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 Je veux juste une dernière danse, avant l'ombre.La dernière, s'il te plait.

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Erell Bowen
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MessageSujet: Je veux juste une dernière danse, avant l'ombre.La dernière, s'il te plait.   Mer 8 Aoû - 16:56

Le bruit de ses talons qui percutaient les pavés résonnait avec force dans cette minuscule ruelle de la capitale française. Paris, elle était à Paris. Elle avait eu énormément de mal à perdre Dakeyras dans la foule, même si il commençait à se faire tard et que les gens affluaient de tous les côtés pour admirer la Tour Eiffel et les Champs Elysées. Il faut dire qu’il prenait très à cœur cette histoire de protection de sa petite personne. Erell laissa échapper un long rire. Comme si elle avait besoin d’être protégée. Plus personne ne s’intéressait à elle hormis James, puisqu’aux yeux de tous, elle n’existait pas. Elle n’avait jamais existé, même. Mais pourtant, elle était bien là, en chair en os, et si on peut dire, avec toute sa tête. Mais ceci était encore à démontrer, et seul le jeune Gryffondor qui l’accompagnait partout depuis un mois pourrait répondre. La jeune fille lui avait fait vivre des choses terribles, elle l’avait traîner dans tous les coins de France, il avait vu la Suisse, elle l’y avait laissé d’ailleurs quelques jours, avant de revenir le chercher, parce qu‘elle avait bien comprit combien c‘était important pour lui cette pseudo protection. Elle avait fait quelque chose de très important ces jours là. Elle avait vécu, une dernière fois, ces derniers instants de liberté. Elle avait fait plus de choses pendants trois jours que dans le reste de sa vie, et ce n’était certainement pas pour lui déplaire. Et puis elle lui avait envoyé ce message, sa dernière missive. Erell envoya le papier par l’intermédiaire d’un hibou, qu’elle avait trouvé dans une petite boutique, tenue par une femme que les moldus disaient folle, et qui n’était en réalité qu’une sorcière, vivant légèrement éloigné du monde magique. Le papier était d’un blanc immaculé, et l’encre noir créait un contraste étonnant, qui avait passionné Erell pendant des heures.



Elle ne se faisait aucune illusion, la lettre N ne le ralentirait pas, ne le ferait pas hésiter, ne le ferait même pas ciller. Il savait. C’était certain. Il savait qui elle était, peut-être même savait-il plus de choses sur sa personne qu’elle-même n’en savait sur elle. Il ne pourrait pas vérifier l’adresse d’envoi de ce hibou, et quand bien même il le ferrait, il se retrouverait à des centaines de kilomètres de là où était sa dernière destination, à elle. Le dernier voyage qu’elle avait fait en compagnie de Dakeyras avait été en train, un très long voyage, effectué de nuit. Le jeune homme n’avait pas dormi de la nuit. Sûrement la soupçonnait-il de sauter du train en marche pour lui échapper. Ils étaient là depuis deux jours, et ils résidaient dans un hôtel de luxe, dans le seizième arrondissement, près de l’Arc de Triomphe.

Erell avait vu les choses en grand, et cela avait probablement mit la puce à l’oreille de son garde du corps, qui, si il l’avait pu, se serait greffé le bras sur celui de la demoiselle pour ne pas la perdre. Malheureusement pour lui, des mois de fuite et de crainte engendrent des talents d’esquives et de disparitions rapides tout à fait spectaculaires. Et c’est donc comme ça qu’elle se retrouvait à rire comme une folle dans une rue de Paris, seule, parfaitement seule. Plissant sa robe du plat de la main, elle se remit en marche, plus lentement cette fois. Passant ses doigts dans ses cheveux, elle se regarda dans la vitre d’une voiture pour vérifier qu’elle était regardable et grimaça. Son teint blafard et ses yeux injectés de sang lui donnaient l’air d’une malade, ou d’une folle échappé de l’asile, au choix, veuillez rayer la mention inutile. Il lui semblait que cela faisait des mois que sa peau n’avait pas vu le soleil, et ses yeux rouges témoignaient de son état d’éveil constant, de peur d’être rattrapée par ses rêves, si étranges, qui la hantaient toutes les fois où elle avait la sottise de s’endormir. Le dernier en date était terrifiant, il n’était fait que de noir et de voix qui lui étaient familières. Elle avait fini par se demander si elle ne voyait pas à travers les yeux d’un autre, mais avait trouvé cette idée saugrenue, et l’avait laissé tombée, s’abrutissant de somnifères pour des sommeils sans rêves, mais pas non plus reposants pour un gallion. Débouchant sur la place la plus bondée de la capitale, comprenez par là celle de la Tour Eiffel, Erell s’arrêta, fixant le monument avec une certaine envie. Elle aurait bien voulu monter tout là haut, histoire de savoir comment c’était, de dominer le monde. Mais tandis qu’une idée faisant son bout de chemin dans son cerveau, elle la tua dans l’œuf. Elle n’avait rien d’une dominante, elle était libre, elle, et jamais elle ne dominerait quelqu’un, ou quelque chose, pas de son plein gré, en tout cas. Bifurquant vers une terrasse d‘un restaurant chic, elle demanda à un serveur une table en extérieur, pour avoir une vue globale de la place, et des mouvements de masse qu’il pouvait y avoir. Avec un peu de chance, il ferait sensation, et elle pourrait le repérer avant qu’il n’arrive, pour faire durer encore un peu ce jeu néfaste auquel elle avait prit goût et qui avait fini par la détraquer.

Sirotant distraitement son latte macchiato caramel, Erell fouilla dans son sac à main noir, cherchant sa liste, écrite en Bretagne, au plus près de Brocéliande. Il y avait déjà bon nombre de choses rayées, et elle n’allait pas se priver d’accomplir les dernières, la jeune fille commanda au serveur un cookie au chocolat au lait, ainsi qu’une assiette de macarons en tout genre. Elle préféra sans nul doute le macaron à la framboise, mais les trouva tous bons. Hélant une dernière fois le vendeur, qui transpirait le désir par tous les ports de sa peau, elle lui adressa un sourire amusé mais tendre, et lui demanda de donner ce papier à un jeune homme qui viendrait surement dans peu de temps pour vérifier si elle s’était arrêté là. Son interlocuteur sembla déçu d’apprendre qu’il y avait déjà quelqu’un dans son cœur. Si seulement, il savait ! Elle aurait préféré qu’il ne vienne pas, jamais, mais c’était ainsi. Elle s’était résignée, depuis le temps. Lorsqu’il l’interrogea sur la manière de le reconnaître, Erell chuchota seulement qu’il était différent et qu’il imposait sa présence sans problème. Elle ne doutait pas qu’il viendrait ici. C’était pour elle une évidence. Il trouverait le serveur sans problème, et il trouverait le mot. Elle venait de lui donner rendez vous au pied de la Tour Eiffel. Elle y serait. Ou peut-être pas tiens. C’était une idée ça, de le faire courir. Voir si il tiendrait la distance, ou si sa patience était aussi inexistante que la sienne, au jour d’aujourd’hui. Elle flâna encore un peu, avant de repérer un bâtiment, avec un toit accueillant et une jolie situation. L’arrière de la bâtisse donnait sur une belle rue pavée, absolument déserte, et pas franchement éclairée.

