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 Rendez-vous dans 10 ans [One post RP]

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Aisling Donnelly
Gryffondor
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MessageSujet: Rendez-vous dans 10 ans [One post RP]   Jeu 13 Fév - 19:23

5h du matin. Le soleil n'était pas encore levé et il en allait de même pour les sang et or. Un lourd silence régnait dans les dortoirs, quelques fois entrecoupé par des ronflements de dormeurs bienheureux. Aisling ouvrit tout d'abord un œil, puis le second. Gymnastique du matin, quand tu nous tiens. La jeune fille étira ses jambes et pu ainsi entrapercevoir ses pieds qui dépassaient de la couverture, comme s'ils la narguaient. Le désavantage à bouger autant la nuit, c'est qu'il y avait toujours une partie de son corps qui n'était pas couvert par les couvertures, lui assurant ainsi un rhume carabiné en cas de grand froid. Cathal, son familier, était déjà bel et bien réveillé et il commença à sautiller gaiement sur le torse de la Gryffondor. Aisling se glissa doucement hors des draps, tendant un bras pour que le chat vienne s'y frotter. Elle s'avança à pas de loups jusqu'à la malle posée au pied de son lit et y piocha quelques affaires avant de se diriger vers les douches. Elle laissa longuement couler la douche avant de se glisser sous un puissant jet d'eau brûlant. Ses muscles étaient encore quelques peu endoloris de sa course de la veille mais tout à fait le genre de douleur bienfaisante qui la faisait se sentir vivant. Se savonnant rapidement, elle se rinça d'un mince jet d'eau tiède avant de s'envelopper dans sa serviette de bain qu'elle avait soigneusement mit à réchauffer près du feu de la cheminée. Jetant un œil dans le miroir, elle tenta une bonne dizaine de coiffures différentes allant de la crête punk au chignon structuré en passant par un ébouriffé sophistiquement négligé. Elle laissa finalement tombé et laissa pendouiller ses cheveux comme à son habitude.

5h10. La jeune femme était fin prête. Elle prit la direction du hall principal, débouchant finalement sur le parc. Saluant le concierge au passage, la sang et or poursuivit sa route d'un pas rapide. Elle avait mis tellement longtemps avant d'obtenir une autorisation pour pouvoir avoir accès au parc à une heure si matinale. Comprenant finalement qu'elle avait ses drôles de lubies comme celle d'aller s'entraîner à l'aube, on l'avait finalement laissé faire. C'est ainsi qu'elle se retrouvait chaque matin à se lever avec les poules et commencer un footing dans le parc du château. Deux heures d'abandon total, aucune pensée ne lui traversaient l'esprit. Aisling ressentait chaque foulée, chaque contact avec le sol était comme décuplé et la secousse remontait le long de son corps jusqu'à atteindre la racine même de ses cheveux. On était à la mi-novembre et un vent froid lui cinglait le visage. De l'air glacial s'engouffrait dans ses poumons à chaque inspiration, vivifiant ainsi son organisme en plein effort. Le sport avait le don d'éloigner tous ses soucis mais, malgré l'effort, cette capacité à tout oublier ne fonctionnait pas en cette matinée. La sang et or s'était encore plantée en défense contre les forces du mal et ses notes étaient vraiment peu reluisantes. Elle passait pourtant tellement de temps à travailler, elle en devenait presque un rat de bibliothèque, toujours le nez dans ses bouquins, ne s'accordant que de rares pauses. De toute façon, ce n'était pas sa vie sociale inexistante qui allait en pâtir. L'irlandaise ne comprenait pas pourquoi elle essuyait de tels échecs. Avec le sport tout était simple. Il lui suffisait d'un instant pour analyser une situation et trouver des parades, des stratégies, comme elle le faisait avec le Quidditch. Les cours, c'était autre chose. Quoiqu'elle fasse, qu'importe l'angle de vue par lequel elle attaquait, elle n'y comprenait jamais rien. D'autres élèves y arrivaient pourtant avec tant d'aisance, ils travaillaient trois fois moins qu'elle et avaient de bien meilleures notes.

