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 [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs

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Edric Lebrec
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MessageSujet: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Ven 19 Oct - 16:04

Neuf heures sonnaient à l'immense cloches qui s'agitait comme si son existence en dépendait. Deux ou trois notes, tout au plus, qui avertissait les humains que le temps s'écoulait encore inexorablement. Qu'il s'écoulait et ne laissait personne lui échapper. Mais qui aurait encore eu la prétentieuse chimère de croire pouvoir s'y soustraire? Peut-être Edric... Certainement même. Ou plutôt, à force de s'omnubiler avec ses rêves, il avait perdu la conscience de ce qui était éphémère. Il était éphémère et tout ce qu'il construsait depuis ces nombreuses annéées l'étaient également. Et l'immense miroir qui tapissait le mur du couloir lui renvoyait un homme usé et terni par l'échec et l'inutilité. Ce miroir, il y avait bien longtemps qu'il ne s'était pas regardé. Malheureusement, on n'échappe pas indéfiniment à la réalité, aussi douloureux que ce soit...

Edric Lebrec, digne roi de Bretagne, héritier de la plus ancienne lignée, descendant direct de Brocéliande...

Mais le bel homme d'exception était loin maintenant. Des titres, il ne lui restait plus que ça. Mais ces titres ne parvenaient pas à surplomber les autres pensées qui l'assaillaient lorsqu'il se regardait, pour la première fois depuis sa séparation avec son ancienne épouse.

Edric Lebrec, rentier à vie, sans jamais travailler, psychotique enfermé dans ses rêves, inutile à la société, à sa fille même...

Et cette dernière remarque lui était impensable. Car c'était bien l'idée d'élever sa fille au rang qu'elle pouvait prétandre, qui le tenait en vie. Djaniah était toute sa fierté. Elle était tout ce qui dirigeait ses actes - bénéfiques? Pourtant ce matin là, il doutait. Un Lebrec qui doute était exceptionnel, et inquiétant. Sa mère avait succombée à la hache du temps la nuit d'anniversaire de Djaniah, laquelle avait fuguée et s'était retrouvée à Sainte Mangouste, comme toujours plongée dans un mutisme révolté pendant plusieurs jours. Ces dernières années lui semblaient n'être que le fruit d'un profond gâchis où il n'avait fait que détruire lui-même ses chances de réussite. Et maintenant, il était seul. Totalement seul.

Neuf heures avaient sonnée et Djaniah s'en était allée rejoindre son autre foyer : Poudlard. Il serait l'unique habitant de cette grande demeure sitée un peu à l'Ouest de Londres, non loin du Centre noble. Une petite elfe de maison était également présente, mais restait très invisible pendant le jour. Un manoir de ville, sans jardin, sans plante. Mais luxueux et impeccable. Etonnant et agréable. Impersonnel? Non, comment aurait-il pu l'être? Tout le décors tendait à rappeler les origines royales avec des arbres généalogiques par exemple. Des photos de sa mère et de Djaniah circulaient au gré des murs, toutes deux dans de superbes costumes. Et seul, il allait de l'une à l'autre, se remémorant un souvenir. Jusqu'à ce qu'arrive une date où un rendez-vous important l'ammènerait à sortir de son antre pour entrer dans son plus beau rôle d'élite de la société. Et il pourrait ainsi parader, heureux enfin dans le mensonge de son bonheur et de sa classe.

Pourtant, une belle poignée en bois brut miroitait sur la porte, attendant enfin cette personne qui l'empoignerait pour frapper et ouvrir une sortie au roi déchu par lui-même...




********************************************




Plusieurs semaines s'étaient écoulées, confrontant le roi de Bretagne à sa nouvelle réalité. Depuis la mort de sa mère, c'est lui qui devenait le chef du Conseil de Bretagne et le possesseur des terres de Brocéliande. En l'absence de sa fille, il restait donc dans son domaine. C'était encore nouveau et un peu étrange d'y vivre à nouveau, de retrouver tant de souvenirs. Mais un élément avait bouleversé ses relations avec sa fille : Glenn Madec. Celui-ci, sans qu'Edric ne comprenne vraiment comment, semblait avoir apaisé un peu la violence et la rancoeur de Djaniah. De toute manière, sa fille avait toujours eu beaucoup d'affection pour son parrain et avait été très affectée de le voir partir. Aujourd'hui qu'ils s'étaient retrouvés, Edric espérait au fond que les choses se rétablieraient.
Et c'était dans cet espoir secret, d'un nouveau départ, puisque ç'en était bien un, qu'il avait organisé un bal d'Halloween. Et pour la première fois, il avait demandé à Djaniah d'inviter ceux qui lui plairaient. Adultes et adolescents se coitoyeraient au sein de leur demeure londonnienne. Ce serait une fête tranquille, annihilant un peu le côté mondain par la présence des gamins. En tout cas, c'était ce que le Roi de Bretagne pensait...

Pour l'occasion, la petite elfe de maison avait bien entendu décorée le manoir de mille toiles d'araignées et autres farfelues créatures plus horribles les unes que les autres. Mais son maître avait tenu à ce que les photos de sa famille et l'arbre généalogique ne disparaisse pas sous le décors. Petite excentricité amusante : un korrigan se tenait sur le pas de la porte et devait avaler les invitations avant de laisser entrer les invités, enfin... s'il était de bonne humeur! Mais, dès que vous franchissez le pas de la porte, il vous affuble d'un déguisement à sa guise, aussi terrifiant qu'il l'aura voulu... A vos risques et périls!

Vingt et une heure approchaient, et les premiers invités arriveraient. Djaniah devait arriver acompagnée de Glenn. Ce serait l'heure de vérité...


Dernière édition par le Dim 4 Nov - 9:03, édité 1 fois
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Edric Lebrec
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Dim 4 Nov - 8:56

Liste des invités :



Idea Jimy Raven
Idea Anna Duplessis
Idea Niamh G Llandon
Idea Radolphus Black
Idea Alexandre Goldy
Idea Meleth Cenedril
Idea Nina Kaliba
Idea Mantik Ertink
Idea Atanys Silver


Arrow Alicia Coldright
Arrow Liliane Cenedril
Arrow Glenn Madec
Arrow Morwena Madec
Arrow Noxis Climox
Arrow Robert Yates
Arrow Ayla Parker
Arrow Thalie Musae
Arrow Ebe Silver
Arrow Iridal Winterfall
Arrow Lantys J Kane
Arrow Eilane Snake

(liste incomplète!)

NOUVEAUTE : petite idée pour rendre les Rps encore plus sympas : comme cette fête s'accompagne d'un bal, il paraît dommage de ne pas y mettre de la musique non? Donc, à chaque post, l'invité mettra en premier la musique qu'il faut écouter en lisant son récit! D'accord?


Bonne soirée :jumpevil:


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Glenn Madec
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Dim 4 Nov - 21:59

Glenn n'a jamais aimé le faste et les mondanités. Jamais. Lui, si simple, comment pourrait-il se sentir à l'aise alors qu'il est vêtu comme un pingouin? Mais il se doit de le faire. Pour sa fieule qu'il chérit tant. Il sait qu'elle a besoin de lui pour renouer avec son père. Il s'est bien rendu compte que sa présence est quasi indispensable quant à une nouvelle relation saine entre le Roi et sa fille...

Le Roi... Rien que cette expression lui fait faire une légère griamce de dégout. Oh, il l'a toujours respecté, là n'est pas le problème. Mais le titre de Roi l'a toujours purement agacé. Roi de Bretagne... Quelle idiotie... Mais il est le père de sa fieule, ce "Roi", et Glenn ne peut faire autrement que de se soumettre, en Fils de Brocéliande qu'il est...

Il le connait, le fameux (et fabuleux) manoir britannique des Lebrecs. Il y a passé suffisemment de temps en compagnie de la défunte mère du Roi à laquelle il était très attaché. C'était elle qui avait décidé qu'il allait être le parrain de l'Héritière. Lourde tâche confiée à un très jeune homme, à l'époque...

Mais il avait su y faire et malgré la longue séparation d'avec la jeune fille, il était heureux de l'avoir retrouvé, et heureux, malgré tout, d'être convié à cette soirée.

Il entre dans le grand hall marbré où l'attend une créature ignoblement laide qui lui arrache le carton d'invitation qu'il a dans les mains pour l'enfourner dans sa "gueule" et attifer notre jeune et noble professeur d'un chapeau vert bouteille, d'un chiffon d'une couleur proche du chapeau, le tout jurant outrageusement avec le bleu pâle de sa toge.


Merci... bredouilla-t-il en foudroyant la bestiole de ses yeux doux.

Un Korrigan... Non mais vraiment! Il veut se faire détester ou quoi? Tu parles d'un acceuil! J'aurai plutot vu des Mari-Vorgans... Qu'importe...Maintenant j'y suis.
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Djaniah Lebrec
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Lun 5 Nov - 8:57



Je m'étais éveillée bien tôt ce matin du 31 octobre. L'aube n'avait même pas débutée son ascension dans le ciel et pourtant, je restais immobile dans mon lit, les yeux grands ouverts sur mon plafond. Dans un silence matinal, j'écoutais le tumulte de mes pensées et de mes appréhansions pour le soir venu. Avais-je bien fait? J'en doutais à présent. Accepter de participer à la fête de mon père, en faisant venir nombres de mes amis et connaissances n'était peut-être pas une bonne idée du tout. Mais, même si je passais en revue tous les modes de fuite pour me soustraire plus ou moins en bonne et due forme de ma présence ce soir; j'en revenais au fait que c'était impossible. Et ce, pour différentes raisons. Vis à vis de Glenn, je m'étais engagée à participer et essayer d'être plus "gérable" dirais-je. Et malheureusement, il m'était impensable de faillir à la parole que je lui avais donné. Il y avait également Noxis, notre maître, et je voulais absolument lui faire bonne impression. Lui montrer que j'étais une bonne hôtesse, que je savais gérer et ma vie scolaire, et ma vie d'Héritière. Je voulais qu'elle soit surprise et qu'elle ne regrette pas de m'avoir prise sous son aile avec les autres élémentalistes. En parlant d'élémentaliste... Jimy serait bien évidemment présent. Je ne savais absolument pas comment je gèrerais la situation face à mon père. Cela me terrorisait un brin.

Bon, de toute manière, cela ne sert strictement à rien d'angoisser là, toute seule dans son lit! Ce n'est qu'une fête après tout et il ne peut rien se passer de fâcheux. Une simple fête, et de toute manière le Roi de Bretagne sera tout occupé à recevoir ses propres invités et à faire connaissances avec ceux qu'il ne connait pas. Nous serons tous dans notre rôle pour un déroulement sans fausse note.

Mais je n'arrivais pas à dormir pour autant. Soupirant, je me levais doucement, réveillais sans le vouloir mon sombral miniature et allais m'habiller après une bonne douche. Pendant que l'eau chaude coulait abondamment sur mon corps tendu de soucis, la ville s'éveillait lentement. Finalement sortie, je griffonais sur un parchemin à mon père :

Code:
Je vais marcher, je rejoindrai certainement Glenn ensuite et j'arriverai avec lui ce soir. Donc ne t'inquiète pas. A ce soir, 21 heures. Djaniah.

Je n'avais aucune intention d'aller rejoindre mon parrain, mais de cette façon j'avais la journée entière pour rester tranquillement seule et bien me préparer. Je laissais le mot à un endroit évident. De toute manière, au pire des cas, notre elfe de maison la trouverait et la lui remettrait. Enveloppée sous des couches de laine, la tête recouverte d'un chapeau bien chaud et le cou emitoufflé par une large écharpe, on ne voyais quasiment plus que mes yeux. C'est ainsi que je partais en fermant doucement la porte.

H - 15h

Je passais la journée à me promener, aller me réchauffer autour d'une bonne tasse de café et errer dans les galeries marchandes moldues où les horreurs d'Halloween jonchaient les allées. Lentement mais sûrement, l'aiguille tournait, et l'heure se rapprochait. Comme à mon habitude, ce fut vers 19h que je m'endormais sur un banc devant une magnifique vitrine, enfin fatiguée.
Je me réveillais en sursaut, sans savoir l'horaire, mais je n'avais qu'une seule certitude : j'étais vraiment à la bourre! Agitant ma baguette comme je l'avais vu faire par des sociers, le magicobus apparut avec ses lits juxtaposés.


Vite, au Manoir Lebrec, je suis très pressée!

Le contrôleur semblait bien lent, cela m'agaçais au plus haut point. Mais finalement nous arrivâmes en un temps sans doute record à ma demeure. Peut-être aurais-je du les inviter en guise de remerciement? Hum... non. Je descendai en courant et arrivai juste derrière Glenn. Alors je ne devais pas être si en retard. Et par chance, mon père n'étais pas encore arrivé pour l'accueillir : j'allais pouvoir dire que nous avions passé la journée ensemble!

Glenn! Glenn!

J'arrivai jusqu'à lui, repris mon souffle avant de murmurer :

Tu te souviens que nous avons passé la journée ensemble, n'est-ce pas? Bien... en tout cas, tu es beau avec ce vert horrible! Prêt?

En passant, je regardais le korrigan et lui souris tranquillement. J'avais croisé cette petite créature par une nuit bien sombre dans Brocéliande... Ce soir, il avait accepté de jouer les portier, pour je ne savais quelle obscure raison. Mais ce n'étais jamais sans contrepartie... Bref, je n'avais pas à m'en soucier pour le moment et au moins il n'utiliserait pas sa magie sur moi!
Du bruit.