Elle grimpa facilement jusqu’au toit, et s’assit, les jambes repliées sur le côté, de façon à ce qu’on ne puisse pas regarder sous sa robe noire. Celle-ci était simple, bien qu‘une ligne de dentelle ornait la bout de la robe, mais elle lui allait bien et la couleur était … comment dire … appropriée à la situation. Erell l’avait cintré d’un tout petit ruban noir, avec lequel elle avait fait un nœud, légèrement de travers, pour donner un côté fun à cette tenue un peu morne. Elle portait par-dessus un châle noir, en soie. Elle ne portait ni collier, ni bracelet, mais n’avait pas pu résister à enfiler des boucles d’oreilles en forme de roses noires, sa fleur préférée. Elle serait femme jusqu’au bout, après tout, personne n’allait lui faire de réflexion sur la manière dont elle voulait être habillé quand elle allait regarder sa mort dans les yeux.

Vigilante, Erell garda le regard braqué sur les gens en dessous d’elle, jusqu’à ce que son cœur s’emballe, pour une raison inexpliquée. Inexpliquée ? Vraiment ? Non, elle savait.


- Tu n’as pas été long, chuchota-t-elle.

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Dernière édition par Erell Bowen le Ven 2 Nov - 12:15, édité 1 fois
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James T. Rayan
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MessageSujet: Re: Je veux juste une dernière danse, avant l'ombre.La dernière, s'il te plait.   Dim 19 Aoû - 11:27

P O U R . E L L E

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

-( TU SAIS )-

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Avais-je envie de la tuer ?
Non. Ou peut être un peu. Jusqu'à quel point ? Aucune idée. Je savais seulement que je devais le faire. Après tout, la mort a une liste stricte qu'elle doit tenir. Il était écrit qu'Erell mourrait ce soir. Albus Dumbledore, Atanys Silver, Carnelune Evebena, ils avaient scellé son destin pour elle, ils l'avaient privée de son libre arbitre. Je le sais, je connais leur façon de faire. L'un d'eux se serait-il sacrifié ? Sans égoïsme, pour affronter ce sinistre sort à sa place ? On me la retirait. C'était ma punition. Erell ...

James se tenait au dessus du vide.
Toujours fier, mais moins droit que d'habitude. Il n'avait pas envie de bomber le torse cette fois là. Son très long manteau volait au gré du vent, qui balayait aussi ses longs cheveux noirs derrière lui. Sa pâleur sans égal connaissait son paroxysme en plein soleil. Mais il ne sentait pas la chaleur. Rajustant ses gants en cuir, il replaça de sombres lunettes devant son regard, inutile de faire peur à quiconque. Le Vampire l'avait décidé, il ne viendrait que pour elle. Peut être allait-elle résister, peut être ... Il devait pour ça trouver de l'énergie, recharger ses batteries, se tenir prêt, se montrer plus fort qu'il ne l'aurait jamais été. Inspirant profondément, il attendit le prochain souffle du vent pour disparaître dans un tourbillon de sable noir.


-Elle m'a demandé de vous remettre ceci, je ... J'ai fait selon son souhait !

Il était entré, comme une bête curieuse.
Admirant les clients, qui le regardaient sûrement plus qu'il ne les remarquait lui même. James n'était pas un phénix magnifique, ni un oiseau rare. Il était avait cette banalité, cette laideur exceptionnelle qui le rendait plus attirant que s'il avait été bien fait physiquement. Il était pourtant svelte, tout à fait digne de son stéréotype. Il ne souffrait d'aucun mal, d'aucune malformation. Seulement il était peu commun, surnaturellement peu commun. Sa présence. C'est ce qui ne lui fit d'ailleurs pas défaut. Erell savait si bien qu'il aimait soigner ses entrée. Errant, presque lévitant dans le petit luxe dans lequel elle s'était enivrée de toute l'humanité de sa condition.


-Je suis désolé. J'ai besoin de votre sang.

Quand le serveur avait repéré James, il avait hésité entre fuir ou affronter son destin. Comme Erell, il n'eut pas vraiment le temps de choisir. Le Vampire s'était saisi de lui, volant sans rendre, c'était le principe. Les yeux dans les yeux, il l'avait plaqué sur le mur le plus proche, d'une seule main. Pris au piège, hypnotisé, quel autre choix avait-il encore que de parler ? Et c'est ce qu'il avait fait, le suppliant encore et encore de l'épargner.

-Vous l'avez désirée. Cette idée m'est insupportable.

Et il le vida de son essence, dans le coin où il le tenait.
Jeune, français, un sang plutôt fruité, une transpiration assez peu odorante pour que son "jus" ait cet arôme poivré, mentholé, peut être plus léger que celui des anglais, plus robuste, habitués aux temps pourris. Il attendit la dernière convulsion, la dernière goutte pour se reculer et laisser glisser le corps sur le sol. James s'essuya le bas du visage avec la plus grande délicatesse. Les gens allaient finir par hurler, par crier au meurtre ... C'est pour ça qu'il ne pouvait épargner personne. D'un mouvement rapide, il ferma toutes les issues. Mais c'est quand il réalisa qu'il y avait des enfants à l'intérieur qu'il s'arrêta et seulement là. Tirant plutôt sa baguette, il amplifia son hypnose pour tenir tout le bar en écoute et bien vite, il effaça tous les mauvais souvenirs des mémoires ... Avant de disparaître encore.


-Je n'aspirais pas à traîner. Je suis précisément là où je dois être. J'ai toujours su où tu allais. Toujours. Dakeyras était un subterfuge. Quand je l'ai hypnotisé, lui ordonnant de veiller sur toi, j'ai aussi glissé un ordre dans son esprit. Je lui ai demandé de me faire état de tes agissements. Aussi, chaque fois que tu le laissais seul, il me racontait ta journée. Aussitôt avait-il fini, il oubliait ce qu'il venait de faire. J'étais prêt à faire beaucoup pour toi, Erell, beaucoup.

Et en disant cela, il observa le sang sur ses mains moites.
Il n'avait pas eu le temps de les nettoyer. A quoi bon ... Ce qu'il allait faire, ce qu'il envisageait de faire ... Ne ferait que renforcer cette nuance sanguine qui entachait son être depuis déjà longtemps. Mais tuer n'était pas le pire. Le plus dur, c'était l'absence.


-Tu sais pourquoi je suis là.

Et se tenant bien droit, il était prêt, alerte.
Si elle lui en donnait la permission, il lui sauterait dessus. Rapide, efficace. Il avait peur de n'y parvenir autrement. Même si sa soif de ramener son créateur était plus forte que son affection pour Bowen. Il ne reculerait pas, quoi qu'il arrive. Mais il ignorait alors à quel point il en souffrirait par la suite.


-Je peux te donner de mon sang. Ca apaisera tes craintes, te donnera l'impression de planer. Où veux-tu mesurer toute l'horreur de ce que nous vivons à présent ?

