AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Lorsque le coeur cesse de battre [libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Djaniah Lebrec
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 1939
Age : 27
Age Roleplay + Sorts : 20 ans sorts 1 2 3 4 SPE 1
Capacités Spéciales : Elémentalisme de l'eau / Charme oral / Illusion / Enchantement / Emphrépatie sombre
Créature : Nymphe des eaux
Points Prestige : 13
Date d'inscription : 23/06/2007

Profil du Sorcier
Points de vie:
1770/1770  (1770/1770)
Points de mana:
2470/2470  (2470/2470)

MessageSujet: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Jeu 3 Mai - 17:23

* Lorsque le cœur cesse de battre *


Flash Back :


C’était une fin d’après-midi, une chaude fin après-midi de printemps un an auparavant.

« Tu veux que je te dises ? Tu as l’air d’un chien mouillé ! D’un petit chien mouillé qui a l’air tout bête ! Remarque… normal d’avoir l’air bête quand on est un chien…
Allez ne fais pas cette tête amor de mi cuore, feu scintillant de mon être, sublime mâle qui irradie et transcende mon âme ! Haha ! Non, non je te jure ! Je te jure ! Je ne me fiche pas de toi, hein ! Je n’oserais pas… »


Et puis ce qui devait arriver, arriva.

« Hey ! Non… Non ! NON ! Ne fais pas ça ! Je t’interdis de te venger ! Ne me fais pas çaaa !... Oh tu es incroyable, tu ne peux pas me laisser gagner pour une fois ? Cette surenchère est ridicule, je t’ai eu voilà tout, pas la peine de me… OH ! Lâche cette boule de feu vilain garnement ! Sinon… Sinon ! C’est chaud, idiot du village ! Stupide élémentaliste de pacotille ! Tiens, essaye donc d’arrêter celle-ci haha ! »

Et voilà, c’était tout simplement repartit pour un tour, ou peut-être deux, ou peut-être trois. Jusqu’à ce que l’un ou l’autre abandonne par dépit ou fatigue. Enfin, c’était sans compter les caractères bornés et fiers des deux jeunes gens qui se faisaient la guerre avec une grande envie de gagner, de prouver à l’autre qu’il pouvait être battu et plutôt deux fois qu’une !

Vlan.

Le premier combattant glissa sur le sol complètement inondé, percutant le second combattant et dans un hurlement plutôt ridicule ils allèrent se casser le dos contre le mur avant de tomber la tête la première dans le bain chaud et moussant qui était d’une divine odeur.

Pourquoi en étaient-ils arrivés là, dans l'eau, tout habillés et cabossés? Et bien... Il faut revenir quelques minutes en arrière. Un brun montait les escaliers vers la salle de bain des préfets après un jeu sportif avec un dragon qui l'avait fait perdre toute son eau, il sentait passablement la sueur et il avait grand besoin de prendre une douche. Or, guettant son arrivée par la fenêtre une fille l'avait vu arrivé et l'avait suivis discrètement jusqu'à cette fameuse salle de bain luxueuse. Au moment où il était entré, sans se savoir suivit, elle avait fermé les yeux. Elle avait attendu qu'il fasse couler son bain et alors que l'eau remplissait l'immense baignoire elle avait fait appel à un ami très intime. L'élémentaire de l'eau. Il n'était pas tâche aisé de le faire apparaître par derrière une porte mais elle commençait à être bien entraînée. Une sphère d'eau s'était formée dans la baignoire et elle avait commencé à s'élever, avant d'aller s'écraser tout droit sur la tête du préfet de gryffondor. Elle put entendre son cri déchirer les tympans :


"DJANIAHHHH"

Et elle s'était écroulée de rire. Il avait ouvert la porte, lui avait attrapé le bras pour l'attirer dans la pièce, avait refermé la porte et à partir de là leur jeu avait continué jusqu'au plouf final. Voilà voilà...


Fin du Flash Back :