_________________
*Si le Destin ne mène pas à toi...?*

*... alors j'emprunterai un autre chemin.*

Héritière du Royaume de Bretagne.


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Niamh Galloway Llandon
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Lun 5 Nov - 18:09

Si si, pourtant c’est bien ici…

Niamh lève lentement son visage empreint de perplexité du petit carton d’invitation vers l’imposante façade du manoir qui lui fait face.
Cela faisait maintenant bien dix bonnes minutes que le magicobus l’avait déposé ici, en plein quartier résidentiel londonien, mais la jeune femme n’avait pas encore fait le moindre pas.

En même temps tu as entendu Djaniah parler de sa famille non?

Il lui paraissait d’un seul coup plus qu’évident que les descendants de la « Famille royale de Bretagne » ne pouvaient pas vivre dans un minuscule pavillon de banlieue.
Une chance que la timide Poufsouffle soit maintenant attachée à sa camarade de Serdaigle ou elle se serait empressée de fuir ce lieu qui serait sûrement beaucoup trop mondain pour ses pauvres nerfs ce soir.

Mais de quoi vais je avoir l’air en plus?


Regard désabusé à sa tenue probablement trop simple…et noire de surplus…parce qu’on ne change pas les bonnes vieilles habitudes, parce que la jeune fille n’avait pas grand chose (rien du tout )de plus habillé…et qu’au cas ou il aurait été question de bal costumé elle se voyait mal se déguiser…en sorcière…
De ses mains revêtues jusqu’au coude de mitaines arachnéennes, elle lisse sa longue jupe, réajuste le seul haut un peu élégant qu’elle ai pu déterrer de sa valise et serre sur ses épaules dénudées et son cou offert à la bise nocturne l’écharpe au couleur de sa maison qu’elle ne quitte plus depuis plusieurs jours.
L’hiver, normalement, la terre somnole jusqu’au printemps, et oui.
Sur un dernier soupir de circonstance, elle s’avance enfin vers l’imposante porte d’entrée…ou le passage lui est aussitôt interdit par…

Un korrigan??

Mais la chose ne lui laisse pas le temps de méditer plus longtemps et se jette toutes dents dehors sur son carton d’invitation. Niamh en a un tel mouvement de recul qu’elle manque tomber du perron.
Retenant de justesse un bon juron face au sourire satisfait du petit être, elle s’engage à travers le passage maintenant libéré, gratifiant le représentant gnomesque de Brocéliande de tout son mépris…probablement à tort.
A peine a-t-elle franchit la porte que la voilà affublée d’une encombrante paire d’ailes de chauve souris, d’un boa et d’une paire de cornes le tout d’un rouge ignominieusement criard…

La soirée va être…longue…TRES longue…
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Edric Lebrec
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Lun 5 Nov - 19:01



Edric faisait les cent pas dans son salon redécoré. Il n'avait pas aimé que Djaniah lui fasse une nouvelle fois faux bond avant même le lever du soleil. Mais il voulait croire que c'était bien pour rejoindre Glenn. De toute manière, il se doutait pertinament que même si cette excuse était fausse, il ne le saurait jamais. Alors à quoi bon chercher. Oui, plus il marchait et plus il en venait à la conclusion qu'à partir de maintenant il ne lui demanderait plus de compte. Qu'elle fasse ce qu'elle souhaitait, du moment qu'elle l'informait et cessait ses fugues nocturnes. Oh, c'était peut-être bien une manière de contourner le problème, sans le résoudre pour autant! Mais il lui semblait malheureusement que c'était la dernière solution envisageable afin d'essayer de retrouver une vie et une relation père-fille moins houleuse. Et puis finalement, le fait qu'elle s'absente lui avait permis de faire un petit aller-retour Brocéliande-Londres afin de participer aux préparatifs du paroxysme de la fête de Samain, qui aurait lieu à minuit une précise. Cela d'ailleurs le préoccupait : maintenant qu'il avait succédé à sa défunte mère au Conseil de Bretagne, et avait donc pris entièrement possession de son titre de Roi, il ne pouvait ignorer la règle de cette fête. "Toute absence du Roi est puni de Mort". C'était un peu délicat, mais il laisserait donc le soin à Djaniah de présider le bal à partir de minuit pour s'y rendre sans faute.

Tout de même comment ais-je pu oublier qu'Halloween avait lieu le 31 octobre et que le sommet du Samain a lieu le 1 novembre? Heureusement, je ne pense pas que ma petite absence momentanée sera perçue par d'autres personnes que Djaniah ou Glenn alors... pas de soucis en principe.

Mais Edric était de nature assez anxieuse. Pourtant, rien ne semblait d'avance poser problème. Il se dirigea alors vers la baie vitrée, poussa d'une main la tenture et plongea son regard vers le centre de son jardin. Imposant, mystérieux, esthétiquement agencé, un dolmen triomphait sous la lumière miroitante de la Lune blafarde. Cette construction de pierre n'était bien évidemment pas présente à l'origine. Et bizarrement, ce n'était pas non plus le Roi qui l'avait fait mettre ici. En réalité il n'avait jamais su qui avait pu transplaner ce monument antique. Une seule chose était certaine : le dolmen était apparu un certain 4 août, la nuit de l'anniversaire des onze ans de Djaniah. Et depuis, il était resté là, à braver le climat londonnien en silence d'un air fier et solide. Une fois, Edric avait surpris la discussion de sa fille avec leur petite elfe de maison, sur un être pouvant apparaître ou disparaître de dessous le dolmen. Fantasmes d'enfants, avait-il conclut à l'époque.

C'est quand même curieux que quelqu'un l'est posé là... Je me suis toujours demandé si ce n'était pas ma mère qui avait eu cette idée, histoire que l'on oublie pas nos origines... Maintenant je ne le saurais probablement jamais...

Il laissa filer la tenture de ses doigts, si bien que la vue de la baie vitrée était tout à fait obstruée. Il secoua la tête en soupirant. Mais cela n'avait plus d'importance. Le bruit si bien connu des cloches le ramenèrent dans le présent. Neuf coups sur une même note, un peu monotone. Mais au Diable cette musique répétitive, car bientôt la salle serait égayée par des musiques tantôt baroques, tantôt plus actuelles, pour faire plaisir aux adolescents. Il fallait que chacun y trouve son compte et qu'au final tous les invités se soient amusés. Edric rajusta ses manches d'un noir sobre avant d'entendre la porte s'ouvrir, des pas précipités, une immobilisation et...
Et il se doutait que les deux premiers seraient Glenn et Djaniah, même s'ils n'étaient pas très en avance... Alors Edric se mit à avancer, tira la somptueuse porte menant au salon et s'approcha de ses deux invités un peu particuliers.


Glenn... je suis heureux de te revoir...

... en de circonstances moins tendues qu'après la visite à Sainte mangouste de Dja.

Il lui tendit la main pour la serrer. Oui, il était heureux de le retrouver. Mais il sentait douloureusement que ce dernier était là pour sa filleule surtout. De la courtoisie, rien de plus. Pourtant, pour une fois, Edric aurait voulu retrouver ce jeune garçon brillant, qui n'avait pas peur de ne pas l'aduler simplement parce qu'il était roi, et avec qui les conversations avaient pu être enfin sincères.


Je suppose que Morwena arrivera un peu plus tard? Elle devait rester un peu près de votre fils avant de venir? Mais en tout cas, je félicite le bon goût de notre korrigan! Allez, venez le salon n'attend plus que vous!

Il allait les inviter à le suivre, quand une jeune demoiselle arriva, l'air un peu paumée. Elle non plus, le korrigan ne l'avait pas loupé! Edric n'avait jamais vu les amis de sa fille, et en fait il ne savait même pas si elle en possédait, avant aujourd'hui. D'un ton courtois il s'adressa à elle.

Je suppose que vous êtes une amie de ma fille? Je suis Edric Lebrec, le maître des lieux... Ne vous fiez pas à l'apparente petitesse de ce lieux de l'extérieur mademoiselle, vous serez sans doute surprise en passant la porte...

Edric eu un sourire mystérieux. En fait, il savait que les gens étaient toujours étonnés en découvrant la maison. Pourtant, une fois à l'intérieur, c'était un magnifique hall qui accueillait les visiteurs et les amenaient dans d'autres pièces somptueuses. Et le jardin, invisible de l'extérieur était assez grand et beau.

Bien, que la fête commence alors...



[HJ : à partir de maintenant, associez une musique à vos posts Wink ! /HJ]


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Morwenna Madec
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Mar 6 Nov - 11:22



Morwenna était arrivée plusieurs instants après son époux, tenant par la main son précieux petit ange qu'elle avait finalement choisi d'emmener avec elle.
Elle avait d'abord songé à demander l'aide d'une nounou, mais il fallait se rendre à l'évidence : en mère extrêmement liée à son enfant qu'elle était, elle n'avait pas eu le coeur à laisser son cher Yeltaz aux soins d'une semi étrangère.
Se préparer avec un enfants dans les jambes n'avait pourtant pas été chose aisée et la robe qu'elle avait choisi de porter avait été bien malmenée par les assauts de son fils qui souhaitait si avidement son attention.
Ainsi, quand elle pénétra dans le manoir des Lebrecs, elle portait une longue robe bleu, telle celles que les prêtresses d'Avalon arboraient le jour des cultes, ceignée par une ceinture argentée. Sur son front avait été placé le bijou de famille en forme de croissant de lune, représentant ses origines, et dont toutes les descendantes de la célèbres Morgane avaient hérité.
Ses longs cheveux d'or avaient été rapidement tressés et son visage radieux respirait la bonté et l'amour maternel.
Yeltaz, quant à lui, avait été accoutré d'un costume bleu, assorti à la robe de sa mère et à la toge de son père.
Serrant son fils contre elle à l'approche du Korrigan qui vérifie les cartons d'invitation, Morwenna se hâta de s'engoufrer dans le manoir à la recherche de son époux dès qu'elle eut tourné le dos à la créature qui ne lui inspirait que peu de confiance.


Quel endroit impressionnant, murmura-t-elle pour elle-même en observant le manoir.

Elle s'agenouilla face à Yeltaz, et, tout sourire, lui demanda :

Il te plaît ce manoir mon chéri ?
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Lilianne Bradshow
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Jeu 8 Nov - 0:53



Une invitation ? Elle avait reçu une invitation du roi de Bretagne ? Du père de la fille qu’elle avait assommée il y a de ca quelques semaines ?

Alors la, il s’agissait d’un mystère que l’asiatique ne parvenait pas à élucider. Elle avait longtemps tourné et retourné l’enveloppe dans ses mains, se demandant le pourquoi du comment.

Im cathrae môir mad a dangen ?
(Il me tend un guet-apens pour mieux m’éliminer ?)

En temps normal, elle aurait pris une plume, et rédiger de sa plus belle écriture un refus poli. Elle n’avait jamais aimé les réceptions mondaines, mais depuis qu’elle avait été déclarée comme « veuve » par la société –Quelle absurdité-, c’était pire que jamais. Mais cette invitation restait un vrai mystère pour elle, et si il y avait une chose auquel elle ne pouvait résister, c’était bien le mystère…

Mais tout de même, se rendre à une réception ou les seules personnes qu’elle connaissait, était un médecin avec qui elle s’était conduite de manière odieuse, une gamine qu’elle avait assommé et son parrain. N’était-ce pas du suicide ? De l’autre coté, dans les « plus » il y avait sa fille, qui n’avait eu de cesse de la harceler depuis qu’elle avait appris l’invitation. «
Lebrec ? Edric Levrec ? C’est le père de Djaniah, la préfète de Serdaigle ! Tu peux pas manquer ca, tu mettrais ma vie sociale en danger ! Allez puis t’as besoin de sortir, allez…etc. ». Et puis il était bon d’avoir un réseau social, quoi qu’elle en pense.

Im lagor tîr anim oubliator ?(Peut être qu’il m’invite juste pour ma condition d’oubliator ? )

Finalement, la curiosité eu le dessus. Elle s’y rendrait, elle prit une plume et rédigea de sa plus belle écriture, un accord, chose qu’elle n’avait plus fait depuis des années.

21H et des poussières, le soir d’Haloween. L’asiatique se présenta à la porte du manoir des Lebrecs. Seule. Elle ne comptait pas y rester bien longtemps de toute façon, juste histoire de comprendre son invitation, de voir qui était présent, bref de la curiosité, du moins c’est ce qu’elle pensait. Elle s’était vêtue de façon sobre, noire, ne voulant céder aux excentricités d’halloween, pourtant, il allait en être autrement.

A korrigan ?


Avant qu’elle ait eu le temps de se demander ce qu’il faisait ici, ce dernier lui arracha l’invitation des mains avant de l’avaler goulument, à grand renfort de gargarisme bruyant et désagréable. Puis il commença à la regarder, d’un air mutin, avant de claquer des doigts, et voila que la sobre et froide Lilianne se vit affublé en…

Im Nathrae nani a ? (Qu’est ce qu’il a fait)

Ses yeux sont devenus deux pupilles jaunes, bien qu’elle ne s’en rende pas compte, en revanche, elle peut voir les nombreuses écailles sur sa peau, ainsi que ses cheveux devenus des sortes d’algues désordonnées.

Un strangulot ?