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MessageSujet: Re: Je veux juste une dernière danse, avant l'ombre.La dernière, s'il te plait.   Jeu 30 Aoû - 20:29

Elle avait condamner le serveur, elle le savait. Mais ça ne lui posait pas de problème. Pas encore. Peut-être n’avait elle pas encore pris conscience de l’erreur qu’elle avait commise, des répercutions sur la vie, plutôt la mort, d’un innocent, d’un pauvre garçon qui s’était trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. C’était d’un banal, finalement. C’était toujours comme ça, le décès de personnes qui n’étaient en rien impliquées. Juste un concours de circonstances. Il était mort parce qu’il l’avait rencontré. Ainsi donc, elle apportait la mort partout où elle allait, partout où son regard se posait. Amère constatation. Le sang présent sur les mains de son bourreau la convainquit entièrement. Il était mort. A cause d’elle.

- Tu aurais pu lui laisser la vie. Tu aurais du. Je crois. Non ? Oh, et puis, ça ne change plus rien maintenant. Tu l’as tué. Était-ce inévitable ? J’aurais aimé qu’il vive, qu’il reste une trace de moi, claire, limpide, sans tâches, dans l’esprit de quelqu’un. Tu comprends ? Mais je l’ai … Je l’ai conduit à la mort moi-même.

Quelque part, elle insinuait qu’il était la mort. Mais n’était-ce pas le cas ? N’était-il pas l’incarnation parfaite de la mort en ce bas monde ? Il était une créature, un être qui terrifiait, qui répandait la mort et le sang partout où il passait. Il était vampire. Un paria, même parmi les démons. Secouant les épaules, elle lui sourit. Elle n’avait plus peur, ni de lui, ni de son destin. Elle avait comprit. Elle avait accepté. Ce n’était pas grave. Ça n’avait plus d’importance, et c’était bien ainsi.

- Je ne veux pas mourir, pas maintenant. M’accorderais tu encore un peu de temps ? Tu m’as laissé du temps, beaucoup, beaucoup de temps, alors un peu plus, ce n’est pas grand-chose, n’est-ce pas ? S’il te plaît. J’ai … Des choses à faire. Et je voudrais que tu m’y aides. Ça ne devrait pas être long, je me doute que … Ma compagnie ne t’est pas agréable. Pour ma défense, je suis coupée du monde depuis un bout de temps, alors bon. J’ai un peu perdu les codes pour être agréable. Je crois que Dakeyras en a fait les frais. Oh, d’ailleurs … Je voudrais que tu l’emmènes avec toi, quand tu auras prit ma vie. Je ne veux pas qu’on le retrouve près d’une zone de meurtre. Si tu veux bien. Dis toi que c’est une de mes dernières volontés.

Elle était brouillonne. Elle était perdue. Elle avait pensé, vécu ce moment dans ses cauchemars, elle l’avait voulu, souhaité ardemment, de tout son être, elle l’avait redouté plus que tout au monde, elle l’avait orchestré, elle avait cru en tenir les rênes. Il n’en était rien. Devant l’évidence, Erell ne savait plus. La jeune fille voulait encore faire des choses, voir des choses, dire, apprendre, comprendre, sentir, éprouver, elle voulait vivre, encore un peu.


- Je veux savoir, James. Est-tu capable, humainement parlant, de … procréer ? D’enfanter ? Ne me fais pas une tête bizarre, je veux savoir. Je veux avoir la chance de dire, dans l‘après, si je peux le faire, que j’ai appris à connaître un vampire. Je pense pas que beaucoup de gens aient cette chance. Et puis, il y a autre chose, mais je t’en parlerais plus tard. Viens, on descend.
Elle lui attrapa la main et se dirigea vers l’escalier de service, qui permettait d’arriver dans la rue pavée qu’elle avait repéré quelques instants auparavant. Je ne veux pas de ton sang, James. On m’a volé ma vie, elle ne m’appartient pas, ça n’a jamais été le cas. Je veux que ma mort m’appartienne. Je veux la vivre. Pleinement. Pour avoir l’impression que quelque chose dans toute mon existence m’ait appartenu. Dans sa totalité.

Elle n’avait rien dit à propos de Dakeyras. Il n’y avait rien à dire, après tout. Elle ne lui en voulait pas. Il n’était pas maître de ses actes. Il s’en voudrait bien assez si un jour il venait à apprendre qu’il l’avait livré, d’une certaine façon. Erell espérait de tout cœur qu’il arriverait à le surmonter, qu’il arriverait à vivre avec cela. Après tout, il avait la vie devant lui, il ne devait pas s’arrêter pour elle. A cause d’elle. Ils arrivèrent dans la rue et elle commença à marcher, en lui lâchant la main, sans se soucier de savoir si il la suivait, ou non. Elle marchait simplement, pour le plaisir de sentir ses muscles fonctionner, se contracter, lui obéir. La rue pavée faisait une sorte de caisse de reconnaissance, qui amplifiait le son de ses pas et … Oh, une goutte ! Alors il allait pleuvoir pour sa mort. C’était le ciel qui était triste ? Se retournant vers James, elle lui adressa un sourire ravi, un sourire de gosse qui lui mangeait la moitié du visage.


- T’as vu, il pleut ! C’est chouette ! Même si j’ai toujours cru que j’allais mourir avec un beau ciel bleu au dessus de moi. J’ai toujours voulu mourir avec un ciel bleu, en fait. Genre en vieille fripée de partout, couchée dans un champs, en tenant la main de mon mari, heureuse et sereine, avec mes yeux rivés sur ce ciel si beau par cette chaude journée de printemps. Et alors mes yeux se fermeraient, et je partirais, comme ça, tout en douceur. Mais je crois que t’es pas en mesure de me le donner, mon ciel, hein ? Alors la pluie, c’est chouette aussi !

S’appuyant contre un mur, elle enleva une de ses chaussures, puis la deuxième, et les posa sur le trottoir, l’une à côté de l’autre, bien rangées. A côté de celles-ci, elle déposa également son sac. La pluie continuait à tomber, mouillant peu à peu sa robe, lui donnant à côté légèrement transparent. La pâleur de sa peau ne faisait que ressortir, à travers ce tissu noir qui se collait à son corps.

- Fais gaffe, je vais te faire de la concurrence, niveau couleur de peau. Ca fait une éternité, me semble-t-il, qu’elle n’a pas vu le soleil. De façon continue j’entends. J’ai l’impression d’être un cadavre ambulant.


Puis elle recommença à déambuler, atteignant la fin de la rue assez rapidement. Un peu plus loin, les lumières se faisaient plus nombreuses et on entendait le bruit des passants assez facilement. Erell leva son visage vers le ciel, fermant les yeux. Les gouttes d’eau créaient des sillons mouillés sur sa peau, et le froid commença à la gagner. Mais elle ne bougea pas. Là, pieds nu, dans une ruelle sombre, à deux doigts de sa mort, son meurtrier futur à ses côtés, trempée par la pluie, saisie par le froid, elle était bien. Son âme était apaisée.

- J’ai toujours pensé que tu ne prendrais pas la peine de me parler. C’est gentil de l’avoir fait. Tu as un bon fond, James. Dommage que je ne le découvre que maintenant. J’aurais aimé te connaître. Vraiment. Toi, pas ta condition de vampire. Je crois qu’on aurait pu s’apprécier. Malgré ce que j’ai fait. Peut-être que j’ai pas le courage des vrais Gryffonds. Peut-être que je pouvais pas assumer mes choix. Non. T’as raison, c’est pas ça. J’étais pas faîte pour ça. Pour la destruction et tout et tout.