Le vent soufflait fort et les nuages étaient sombres. Un orage se préparait. Le soleil n'avait pas beaucoup brillé ces derniers temps. Lui aussi semblait attester du mauvais présage qui courrait dans tous les couloirs du château. La fin, la fin se préparait. Quelque chose de terrible arriverait. La peur trônait, heureuse et brillante sur tous les coeurs et tous les visages. Elle avait enfin pris le pouvoir. L'ombre grandissait. Et plus personne ne pouvait l'ignorer. Des événements invisibles et maléfiques se tramaient au sein même de Poudlard. Et Dumbledore qui avait abandonné. Mais ce n'était pas ce qui obscurcissait le coeur de la sorcière qui marchait vers la sortie de l'école. Elle l'avait traversée dans sa très légère robe d'un blanc immaculé, insensible aux regards ahuris des autres élèves. Elle n'avait croisé le regard d'aucun professeur sans quoi elle se serait sans doute faite prendre à part pour une discussion des moins agréables. Elle n'était pas en tenue adéquate, surtout pour un temps d'automne approchant de l'hiver. Oh non. Mais elle s'en fichait. Elle ne les aurait même pas écouté. Elle ne se serait même pas arrêtée. Rien ne l'aurait arrêté. Un appel. Un appel silencieux dans le creux du corps. Dans le creux de la magie même. Elle ne répondait pas aux interpellations. La lourde porte s'ouvrit doucement et atteignit l'extérieur. Au moment précis où elle franchissait le seuil, une averse torrentielle se déclancha. Elle sourit. Que c'était bon. Elle ouvrit la bouche pour sentir l'eau et boire les gouttes orageuses. En quelques secondes seulement elle fut totalement détrempée. Elle se mit à avancer sans se presser vers le lac. Il était, comme toujours, noir et parcourut d'un tumulte provoqué par les bourrasques de vent. Elle monta sur un des rochers qui le surplombait. Elle le contempla plusieurs longues minutes. Et plongea.

Silence.
Noir.
Solitude.
Bien-être.


_________________
*Si le Destin ne mène pas à toi...?*

*... alors j'emprunterai un autre chemin.*

Héritière du Royaume de Bretagne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://potteroleplay.actifforum.com/Biographie-des-personnages-f
Dakeyras Bremer
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 467
Age : 24
Age Roleplay + Sorts : 14 ans sorts 1 2
Capacités Spéciales : Télékinésie (2)
Date d'inscription : 18/04/2011

Profil du Sorcier
Points de vie:
1350/1350  (1350/1350)
Points de mana:
1450/1450  (1450/1450)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Dim 6 Mai - 12:59

Il y avait longtemps que Dakeyras n’avait pas fait un tour sur son balai. Il profita alors du temps qui ne semblait pas trop mauvais pour le sortir. Il tourna pendant une demi-heure. Ne sachant pas où aller, ni que faire. Il se sentait seul, et il sentait quelque chose de mort en lui. Il ne pensait plus à Léocadie, il n’arrivait pas à se rappeler de son visage, de son odeur. Il se souvenait d’elle et de tout ce qu’ils avaient vécus, et il se souvenait qu’il l’aimait énormément. Mais ce n’était plus le cas. Il ne la détestait pas, mais il ne ressentait plus rien pour elle. Elle lui manquait, mais n’attachait pas d’importance à ce manque.
Il n’avait pas vu Loélia depuis longtemps non plus. Il ne savait pas si elle allait bien, ou pas. Il ne voyait plus aucun de ses amis. Il était seul. Plus seul que jamais.
Ses parents lui manquaient aussi. Et Fire n’était qu’une âme dans une baguette.
Il était seul.

Il se demandait parfois ce qu’il faisait là, dans cette école, où les cours n’ont plus lieux, où même les plus sages d’entre eux ont désertés. Pourquoi rester alors que ça ne lui apportait rien ? C’était la question qui revenait le plus souvent dans son esprit.
Il était également hanté par Erell. Il ne savait toujours pas où elle était et si elle allait bien. Il devait la retrouver, l’aider. Mais il ne savait toujours pas comment il pourrait quitter le château.

Puis il pensait à la guerre, au ministre fou. A ce conflit qui déchirait l’Angleterre en deux. A l’AD, à l’ADT, aux autres, aux inconscients. Et parmi tous ces gens, il était là, seul.

Après avoir volé un moment, un éclair barra le ciel et un grondement à tout rompre se fit entendre. La pluie se mit à tomber en cordes. Dakeyras lâcha les mains de son balai et écarta les bras vers le ciel. Se dressant sur son balai et le regard tourné vers les nuages, il laissa l’eau ruisseler sur la peau de son visage. Ses cheveux était mouillés et l’eau coulait en fines goûtes le long de son visage. Ses habits étaient trempés eux aussi. Ses larmes se mêlaient aux gouttes d’eau. Il pleurait sa solitude, il pleurait ses parents. Il était heureux, encore une semaine plus tôt, mais plus maintenant. Il sentait sa vie s’effriter petit à petit devant lui, sans pouvoir rien faire.

A quoi bon vivre ?