Elle foudroya le korrigan du regard avant de redonner leur aspect normal à ses cheveux, elle garda néanmoins sa peau étrange et, malgré elle, ses étranges yeux jaunes.
Mais la première difficulté passée, voila la deuxième qui s’annonçait, elle était désormais dans la magnifique Hall, droite prêt de l’entrée, mais elle ne reconnait personne ici...
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Ebe Silver
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Ven 9 Nov - 19:10

HJ Désolé un peu perdue, j'espère ne pas dire trop n'importe quoi Embarassed HJ



Lentement volaient quelques feuilles vertes.
Tout doucement, les portes s’ouvrirent et tout doucement encore, un petit vent s’introduit par l’ouverture de celles-ci. Dans la pièce, tout se mit à fleurir, pousser, toutes les plantes étaient à présent magnifiques. Dans un allo de lumière légère, vêtue de blanc et entourée d’une branche fleurie qui sillonnait autour de son corps, Ebe Silver, amie d’Edric pénétra dans la salle. Tendant les deux bras vers l’avant, la sorcière envoya quelques fleurs au roi de la soirée, portées par les courants d’air légers. Un sourire apparut au coin de ses lèvres, et une fouine au bas de ses épaules. La sorcière descendit les marches lentement et tendit une main à Edric.


Bonsoir mon cher ami.
J’ai mis du temps à venir, et je m’en excuse. Je sais que vous aviez invité ma petite fille, Atanys, je suis là pour l’accompagner, ainsi que monsieur Raven. Quelle salle merveilleuse ! Comment allez vous ?


Une fois sa révérence tirée, le baise main accompli, le mage sylvain se recula pour s’avancer vers les autres invités qui la regardaient sans doute d’un drôle d’œil. Elle leur adressa un large salut à leur tour, et saisit une coupe pour boire quelque chose, tant sa gorge criait sécheresse ! Que dire de plus ? Ebe n’était jamais très concentrée sur les hommes, elle passait plus de temps à méditer, à se préoccuper de l’état de la nature et de ce qu’elle lui murmurait sans cesse. Alors qu’elle était déjà repartie à ses songes, lentement, des plantes présentes, elle put voir s’échapper quelques silhouettes de femmes portées, bercées par le vent, les esprits de la forêt, ils étaient réunis ici pour célébrer également la fête qui avait commencée.

Eh bien ! Il semble qu’un grand concentré de magie soit par les environs ! Je me demande bien ce qu’il se prépare, pour que tous les éléments visant à un très grand événement magique soient présents.


Mais Ebe se souvint alors que quelque chose lui échappait ! Il ne fallait pas oublier Halloween ! Bien entendu pour Ebe, ce n’était pas réellement cette fête là qui importait, mais une tout autre se déroulant normalement dans les mêmes temps, voir un peu plus longtemps. Une fête celtique très ancienne …

Et ça expliquerait tant de choses !


Ebe revint alors lentement vers Edric, pour lui faire part de quelques mots dont elle n’avait encore pu lui envoyer quelques jours plus tôt. Elle s’en excusait d’ailleurs, mais son esprit était occupé à un événement bien plus beau, bien plus joyeux qu’une mort.

Toutes mes condoléances en retard pour votre mère, cher ami …Soyez sur que les arbres de Brocéliande partagent votre peine. Je n’ai plus notion du temps, et je ne saurais trop vous dire si je suis bien en retard.
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Edric Lebrec
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Sam 10 Nov - 17:04



Edric avait invité Niamh à le suivre dans le salon, où la musique avait débuté. Ce n'était encore que le début, mais bientôt cette pièce serait sans doute emplie de nombreux individus, tous si hétéroclites et en même temps avec au moins un point commun. La connaissance plus ou moins longue et véritable de la famille Lebrec. En somme, ce n'était pas un point commun extraordinaire, ni fondamental. D'abord parce que connaître cette famille n'était pas banal étant donné son importance et politique et de sang. D'autre part, parce que connaître les Lebrecs n'apportaient pas particulièrement d'avantages... Seulement, ce point commun était comme le point de départ, le point de base de nouvelles rencontres. Oui, ce soir seraient réunis adolescents de nobles familles et d'autres modestes, élèves des quatres maisons, membres du Conseil, travailleurs du Ministère, professeurs, médecins, personnages hauts en couleurs, individus de toutes origines et de tout caractères... Tout ce beau monde se rencontrerait ce soir et peut-être des relations se noueraient-elle, d'autres prenant des côtés inattendus. Car c'était également cela le plaisir des réunions? Ce côté imprévisible des événements et des personnes présentes, qui rendaient les fêtes si savoureuses.

Edric regardait la petite scène où venait d'apparaître cinq musiciens habillés à la baroque. Bref signe de tête et ils se lancèrent dans un classique simplifié de Monteverdi, extrait de l'opéra Orfeo... premier opéra en tant que tel de l'histoire de la musique, ne put s'empêcher de penser le Roi. Mais ce n'était qu'un bref extrait. Rapidemment, le groupe disparut, laissant un temps de silence captiver les regards vers la scène de bois brute vide. De nouveaux musiciens apparurent, de style bien plus contemporrains. Et de la même manière, apparaissant tantôt, disparaissant ensuite, les groupes se succèderaient tout au long de la soirée.

Morwena arriva alors, tenant par la main un petit garçon à la mine mi-effrayé, mi-émerveillé. Edric regarda cet enfant, qu'il voyait pour la première fois, avec un brin de nostalgie. Nostalgie qu'il balaya bien vite en accueillant chaleureusement la belle épouse Madec.


Morwena! Bienvenue! Je suis heureux que tu ais pu venir. Je vois que tu nous a offert la charmante présence de Yeltaz... Enfin je vois le fruit de ton amour avec Glenn, il est vraiment beau, vous pouvez être fier...

Edric réfléchis rapidemment, n'ayant pas prévu d'avoir un hôte aussi petit. Sans doute serait-il un peu perdu dans tout ceci. Il reprit, ayant néanmoins prit le temps d'agiter sa baguette vers le salon.

Il y a une petite porte au fond du salon Morwena, si Yeltaz a besoin de calme, vous pourrez y rester le temps qu'il vous plaira. Je suppose qu'il aura besoin de dormir, et mon elfe de maison pourra bien entendu veiller sur lui, ne t'inquiète pas!

Edric était content de la revoir. Il avait toujours apprécié cette jeune femme déterminée et bienveillante. Ce bal était décidemment une bonne diée pour retrouver tout le monde en un même lieu!

Tiens, la dame Cenedril est arrivée...


Tu m'excuses Morwena?

Edric se dirigea à pas lent vers l'asiatique. Pourquoi l'avait-il invité? Elle, la femme qui avait si insouciamment stupéfixié sa fille? Elle, l'employée du Ministère qui avait osé agir à l'encontre de l'Héritière de Bretagne? Et bien... Par curiosité peut-être. Finalement, aucun mal n'avait eu lieu et puis un tel personnage l'intriguait. pour agir ainsi, il fallait soit avoir un grain, soit être totalement inapte à intéragir avec des enfants et adolescents, soit... Soit il ne savait pas! Et c'était bien pour ça, par curiosité, par amusement aussi, qu'il l'avait invité. Il se présenta en s'inclinant légèrement, accentuant un peu le cérémonial par jeu.

Madame Cenedril? Bienvenue chez les Lebrec, j'espère que vous passerez une agréable soirée. J'ai ouïe dire que votre fille sera également présente? En tout, cas, nulle crainte, l'usage du Stupéfix ne sera d'aucune utilité en ces lieux, nous sommes hors d'un quelconque danger...

C'était étrange qu'il utilise l'humour, avec cette air extérieur sérieux et éléguant. Mais pour une fois qu'il se laissait aller à de la légèreté, autant en profiter! D'autant qu'il avait réellement envie d'éclater d'un rire franc en la voyant ainsi dans sa panoplie parfaite de strangulot!

Notre ami korrigan ne l'aura pas loupé !

Et ce fut une nouvelle arrivée, baignée par une nouvelle odeur agréable et l'apanouissement des fleurs.

Bien entendu, Ebe Silver.

Edric se tourna vers elle et lui sourit. D'un geste tranquille il prit la main qu'elle lui tendait et approcha ses lèvres sans pour autant la toucher. Telle était la règle. Il put alors se relever et répondre à ses paroles. L'homme plus détendu s'était dissipé à la vue d'une des membres du Conseil, pour laisser revenir à grand galop le Roi.


Je dois avouer qu'en ce qui concerne les jeunes invités, c'est ma fille qui a établie la liste. mais j'ai également remarqué la présence d'une jeune Silver. Quand au Raven, je ne connais ni cette personne ni ce nom. Mais ce doit être un ami de ma fille je suppose... Je vais pour le mieux et vous?

Bientôt arriva le sujet un peu redouté.

Merci ma mie et je crois que la compassion n'arrive jamais trop tard, à mon humble avis. Alors je suis touché de votre sollicitude et de celle de Brocéliande. Je sais que lui succéder ne sera pas aisé. Mais laissons pour la soirée le passé voulez-vous? Là-bas vous pourrez apercevoir pour la première fois depuis 6 ans, la nouvelle Héritière de Brocéliande, ma fille Djaniah. Elle a bien grandie n'est-ce pas?

Djaniah était justement en train de tourner son regard vers eux. Ou plutôt vers quelque chose qui se trouvaient juste derrière eux. Edric reprit, avant de se tourner.

D'ailleurs, il nous faudra nous éclipser à minuit pour nous rendre à Brocéliande. La fête de Samain battra son plein et l'absence du tout membre est puni de Mort par la forêt...

Il se tu, sentant la présence de deux nouveaux invités, juste derrière lui, vers où le regard de sa fille avait été attiré. Une tignasse blonde et une belle mais froide serpentarde.

Raven et Silver?
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Jimy Raven
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Sam 10 Nov - 19:13



Le chemin était tellement loooooong quand on venait à pied ! Heureusement le sorcier avait pu transplaner aux côtés de cette chère Ebe et de Miss Silver, la renommée Atanys ! Bref ! Que dire de plus si ce n’est que l’aura végétale de la grand-mère de sa meilleure amie le rendait un peu tout mou ? Comment ne pas se sentir apaisé en présence si évidente de la nature et de ses effets ? En gentleman, Jimy avait aidé Atanys à descendre de leur carrosse, qu’ils avaient empruntés un peu plus tôt suite à leur téléportation, puis il lui saisit la main et la posa sur son bras pour accompagner la jeune fille, magnifique, jusqu’à la salle de réception. Lorsqu’Atanys adressa à Jimy un vrai sourire, le sorcier eut un petit haut le cœur tant elle était belle dans cette robe, avec cette expression ! Ils arrivèrent alors sur les lieux, enfin. Ebe entra et attira tous les regards, puis, quelques secondes plus tard, Jimy fit son apparition aux côtés d’Atanys qu’il tenait au bras. Regardant droit devant lui, il n’aperçu pas directement sa belle, sentant un pincement au cœur en se disant qu’elle ne serait peut être pas là finalement …Pourtant ! Elle devait y être ! Sinon pourquoi serait il invité ? Il la vit enfin, Djaniah …

Hum excuse moi Atanys, je reviens …

Puis sans attendre, Jimy s’élança dans la foule des invités, ignorant chacun, juste pour se jeter sur Djaniah dont il semblait avoir cruellement manqué ! Hors de Poudlard ils ne pouvaient pas toujours être ensemble, et Jimy devait avouer qu’il appréhendait énormément cela ! A bien des égards ! Une fois devant la magnifique Serdaigle, il enfonça en elle un profond regard, sans le moindre contact au départ. Il se perdit d’abord simplement dans ses yeux, ne cherchant rien d’autre que de retrouver l’amour qui lui avait tant manqué. Lentement, il se décida enfin à approcher, et la saisissant à la taille, il la rapprocha de lui, toujours en la fixant, et fit la démarche de s’avancer un peu pour frôler ses lèvres, sans imaginer qu’ils pouvaient être observés …

J’ai compté les moindres secondes depuis que je t’ai touchée pour la dernière fois …

Puis sans rien ajouter, il embrassa Djaniah tendrement, sans se soucier des moindres spectateurs, elle lui avait trop manqué. Et le temps cessa immédiatement, il eut l’impression de sentir son corps s’élever au contact des lèvres chaudes de sa chère et tendre, il ne pensait plus, tout avait disparut autour eux, et pour ainsi dire, il n’y avait plus qu’eux. Quand Jimy se recula, il remit délicatement une des magnifiques mèches de Djaniah derrière son oreille gauche, puis il posa sa main sur la joue de celle-ci, comme pour aspirer son air, comme s’il en était dépendant.

Désolé de toute cette romance, tu m’a manqué Djaniah …Sans toi je suis sans famille.

Puis il se tourna vers Ebe et Atanys qui lui adressaient un petit regard préventif contre quelque chose ! Mais le sorcier ne fit pas le lien entre Djaniah et son père, qui en fait avait tout vu ! Peut être avait il gaffé, mais il était hors de question qu’il se retienne pour qui que ce soit de montrer son amour à Djaniah ! Il était même prêt à braver l’Everest s’il le fallait, juste pour les beaux yeux de son aimée. Il posa néanmoins une question …

J’ai fais quelque chose qu’il ne fallait pas Djaniah ?

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Niamh Galloway Llandon
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Sam 10 Nov - 19:48



Affublée comme elle l'était, Niamh sut encore moins trouver ses mots une fois mise en présence du maître des lieux. Celui-ci avait de toute façon une prestance indéniable, ce genre de présence capable de vous faire rentrer sous terre en un rien de temps... puis il y avait ce petit quelque chose en plus, qu'elle sentait déjà chez Djaniah et qui semblait irradier de son père... enfin qu'importe.
Essayant de ne pas se ridiculiser ou au moins paraître plus bizarre qu'elle ne l'est déjà, la jeune femme adresse à l'homme le salut le plus respectueux dont elle soit capable, assortis du sourire le plus naturel de sa pauvre collection.