Mais il n’avait pas répondu. Erell se lançait simplement dans une sorte de monologue. Parce que parler c’était se rendre compte de tout les muscles présents en son corps, corps foutu, malade, brisé. Et elle éclata de rire, tournoyant comme une folle sous la pluie, histoire de bien mémoriser comment c’était de rire. La jeune fille s’arrêta en douceur, braquant finalement ses yeux dans ceux, rouges sangs, de son interlocuteur.

- Je remets mes chaussures et on va m’acheter une serviette. Faut que je me sèche. J’ai … Une liste de choses que je voudrais faire avant de mourir, je souhaiterais la finir. Avec toi si possible, sinon seule. Peu m’importe. Je ne partirais pas, et de toute façon, tu me retrouverais. Alors si tu veux m’attendre ici, tu peux. Ah, et t’aurais un bout de papier, et un stylo aussi ? Je voudrais faire une autre liste. Des genres de dernières volontés. Elle lui lança un regard un peu louche, comme si elle essayait de le sonder, pour voir si il dirait la vérité. Dis, tu accomplirais mes dernières volontés, si je te le demandais ?

Remettant ses chaussures à talons, elle fouilla dans son sac et en tira une feuille froissée, qu’elle agita sous le nez de James. Lui souriant de toutes ses dents, elle fit quelques pas vers la fin de la rue, en lui faisant face. Réajustant son sac à main sur son épaule, elle lui tendit la main.

- Alors, tu viens ou pas ?

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James T. Rayan
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MessageSujet: Re: Je veux juste une dernière danse, avant l'ombre.La dernière, s'il te plait.   Mer 26 Sep - 13:41


Pendant plus d'un instant ...
Il garda les yeux baissé, collés au sol comme si une flaque de sang odorante y gisait, aiguisant ses papilles. Et pour la première fois, ce ne fut pas le désir qui marqua son visage mais le dégoût. La haine de ce qu'il allait faire et l'inquiétude aussi. Erell était là, à le lui rappeler encore et encore, comme si cela aurait une chance de changer quelque chose. Il ne voulait pas la tuer, il ne l'avait jamais voulu. Mais il n'en avait pas le choix. C'était sa vie, où la sienne. Qui aurait pu croire alors que l'une des créatures les plus puissantes connues en ce monde avait une chance de mourir si toutefois elle n'accomplissait pas son destin. Quand elle lui prit la main, une onde glacée parcourut son corps, le faisant frissonner, lui qui n'avait jamais froid. Envoûteur envoûté, il s'agrippa à elle, fort, si fort qu'elle put sentir la pression à travers tout son avant bras, tenu d'une main de fer. Elle parlait, débitant des paroles qui ne raisonnaient qu'un temps dans son esprit. Pourtant sa première question marqua l'arrêt dans le défilement impensable de noirs questionnements. Pouvait-il procréer ? Avait-il seulement déjà essayé ... Il était mort. Puis il était revenu à la vie, marquant Caleb de son essence. Celui qu'Erell avait cru aimer, ce n'était pas son acolyte, mais lui, bel et bien lui, le Vampire qui allait mettre fin à ses jours. On ne peut aimer l'apparence d'une personne, c'est le fond qui importe. Et le font qu'elle avait cru discerner, cette noirceur qui empoisonne, c'était la sienne.


-Procréer ? Je ...

Il hocha la tête sur le côté, une mine contrite sur le visage.
Pourquoi devenait-il si prude, hésitant ? Il l'observa sans la quitter du regard, de la façon la plus intense qu'un homme peut fixer une femme. Et brûlant de la toucher, il apposa une main sur sa joue en lui souriant. Le froid qu'elle ressentit alors fut si intense, bien assez pour lui brûler la peau, bien assez pour faire noircir les veines de ses joues à son simple regard.


-Je suis porteur de malédiction. Je ne peux que maudire à mon tour. C'est ça, procréer pour un Vampire. Je n'enfante que par la fausse mort, rendant la vraie aussi lointaine que possible, presque comparable à l'éternité. J'ai été humain, quelques minutes. J'ai ressenti la douleur qu'est la vie. J'ai peur d'y être confronté un jour à nouveau. Je croyais aimer ... Du plus profond de mon être et mon coeur s'est mis à battre. Et là j'ai eu peur. Puis je me suis écarté, refermé comme un livre en proie à l'humidité de l'hiver. Pourtant ce même organe n'est pas froid, il est simplement brisé ...

Il ignorait s'il avait répondu à sa question. Il n'en savait pas plus lui même.

-Je peux créer d'autres Vampires. Erell tu ne penses pas à ...

Il avait cette crainte.
Cette redoutable crainte qu'elle cherche à devenir comme lui. Qu'elle lui demande de la transformer. Un si jeune Vampire, un originel. Devenir "A Maker" était une chose à considérer. Un engagement, un acte d'amour extrême. Ou de haine ... Secouant la tête, il chassa cette idée de sa tête. Pourtant, quand la pluie commença enfin à heurter la pâleur inouïe de son corps, la révélant à l'éclat du soleil et de la lune, il s'emporta à rêver de voir l'immortalité figer ses traits délicieux. Puis il revint fatalement sur le crime qu'elle l'accusait d'avoir commis, lui faisant endosser la culpabilité d'un nouveau meurtre, pour elle.


-Je l'ai fait parce que je le devais ... Parce que l'idée qu'il ait pu ... M'était insupportable. Je pouvais ressentir son désir, les pulsions infâmes de son coeur enivré et les muscles de sa perversion durcir sous la pensée sinistre qu'il puisse un jour te revoir ailleurs. Ta vie est mienne. Tu me l'as remise à moi. A personne d'autre. Tu l'as toujours voulu et tu l'as toujours su. C'est pour ça que tu ne fuiras pas Erell, tu sais que là est ta place. A mes côtés. Tu sais que c'est ainsi que tu dois rendre l'âme. Dans mes bras.

Puis s'exposant à la pluie, il se mit à brûler d'une flamme légère.
Chaud, exceptionnellement, il n'était plus affecté par l'humidité. Tendant une main à Erell, il lui suggéra de lui confier à nouveau la sienne. Oui, il allait la suivre.


-Et rassures toi, ils seront infiniment plus doux que tous les champs ensoleillés de la terre.

Puis il resta là, bien droit. Attendant la suite dans la douleur. Il finit même par se demander s'il aurait le courage de le faire ...

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MessageSujet: Re: Je veux juste une dernière danse, avant l'ombre.La dernière, s'il te plait.   Sam 20 Oct - 20:19

Il avait l’air gêné. Cet air contrit lui tira un sourire amusé. Alors quoi, le grand James Tanis Rayan était perturbé quand on lui parlait de procréation ? C’était comique. Pour elle, tout du moins, et seulement pendant un court laps de temps. Ainsi, il ne pouvait pas. C’était embêtant. Vraiment très embêtant, car cela voulait dire confier cette partie de la liste à quelqu’un d’autre, qui ne respecterait peut-être pas ses dernières volontés. Un soupir déçu s’échappa de ses lèvres roses. Et lui qui lui parlait de devenir comme lui. Un paria, même parmi les démons. C’était ça être un Vampire, être un paria, une abomination. Un être de terreur et de mort. Pour peu, elle lui aurait ri au nez. Mais elle se retint, ne cherchant aucunement à le blesser. Après tout, sa question avait été ambiguë, et il était plutôt normal qu’il lui demande ceci après l’explication qu’il lui avait donné sur la création des membres de son espèce.