Ses pensées parasitaient ainsi sa course et elle perdit rapidement la cadence. Aisling était maintenant arrivée aux abords du lac alors que le soleil commençait à peine à se lever. Dans peu de temps les sorciers se lèveraient et la vie à Poudlard s'éveillerait. En attendant, la beauté si pure du parc était entièrement à elle et à elle seule. Enfin, si on mettait de côté les créatures présentes dans la forêt interdite et celles du lac. La jeune femme avait finit par s'accommoder à la présence de ces personnages si particuliers. Le soin aux créatures magiques était d'ailleurs la seule matière où elle dépassait la moyenne avec les sortilèges. Tout en étant magique, cela faisait partie d'une des seules choses qui ne différaient que peu du monde moldu. C'était un peu comme des animaux mais doués d'une intelligence plus vive. Elle avait fini par se prendre d'affection pour ces créatures. Ainsi, comme à son habitude, après un long footing, elle aimait piquer une tête dans le lac en compagnie des êtres qui s'y trouvaient. Elle ne s'aventurait cependant pas très loin du bord, évitant les profondeurs autant que possible.

7h10. Aisling se déshabilla prestement, ne gardant sur elle qu'un tee-shirt et ses sous-vêtements. La chair de poule commençait à se dessiner sur ses avant-bras, hérissant peu à peu les poils de sa nuque. Un coup d'oeil vers son familier lui permit de voir que ce dernier trouvait l'eau trop froide à son goût ce qui fit sourire la jeune femme. Elle n'avait jamais vu un animal aussi maniéré, sa frimousse était capable d'exprimer des centaines d'émotions et son compagnon pouvait ainsi le comprendre d'un seul regard. La jeune Donnelly savait pertinemment qu'une fois entrée dans l'eau, le chat ne tarderait pas à le rejoindre, il ne se faisait pas de soucis pour cela. Elle s'élança donc vers le lac et effectua un superbe plongeon/plat, dans les règles de l'art. D'aussi longtemps qu'il s'en souvienne, Elle avait toujours aimé l'eau. C'était son élément. Toute petite déjà, elle attendait avec impatience les étés où son père les emmenait tous à la plage. L'eau de la Manche avait beau être glaciale, elle passait des heures avec ses frères à barboter et à essayer de se couler du mieux qu'ils le pouvaient.

L'eau du lac était tout simplement glacée et Aisling eut l'impression de ressentir le froid jusqu'au plus profond de ses os. C'était un pur coup de fouet, si intense qu'elle en eut mal au crâne. Elle était loin de tout, totalement déconnectée de la réalité, dans une bulle de confort. Tous les bruits de l'extérieur lui parvenaient de manière étouffée, confuse. Alors qu'elle tentait un énième record d'apnée, Aisling s'abandonna complètement, relâchant un à un chacun de ses muscles jusqu'à toucher le fond du rivage, environ trois mètres plus bas. Cathal observait la scène avec détachement, il avait l'habitude de voir la jeune femme agir ainsi et ne tarderait sûrement pas à la rejoindre mais l'eau était décidément trop froide pour son délicat pelage qu'il lissait d'un geste consciencieux.