Repositionnant ses mains sur son balai, il se trouvait au dessus du lac noir. Il était à une dizaine de mètres du sol. Redressant son balai à la vertical, il entama son ascension. Quand il fut arrivé à une vingtaine de mètres de l’eau, il se remit à l’horizontal. Il regarda la surface du lac, sombre et inquiétante. La hauteur était impressionnante. Mais sans réfléchir, il se laissa tomber. Il n’essaya pas de se mettre de la meilleur façon qu’il le pouvait pour entrer dans l’eau. Il était relâché. Il se laissa descendre vers le lac, en prenant à chaque instant un peu plus de vitesse.
Fire, accroché à la ceinture du jeune garçon, s’excitait. Une onde fusa et Fire à sa suite. Il se plaça devant le visage du jeune garçon. Il avait l’air inquiet pour lui. Une larme coula sur la joue de Dakeyras et tomba pour rejoindre l’eau du lac. Une larme de phénix spectral tomba à la suite de celle de Dakeyras et un flux supplémentaire sorti de la baguette et Fire grossi. L’animal se plaça sous le gryffon comme pour essayer de le rattraper, pour l’empêcher de se briser à la surface de l’eau. Mais il passa à travers et vint s’écraser avec fracas dans l’eau du lac. Sa chute n’avait durée que quelques secondes, et avait été brutale.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://potteroleplay.actifforum.com/t12308-dakeyras-bremer
Djaniah Lebrec
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 1939
Age : 27
Age Roleplay + Sorts : 20 ans sorts 1 2 3 4 SPE 1
Capacités Spéciales : Elémentalisme de l'eau / Charme oral / Illusion / Enchantement / Emphrépatie sombre
Créature : Nymphe des eaux
Points Prestige : 13
Date d'inscription : 23/06/2007

Profil du Sorcier
Points de vie:
1770/1770  (1770/1770)
Points de mana:
2470/2470  (2470/2470)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Dim 6 Mai - 16:52

Son corps était entré dans l'eau sans douleur ni fracas. C'était comme s'il s'était coulé en elle, devenu fluide lui aussi. L'impact n'avait fait aucune vague, c'était à peine si les créatures peuplant l'eau avaient sentis une ondulation. Combien de fois Djaniah s'était-elle abandonnée à l'eau en des moments de désarrois, de panique, de désespoir. Combien de fois avait-elle été repêchée par des personnes affolées et qui ne croyaient plus qu'elle vivrait? Pourtant, après plusieurs longues minutes sous l'eau, l'enfant, l'adolescente, puis la jeune femme, respirait encore. Son coeur battait, faiblement, mais battait. Elle n'en était qu'épuisée. Car sa nature humaine n'était plus prête à pouvoir vivre sous l'eau. Elle ne pouvait y demeurer qu'un temps. Le sang de nymphe originelle, le sang de sa mère, dernière d'une lignée éteinte, coulait en elle et lui offrait ses magies, ses défis contre la réalité. Non elle n'avait nul besoin d'un sort pour respirer sous l'eau. C'était comme si pendant ce laps de temps elle oubliait de respirer, elle n'était plus tout à fait elle-même, comme perdue dans un rêve sourd et opaque. Elle voyait les poissons, les êtres de l'eau, les plantes, elle les caressait, elle aimait leur contact. Et aucun d'eux jamais ne lui faisait de mal. Les plus hargneuses créatures devenaient face à elle immobile, la laissant passer sans la toucher. Car toutes savaient. Il n'y avait pas besoin de communication. Il émanait de la sorcière cette magie intérieure empreinte de l'essence de l'eau supérieure, l'eau élémentaire la plus pure.

L'eau comme un retour aux sources, au maternel. Ce maternel jamais connu, comme un vide, un trou, une béance qu'aucune autre femme ne pouvait totalement réinvestir, combler, réparer, faire oublier. Désormais Djaniah connaissait le nom de sa véritable mère, ce n'était pas Sylvie Cliss comme elle l'avait toujours cru, comme on lui avait toujours dit. Non, sa mère, s'appelait Ellem. Seulement Ellem. Du nom donné par son créateur, le céleste Elpis, devenu Lilian en naissant humain. Une histoire familiale à s'arracher les cheveux. Son petit frère avait crée sa mère en étant céleste, puis avait pris corps en devenant le fils de Sylvie Cliss et de Kervin Lebrec, petit frère de Djaniah et oncle de Cassiopée nouvelle arrivée, elle aussi céleste de nature. Et dans tout ce chmilblik familial et générationnel, Djaniah s'éprouvait d'un amour destructeur pour son opposé, l'élu élémentaire du feu, lui même pris par la mort alors que son double vivait encore. James. James Tanys Raven... Ce monstre qu'elle aurait du haïr et combattre. Et puis était arrivé ce nouveau Jimy, l'élémentaire pur, dénué de toute humanité. Lui, elle le détestait. Lui elle le combattrait. Elle le savait depuis leur dernière altercation. Elle savait dans le fond qu'il faudrait le détruire. Et qu'elle serait la seule capable de le faire en tant qu'élue de l'eau. Pour la première de sa vie, elle songeait à la mise à mort d'un être et celui ne lui provoquait pas de dégoût. Elle y songeait avec calme et détermination. Elle, la jeune princesse qui était pleine de vie et de joie, toujours dans le souci d'aide et de compassion. Elle avait changé. La vie l'avait fait changé. En si peu de temps ! Tout s'était acceléré depuis sa formation à la magie élémentaire. Il y avait eu tant de disparition, tant de desillusion, tant de douleur. Cette douleur au creux de son coeur, maintenant elle la ressentait moins. Depuis... Depuis? Depuis James. Depuis cette fameuse rencontre qui avait suivit la confrontation avec le Jimy élémentaire. Ils avaient échangé plus qu'un baiser, un échange de sang dans une osmose quasi parfaite. L'irréparable avait failli se produire. En tous les cas, désormais, elle savait que James l'aiderait à détruire le Prométhée pour faire revenir l'élu unique. Et depuis elle ne ressentait plus cette angoisse ni ce désespoir. Depuis elle se sentait seulement froidement déterminée, froidement résignée. Elle avait un but et elle y parviendrait. Et ses peurs, ses colères, ses angoisses devenaient silencieuses. Une nouvelle sensation s'était immiscée dans son coeur. Un nouveau ressenti déclanché par les événements, qui sommeillait pourtant en elle. Désormais, parfois, elle pouvait sentir la peur et l'angoisse chez l'autre. Oh, c'était tout à fait furtif et encore incompréhensible, mais elle commençait à ouvrir sa perception à une empathie sombre. A l'image de ce vers quoi elle se dirigeait sans ciller. Un chemin noir semé de ronces qui ne lui faisaient plus mal. C'étaient les ronces qui souffraient désormais. Plus elle... Non. Et elle en gagnait en puissance.