- A devenir ton égal ? Non, rassures toi, je n’ai aucune envie de fouler une même terre pendant une éternité. Ça doit être terriblement ennuyant. Et long. J’ai un mon compte d’aventures pour toute une vie, même une vie éternelle. J’ai déjà vécu plus de choses que la plupart des gens, des choses telles que la plupart ne pourrait les imaginer, même dans leurs rêves les plus fous. J’ai assez donné, James. Devenir un vampire n’est pas une échappatoire à ma mort pour moi. Je ne crois pas. Je ne sais pas. Je n’ai pas envie, je crois. Mais qu’est-ce que tu as à poser des questions aussi stupides, aussi ! Tu m’ennuies !


Elle s’énervait. Il la faisait douter, il lui donnait là une échappatoire qu’elle n’avait jamais vu, jamais envisagé. C’était terriblement tentant quelque part, malgré ce qu’elle venait de dire. Ça retarderait pour toujours son échéance. Mais toujours, c’est terriblement long.


- Et puis la mort doit être une sacrée belle aventure non ? Alors ça ne … Non. Je ne veux pas. Ce serait trop simple. Et rien n’est simple dans ma vie. C’est trop beau, tu comprends ? Tu viens, toi et ton petit minois trop blanc et trop parfait, tu te pointes pour me tuer, et tu me proposes une roue de secours que je croyais ne pas avoir. En gros, t’es un peu comme un cheveu sur la soupe là, tu me perturbes. Ça m’énerve. J’avais tout prévu, tu sais ? J’avais accepté, bordel ! Tu … T’es … Pourquoi ? Pourquoi t’as fait ça ! Ça t’apporte quoi de me déstabiliser à ce point, hein ? Réponds ! Pourquoi t’as dit ça ! Je te parlais de procréation humaine moi, de spermatozoïdes, d’ovules et de tout ce qu’il y a de plus humain ! Pas de morsure et de vie éternelle !


Un sifflement, semblable à celui d’un serpent, résonna dans la ruelle, sans qu’elle puisse le retenir. Il venait de créer une première brèche. Elle aurait voulu le maudire pour cela. Mais les Vampires sont déjà des êtres maudits, alors, à quoi bon ? Elle ne lui donna pas la main. Trop énervée. Trop contrariée, trop perturbée.

Trop vulnérable.


- Ma vie est à toi ouais. Elle n’a jamais été mienne, de toute façon, alors je te la donne de bon cœur. Fais en bon usage, comme on dit. S’il te plaît. Et même s’il te plaît pas d’ailleurs. N’empêche que, c’était plaisant, pendant un temps, de savoir que je pouvais encore plaire. Jinx m’a déjà remplacé, j‘imagine. Je me demande si elle me ressemble. Si il l‘aime. S‘il pense encore à moi. S‘il l‘embrasse comme il m‘embrassait moi. Sourire amer et déçu. Adam se balade quelque part je ne sais où, et je n’ai aucune nouvelle. J’aimerais que tu vérifies s’il vit toujours, et que tu gardes un œil sur lui. Ceci est quelque chose de non négociable. Murmure timide, dans un sourire, voix enjouée.

Elle se mit en marche, pour de bon cette fois, et rejoignit rapidement une des artères principales de la ville. Il attirait l’attention. Beaucoup trop, même. Toutes ces dindes qui gloussaient en l’apercevant l’horripilaient, et Erell leva de nombreuses fois les yeux aux ciel, avant de finir accrochée à son bras, pour éviter qu’ils ne se fassent abordées par des jeunes filles en fleurs.


- La prochaine fois que tu te balades à Paris, enlaidis toi, parce que sinon tu n’avanceras jamais. Tu fais des émules là. Les hormones s’agitent … Yerk !

La situation l’amusait. Et en même temps pas du tout. Il était à elle ! Juste à elle ! Pour un temps au moins, alors si ces jeunes demoiselles n’arrêtaient pas de les importuner, elle allait piquer une crise, au beau milieu d’une rue. Non de dieu, elle allait mourir dans peu de temps, alors était-ce trop demandé, un peu de calme et d’intimité ? La Gryffonne du se rendre à l’évidence. Oui. Oui, car ils ignoraient se qui se tramait là, sous leurs yeux. Et elle, elle étouffait, sous cette afflux massif d’émotions éphémères.


- Racontes moi ta vie. Comment tu t’es senti, lorsque tu as vécu ? A par la douleur ? Il y avait autre chose ? Raconte moi ton existence. Parles moi. Je veux tout savoir !

Son sourire de gamine la rendait … Fragile. Elle retrouvait là, la condition d’une jeune fille de son âge. Elle était fragile, brisée, malléable et influençable. Bien plus que ce qu’elle s’évertuait à montrer. Mais elle n’était rien de plus qu’une gosse, prise comme pion dans un échiquier géant dont les pions bougeaient selon des règles précises et établies depuis la Nuit des Temps. Apercevant un glacier encore ouvert au coin d’une rue, la jeune fille poussa une exclamation ravie et entraîna James en courant vers la minuscule boutique, le tenant fermement par la main. Le vendeur leur lança un regard plus qu’éloquent, elle, trempée de la tête au pieds, et lui, accoutré comme si il sortait d’un film gothique. Erell eu un sourire en coin en sentant ce regard plus qu’interrogatif et lourd de sens sur cet espèce de couple étrange qu’ils formaient. Elle ne lui avait pas lâché la main. Parce qu’elle était rassurante. Glacée, mais rassurante.


- Je prendrais un cornet … Euh … Une boule parfum cookie et une autre litchi, s’il vous plait. James, tu veux quelque chose ?

Elle mélangeait deux langues. C’était un plaisir de retrouver ses racines, les vraies. La France, la seule, l’unique. Son pays natal, sa terre d’origine. Née en Bretagne, morte à Paris. Pas mal. Pas parfait, mais pas mal. Un début et une fin sur cette terre qui lui était chère, c’était bien, non ?

Elle dégusta sa glace avec application, veillant à ne pas s’en mettre partout, mais sa tentative échoua et elle se retrouva avec de la glace fondue sur le bout du nez. Éclatant de rire, Erell l’enleva d’un revers de main et adressa un sourire ravi à son interlocuteur. Avant de soupirer.


- J’aurais aimé avoir une fille. Je l’aurais appelé Nahis. C’est joli, non ? Je voulais savoir si je pouvais te demander à toi … Si je pouvais te demander d’appeler ta fille comme j’aurais voulu appeler la mienne, si j’en avais eu une. Mais c’est égoïste, après tout. Et puis tu as répondu à ma question, et … Je suis désolée de m’être emportée. Tu n’y peux rien.

Haussant les épaules, Erell décida de s’assoir sur le banc à quelques mètres d’eux, sous de grands chênes, face à une place. Elle cala sa tête sur l’épaule de James, et fermant les yeux, elle murmura :


- Parles moi encore de toi.