Aisling sombra peu à peu dans un état second, les yeux grands ouverts sur la vue troublée par les particules de vase en suspension. Elle crut voir une intense lumière blanche qui traversa son champ de vision à une vitesse fulgurante. La lumière laissa peu à peu place à ce qui semblait être une rue. Plutôt une ruelle en réalité. Les détails apparaissaient peu à peu. Les pavés se dessinaient tandis qu'une poubelle émergeait de l'ombre bientôt suivie d'une deuxième, puis d'une troisième jusqu'à atteindre un nombre considérable. La ruelle était sombre et le bout de ciel qui apparaissait entre les toits était d'un gris parfaitement anglais. Les murs décrépis suintaient de toute part, des traînées graisseuses dégoulinant des parois. Plissant légèrement les yeux, Aisling réussit à clarifier quelque peu la vision. Elle distinguait maintenant une masse informe au milieu des détritus. Une espèce de montagne de loques odorantes entrecoupée d'une fourrure fournie qui semblaient être des cheveux emmêlés et sales. Il s'agissait bien là d'une femme. Elle semblait dormir du sommeil du juste, enfin du juste alcoolique totalement imbibé. Un grognement, un raclement de gorge et la montagne se met en mouvement. C'est avec une grande stupeur qu'Aisling reconnaît les yeux qui s'entrouvrent. Ce gris si clair, cette forme ronde et globuleuse. Il manque cependant quelque chose. Une lueur. Une lueur d'espoir, de vie, de joie. Cette femme avachie entre deux poubelles n'est autre qu'elle-même. Elle qui aurait perdu toute foi en quoique ce soit.

Dès le moment où elle comprit l'identité de la femme, Aisling se retrouva comme projetée dans son corps. La sang et or eut alors libre accès à tous les souvenirs de son futur. Elle remonta ainsi quelques années auparavant. La fin de ses études à Poudlard. Son diplôme tout juste réussi, Aisling décide de rentrer dans le monde des moldus. Elle pensait naïvement que rien n'aurait changé, que sa famille l'attendrait sagement, qu'elle fêterait le retour de l'enfant prodige. Douce erreur. A peine eut-elle mis un pied à Kilburn qu'il sut que la vie commençait dès à présent et que ce serait loin d'être facile. Elle retrouva avec nostalgie le vieil appartement du 203 Kilburn High Road. Rien n'avait changé, les canapés défoncés n'avaient pas bougé d'un pouce et elle crut voir la même chaussette sale que Jimmy avait laissé traîner avant qu'elle ne parte à Poudlard. Aisling n'avait quitté l'école de magie que pendant les vacances d'été qu'elle passait désormais à Galway, chez un oncle éloigné. C'était la première fois qu'elle revenait ici depuis son départ. Personne n'était à la maison mais la clef cachée dans le compteur externe était encore là, elle s'en servit donc pour entrer. Déposant son sac, elle parcourut lentement des yeux le salon. Cathal en profita pour bondir de derrière sa maîtresse et gambader au milieu des meubles en terrain conquis. Les frères de la jeune femme avaient fini par rentrer à la nuit tombée, bientôt suivit par Helen, leur mère. Ce furent bien les retrouvailles escomptées que Aisling trouva avec ses frères, perdue en accolade et en coups de coude complices mais elle ne fut malheureusement accueillie que par un léger regard hautain du côté de sa mère. Apparemment, elle lui en voulait toujours du départ de leur père suite à la découverte de sa nature magique. Décidant tout simplement de l'ignorer bien que cela lui déchira le cœur, Aisling passa la soirée avec ses frères, rattrapant de cette façon, le temps perdu. Ils parlèrent de tout et de rien jusqu'à l'aube avant de finalement s'endormir tel quel, sur les canapés et fauteuils du salon. Si Aisling avait été éveillée, elle aurait pu voir le fugace sourire attendri de sa mère lorsqu'elle les vit ainsi le lendemain matin mais Morphée avait si bien fait son travail qu'elle n'en sut jamais rien.