Enchantée Sieur Lebrec. Je suis Niamh Galloway Llandon et effectivement je suis une amie de votre fille.

J'en fait peut être... un peu trop... hum...

Mais partie sur sa lancée, elle remercie le maître de maison de son accueil et se laisse entraîner à sa suite vers le salon... ou elle s'empresse d'aller disparaître dans un coin à l'écart dès le départ de l'hôte.
Effectivement, tout un contraste entre l'extérieur de la maison et son intérieur fastueux... elle observe le moindre détail à porté de son regard tout en s'acharnant encore une fois sur les ailes de chauve souris trop voyante fixées à son dos.

Si je remet la main sur ce Korrigan!!

Nouveau soupire avant d'abandonner définitivement une entreprise visiblement vouée à l'échec. Puis de toute façon sa curiosité parfois à la limite de l'anima est éveillée par l'arrivée progressive des invités...
Elle n’en connaissais pas un seul. Pas même de vue.
Étrange tout ça, si elle même s’est trouvée invitée elle ne doit sûrement pas être la seule, ou son donc les autres? Deux minutes lui sont nécessaires pour réaliser qu’elle est sur le point de faire un crise d’angoisse.

Non non…surtout pas maintenant, ça suffit!

Tout juste si elle parvient à trouver assez de concentration pour remarquer l’entrée d’une nouvelle invitée, une femme à la chevelure d’un roux flamboyant, au regard perçant, amenant avec elle des fragrances forestières que Niamh ignore presque.
Heureusement, vient enfin un visage connu.

Jimy^^

Elle ne quitte pas un instant son coin, se doutant que ce n’est pas vers elle que le gryffondor se précipite…mais grâce à lui elle parvient enfin à trouver Djaniah.
Un demi sourire mi inquiet mi amusé étirant enfin ses lèvres, elle laisse son regard aller de ses deux amis au paternel Lebrec qui les fixe depuis un moment…
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Djaniah Lebrec
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Dim 11 Nov - 15:48



Tout au près de mon parrain, j'avais filé, laissant mon père accueillir nos invités. Je n'avais guère envie de l'accompagner dans des discussions courtoises d'une fadeur agaçante. Alors, d'un peu plus dans le fond de notre salon, je restais près de Glenn. Morwena était également arrivée, avec Yeltaz. J'étais très heureuse de les revoir tous deux, surtout le petit, je le trouvais tellement adorable avec ses grands yeux et cet air intelligent alors qu'il observait le monde qui l'entourait avec l'innocence que seule l'enfance pouvait lui offrir. Je le regardais avec attendrissement, avec nostalgie peut-être aussi. Finalement, j'avais toujours ressentie une brûlante colère à voir me voler mon insouciance, et avec elle mon enfance. J'avais toujours considérée que mon père m'avait condamné à regarder droit dans les yeux une vie, une existence dont le voile se levait pour me montrer son abject corps rongé par la tristesse, la folie et la décadence : la réalité. Ah, qu'est-ce que j'avais aimé la lecture d'Alfred de Musset, un poète, écrivain moldu! Son Lorrenzaccio était juste splendide, une oeuvre superbe à mon goût. Avec le peu de recul dont je disposais, je sentais bien que ses écris avaient participés à influencer mon point de vue sur les autres, sur la vie et la fatalité. Cela avait peut-être rendue mes simples malheurs d'enfants plus étincellants et donc plus supportables. Ainsi, j'avais pu m'en prendre à une fatalité et à un père démoniaque. Mais il ne l'était pas. Et je n'étais pas une héroïne de livre. Juste une adolescente.

Je pensais à tout cela, le regard plongé vers Yeltaz. Ce petit garçon avait un avenir prometteur, je le sentais. Il avait été doté des qualités de ses parents, qui n'étaient pas moindre, et en plus avait cette chance inestimable de vivre au sein d'un foyer aimant. Je l'enviais un peu. Mais lorsque ses yeux se posaient sur moi, j'oubliais cela pour ne plus voir son expression. Je crois qu'il m'aimait bien. J'avais hâte de voir ses évolutions et ses apprentissages. Il était un peu mon petit protégé, et gare à qui y touchait! Enfin, Morwena semblait nous avoir aperçu, Glenn et moi. Je lui adressai un large sourire. Mais mon instinct me fit tourner la tête, sans raison apparente. Comment avais-je pu savoir?

Comment avais-je pu savoir, qu'en cet instant précis où mon corps se tournait entier vers la droite, deux personnes entraient, dont l'une n'était autre que Jimy Raven?

Réponse : tu ne pouvais pas le savoir. Le hasard. Le hasard fait qu'il se produit de drôles de choses, tu devrais le savoir ma fille!

Mais cette voix qui conversait toujours aussi amicalement avec moi, sans y être pourtant invitée, m'aidait rarement en fait... Mise à part souligner des éléments que je savais déjà pertinament! Enfin, présentement ce n'était pas cette voix qui monopolisait mon esprit. Il fallait bien qu'il fasse son entrée, de toute manière. Que croyais-je? Qu'il n'allait pas venir? Finalement, j'aurai peut-être préféré. Car je me sentais soudain vidée de toute énergie, prise d'une crise de panique intérieure, incapable d'articuler un seul mot ou d'esquisser un geste. Mes pensées brouillées, je n'arrivais qu'à imaginer un moyen de fuir cette pièce avant qu'il ne me voit, ou bien à me cacher derrière les gens, sous la table...

Ri-di-cu-le. Tu es tout simplement ridicule ma pauvre fille! Et bien c'est ça! Mets-toi à quatre patte et rampe sous les jupes des dames pour passer inaperçue! Elle est belle tiens, l'Héritière de Bretagne...

Ce fut à ce petit moment de flottement que je me rendis compte que j'étais sagement restée près de mon parrain, comme une petite fille près de son père effrayée. J'avais sans doute inconsciemment espéré qu'à cette place stratégique, ce genre de choses ne pouvaient pas arriver! Soupirant, les yeux toujours fixés sur lui, sans qu'il ne me voit, je regardai alors la demoiselle qui était à son bras. D'une beauté étonnante, et surtout d'une prestance froide, Atanys Silver semblait la parfaite cavalière vers qui tous les regards se tournaient. J'eu finalement un petit pincement au coeur en pensant qu'il pouvait être fier d'être à son bras. Ils étaient vraiment beaux tous les deux. Mais voilà, vu sous cet angle, je n'avais guère envie de partir de cette fête...

Un brin de jalousie?
Oh non, ja-mais!
Et encore moins de la possessivité... ahem...


Alors, je faisais quoi? Devais-je d'un pas décontracté marcher vers eux, un petit coucou au papa, un signe de tête à la dame, un sourire à Atanys et en prime "salut Atanys! Tu permets que je t'emprunte... mon cavalier?" et pour clore la scène un baiser torride? Hum... bref... non. Pas vraiment une bonne idée, n'est-ce pas? Et puis, tant qu'à faire, autant éviter au maximum que mon père soit au courant, jene savais absolument pas comment il réagirait face à ça! De toute manière, je n'eus pas longtemps à me poser des questions, puisque mon regard croisa le sien et qu'à partir de ce moment, il prit totalement le contrôle des choses jusqu'à ce que j'arrive à parler.

Que dire... Il n'y avait pas eu de magnifiques ralentis, de sourires génés ou de mots hagards, sans sens. Non. Je n'avais vu que son visage se tourner vers sa meilleure amie pour s'excuser et puis ensuite son arrivée rapide vers moi. Et ce fut alors la seule personne que je voyais. Le décors s'était fait si insignifiant comparé à l'image de mon gryffon, qu'il s'était naturellement brouillé. J'étais tout à fait incapable de savoir si Glenn et sa famille étaient encore près de moi, si des regards s'étaient tournés vers nous, si... Plus la moindre importance pendant ces secondes si importantes. Un éclat de rire à sa première phrase. Tout était si normal dans ces retrouvailles, je riais autant de le retrouver avec un bonheur incommensurable, inchangé, que de ma bêtise à paniquer. Ses gestes affectueux m'avaient tellement manqué, son regard aussi. Comme toujours, il finissait par me remettre une mèche en place. Et c'était peut-être rien, mais avec son absence, je me rendais compte de combien cela me plaisait.

Alors, bien sûr, une personne extérieure qui lirait ces mots, trouverait peut-être cela d'un romantisme mièvre et affligeant, d'habituels clichés. Oui mais, cela ceux-là sont-ils déjà tombés amoureux? Parce que c'était juste vrais. Nous étions heureux et rien d'autre ne comptait
.

Tu m'as manqué Jimy. Alors ne t'excuse pas de cette romance, parce que moi, j'espère qu'elle va durer.

Je rapprochais mon visage pour le coller au sien, avant de murmurer.

Si ça ne tenait qu'à moi, je t'enlèverais pour te faire découvrir les mystère de Brocéliande à jamais...

Je souris. Mais cette dernière phrase que je prononçais me fit l'effet d'un déclic. Non seulement nous n'étions pas seuls, mais en plus, mon père regardait la scène. Ma chaleur sembla se dérober de mon corps, et tout le feu élémentaire de mon gryffon n'aurait peut-être suffit à me rendre mon essence.

Par Merlin... mon père...

Je lâchai rapidemment Jimy, me mordis la lèvres inférieure avant de lui répondre, l'air anxieux.


Non, non... il n'y pas de problème. Mais je crois qu'il va falloir faire les présentations mon gryffon...

Cette fois-ci, il n'était pas question de se défiler ou de feindre l'ignorance. En tant qu'hôte et fille de Bretagne, tous les regards étaient malheureusement tournés vers nous. Alors maintenant, il fallait assumer. Je pris la main du blond pour me donner du courage et l'entraînais à ma suite, vers mon père et Ebe Silver. Même si ce n'était pas prévu, cette soirée serait également celle où je "présenterai" Jimy à mon père.

Papa... il faut que je te présente Jimy Raven, le préfet de Gryffondor.

Un moment d'hésitation et une grande bouffée d'air, pendant laquelle j'avais bien peur que mes jambes ne se dérobent. Mais il était là.

Jimy, mon père, Edric Lebrec, roi de Bretagne...

Que devais-je dire d'autre? Un silence s'installa, et je sentais que ce n'était pas à moi de le désamorcer...

Respire... de toute manière je n'avais pas le choix!

_________________
*Si le Destin ne mène pas à toi...?*

*... alors j'emprunterai un autre chemin.*

Héritière du Royaume de Bretagne.


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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Lun 12 Nov - 1:57



Elle descendait du carosse qui l'avait menée devant cette sombre demeure aux pierres à l'aspect glacial, tenant la main de Radolphus qui l'aidait galamment à descendre le marchepied de fer forgé d'un noir d'encre. Le vert tendre mais si sombre de sa robe de soie prenait un éclat argenté à la lueur de la lune, reflétant plus que jamais la maison à laquelle les deux jeunes gens appartenaient, et d'ailleurs ils en étaient fiers. Si la jeune fille était habillée simplement, il n'en restait pas moins qu'un simple mais élégant collier d'argent et que le bracelet au cristal éclatant étincellaient également de milles feux ... Alors qu'elle serrait la main de Radolphus, pensant secrètemen qu'elle ne la lacherait plus, Anna se prit à rêver à un plan digne des plus grands stratèges ...Elle se prit à rêver de tomber, histoire de trouver refuge entre les bras de son amoureux ... Idée qu'elle rejeta immédiatement bien qu'on ne peut plus tentante ... Elle se contenterait encore de cette main tendue dans un geste de partage, d'abandon, ce geste d'amour même espérait-elle ... A ce simple contact, si bref et en même temps si doux, la jeune fille frissonna. Frisson de plaisir, indubitablement. Manifestement, la passion ne les avait pas quitté, tout au moins n'avait-elle pas abandonné la jeune Anna. Souriant de ce qu'on appelle communément un sourire niais, elle ne lâcha la main de son compagnon que pour poser la main sur son bras. Heureux compromis ...

La jeune fille prit alors quelques minutes pour détailler le parc qui entourait leur demeure d'un soir. Si Anna n'avait été sorcière, elle aurait dit ... "c'est magique !!!". Seulement voilà, étudier la magie en quelque sorte brise la magie... Abandonnant le temps d'une soirée tout raisonnement logique, Anna leva ses yeux de glace dont la lueur montrait bien son émerveillement vers les arbres qui s'étendaient devant elle. Un éclat bleutés les entourait tous dans la brume. Une vraie forêt de conte ... La jeune fille se serait presque attendue à y trouver des farfadets ou autres créatures extraordinaires ... Mais rien ne montra, sinon le froid pénétrant de cette nuit de 31 Octobre. Se tournant de nouveau vers Radolphus, Anna le fixa dans ses yeux dont la profondeur aurait pu concurrencer celle de la nuit, et lui demanda :


Pourrait-on rentrer ? Je crains d'avoir oublier de prendre une veste et il fait frais ce soir ... Et puis, ne faisons pas attendre le Roi de Bretagne et son Héritière, je ne suis pas certaine qu'ils le prendrait bien.

Alors qu'un sourire malicieux se dessinait sur son visage, elle resserra son étreinte autour du bras de son amoureux. Si ce n'était pas le bonheur, qu'était-ce ? Anna se serait bien damner pour faire durer ce moment éternellement ...