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James T. Rayan
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MessageSujet: Re: Je veux juste une dernière danse, avant l'ombre.La dernière, s'il te plait.   Ven 2 Nov - 13:16

-Une roue ...

Une roue. Une image intéressante. Pourquoi une roue ? Quelque chose de rond, de commun, de peu orthodoxe pour illustrer l'offre qu'il lui faisait. James s'amusa de cette remarque, un maigre rictus étirant ses lèvres. Il n'était pas en son âme et conscience prêt à procréer. Mais physiquement, il le pouvait. A chaque fois qu'il la fixait, à chaque fois qu'elle remuait les lèvres, qu'elle le touchait. Il avait d'abord envie de la vider du délicieux nectar qu'elle contenait. Jusqu'au retour de la raison, qui lui hurlait qu'au contraire, il ne voulait pas de quelque chose d'éphémère. Il la voulait pour l'éternité. Mais c'était égoïste. Trop ... Mauvais. Et pour une fois, une fois dans sa vie, il voulait faire quelque chose pour elle, vraiment pour elle. La glace, ce dut être le pompon à ses yeux. Aussi quand il s'aperçut qu'un peu de crème était restait au coin de ses lèvres, il s'approcha simplement, tout près, trop près ... L'une de ses mains remonta après quelques instant et très délicatement, il passa ses doigts dessus. Refaisant les contours de ses lèvres, il continua, sans rien dire.

-Ma vie n'a pas d'importance. Aucune n'en a vraiment. Un jour nous pourrions tous disparaître. Mais ce que je vis là ... Maintenant. Ce que je ressens ...

Il trembla à cette idée, elle put le sentir.
Tout le monde les regardaient à nouveau. Où qu'ils aillent, Erell devrait s'y résoudre, James ne serait jamais invisible. S'enlaidir n'y changerait rien, à car ça ne venait pas de son visage figé, bien au contraire. Lui souriant, il l'attrapa, la tint bien contre lui. Puis esquissant un nouveau sourire, il s'élança sur le haut d'un des grands arbres, le plus proche, avec elle. Bien entendu, les possibilités, à la vitesse où il alla, que quiconque ait compris ce qu'il venait de faire étaient maigres. D'en haut, ils verraient mieux la ville, le ciel.


-Tout est ... Plus fort. Plus ... Grand. Je suis un prédateur. Tout le monde finit par me craindre. Le temps est devenu un détail. Un fichu détail de rien du tout. Et je suis fort, si fort. Mais le mieux, c'est cette capacité à tout ressentir plus ouvertement, à tout assumer, sans craindre ce que peut bien penser le monde à chaque heure de ce que je fais ou de ce que je veux. Je suis libre, libre d'aller où je veux, libéré de mes chaînes. Libéré du poids de l'attraction et des chaînes de la vie sur mes chevilles trop frêles pour les supporter. J'ai été affranchi.

Mais il ne pouvait pas lui mentir.

-J'ai été mieux que je ne l'ai jamais été ... Je souffrais de respirer pour la première fois et pourtant, mon corps s'est réchauffé, j'ai senti d'abord la paix me gagner puis peu à peu la vulnérabilité. J'ai senti la maladie, le chronomètre se lancer. J'ai vu des rides apparaître. J'ai craint d'être gangréné par la peine et le remords. Et mon coeur s'est mit à marteler ma poitrine, douloureusement et j'ai voulu hurler. Mais peu à peu, je sentais mes veines s'enflammer, mon sang quitter mon corps. Et son venin se répandre en moi, son amour, aussi. Je me suis allumé pour m'éteindre. Et comme une ampoule qui saute sous la pression du courant, j'ai créé une étincelle dans le cosmos. Comme une étoile qui brille un temps et qui disparaît, en quelques secondes, tout à coup ... Mais toi, toi tu as vécu. Tu as vu toute l'horreur de ce monde, tu as été l'esclave de tes jours, sans pouvoir les arrêter. A quoi bon pouvoir compter le temps qu'il nous reste quand on sait qu'il ne finira plus par nous rattraper. Erell, c'est une offre sérieuse. Qui est là pour toi, à cet instant ? Jinx ? Il se fiche bien de toi, sinon il aurait tout fait pour te protéger, il m'aurait retrouvé ... Je l'aurais tué, certes, mais bon ...

Et il comprit alors à quel point il était détestable.
Que lui aurait apporté une mort de plus ? Pour elle ? Tout ça pour elle ... Oh ce n'était pas sa faute. Son destin avait été écrit, Erell n'aurait pas eu de chance de lutter contre ça. James éprouva beaucoup de peine, assez pour que, sans qu'elle ne comprenne, il la serre à nouveau dans ses bras. La ramène contre lui. Puis il réalise.


-Je ne veux pas d'enfant ... Je serai un trop mauvais père pour eux ... Mais je me sens si seul depuis que Corwin a tué Andrew ... Mon créateur, sous mes yeux. C'était dur. J'ai senti mon coeur se déchirer, j'ai pu lire sa peine et la faire mienne, j'ai pu le soulager un peu, le rassurer dans cette épreuve. Oh il pourrait revenir à la vie, si je lui retiré cet infâme objet du coeur. Mais je dois être mieux sans lui. Il me manque parfois, mais je le détestais. Je le détestais de m'avoir tué. Erell, tu me haïras ... Tu ...

Une larme, contre toute attente.
Une larme dégringola de l'un de ses yeux bleus étincelants. L'argent de son regard déclencha une irradiation lorsqu'il éprouva soudaine beaucoup de mal à parler, brisé par la peine et plus elle parlait, plus il avait mal.


-Il se pourrait que jamais plus tu ne m'acceptes, que je brise mes dernières chances d'obtenir ton affection, ton respect. Je serai le monstre qui t'aura tuée ... Et je serais obligé de t'abandonner. Les Georii ont des lois strictes. Tu ne seras pas aussi forte qu'eux ou moi, mais tu serais là ... Libre. Comme moi je le suis. Et je disparaîtrai ... Pour toi. Si tu me le demandais, je le ferais, je ...

Et il plongea son regard dans le sien, sans rien ajouter.

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Erell Bowen
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MessageSujet: Re: Je veux juste une dernière danse, avant l'ombre.La dernière, s'il te plait.   Sam 5 Jan - 17:10

Elle sentit la caresse froide de ses doigts sur ses lèvres, et ne pipa mot. Elle encra seulement ses yeux dans les siens, rouges au possible, hypnotisant à l’extrême. Elle le sentit trembler, mais ne fait aucun geste. A vrai dire, elle n’en eut pas le temps. Déjà il s’élançait, lui mettant Paris à ses pieds, lui offrant une vue imprenable, incroyable. Elle en resta bouchée bouée quelques secondes, écoutant d’une oreille ce qu’il lui disait, sans pour autant en perdre une miette. Prédateur, sans nul doute oui, mais quel prédateur… Un monstre de beauté, d’assurance et de luxure. Elle glissa ses doigts sur sa joue pâle, et se cala dans ses bras, sans vraiment lui demander son avis. Laissant sa tête reposée sur son épaule gauche, elle coula un regard vers lui et lui sourit.