S'ensuivit alors deux mois de vacances totales à traîner avec ses frères à droite à gauche. Ils lui demandaient bien sûr quel serait son choix une fois l'été finit. Après tout, maintenant qu'elle avait fini les études, elle pouvait très bien décider de rester dans le monde des moldus. Le choix était tout de même extrêmement tentant, elle pourrait ainsi rester au plus près de sa famille et trouver un travail dans le monde moldu ne devait pas être si compliqué. La jeune femme décida donc de rester, occultant toute la part de magie qui vivait en elle. L'ancienne Gryffondor se rendit cependant bien vite compte que d'un point de vue purement technique, elle avait arrêté l'école au niveau du primaire dans le monde moldu et il était bien plus compliqué du coup de trouver un métier sans aucun diplôme. Combien de fois elle eut envie de renvoyer au visage des employeurs son diplôme de magie, qu'elle avait eu tant de mal à obtenir, quand ceux-ci la regardaient avec une mine faussement contrit et la congédiaient poliment. L'irlandaise du se rendre à l'évidence, elle n'avait aucun avenir dans le monde moldu si ce n'est de tremper dans les combines plus ou moins douteuses de son frère Jimmy. Elle ne voulait cependant pas d'ennui et décida avec une grande difficulté de rentrer dans le monde magique. Elle avait ainsi perdu trois ans à errer chez les moldus et, n'ayant pas pratiqué de magie pendant ce laps de temps, elle était plus que rouillée en la matière.

Écumant les boutiques, les bars et tout établissement pouvant engager, elle finit par trouver un petit job de serveuse. Un travail d'esclave où elle devait accepter les pires tâches. Aisling y croisait souvent des gens qu'elle avait connu à Poudlard, d'anciens élèves qui étaient devenus aurors, médicomages ou tout autre profession respectable. À chaque fois, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de se demander ce qui la différenciait fondamentalement d'eux. Qu'est-ce qui avait fait qu'eux occupaient maintenant des places importantes alors qu'elle ne pouvait se vanter que du surnom que les autres employés lui avaient refilé, celui de « l'impératrice cruelle et sans pitié de l'extermination des tâches ». Génial. Elle trimait toute la soirée et une grande partie de la nuit dans cet endroit des plus douteux, cumulant un salaire de misère. Sombrant peu à peu, elle passait ses journées enfermée dans une chambre miteuse à l'étage qu'elle payait avec la moitié de sa paie.

Revenant peu à peu vers la vision de départ, elle se vit affalée sur un matelas éventré, posé à même le sol. Des bestioles semblaient grouiller dans tous les recoins plus sombres de la pièce sans qu'elle ne remuât un orteil. Ces petites bêtes la rebutaient depuis sa plus tendre enfance et pourtant elle ne faisait pas même un mouvement pour les chasser ou les exterminer. Malgré sa bonne volonté et son entrain naturel, la jeune femme avait peu à peu fini par se laisser sombrer dans une espèce de langueur qui la rendait amorphe au travail et qui a avait finit par lui faire perdre son emploi. Elle en était là de ses réflexions alors qu'elle se tournait sur le dos en soupirant, observant le plafond qui partait en lambeaux. Elle n'avait jamais réellement pensé à l'avenir, à ce que serait sa vie après les études étant donné qu'elle ne savait même pas si elle allait rester dans le monde des sorciers ou retourner au monde des moldus. Vingt-cinq ans. Non, ce n'était pas vieux, mais elle pensait qu'à cet âge là, elle aurait au moins un compagnon si ce n'est des enfants. Son sang irlandais lui réclamait un certain environnement familial que la jeune femme n'avait jusque là pas réussi à rendre réel. Ses frères s'étaient souvent moqué d'elle, la traitant de femmelette quand elle exprimait son désir de fonder une famille dans le futur, un beau mariage quasiment comme ceux que l'on ne voit que dans les contes de fées, deux beaux enfants, un chien, un pavillon et une voiture. En bref, une famille moldue bien comme il faut. Dans l'idéal, elle serait même retournée en Irlande sur les traces de ses ancêtres pour que ses enfants puissent bénéficier de la mentalité irlandaise qui faisait tant défaut en Angleterre. Elle voyait déjà les verts pâturages des cartes postales sur lesquels gambaderaient ses enfants. Trêve de rêveries, son actuel environnement était une chambre miteuse grouillant de vermines et elle n'avait même plus de travail. La jeune femme utilisait ses dernières économies pour payer ce trou à rat et l'argent viendrait bientôt à manquer. Elle avait essayer des jours durant de trouver du travail au sein du monde magique, au ministère ou même à Ste Mangouste mais ses piètres notes aux examens ne lui ouvraient aucune porte si ce n'est celles des bars et autres lieux de perdition. C'est d'ailleurs les seuls endroits où on la voyait désormais. En plus de l'aider à oublier de payer ses consommations du soir, l'alcool guidait Aisling en la faisant tenir de grandioses discours philosophiques sur les relations entre les moldus et les sorciers. Elle qui avait été rejeté par ses propres parents du fait de son appartenance au monde de la magie, elle se laissait parfois aller à pensée que cela aurait été beaucoup plus simple si la magie était un fait acquis pour les moldus. De cette façon, sa mère ne l'aurait pas regardé comme un phénomène de foire et peut-être même que son père serait resté.

