente, Le regarde elle de son piédestal d'Athena, lui adresse t'elle une parole volupté comme on adoube...Elle est américaine...Il en a douloureusement besoin , elle sera la pièce maîtresse de sa nouvelle collection, elle au grain de peau si fin, au profil minutieux taillé dans la cire cette silhouette frêle mais tenace aurait rappelé à Poe les femmes de Baltimore qui lorsqu'elle vous embrassent vous condamne sur le champ. Cette ambiguïté ce contraste béant entre la vie bagarreuse et le déclin tapis dans le néant, elle est de sang et d'ossature...Il l'aidera à gagner son éternité.

Et Baudelaire dit:


Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,

A cette horrible infection,

Étoile de mes yeux, soleil de ma nature,

Vous, mon ange et ma passion !


Oui! Telle vous serez, ô reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et le floraisons grasses
Moisir parmi les ossements.

Alors ô ma beauté! Dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine,
De mes amours décomposés!

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