- Il doit bien exister des gens qui ne te craignent pas. Je te dirais bien que je suis de ceux là, mais ne nous voilons pas la face, je suis terrifiée. Pas par toi directement, mais par l’épreuve qui m’attend. Alors… Quant à ta liberté… Oses me dire un jour que tu n’as pas été libre, oses. Ta vie s’écoulait c’est vrai, mais ses chaines ne t’ont jamais empêchées de faire ce que tu voulais, pas vrai ? Tu es un affranchi, en sursis, sans aucun doute, oui, mais à quel prix ? Est-ce vraiment une existence tout ça, James ? Sérieusement ? J’ai l’impression que tout cela n’est que blague, que tout est faux, que nous sommes faux, toi et moi, et que quoique je choisisse, je me ferais rouler.

Et elle l’écouta encore, les yeux fixés sur le ciel qui s’offraient à eux. Bien sûr, elle tiqua quand il parla de Jinx, bien sûr, elle se raidit, bien sûr, elle grimaça et s’échappa de son étreinte. Blessée.


- Alors c’était ça ton plan ? Tuer tous ceux qui s’aventureraient à me retrouver ? Classe, tellement classe. Tu es détestable, tu le sais ça ? Il m’a aimé, et j’ose espérer, en passant pour une idiote peut-être, que c’est encore un peu le cas. Mais crois tu vraiment qu’il serait venu, alors que ton petit chien de Caleb ravageait notre école ? Que ton armée de cinglés menaçait ses amis, ses proches et ses élèves ? Mais serais tu donc complètement con ou quoi ? Il ne sait à mon avis que trop bien, que je l’aurais tué de mes propres mains si il l’avait fait. Sauf si tu l’avais tué avant moi bien sûr.

Elle se laissa aller dans son étreinte, sans rajouter un mot. Malgré tout, elle s’y sentait bien. Peut-être pas en sécurité, mais elle y était bien. Il avait raison, c’était doux. Un peu comme un cocon protecteur, comme un rempart entre elle et le monde. Un cocon qui pourrait éclater à tout moment si il le voulait, un rempart qui pourrait se briser à chaque instant si il se décidait à la lâcher. Elle nicha son visage dans son cou, inspirant son odeur doucement, entoura sa taille de ses bras frêles et resta longuement ainsi, jusqu’à sentir cette larme exploser contre la peau couleur porcelaine de sa nuque. La jeune fille releva le visage vers celui de son interlocuteur, qui continuait à parler, envers et contre tout, malgré la peine qui semblait l’envahir. Oh, bien sûr, elle l’a ressentait aussi, et elle aurait bien tenté de l’aider, de lui insuffler cette paix qui était la sienne à cet instant, mais l’aurait-il seulement accepté ?


Oui, il coulait dans ses veines une paix et un calme qu’elle n’avait que peu connu, et, bon dieu, elle adorait cela. Avec son pouce, elle essuya le sillon mouillé sur sa joue, avant de placer ses mains de chaque côté de son visage, et de glisser ses doigts sur ses paupières, lui intimant en même temps de fermer les yeux d’une voix douce.

- Là, voilà. Là on est bien, non ? Ne pleures, s’il te plait. Ne pleures pas,
répéta-t-elle en français. Tu n’es pas un monstre, James, et tu n’en seras jamais un, tu m’entends ? Jamais. Je t’interdis de penser cela, qu’importe que ce que les gens te diront, qu’importe tes actes. Tu seras le garçon qui m’aura libéré. Affranchit de mes chaînes. Et ils pourront hurler que tu m’as pris ma vie, n’oublies jamais que tu m’auras fait le plus beau cadeau que je pouvais espérer, d’accord ? Me libérer de mon carcan, d’un moule qui n’était pas fait pour moi, d’une existence qui n’était pas belle, d’une vie que je ne voulais plus. Souviens toi de cela, éternellement. J’étais déjà libre, dans ma tête, peut-être uniquement là, mais je l‘étais, tu sais. Je le serais juste un peu plus encore. Elle se tut un instant, gravant dans sa mémoire ses traits là. James, fais moi danser. Je t’en pris, fais moi danser…

Aucune réponse. Elle ne lui avait donné aucune réponse. Elle ne savait pas. Une existence éternelle en tant que monstre, ou une mort irréversible pour une paix éternelle ? Aucun de deux ne la tentait finalement, mais elle n’avait plus de carte joker, elle s’était ramené ici de son plein gré, elle avait choisi sa fin, ici et maintenant. Elle glissa simplement ses doigts aux siens, lui adressant un petit sourire encourageant, sans rien dire. Elle attendait juste.

Elle avait attendu toute sa vie, attendue pour naître, attendu pour grandir, pour s’affirmer, pour être celle que voulait être, elle l’avait attendu longtemps. Elle pouvait bien l’attendre encore un peu.


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James T. Rayan
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MessageSujet: Re: Je veux juste une dernière danse, avant l'ombre.La dernière, s'il te plait.   Ven 10 Jan - 14:31


Les doigts entremêlés avec les siens, il admira un instant son visage.
Elle semblait sereine, parfaitement prête à son sort et pourtant, même si cela finissait enfin par le rassurer, il éprouvait un certain agacement. Comment quelqu'un pouvait-il accueillir la mort avant tant de passion et de sagesse, quand lui n'avait fait que la fuir depuis sa création matérielle ? L'esprit et le corps s'accordent rarement pour dire la même chose, mais les siens parlaient l'un pour l'autre. Une main soutenant le bas de son visage, il la redressa doucement avant de s'approcher d'elle, tout près ... Puis il conduisit cette même main jusqu'au bas de son dos pour la soutenir contre lui. Ils danseraient d'un pas lent. Il lui accorderait cette danse, la dernière de sa vie mortelle. De plus gros ennuis étaient sur le point de frapper ce monde qu'ils chérissaient tant. Le parcourir comme elle l'avait fait n'était pas anodin. Elle qui aurait connu cette aventure avant qu'elle ne soit impossible à nouveau.


-Tu vas d'abord sentir une douleur atroce ... Tes veines vont brûler, se resserrer ... Petit à petit tu ne vas plus sentir ton corps, jusqu'à la paralysie totale. Puis ton esprit va vagabonder un instant. Tu verras le monde d'un oeil neuf. Tu seras légère, si légère que tous tes ennuis te sembleront lointains. Puis, fatalement, tu vas mourir. Puis tu vas revenir à nouveau. L'air ne te sera plus vital, pas plus que la nourriture humaine. Tu ressentiras la faim, une faim intense, chaque sens décuplé de ton corps t'ordonnera de te nourrir, de traquer une proie. Et tu tueras à ton tour.

Se perçant la lèvre à l'aide de l'un de ses crocs, il rapprocha son visage jusqu'à la saisir d'un baiser passionné.
L'embrassant encore et encore, il s'assura d'introduire son propre sang dans sa bouche, presque sans lui en laisser le choix. Se faisant, il continua à danser avec elle, la tenant contre lui comme pour la réchauffer. Se rapprochant ensuite de son oreille, il alla y murmurer.


-Et je suis désolé pour ça ...