Sobre, la jeune femme était foncièrement d'accord sur la séparation des deux mondes mais il est vrai que l'alcool laisse le plus souvent divaguer vers les plus folles pensées. Aisling était pourtant bien partir, considérant son arrivée à Poudlard comme un nouveau départ, une chance de faire quelque chose de sa vie. Elle avait commencé en travaillant très dur, plus que les autres élèves pour palier à ses propres difficultés mais elle avait rapidement fini par se laisser aller, profitant comme les autres de ses années d'études pour faire les quatre cents coups avec ses camarades. C'est ce qui l'avait perdu. Autant les autres pouvaient se permettre ce genre de distractions, autant elle ne le pouvait pas. Elle en avait fini par abandonner le sport, son domaine de prédilection depuis toujours. À défaut d'être très bonne dans les études, elle aurait pu tenter une carrière sportive mais même cette voie, elle se l'était bêtement fermée. L'ancienne Gryffondor ne pouvait s'en vouloir qu'à elle-même pour la situation dans laquelle elle se trouvait. Ce sont ces regrets et cette amertume qui la poussaient ainsi à écumer les bars, son taux d'alcoolémie lui permettant d'ignorer les moqueries des sorciers qu'elle y croisait bien que ceux-ci n'aient pas grand-chose à redire sur sa situation au final. Une semaine et une expulsion de son trou à rat plus tard, elle se retrouvait ainsi dans la ruelle derrière le bar où elle travaillait auparavant, à moitié affalée entre deux poubelles.

7h11. La lumière blanche se dissipa peu à peu et Aisling aperçut enfin les pierres pavant le fond du lac. Les algues ondulaient entre elles comme autant de silhouettes dansantes, faiblement éclairées par les rayons du soleil levant qui perçait avec peine la surface du lac. D'un coup de pied, la sang et or remonta à la surface, crevant l'eau telle une fusée. Elle prit une grande inspiration et resta ainsi à barboter pendant deux bonnes minutes. Elle avait besoin de remettre ses idées en place après ce qu'elle venait de voir. Ainsi c'était l'avenir qui l'attendait ? Ou plutôt un manque d'avenir total. Rien. Le néant. Aucune solution dans le monde des moldus et pas plus dans le monde des sorciers. Qu'allait-elle faire ? La jeune femme essayait de graver les moindres détails de la vision dans sa mémoire, consignant soigneusement tous les mauvais choix qu'avait fait sa future elle-même pour éviter un maximum de les refaire. L'irlandaise s'interrogeait également sur l'origine de la vision en elle-même. Était-ce encore un des tours du monde magique ou simplement son subconscient qui tentait de lui montrer qu'elle était sur la mauvaise voie ? Impossible de le savoir. Elle sortit ainsi de l'eau, troublée par ce qu'elle venait de vivre. Son familier, pressentant que quelque chose n'allait pas, vint se coller à elle, frottant son doux pelage contre la jambe de la Gryffondor. Aisling se laissa choir sur l'herbe du parc, ignorant le froid qui la transperçait de part en part. Elle était encore toute chamboulée de sa vision, essayant en vain de comprendre comment elle pourrait en arriver là. C'était certes un très bon moyen de motivation mais cela l'effrayait en même temps. Et si elle n'arrivait pas à empêcher ça, qu'adviendrait-il d'elle ?