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Eilane Snake
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Lun 12 Nov - 15:10



Eilane avait été semi étonnée, semi amusée de recevoir une invitation pour le bal d'Halloween donnée par la célèbre famille Lebrec. Elle ne les connaissait pas personnellement, même si elle savait que sa mère, sa vraie mère, Aélia Kermer, avait été en contact avec les ancêtres d'Edric et Djaniah Lebrec avant sa mort. Mais elle connaissait leur nom... Aucun breton de pure souche ne pouvait l'ignorer !
Elle avait une ou deux fois croisé Edric Lebrec lors de soirée mondaine en Bretagne, quand elle s'y était réfugiée, avant de revenir à la vie publique, mais ils n'avaient que peu bavardé aussi ne savait-elle définitivement pas grand chose sur son hôte, et encore moins de chose sur son hôtesse.

Le korigan, à l'entrée, essaya de changer sa robe de voiles noirs et verts en un costume rose bonbons, mais, à l'aide de sa baguette, elle empêcha cette faute de goût et remit rapidement en ordre ses vêtements d'origine. Tout comme sa cousine éloignée qu'elle aperçut un peu plus loin avec son fils, Eilane portait sur le front le croissant bleu des descendantes des prêtresses d'Avalon.

Voyant l'héritier du trône de Bretagne un instant délaissé de ses autres invités, elle en profita pour s'avancer en sa direction et d'un air assuré, lui accordé une légère révérence. Le pendentif, caché dans son décolleté, se mit à brûler sa peau en réponse à cette marque d'affliction, mais elle l'ignora.


Mr Lebrec, je suis enchantée de vous voir et réellement ravie d'avoir été conviée à votre soirée.

Les yeux vert-ambré de la semi-Vélane croisèrent ceux de l'homme en face d'elle et elle sut que son charme, comme toujours, allait opéré...

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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Lun 12 Nov - 19:22



Une nouvelle soirée..

Radolphus ne cessait de se le répéter bien qu’il le savait, il était perdu sans ses pensées et malheureusement elles ne concernaient pas toutes Anna, ou disons pas directement.Et puis le fait qu’ils se dirigent vers le Manoir des Lebrecs et ce, pour un bal, le préoccupait.Le bal du ministre était présent, et bien qu’en apparence les bals étaient ce qu’ils étaient, c'est-à-dire, des lieux de rassemblant des jeunes et des vieux sorciers dont le seul plaisir n’était que celui de s’amuser.Mais personne n’était dupe, ce genre de réunion engageait bien à parler de beaucoup de chose, et il ne ferait nul doute que ce soir, nombre des sorciers les plus influents du pays se parleraient, et il ne faisait nul doutes des sujets qui y seraient évoqués.La même pensée l’avait saisit quand ils s’étaient dirigés vers le château de Lancaster, mais c’était différent, le ministre l’avait invité, et il n’aurait pu trouver meilleur pardon que cette invitation, et puis il aurait été sot d’avoir loupé cette soirée, en effet elle avait su être plus que profitable, bien que ce terme soit des plus péjoratifs..

Non..Cette soirée était merveilleuse.


Pourtant, ce soir apparaissait à Radolphus plus un pied posé à terre parmis les hommes de ce pays plus qu’un simple pardon du ministère.Il se voyait s’engager parmis des gens qu’il n’apprécierait jamais, de part leurs principes.Mais le mal à l’aise qu’il subissait ne laissa aucune trace sur son visage lorsqu’il descendit du carrosse.Le visage fermé et inexpressif, il ne laissa rien paraître si ce n’est, d’un œil inconnu, quelque chose qui aurait pu apparaître comme de la colère.Posant le pied à terre, il respira avec plaisir l’air frais du lieu.Il se tourna en direction de la porte par laquelle il était descendu, puis tendit obligeamment sa main.Aidant la jeune fille qu’il accompagnait à descendre.Il eut le souffle coupé, un battement de cœur plus intense, et laissa probablement apparaître une légère expression de plaisir gêné sur le visage.De plaisir, car la muse qui était à présent devant lui, en pleine lumière de nuit ne cessait d’éclaircir un peu plus ses pensées tout en les troublant d’une manière des plus agréables qui soit.Gêné, tout simplement parce que c’était bien une muse qui était devant lui, et qu’il n’avait pas tant d’allure à ses côtés..Mais Radolphus fit vite peu de ses pensées, les oubliant totalement, laissant apparaître un sourire sur ses lèvres.Il devait avouer une chose, c’est qu’il regrettait qu’Anna soit si belle..Elle attirait sans doute plus de regard que si elle l’eut été moins. Pas que Radolphus soit jaloux, mais il est évidant que tout homme possédant un diamant, ne le lâchera pas.

Le diamant est bien pâle métaphore comparé à ce que sont ses yeux..

Bien vite la main de la jeune fille quitta sa propre main, pour venir s’agripper à son bras.Il aurait préféré gardé le contact avec sa peau, si douce, si désirable..Mais il se contenta d’agir de manière à ce que tout corresponde avec le bal, un respect de certaine chose devait être tenu.Pourtant il se prenait à espérer que plus tard dans la soirée, lorsque les personnes présentes se sentiraient plein d’allégresse d’avoir profité de la soirée, qu’il pourrait la saisir à bras entier, ne conservant pour seul vu que son visage à elle.Mais ils étaient là pour le bal avant tout, et puis, à être franc, si Anna ne lui avait pas demandé de venir, il ne serait pas venu.Stupide, mais il n’était là que pour elle.La demoiselle regardait le parc avec merveille, et Radolphus ne pu s’empêcher d’agrandir doucement son sourire dans la nuit, le simple fait de la voir souriante lui faisait plaisir..A l’inverse du parc, qui mis à part les reflets bleutés, lui donnaient quelques impressions de déjà vu chez Andréas..

Ce fut étrangement elle, qui le sortit de ses pensées.Elle le fixait droit dans les yeux, et si il en avait eu le droit, il aurait volontiers avoué qu’il venait de tomber amoureux une deuxième fois..Reprenant peu à peu ses pensées en main, il répondit à la jeune fille, doucement et bas..


On pourrait..On pourrait. Mais crois moi, je ferais bien attendre ce Roi ci, si je pouvais te garder près de moi, seul, quelques instants de plus..Mais bon..Tant pis, c’est toi qui vois..
Mais, entrons, je ne te laisserais pas mourir de froid..


Radolphus aurait très bien pu tendre sa veste à la jeune fille, oui.Habillé de manière presque moldu, portant un costume, possédant néanmoins quelques caractéristiques du monde des sorciers.Il aurait pu lui passer, mais elle semblait vouloir rentrer plutôt que rester dehors, et cela Radolphus el comprenait fort bien.Aussi, il fit un signe positif de la tête.Pourtant il ne bougea pas tout de suite.Laissant sa main s’égarer sur la joue de la jeune fille, il prit plaisir à la regarder de nouveau, une dernière fois, avant de se jeté dans les vastes lumière de la demeure..

Bien allons y..
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Jimy Raven
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Lun 12 Nov - 21:55



Il ne pendait plus qu’à la main de Djaniah.
Le sorcier fut intrigué de rencontrer enfin l’homme qui était le père de son bonheur. Cependant son entrée en matière n’était pas très bien jouée, il devait l’admettre. Mais il était hors de question qu’il renonce, par amour, et par respect envers Djaniah. L’espace d’un instant le sorcier rougit tant il avait crainte de n’avoir déjà tout gâché ! Mais que serait Jimy sans son éternelle maladresse ? Il fallait qu’il commette un faux pas, un seul. Il se rapprocha doucement vers l’oreille de Djaniah avant qu’elle ne parle à son père, d’un ton profondément sur de lui et avec une rare passion audible dans ses mots.


N’ai aucune crainte, quoi que ton père me prépare je serais à la hauteur, parce que tu mérite un homme qui t’arrive au moins à la cheville, ma chérie.

Jimy se détacha alors de son aimée et s’avança lentement. Djaniah fit les présentations et Jimy s’avança. Lentement il tira une révérence au roi et sortit sa baguette pour faire apparaître une lumière aveuglante le temps qu’il se redresse. Pourquoi avait il fait ça ? Sans doute pour que personne ne s’aperçoive que le sorcier, durant le temps de la vague lumineuse, avait fait venir deux verres à lui, qu’il tendit à Ebe et Mr Lebrec. Sans en faire plus, estimant que c’était déjà suffisant, il reprit la main de Djaniah pour se donner plus de force.

Mr, je suis honoré de rencontrer l’homme, le père de la jeune femme que j’aime aussi ardemment que les flammes du soleil lui-même. Je suis Jimy Raven, simple préfet de maison, détenteur d’une magie oubliée et héritiers des traditions d’un monde perdu, dans lequel mes parents sont morts quand j’avais quelques années, deux ou trois ans …

Puis il avala sa salive avec difficulté, serrant la main de Djaniah jusqu’à la broyer, tant il était stressé. Il se rendit compte alors de sa soudaine brutalité et il desserra son étreinte, non sans mal. A quoi bon toutes ces paroles ? Pourquoi devait il déballer son cursus ? Ca ne ressemblait pas à Jimy de se comporter de la sorte. L’espace d’un instant, il plongea ses yeux dans ceux de Djaniah, comme pour l’avertir de ce qu’il allait faire et de l’en pardonner. D’un coup de baguette, il fit apparaître sa tenue de sorcier, élève à Poudlard, avec ses équipements spéciaux pour chevaucher son dragon. Sa tunique était impeccable, mais peu conventionnelle à une soirée de la sorte. Il s’adressa alors avec courage à Edric.

Mais permettez moi de me montrer tel que je suis, car c’est la réalité qui est mienne. Je suis presque sans famille, je n’ai rien de spécial à donner à votre fille, rien excepter mon corps, mon âme, et même mon cœur. Je suis à elle parce que je l’aime plus que personne ne l’a encore aimé sur cette terre, et avant que vous ne disiez quoi que ce soit, je veux vous remercier de m’avoir permis de tomber sur elle, car si elle n’était pas entrée à Poudlard, je serais resté seul toute ma vie, à la recherche de celle que je n’aurais trouvé. Je suis peut être bien maladroit, et peu respectueux en fin de compte, mais je suis vaillant, et je suis prêt à faire tous les sacrifices, à relever toutes les épreuves, juste pour l’éclat de ses yeux, pour l’odeur de ses cheveux, pour la douceur de sa peau, pour la saveur de ses lèvres et la pureté de son esprit. Je ne sais point pourquoi je me justifie, sans doute suis-je un peu égaré face à vous, qui avez sans doute tous les pouvoirs …

Puis il se tu, définitivement, ou plutôt le temps qu’Edric parle.
En réalité quoi qu’il dise Jimy n’en avait que faire, il s’était montré comme il était, et que cela plaise ou non, il resterait tel quel, et rien ni personne ne l’empêchera de quoi que ce soit. Tout le monde devait à présent les observer, mais le sorcier n’en avait que faire, il était seulement perdu dans les yeux de sa belle, et à travers elle il se sentait vivant.

Puisse Dieu me venir en aide …J’ai joué toutes mes cartes, peut être trop tôt. Et trop vite. Pourquoi suis-je sur la défensive ? Il n’a encore rien dit pourtant.

Jimy se tourna alors discrètement vers Atanys et, contre toutes attentes, il sentit en lui remonter une autre force qu’il avait oublié. Au travers des yeux de la jeune femme brillait une flamme qui l’avait toujours aidé à maintenir la tête hors de l’eau, même pendant les situations les plus critiques, la flamme de l’amitié. Il se tourna vers Djaniah et lui fit un nouveau murmure.


Tu vois, c’est étrange, mais on ne se rend compte de ce que l’on aime que lorsque qu’on se met en risque de le perdre …

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Edric Lebrec
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Mar 13 Nov - 8:43



Edric avait donc regardé entrer, les deux jeunes gens que Ebe Silver, sa sorte de "collègue" au sein du Conseil de Bretagne, accompagnait. Mais le terme de collègue était quelque peu erroné. Compagne aurait peut-être mieux convenu, non dans le sens intime mais dans la signification de groupe unis... Mais de toute manière, quel que soit le terme utilisé, cela revenait au même, n'est-ce pas? Car on pouvait bien donner le nom que l'on souhaitait à un objet, une fête, ou encore à une fonction, cela ne changeait rien en son essence brute.

Les mots n'affectent pas les signifiés...

Mais ces différentes pensées n'eurent pas plus le temps de germer dans son esprit consciencieux, car déjà, alors qu'il s'attendait à la présentation de ce couple d'adolescents, très éléguants et beaux, le monsieur Raven quitta précipitament sa cavalière pour s'aventurer vers le fond de la salle. Edric eut un haussement de sourcil, ne comprenant pas bien tout d'abord ce qu'il faisait, plutôt porté sur le côté impoli...

Le regard du roi se reporta un instant sur la petite-fille d'Ebe, qu'il n'avait jamais vu, curieux de voir ce que cette branche familiale engendrait sur cette terre. Et un sourire se dessina sur ses lèvres, elle était très jolie pour son âge bien entendu, mais il émanait déjà d'elle cette force et cette assurance... Cette jeune fille devait avoir un caractère bien trempé et assez d'intelligence pour se montrer déterminée. Elle devait assurément faire la fierté de sa famille, pensait intérieurement Edric. Et son regard se tourna instinctivement vers sa propre fille. Doutait-il qu'elle fasse le même effet que la jeune Silver? Cherchait-il inconsciemment à les comparer toutes deux? C'était vrai, que malgré leur âge commun, elles semblaient vraiment différentes...

Sont-elles amies?