Approchant le cou de sa cavalière, il perça sa peau avec ses mâchoires puissantes.
Le sang coula à petits flots de la blessure, se répandant sur toutes la parties droite du corps de la jeune femme. Sans la moindre propreté, James aspira son sang dans la plus totale brutalité, jusqu'à la dernière gouttes. Il s'abreuva, encore et encore, incapable de s'arrêter tant l'excitation du moment le poussait à perdre pieds. Et fatalement, il finit par la tuer. Glissant doucement avec elle vers le sol, il admira son visage encore innocent. Désolé, il déposa un baiser sur son front. Il lui faudrait trouver un endroit paisible pour la déposer. Jusqu'à ce qu'un nouveau souffle d'existence habite son corps inanimé. Regardant autour de lui, il chercha une fenêtre ouverte pour pénétrer à l'intérieur d'un appartement. Il ensorcela du regard les habitants et leur ordonna de s'asseoir dans une salle et de ne plus en bouger. Sa progéniture aurait besoin de se nourrir à son réveil. L'installant sur un lit, il la fixa longuement, passant une main dans ses cheveux. L'espace d'un courant d'air, il s'évapora lentement de là, répandant des cendres noires à la place qu'il occupait précédemment. Mais alors que James avait trouvé un moyen d'éviter le pire à Erell, il ignorait qu'il venait une fois encore de provoquer le destin. Car dans l'ombre de la rue, un jeune garçon avait assisté à l'épouvantable scène.


**Quelques Heures plus tard**


Le son de la radio hurlait dans son dos.
Face à son miroir, James nettoyait le sang qu'il avait sur le corps. Perdu, tremblant, il cherchait encore ce qui avait pu le pousser à tant de malfaisance. Est-ce qu'il regrettait ses actes ? En aucun cas. Et là demeurait tout le problème. S'habillant de sa cape souple dans l'optique d'un nouveau combat, il s'inquiétait de l'avenir de leur monde. Bientôt, tout allait changer. Bientôt, tout ce qu'ils avaient connu allait disparaître. Et le cycle infernal de la magie allait recommencer. S'armant de tout et de rien, le jeune Vampire devait retrouver sa famille pour lutter à leurs côtés. Et la radio criait toujours ...

-Depuis plusieurs heures maintenant, des sphères lumineuses inquiètent les populations du monde entiers. Ovni ou simple manifestation divine ? Les théories, toutes plus folles les unes que les autres fusent à tous les coin de rue. Peut être que l'humanité est finalement perdue ... Ou que nous nous apprêtons à rencontrer une nouvelle page de l'histoire ? Mesdames et messieurs, par mesure de sécurité, tenez vos famille à l'intérieur. Le ministre de la défense a déclaré aujourd'hui que toutes les mesures de sécurité doivent être respectées à la lettre pour assurer la survie des citoyens. Veuillez signaler toute anomalie au numéro suivant ...

2112.2012

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Dakeyras Bremer
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MessageSujet: Re: Je veux juste une dernière danse, avant l'ombre.La dernière, s'il te plait.   Sam 11 Jan - 13:37


Dakeyras courait aussi vite qu'il pouvait, au milieu de la foule, bousculant tous les obstacles à sa course. Il devait la retrouver. Comment avait il pu la perdre, celle qu'il avait juré de protéger. Paniqué, il entamait une course folle sans réellement savoir où la chercher. Elle avait disparu de sa vision, l'avait elle abandonné volontairement, seule Erell avait la réponse. Il regardait parfois en l'air, sans vraiment savoir ce qu'il cherchait. Respirant à grosse bouffé et le cœur battant fortement contre sa poitrine, ses jambes continuaient à avancer inconsciemment, toujours dans la même direction, comme si elles savaient où elles allaient. Il se débarrassa de son sac encombrant en le jetant sur le côté. Et tirant sa baguette, il espérait que Fire le guide. L'oiseau pris une direction, tourna dans une ruelle et le jeune gryffon le suivi jusqu'à ne plus le voir, estompé mais toujours présent.
Le stress ne faisait que monter, l'adrénaline le poussait à ne pas abandonner. Il courait depuis une bonne distance maintenant mais il devait empêcher que ça arrive. Il ne pouvait laisser une telle chose se faire sans n'avoir tout fait pour contrecarrer les plans du vampire.
Courant toujours avec autant de détermination, il ne vit pas le vélo. Un moldu venait de le percuter et Dakeyras s'étala de tout son long face contre terre. Il se releva, le genou en sang, mais il ne pouvait s'arrêter. Il courrait jusqu'à la mort s'il le fallait, mais il avait fait une promesse, et il la tiendrai.

Après plusieurs longue minutes de courses, il passa devant une ruelle et entendit quelques murmures s'élevant à peine. Murmure d'une ombre, caressant l'air jusqu'à son oreille. Et dans sa tête un cri de phénix qui résonne. Comme un signal, ils étaient là. Il revint sur ses pas, mais en arrivant devant la ruelle, ils n'étaient déjà plus là, alors il s'enfonça un peu plus dans les méandres des rues. Puis il retrouva, ils s'étaient arrêté dans une autre ruelle, une ruelle sombre, à l'abris des regards. Dakeyras les observa, et alors qu'il s'apprêtait à fondre sur eux pour la sauver, il vit le sang couler, le long de son corps d'enfant. Alors il comprit qu'il était arrivé trop tard. Dans une danse sanguinaire, il était en train de la vider de son sang. Il voulu crier, se jeter sur lui, mais il se retient. Il se mordit la langue aussi fort qu'il pu pour ne pas crier. Et alors qu'il la regardait mourir et faillir à sa tâche, il s'effondra. Les mains devant la bouche, le dos contre le mur et une chaude larme coulant le long de sa joue, il ne pouvait pas croire ce qu'il était en train d'observer. Tous les sentiments le parcourait en ce moment, la peine, la tristesse, la colère. Oh oui, une colère grandissante qui bouillonnait depuis trop longtemps. Mais alors qu'il réfléchissait à la meilleur façon de l'attaquer, il se rendit compte que son genou saignait abondamment. L'odeur du sang. Le vampire savait surement déjà qu'il était là, l'effet de surprise était raté. Se relevant, il vit James l'emporter. Sans savoir où il l'emmenait, il se releva et essaya de les suivre. Il le voyait sauter de toit en toit, portant son corps inanimé, mais il fini par le perdre.

Abattu, il retrouva ses affaires et s'installa sur un banc à côté d'un pont, orné de grande statut faites d'or. Et en visant son sac il trouva une broche de cheveux qu'Erell lui avait demandé de garder dans son sac. La triturant entre ses doigts, il pleura à chaude larme. Il n'avait pas tenu sa promesse, il n'avait pas réussi. Il ne méritait pas de retourner à Poudlard, personne ne le lui pardonnerait. Tous seraient si déçu de lui, Kunga la première, elle qui avait pris tant de risques pour lui. Il n'y retournerai pas. Il avait d'autres plans. Il devait le retrouver, James, et le lui faire payer. Par tous les moyens il devait l'affronter et le tuer, pour qu'enfin il puisse venger les siens. Quelqu'un devrait payer pour tous ces actes. Quelqu'un devrait porter le chapeau, et ce serait lui...


James.

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Erell Bowen
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MessageSujet: Re: Je veux juste une dernière danse, avant l'ombre.La dernière, s'il te plait.   Dim 26 Jan - 19:50


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Je veux juste une dernière danse, avant l'ombre.La dernière, s'il te plait.
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