La jeune femme resta ainsi prostrée pendant une dizaine de minutes, le regard vide avant de finalement frissonner et se rendre compte de la température ambiante. Elle se leva avec précaution et récupéra ses affaires qu'elle enfila rapidement. Son chat l'observait quelques pas plus loin, se demandant ce qui avait bien pu arriver à sa maîtresse pour qu'elle se comporte aussi étrangement. Elle n'était pourtant restée que quelques secondes dans l'eau mais quand elle en était sortit, son regard avait changé du tout au tout et elle s'était mis à agir comme ces zombies qu'on voyait à la télévision moldue. Oui, malgré son animalité, Cathal adorait passer des heures devant la télévision à regarder ces émissions qui semblaient tant abrutir les humains. Le petit animal avait grandit avec Aisling et côtoyé des humains pendant toute sa courte existence. Les autres animaux, il ne les connaissait que par le biais de la télévision justement et ne savait rien de leur comportement si ce n'est ce que lui dictait son propre instinct. Et cet instinct lui disait justement que quelque chose clochait. Il tenta ainsi les mimiques qui, il le savait pour les avoir maintes fois expérimentées, avaient le don de redonner le sourire à Aisling mais cette dernière l'ignora totalement. Cathal gratta la terre au pied de sa maîtresse pour lui faire comprendre son mécontentement mais celle-ci n'en tint pas non plus compte. Le chat laissa finalement tomber et se lova au creux de son cou pour lui tenir un peu chaud après son bain dans l'eau glacée. Il n'avait pas eu le temps d'aller barboter mais bon, au vu du temps, il s'en passait volontiers.

7h21. La jeune femme s'était remis à courir à petites foulées. Elle avait de nouveau besoin de se vider l'esprit, surtout après ce qu'elle venait de voir. Tout autour d'elle lui semblait différent à présent. Un léger sentiment de paranoïa s'était emparé d'elle et elle croyait voir une lueur amusée et moqueuse dans les yeux des petits animaux perchés dans les arbres. La sang et or pressa sa course et entreprit de faire le tour du château. Elle n'aurait pas été contre une partie de Quidditch pour se changer les idées mais elle craignait de ne pas avoir le temps. Son besoin de faire du sport, de se défouler était pour l'instant trop pressant mais dès qu'elle l'aurait quelque peu assouvi, elle foncerait à la grande salle pour piocher de quoi se caler l'estomac avant de retourner directement à la bibliothèque pour continuer à réviser sans relâche ses examens. Elle ne pouvait se permettre un nouvel échec, tant pis si pour cela elle devait se transformer en rat de bibliothèque. Après tout, elle avait vu un certain nombre de Serdaigle le faire sans que cela ait semblé les déranger outre mesure. Elle en ferait dès à présent son mode de pensée. La jeune femme détestait demander de l'aide pour quoique ce soit, elle considérait cela comme comme un aveu de faiblesse mais elle devait bien se rendre à l'évidence, sans aide, elle n'y arriverait tout simplement pas. Peut-être qu'elle réussirait à trouver un juste équilibre, la plupart des rats de bibliothèques étaient de petits maigrichons à l'aspect peu engageant, en échange de leur aide, elle pourrait leur inculquer les rudiments du sport et plus particulièrement, du Quidditch, un genre d'échange de bons procédés. Elle trouvait cela bien moins humiliant que de demander de l'aide tout simplement et c'est ainsi qu'elle décida d'agir pour la suite.
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