Edric se posa un instant la question. Bien sûr, ce qu'il ne pouvait pas savoir, c'est qu'excepté le fait d'être toutes deux préfètes, ce qui les réunissait en réalité en fait, c'était seulement le "monsieur Raven"... En parlant du gryffon, il était à présent face à face avec la jeune Héritière. Il regarda, sans un mot. Dans son esprit très développé en "bonne attitude" et convention, il finit par penser que le jeune homme voulait naturellement saluer l'Hotesse de la soirée qui l'avait invité...

Remercier la demoiselle en premier est tout à son honneur mais tout de même il pourrait éviter d'ignorer totalement le reste de...

Un geste l'interrompu. Il l'embrassait... Il embrassait sa fille??!

Que...

Bien sûr, ce n'était pas un gentil baiser effleurant la main ou même la joue. Non, c'était bien plus intime, bien plus intense... Etait-ce bien sa fille qu'il étreignait ainsi? Moment de stupéfaction. Oh, Djaniah commençait à être en âge à s'intéresser aux garçons mais... tout de même... Il avait toujours connu sa fille seule, renfermée sur elle-même et ses malheurs, plongée dans les livres, les cours et ses propres rêves. Une fille modèle, mis à part ses incartades face à lui. Mais jamais elle n'avait montré un quelconque signe d'attachement autre que pour ses foyers et ses animaux de compagnie. Comment aurait-il pu seulement envisager qu'elle puisse avoir un petit ami? La découverte pour un père que sa fille puisse aimer un autre homme que lui était sans doute pour tous douloureux, mais pour le Roi de Bretagne c'était comme un ouragan intérieur. Il savait que depuis six ans sa "petite fille" avait cessée de l'aimer vraiment, reportant le peu d'affection vers le seul adulte qu'elle estimait encore : Glenn. Quoi qu'il en soit, elle restait sa petite fille, son Héritière, sa turbulante adolescente, sa Dja...

Alors aujourd'hui, ce n'était pas seulement qu'elle puisse aimer un garçon qui lui provoquait une douleur vive dans le bas du ventre, mais aussi la découverte d'à quel point il ne connaissait rien de fille en réalité. Glenn lui avait déjà souligné sa méconnaissance lorsqu'ils étaient tous deux au chevet de Djaniah à Sainte Mangouste. Mais le Roi ne voulait admettre à quel point c'était finalement vrai. Il ne la connaissait pas. Il n'avait en fait voulu connaître que ses résultats, accession à la préfèterie... Le reste, tout ce qui faisait sa vie lui était totalement inconnu...

Edric dégluti, seul signe extérieur trahissant son grand malaise. Et il ne pouvait détacher ses yeux de celui qui touchait le fruit de ses entrailles de manière si rapprochée. Tout cela lui semblait lointain, flou... Ne rêvait-il pas? Le réveil se refusait alors sournoisement à lui. Et il regardait sa fille prendre alors la main du jeune homme et marcher vers lui, Ebe et sa petite fille. Djaniah n'était pas bien à l'aise non plus. Pourtant, sans tremblement ni agressivité, elle fit les présentations.

Jimy Raven...
Edric Lebrec...


Se répéta-t-il mentalement. Il lui fallait quelques secondes afin d'assimiler. Il n'eut pas, heureusement, à parler car le blond prit rapidemment la parole. C'était étrange comme toutes les paroles lui revenaient à l'esprit comme une sorte d'écho. Mais il comprenait toutes ces phrases enchaînées. Et au fur et à mesure qu'il parlait, il ne savait pas comment il devait réagir. Outré? Non. En fait, il ne l'était pas. Le discours de ce garçon le rendait étrangement ahurit. Mélancolique aussi. Que lui arrivait-il? ...

Il était peut-être simplement touché. Touché par la sincérité qui émanait de ses mots, de ses maladresses, de ses gestes également. Tout ce qu'il disait, était ce qu'un père rêverait d'entendre en parlant de sa fille. Et le "pire", c'était qu'il semblait vraiment le penser... Etait-ce possible alors? Il attendit qu'il ai finit de parler, et laissa un petit temps de silence. pour trouver ce qu'il devait dire alors. Il glissa son regard lentement de sa fille à garçon. Réfléchis sur son impression légère de la voir s'éloigner un peu plus qu'elle ne l'était déjà. Pourtant, mal réagir le ferait définitivement se couper d'elle. Et puis, de toute manière, il sentait que Jimy Raven n'était pas n'importe qui. Alors, tant qu'à la voir sous une nouvelle protection, il aimait que ce soit lui qui incarne et son amour et son protecteur. Il prit alors doucement la parole, détachant chaque mot, sentant combien son discours était à ce moment précis important. Peut-être serait-ce même le plus important de toute sa vie?


Monsieur Raven... c'est une découverte pour moi que votre relation avec Djaniah. Alors je ne sais pas si je dois me réjouir. Je ne vous connais pas. Je ne sais pas qui vous deviendrais ni même ce que vous rêvez d'être. Je ne vois que ce que vous voulez bien me montrer ce soir.

Petite pause.

Pourtant, j'ai l'impression que justement, vous essayez de montrer beaucoup de vous, trop vite peut-être? Je ne sais pas et je ne vous jugerais pas. Tout ce que je regarde c'est votre regard lorsqu'il croise celui de ma fille. C'est cette manière légèrement impulsive et enflammée que vous utilisez pour parler et de vous, et d'elle. Vous l'aimez? Je le crois. Alors, je ne me fierais qu'à ça pour le moment pour vous offrir ma confiance... Ne la trahissez pas monsieur Raven. Ma fille est tout ce que j'ai au monde... alors je ne vous le pardonnez pas. Je ne connais votre valeur, mais j'ai l'impression qu'elle est grande, j'espère ne pas me tromper. Vous n'ignorez pas le futur de ma fille et son héritage? La protégerez-vous?

Il le fera par Merlin...

Sachez que je suis heureux de vous rencontrer et de la savoir entre vos mains.

Edric avait réellement accepté ce bouleversement... inévitable? Il ne pouvait plus faire marche arrière, et c'était peut-être mieux ainsi.


Dernière édition par le Lun 19 Nov - 18:26, édité 5 fois
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Morwenna Madec
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Mar 13 Nov - 11:46



L'atmosphère se fit un peu plus détendue quand Morwenna aperçut le maître de cérémonie. Un grand sourire aux lèvres, elle s'approcha d'Edric, plus que ravie de le revoir et accueilla les compliments à propos de son fils, son petit trésor, avec un plaisir non dissimulé.

Je suis heureuse également d'être ici ce soir.

Puis, se tournant vers son enfant, elle prit soin de faire les présentation de manière plus officielle.

Yeltaz, mon coeur, je te présente Edric Lebrec. Edric, comme tu l'as bien entendu deviné, voici mon petit ange !

Acquiesçant aux paroles suivantes d'Edric, Morwenna lui rétorqua.


Il ne fallait pas à en faire autant, tu sais, Yeltaz s'amuse d'un rien et j'aurais bien trouvé un endroit pour le faire dormir lorsqu'il en ressentira le besoin.

Un enfant de cet âge s'endormirait dans le plus bruyant des bains de foule lorsque le sommeil vient clore ses paupières, ajouta-t-elle en riant, se souvenant de la fois où Yeltaz s'était assoupi dans un restaurant où la musique était si assourdissante qu'elle-même n'entendait pas les discussions autour de la table.

Mais je te suis reconnaissante pour ton aide, Edric.

Laissant ensuite son hôte s'éloigner afin d'accueillir ses autres invités, Morwenna se remit en quête de son époux. Mais se fut d'abord Eilane Snake, sa cousine éloignée, qu'elle aperçut dans la foule.
Elle était toujours aussi belle et son air dédaigneux qu'elle arborait assez régulièrement lors des réunion de famille semblait s'être estompé avec le temps.


J'aimerai beaucoup avoir encore un tel visage quand j'aurai son âge. Mais je ne suis qu'une humaine et le temps ne m'épargnera pas, moi... Bah, peu importe... Elle ne semble pas plus heureuse pour autant !

Hésitant à aller l'aborder pour lui dire bonjour et lui présenter son fils, elle y renonça en voyant qu'Edric allait à sa rencontre.
De toute manière, elles n'avaient jamais été très proches et Morwenna aurait vite eu du mal à avoir un semblant de conversation en sa compagnie... Elles n'étaient pas du même acabit, c'était palpable !


Viens mon ange, allons à la recherche de papa ! murmura Morwenna à son fils qui lui serrait la main très fort comme s'il avait peur de se faire enlever par le korigan de l'entrée.
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Mar 13 Nov - 15:22



Le sourire déjà rayonnant de la jeune fille ne put que s'aggrandir. Comme il était plaisant d'être ainsi ici, au bal d'une fille qu'elle connaissait depuis si peu de temps, mais avec laquelle elle sentait que des liens d'une intensité sans pareille allaient naître, s'ils n'étaient déjà créés... la nuit était délicieuse, bien que fraîche, "et la compagnie des plus agréables", aurait-elle ajouté crânement ... Pourtant ce n'était pas ainsi qu'elle pourrait qualifier le fait de passer la soirée avec son amoureux ... D'ailleurs pourrait-elle seulement un jour mettre des mots sur cette bourrasque de sentiments qui s'abbatait sur elle ici et maintenant ? Serait-elle capable de nommer cette chaleur si salvatrice qui venait l'envahir à l'approche du jeune Serpentard ? Oserait-elle seulement murmurer le bonheur la félicité d'une intensité sans pareille qui la submergeait, la faisait danser dans un tourbillon de tendresse peuplé de grandes fleurs aux milles couleurs et de papillon arc en ciel ?
Non ce serait défigurer une vérité indicible, presque sacrée, qui n'a que la nuit comme sanctuaire, la lune pour gardienne et les étoiles comme prêtresses ...

Souriant béatement, même si le terme "niaisement" semblerait pour toute personne extérieure au contexte plus réaliste, la jeune fille à la longue robe d'une vert intense fixait sans ciller la jeune homme de ses pensées ... Oh bien sûr, en venant ici, dans le vaste manoir de la famille Lebrec, si prestigieuse lignée de sorcier dont même la Née-Moldue Anna Duplessis connaissait l'existence depuis sa première année, ayant évoluée dans les mêmes classes que l'héritière, cette dernière étant à Serdaigle, Anna savait que la soirée ne serait pas à eux ... Mais ô combien d'autres soirées, d'autres nuit pourraient-ils avoir encore ? Anna espérait beaucoup, elle en était réduite à espérer ...

On pourrait..On pourrait. Mais crois moi, je ferais bien attendre ce Roi ci, si je pouvais te garder près de moi, seul, quelques instants de plus..Mais bon..Tant pis, c’est toi qui vois..
Mais, entrons, je ne te laisserais pas mourir de froid..


Alors restons ici encore quelques instants ... Après tout, je ne suis pas si fragile que ça, et puis, je suis une sorcière ...

Elle avait ajouté cela, arborant un sourire qui aurait pu paraître mauvais, mais il n'en était rien ... La malice plus que la méchanceté naissait dons son regard !!! Fermant les yeux, se concentrant à tel point qu'un sillon se creusa sur son front, la jeun fille baissa la tête. Quelques secondes plus tard, un vent d'une agréable chaleur vînt les envelopper telle une couverture de douceur. Cette opération, qui plus est sans baguette, était difficile pour la jeune élémentaliste si inexpérimentée, mais elle devait bien chercher à impressionner Radolphus, histoire de ne pas paraître aussi insipide qu'elle pouvait l'être ne réalité !!! La fatigue peut-être se lisait sur ses traits, et pourtant la jeune Serpentard chercha à la cacher du mieux qu'elle le pouvait, et obtint un résultat qu'elle jugea assez satisfaisant !!! Un large sourire cachait bien des choses, et la juen fille n'avait pas à beaucoup se forcer pour ce faire, si on prenait en compte la proximité de Radolphus ... Et puis elle vait obtenu le résultat attendu, puisqu'elle n'avait plus froid ...

Mais celà était sans doute dû à la main de Radolphus sur sa joue, geste qui eut pour effet immédiat de l'empourprer. La solitaire jeune fille n'était pas habituée à pareil geste de considération ...

Mais je pense que je m'y habituerai vite, trop vite ...

Déjà, ils se dirigeaient tous les deux vers les éclats de lumière échappés des larges fenêtres de la salle de Bal, et du Hall ... Tendres scintillements qui auraient presque pu prétendre voler l'éclat de la nuit ... Le mystère qui tombait des étoiles semblait inviolables, mais les lueurs sobres de ce clair obscur sembalit comme terni en comparaison avec l'aura de la maison ...

C'est donc d'un pas décidé que la jeune fille se dirigea vers les lourdes portes de bois sombre ... A l'entrée, une créature leur barrait le passage, et ne semblait pas vouloir les laisser passer, comme s'ils étaient considérés comme indésirables ... Bien que peu coutumière de ce genre d'invitation, la jeun fille qui arborait fièrement les couleurs de sa maison, tendit son invitation ... La créature, qu'Anna jugea comme appartenant à la race des korrigans, prit le petit carton et l'avala comme on avalerait une tartine de confiture, machouillant le papier bruyamment ... Puis la petite créature pencha la tête sur le côté ... Pour quelqu'un d'averti, cela aurait été le signe d'une catastrophe à venir, seulement voilà, Anna ignorait ce qui pouvait bien se passer dans la tête fripée ... Aussi, bien que son instinct lui dicte la méfiance, elle ne bougea pas ... C'est alors que la créature claqua des doigts !!!

Le noir devint blanc éclatant, le vert se changea en sombre nuit, et le bleu prit une teinnte gris délavé. Anna savait bien qu'en cette nuit d'Halloween il aurait été plus convenable de se déguiser, mais le carton englouti il y avait quelques instants ne spécifiait rien aussi avait-elle opté pour une robe assez simple ... Elle était loin de se douter qu'elle allait être la victime d'un korrigan !!! Osant à peine ouvrir les yeux, la jeune fille sentit dans son dos une gêne, un coup d'oeil rapide lui permit d'en identifier la source ... une paire d'ailes de plumes d'un noir d'encre était fixée à sa robe, qui était non plus verte mais d'un noir assorti aux ailes ... Les lourdes boucles d'un noir intense, relevées en un élégant chignon, elle y avait passé un sacré bout de temps histoire de le faire tenir, avait disparu. D'un blanc si éclatant qu'il en devenait irréel, les cheveux de la jeune fille reposaient, épars sur ses épaules, lisses ... Elle ne pouvait le percevoir immédiatement, mais à l'aide du petit miroir qu'elle gardait toujours précieusement dans son sac aux merveilles, qu'elle nommait elle même son "sac de survie", elle put s'apercevoir que ces yeux si étincelants d'ordinaire étaient gris, et étaient cerclées de noir, tout comme son teint qui avait pris des allures fantomatiques ...

La Mort ?!? La Mort, c'est ce que j'inspire ?!? Surtout reste calme ma vieille, du sang, même si le temps d'une soirée je suis la mort, ne ferait pas bon effet dans un bal de ce genre ... C'est pour Djaniah, uniquement pour elle ... Sans doute me présentera-t-telle son père, il faut que je reste calme ... Self control ma vieille, Z-E-N !!!

Soufflant un grand coup, elle afficha un sourire on ne peut plus forcé au korrigan, ses yeux ne dissimulant point les envies de meurtres que la jeune Serpentard sentait poindre en elle ... Rangeant le miroir de poche, elle baissa la tête, n'osant poser son regard sur Radolphus, craignant sa réaction devant pareil accoutrement ...

Restons positive, personne ne s'approchera de Radolphus ce soir, personne ne sera suicidaire et n'osera se mesurer à la Mort en personne!!!

C'est sur cette pensée que la jeune fille, si on pouvait encore la nommer de la sorte, entra dans le Hall ...
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Andrew J. Goldy
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Mer 21 Nov - 13:39



Les pans d’une cape claquaient au gré des bourrasques contre le sol pavé d’une ruelle tortueuse. Le pas vif, vêtu d’une élégante robe de sorcier noire brodée d’argent, Andrew avançait dans la sombre rue, les sens aiguisés. L’allée silencieuse débouchait sur une artère bondée et bruyante. Avec un peu de chance, il passerait inaperçu dans la masse de Moldus. Se frayant un chemin parmi la foule, dans l’obscurité naissante percée par quelques réverbères diffusant une agréable lueur orangée, le Guérisseur bifurqua vers une nouvelle rue, plus silencieuse. Là, l’atmosphère semblait chaude, comme électrique… On y percevait les traces de la magie, l’air était lourd. Sans doute des sorciers avaient-ils transplané ici. Ces doutes devinrent certitudes lorsqu’un petit « pop ! » retentit dans la rue bordée d’arbustes parfaitement taillés.

C’était forcément là. Jeremy observa son carton d’invitation à la lueur des phares d’une voiture cabossée. Il l’avait obtenue en exerçant son métier. Il était de son devoir de soigner la jeune Héritière il l’avait fait et… Lorsqu’il y réfléchissait, Andrew aurait préféré être convié dans les « règles de l’art », parce qu’il aurait conversé avec un membre de la famille Lebrec et que celui-ci aurait trouvé la compagnie du père Goldy plaisante… Mais sa bonne conscience s’arrêtait là. Il aurait préféré, oui mais il n’allait certainement pas cracher sur l’occasion de sortir de l’atmosphère entêtante de Sainte Mangouste. Il était comme un animal qu’on aurait trop longtemps laissé en captivité et qui retrouvait soudain une liberté qu’il savait temporaire…Andrew replia l’invitation et la glissa dans son ample poche avant de reprendre son avancée dans cette rue du Londres sorcier où foisonnaient des Charmes Repousse-Moldus, quelque part entre Tottenham Court Road et Trafalgar Square.

Au creux de cette lourde ambiance de magie était logé un modeste manoir - du moins en apparence - à la façade grisâtre, envahie de lierre. Autour de cette maison scintillaient quelques pétards magiques aux couleurs d’Halloween. De la musique parvenait aux oreilles du Guérisseur qui pressa le pas. Une douce mais néanmoins inquiétante lueur orangée émanait de la demeure, accentuée par celles des réverbères répartis le long du trottoir. Jeremy franchit la grande grille qui s’ouvrit en un grincement sur son passage, laissant apparaître une courte allée menant à une porte de bois brut. Là, un heurtoir de bronze représentant une tête d’aigle majestueux. Ils venaient de Brocéliande mais ils étaient sans doute aucun, des Serdaigles dans l’âme. La porte s’ouvrit aux trois coups frappés par le heurtoir et un korrigan salua Andrew d’un signe de tête faussement obséquieux. Les sourcils froncés, le père Goldy n’eut pas le temps de faire le moindre geste que la créature le parait d’un habit ample et rapiécé par endroits, d’un paon empaillé en guise de chapeau et de souliers jaune vif.


Ma foi, je me passerais bien du chapeau, pensa-t-il en murmurant un prompt « Evanesco ! ». Pour le reste, je me prêterais au jeu.

Le korrigan s’écarta de quelques pas pour s’occuper de déguisements d’autres convives. L’intérieur de la demeure apparut enfin aux yeux d’Andrew. La décoration d’Halloween - principalement constituée de toiles d’araignée blanchâtre, de véritables chauve-souris inoffensives et de citrouilles évidées - n’enlevait pas à cet intérieur son élégance indéniable. Des meubles de bois vernis aux courbes gracieuses, de grandes toiles représentant la majestueuse Forêt de Brocéliande enveloppée d’un halo ambré. A gauche, un large escalier menait aux étages, à droite, le salon où se déroulait la soirée. Une voix grave, presque sévère. Edric Lebrec se tenait debout, dominant de toute sa stature un jeune homme aux cheveux blonds qui tenait par la main…

Djaniah ?

La scène prenait un sens particulier devant ses yeux et ses lèvres s’arrondirent pour former un « o » disgracieux.

Je vois…

Avançant à pas lent vers la vaste pièce richement décorée, le Guérisseur fit son entrée, ses yeux noirs balayant la pièce du regard. Hésitant, il adressa au Roi de Bretagne qui se tenait non loin un timide…


Bonsoir…

[ Bah quoi, c'est gai Halloween. Razz ]
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Mer 21 Nov - 20:00




La soirée sera peut être douce finalement..

Un sentiment de légèreté fit vite oublier à Radolphus ses appréhensions.. Il n’aurait pu de toute façon, après ces quelques minutes conserver un ton morne et fade.La soirée n’allait pas être plaisante mais Anna était plus que présente maintenant..D’ailleurs Radolphus n’avait pu s’empêcher de sourire lorsque celle-ci avait forcé sur son élément pour réchauffer quelques peu les lieux.Elle faisait un effort énorme pour rester vers lui alors que Radolphus n’avait pas pensé à vraiment rester ici, faisant simplement mien d’être déçu, il l’était bien sûr, mais il n’avait aucune intention de la laisser au froid.Il se sentit gêné de pareil volonté alors que lui ne cessait, certes officieusement, de se plaindre de cette soirée..Pourtant ce sourire qui était présent devant ses yeux ne lui permettaient pas de repenser à quoi que ce soit de négatif..
Des yeux magnifiques et un magnifique sourire..Suis je à ce point simple pour me laisser emporter de la sorte ? Radolphus s’amusait lui-même de ses propres pensées, toujours vraies.Pourtant était ce vraiment cette simple vision qui lui plaisait tant ? Il est des fois où un mot résume énormément de chose, pour Radolphus, le seul prénom d’Anna suffisait à décrire le tout..Il se gratifia d’idiot à l’idée de cette pensée, mais ne pu s’empêcher de se réjouir à l’idée qu’il était bien loin de mettre un sentiment sur ce qu’il ressentait.Toujours est il qu’il ne devait pas se laisser aller.Toujours la même rengaine, trop de relâchement créait des évènements indésirables et Radolphus ne pouvait se permettre de faire un pas de travers, pour tellement de choses.La première étant bien sûr le risque qu’il encourait de s’afficher avec Anna dans pareille réception, telle que celle du ministre, et en l’occurrence celle du soir même.Radolphus n’oubliait pas sa fuite de chez les mangemorts, il n’oubliait pas non plus ce qu’il risquait, et la soirée chez le ministre lui avait doucement rappelée la réalité lorsqu’il avait croisé Eilane Snake..Bien sûr, Radolphus avait peur de mourir, de mourir sans avoir dit ce qu’il devait dire, mais c’était plus la manière dont les mangemorts voudraient le faire souffrir qui l’inquiétait, et avec la main d’Anna dans la sienne, il lui était difficile de s’imaginer que les mangemorts se limiteraient à lui fuyard, et ne toucherait par conséquent, Anna..

Il laissa peu de temps à ces divagations, car déjà il s’était permis d’avancer vers la bâtisse, aux côtés de celle qui lui inspirait énormément plus qu’on aurait pu le dire.Il laissa le soin, une nouvelle fois à Anna d’apprécier le lieu, tandis que lui l’observait elle, légèrement en retrait dans sa marche, bien que près de la jeune Duplessis.Ils arrivèrent tout deux sur le perron où une créature s’était établis, celle-ci faisait, apparemment office de portier pour les nombreux, ou pas, invités qui devaient arriver, où qui l’était déjà, Radolphus n’ayant que peu fait attention aux temps lors du trajet.Toujours est il que la créature démontrait un indéniable talent pour la dégustation des cartons d’invitations, et Radolphus se posa rapidement la question, du fait qu’il soit normal pour un roi de Bretagne d’octroyer pareil poste à un Korrigan, bien que al créature soit typique de la région natale du Lord, il n’empêche que qu’un sorcier aurait suffit..Mais Radolphus du rapidement avoué que rien n’aurait été similaire avec un simple homme.Le Korrigan probablement plus à sa propre initiative qu’a celle maître des lieux , voulait donné un ton plus concret à la soirée, et il n’hésita pas à user de ces pouvoirs..Peu à peu, Anna avait été transformé par la créature, et Radolphus se dit que la jeune fille avait été particulièrement transformée, du moins sa nouvelle apparence semblait plus que réel.Surprise la jeune fille avait immédiatement fait en sorte qu’elle puisse juger de sa propre apparence, une fois cette chose faite, elle sembla flotter un moment, ne se retournant même pas vers Radolphus, puis se décida à avancer.L’ancien mangemort avait eu largement el temps de détaillé chaque nouveau détails qui était apparu sur le corps de la jeune fille et il eut peu de mal en réalité à les remarquer.Les ailes de la jeunes filles n’étaient que trop bien dessinées et d’une certaine envergure pour qu’elle ne demeure invisible à un quelconque regard.Radolphus était mi amusé mi surpris, quoi que les deux allaient bien souvent ensemble, il sourit largement lorsqu’il comprit qu’Anna avait été transformée en pareil mythe sans qu’elle est donné autre chose d’un carton à un Korrigan.Le fait qu’il soit surpris ne dépendant pas de l’évènement en lui-même, mais de l’attitude du portier, soit celui-ci avait agi sur sa propre intention dessinant des ténèbres sur la lumière que semblait pourtant émettre Anna au yeux de Radolphus, soit le Korrigan avait agit par rapport à ce qu’il avait ressentit en voyant Anna, et en ressentant l’aura de sa magie, ou bien de son élémentaire..Sans s’en formaliser, le Serpentard avança à la suite d’Anna, tournant la tête vers le portier, il le regarda avec un regard plein de folie, il le dépassa rapidement, laissant apparaître un sourire sur ces lèvres, et rattrapa bien vite Anna

Toujours dans le hall, il se permit de mettre sa main sur son bras la retenant quelques instants dans l’entrée.Il la contourna, se mettant délibérément devant elle, la regardant avec un sourire des plus amusés qui soit.Il n’avait rien envie de dire en particulier, mais le simple fait de la regarder sous ce nouveau.. « jour » était amusant, il n’avait aucune intention de se moquer d’elle, ce n’était pas là le but, mais la teinte de ses yeux était telle que Radolphus avait l’impression que la jeune fille n’était plus Anna, c’était un sentiment étrange comme si la jeune fille était autre et n’était pas celle qu’il avait l’habitude de voir.Ne pouvant plus se limiter à rester droit, debout devant elle, il parla d’un ton tout aussi amusé que son sourire, et que ces yeux à présent :


Damn, La Mort..Aurais tu des choses à cachées jeune fille ? Plus sérieusement, je dirais que ça te va très bien..Ce côté sombre sur une Demoiselle de bien telle que toi, ça nuance énormément..Oh moins, j’aurais de quoi sourire..Il faut avouer qu’un sourire sera très agréable à voir, surtout sur ce Noir..

Il fit un pas de côté, laissant le chemin libre, et se remit aux côtés d’Anna, proposant son bras, le regard tourné vers la salle qui s’offrait à sa vue au loin.Il jeta un coup d’œil à la jeune fille, un regard ou la tendresse plus que l’amusement étant présent, il était trop près de la réception pour qu’il fasse un quelconque geste plus aimant que celui là, bien que l’envie soit présente..Il hésita un instant, encore..

Peut on aimer La Mort..

Plus bas qu’auparavant, il prononça doucement quelques mots..


Je t’aime Anna..
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Ven 30 Nov - 13:22



Il l'avait détaillée, s'en était fini du peu de sérieux qu'elle avait pu inspirer ...

Non mais je vous jure !!! La Mort !!! LA MORT !!! Voilà ce qu'on voit quand on me regarde maintenant !!! Je suis RI-DI-CU-LE !!! Je vais lui faire regretter ça à ce stupide machin devant la porte. On ne s'attaque pas ainsi à moi, on en paie les conséquences !

Se ravisant brusquement, plantant Radolphus dans le Hall quelques Instants, elle retourna près de la porte et regarda le korrigan ... Cette stupide créature avait réussi à la mettre en colère ! Une bourrasque d'une rare violence agita l'air alentour, envoyant par là le korrigan valser dans le jardin. Entendant un craquement sinistre, Anna jugea que le paiement était suffisant, et la jeune fille habituellement si calme et douce retourna près de Radolphus. Toute lueur de malveillance avait disparu de son regard ... Souriant de manière presque angélique, Anna se posta près du jeune homme. L'éclat terni de son regard se posa sur les différents convives que la jeune fille pouvait apercevoir au loin ... Il y avait Djaniah bien sûr, près d'un homme que la jeune fille identifia comme étant le père de la jeune préfète, elle l'avait déjà croisé chez Waldmann baguette, et puis tout près d'eux, se tenait Jimy. La tension semblait palpable, à croire que le Roi de Bretagne n'avait pas eu vent de la relation de ces deux jeune gens ... il semblait pourtant bien l'accepter, on en attendait pas moins d'un roi que d'être aussi ponderé ...


Près d'elle Radolphus faisait tout pour la voir. Et Anna aurait en cet instant disparaître de la surface de la Terre tant elle se sentait ridicule. C'est donc contraire et forçée que la jeune fille se laissa dévisager par Radolphus ... La lassitude se lisait dans son regard, elle haïssait se sentir idiote de la sorte ! Mais plus encore que la lassitude, c'était une sorte de désespoir qu'elle cacha aussitôt. Elle réalisait ce qu'elle avait fait à ce pauvre korrigan. Lui n'avait fait que son boulot, même si ça ne convenait pas à la jeune fille ... Elle ne comprenait pas pourquoi elle petait les plombs comme ça, et de manière de plus en plus fréquente ! Elle repensait à ce cours de duel durant lequel elle avait complètement perdu les pédales, cours dont elle conserverait à tout jamais une marque, une longue cicatrice effilée le long de la joue ... Les cicatrices dues à des sortilèges ne pouvaient être effacées, elle le savait. Mais plus encore que cette cicatrice, elle en garderait pour toujours les images en tête, terribles images, effrayantes ... Elle craignait ce dont elle était capable. Depuis qu'elle avait découvert ses "capacités", s'en devenait franchement déroutant, même si elle s'efforçait de cacher au mieux ses sautes d'humeurs ...

Anna ne voulait pas gâcher la soirée, aussi elle décida qu'elle y penserait demain ... Se forçant quelque peu à sourire, elle se tourna vers le jeune homme près d'elle.

C'est assez injuste, pourquoi toi tu n'as pas un accoutrement impossible ? Pff la prochaine fois c'est toi qui donne l'invitation, ras le bol d'être ridicule !!!

Se rendant compte de la stupidité de sa remarque, la jeune fille éclata de rire. Elle se blottit dans les bras de son amoureux.

Je suis désolée je suis ridicule du tout au tout ... Je ne suis pas présentable pour un sou !!! Mais c'est la faute de ce korrigan !!!

Damn, La Mort..Aurais tu des choses à cachées jeune fille ? Plus sérieusement, je dirais que ça te va très bien..Ce côté sombre sur une Demoiselle de bien telle que toi, ça nuance énormément..Oh moins, j’aurais de quoi sourire..Il faut avouer qu’un sourire sera très agréable à voir, surtout sur ce Noir..

Elle répondit, sans doute plus pour elle même que pour Radolphus ...


Je l'ignore, je l'ignore et j'aimerai le savoir...

Tandis qu'ils se remettaient en marche vers la réception, la jeune fille surprit un regard de Radolphus ... Un regard chargé de tendresse, un regard qui se voulait l'envelopper d'une protection que personne ne pourrait franchir... Puis les mots vinrent ... trois mots comme trois moments d'éternité, trois mots comme autant d'étoiles qui brillent dans les yeux de la demoiselle ... trois mots d'une difficulté extrême pour la jeune fille qui les sent glisser entre ses mains comme glisserait un savon ... oh bien sûr Radolphus ne devait pas douter un instant de ce qu'elle ressent, mais elle ne sait le dire, c'est si simple et si compliqué à la fois ... et puis elle préfère les gestes, elle les trouve plus significatif. Aussi, c'est après avoir regarder s'ils étaient observé, et puis de toute façon qui savait qu'ils étaient là, qu'elle s'approcha de Radolphus et l'embrassa ...

Mais ils étaient attendus et la jeune fille le savait ... Aussi c'est à regret qu'elle se dégagea des bras du jeune homme et se dirigea vers la salle de réception. Elle ignorait si le moment était bien choisi pour aller voir Djaniah, aussi se contenta -t-elle d'observer le monde autour d'elle. Elle ne connaissait personne sinon Djaniah, Jimy, Niamh et Jimy ... Encore une fois, les élémentalistes étaient réunis ...
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Aaron Thanatos Foulk
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Dim 2 Déc - 15:59



Troïlos se demandait pourquoi il avait été invité. Il ne connaissait Djaniah que depuis quelques jours, mais elle lui été déjà sympathique. Il avait passer de nombreuses heures à se préparer. Il le savait, ses parents seraient fière de lui, mais malheureusement, ils ne pouvaient pas l’accompagner. Il se devait de faire bonne impression aux Lebrecs. Ses parents ne supporteraient pas une humiliation de plus. Déjà, ils vivaient au beau milieu des moldus, et pour cela, la plupart des sorciers ne les appréciaient pas.
Troïlos ne savait pas quoi mettre pour cette soirée. A vrai dire, il n’avait jamais été invité nul part, et encore moins chez le père d’un des ses amies dans un grand manoir. Il ne savait vraiment pas comment s’habiller.

Une chemise, un t-shirt, une veste, un pull ? Un pantalon, un jean, un costard ?


Il était perdu. Déjà qu’il n’avait pas beaucoup d’affaires dans son armoire, c’était encore plus difficile pour lui de choisir … Il opta finalement pour un t-shirt assez original avec une sorte de cible au milieu, avec un pull en laine, et un jean. Il prit aussi un sac dans lequel il mis quelques livres, " ou cas où ". Une fois habillé, lavé, et prêt, il se précipita devant le miroir vérifier son apparence. Le pull était assez ample pour lui, et il pensait que cela permettrait de cacher ses "formes ". Prêt, il était enfin prêt. Il regarda encore une fois le carton d’invitation qu’il avait reçu quelques jours plus tôt. Il lui demandait d’être devant sa porte à 20h00 précise. Troïlos se demandait comment on allait pouvoir venir le chercher. De plus, il ignorait combien de temps durerait le voyage. A 20h00, devant sa porte, Troïlos trépignait d’impatience. Son sac à l’épaule, il attendait sagement, guettant le moindre bruit suspect. Quelques secondes passèrent avant qu’un magnifique carrosse apparu.

Mon Dieu, qu’est-ce que c’est que ça ? Je ne suis pas habillé pour rentrer dedans, je vais faire tâche au bal ?


Il n’avait pas le temps de rentrer se changer. Le carrosse arrivait déjà à sa hauteur, et le cocher lui faisait signe de monter. Rongé par l’inquiétude, il grimpa dans le carrosse. Il n’y avait personne, personne d’autre que lui. Les murs du carrosse était blanc, et les coussins rouges. Comme dans un conte de fée.

Pourquoi Djaniah ne m’a t’elle rien dit ? Je me serais habillé en conséquence. Je vais me retrouver la risée du bal. Pourquoi ne me dit-on jamais rien ?

Le temps passa, une longue attente, rongée par des remords. Le carrosse n’avait pas l’air de quitter Londres, il passa devant le British Museum, Buckingam Palace, Tower Bridge, l’abbaye de Westminster. Mais Troïlos ne prit pas le temps d’admirer le paysage. Une question venait de surgir dans l’esprit.

Comment vais-je appeler le père de Djaniah ? Elle m’a dit qu’elle été l’héritière du Roi de Bretagne, que dois-je faire ? Dois-je dire comme pour la Reine ?
« Élisabeth II, par la grâce de Dieu, reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et de ses autres royaumes et territoires, chef du Commonwealth, défenseur de la foi, je m’incline devant vous. »
« Edric Lebrec le Premier, par la grâce de Merlin, roi de Bretagne et de Brocéliande, et de ses autres royaumes et territoires, défenseur de Brocéliande, je m’incline devant vous. » ?


Le temps passa très vite, et Troïlos n’eut pas le temps de trancher la question. Il était arrivé devant le manoir des Lebrec. Il paraissait immense, et Troïlos se sentit tout à coup tout petit, minuscule et insignifiant face à cette bâtisse. Il sortit du carrosse, ignorant la main que lui tendait le cocher pour descendre, et monta les marches qui menaient à la porte, déjà grande ouverte. De la musique sortait du hall. Sa tête n’arrêter pas de tourner, tellement les goûts, les senteurs, et la musique se mêlaient avec grâce. Le jardin était très propre, aucune fleur ne paraissait avoir été placé au hasard. Une fois arrivé devant la grande porte, Troïlos soupira. Il ne savait pas ce qui allait se passer maintenant. Dans le hall, de nombreux invités été déjà présent. Troïlos chercha en vain Djaniah, mais il n’arriva pas à la trouver. Il se retrouvait seul. Devant lui, les invités paraissaient entre dans ce qui semblaient être la salle de bal. De la porte, il put apercevoir le père de Djaniah. Il était très impressionnant, tellement impressionnant que Troïlos n’osa pas s’approcher de lui. Il préférait attendre Djaniah, ou Anna pour pouvoir esquisser le moindre geste.
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MessageSujet: Re: [RESIDENCE] *Londres* Manoir londonnien des Lebrecs   Jeu 13 Déc - 15:37

J'occupais ma journée à déterminer ma soirée vestimentaire. Je n'étais pas coquette, je n'étais pas une victime de la mode, je n'étais pas aguicheuse. J'étais simplement anxieuse. La père de Djaniah était un personnage d'importance, au sommet d'une hiérarchie qui dépassait les frontières de mon cercle sociale. Un roi. Comment l'aborder, ne pas lui paraître ridicule, inculte, banale? je me posais une kyrielle de questions qui, malgré toute ma ferveur, sombreraient dans le néant puisqu'au final, elles ne revêtaient de primordialité pour la timidité que je tâchais de masquer par une attitude détendue et intègre. Pourtant, je les ressassais. De plus, je ne m'étais pas entretenue avec Djaniah depuis notre fameux duel, qui avait failli tourner au bain de sang (mon bras endolori ne supportait plus même le poids d'un violon). Or, j'étais invitée, alors, que pouvais-je craindre?

Hequilïn me conduisit au manoir sans incident, et le crépuscule absorbait le zinzolin et le smaragdin de ma robe dans des reflets chatoyants. Ma frange barrait parfaitement mon regard, que je conservais baissé pour éviter de découvrir le trouble que je ne manquerai pas d'éprouver face à la foule, à Edric, et surtout à Dajaniah. Ma baguette soigneusement dissimulée dans les plis des dentelles (que ferais-je, sans magie?), maladroite dans mes gestes, je gravissais les escaliers en direction du hall d'entrée, une main fourrageant dans mes boucles pour me rendre contenance.
Une créature replète et sardonique m'accueillit en gobant littéralement mon invitation. Je n'eus pas le temps d'exprimer ma stupeur que, déjà, je constatai amèrement la teinte pourprine de mes cheveux, l'accentuation sanguine sur mes lèvres et les ailes ténébreuses repliées dans mon dos.

Exaspérée, je ne tentais pas d'annuler le sort et m'engageai, gênée, entre les individus que, pour la plupart, je ne connaissais que de vue. Un jeune homme semblait aussi éperdu que moi. Les yeux résolument rivés sur le bout de ses chaussures, il oscillait sur place, sûrement dans l'espoir que Djaniah le délivre du maléfice pétrifiant dans lequel il se conditionnait. Je m'approchai de lui, une canine plantée dans ma lèvre inférieure, signe d'indécision. Les mots ne se firent pas prier pour dépasser mes intentions :

Tu te sens un peu étranger, toi aussi? Ne t'en fais pas, je me sens comme une citrouille dans un panier de salades... Est-ce que tu attends Djaniah? Je crois qu'elle est avec Jimy, là-bas, au fond, et apparemment, en grande conversation avec son père... Je m'appelle Nina, au fait. Et je crois que la perspective de me réfugier dans les limbes d'une bibliothèque me convient plus que de danser dans une soirée bondée de sorciers farfelus...

Le garçon semblait reprendre des couleurs. En revanche, je tentais d'atténuer les miennes - malgré la blancheur impeccable que m'avait procurée le korrigan, je rougissais : je n'étais pas faite pour la sociabilité, quel manque de tact...
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