Tout à coup, alors qu'elle se laissait emporter par les flots sans penser, un choc la ramena à la conscience. Un fort impact contre son corps qui avait fair revenir son esprit au contrôle de son être. Elle rouvrit les yeux et s'orienta vers ce qu'elle avait ressenti dans un mouvement de sécurité. Elle ignorait ce que s'était mais elle était de nature prudente. Elle était prête à se défendre. Elle avait laissé sa baguette dans sa chambre, elle n'en avait nul besoin sous l'eau. L'élémentaire de l'eau était bien plus puissant chez elle. Elle vit des poissons fuir et le cris de strangulots. Un cri nullement accueillant. Les strangulots n'étaient pas des êtres d'un chaleureux reconnu et pour cause, mieux valait ne pas trop s'approcher pour le commun des mortels. Si quelque chose venaient les troubler, il valait mieux savoir se défendre. Mais qu'est-ce que cela pouvait être?

Djaniah se mit à nager prestement jusqu'à l'origine. En avançant, elle sentait une douce chaleur se dégager, c'était étrange normalement plus on allait vers le fond plus les courants devenaient froids. Mais l'impact avait apparemment amené une source de chaleur. Elle s'enfonça encore plus profondemment dans les eaux, voyant de moins en moins. Un Lumos n'aurait pas été mal mais enfin il ne fallait pas trop en demander à la magie élémentaire ! Et puis, au décours d'un rocher, elle vit une faible lueur entourée d'un amas non reconnaissable. En s'approchant elle pu deviner les contours d'une dizaine de strangulots amassés autour de cette lueur. Elle nagea jusqu'à eux. Ils se retournère en la voyant arriver et s'enfuirent dès qu'elle les toucha. Elle avala l'eau dans un cri de surprise insonorisé par l'univers aquatique. C'était un garçon ! Et en plus elle reconnut immédiatement son visage, Dakeyras Bremer. Mais que fichait-il ici? Et pourquoi une lueur se dégageait-elle? La lumière et la chaleur provenaient en réalité de sa baguette qu'il portait. baguette dont émanait une forte magie. Tout en réfléchissant, Djaniah en oubliait presque que si elle pouvait ne pas respirer un temps sous l'eau, ce n'était malheureusement pas le cas pour son partenaire qui finirait par mourir rapidement si elle continuait à se creuser les méninges sans agir.

Il n'a plus beaucoup de temps, il faut que je le ramène tout de suite à la surface !

Elle l'attrapa par la taille et commença à nager. Avec le noir de l'orage, la surface était à peine identifiable. Ils y arrivère finalement, elle le poussa sur un rebord. Il pleuvait encore un peu, mais ce n'était plus une averse torrentielle comme auparavant. Elle respira, que c'était bon de respirer à nouveau ! Mais il fallait s'occuper du gryffon qui ne semblait pas revenir à lui de façon autonome. Elle appuya sur sa cage thoracique et lui insuffla de l'air pour que ses poumons se vident de l'eau qu'il avait ingéré et qu'il puisse à nouveau respirer.


Allez, c'est quoi cette manie chez les gryffon de vouloir mourir et de ne pas supporter l'eau? Réveille-toi Dakeyras... murmura-t-elle dans un souffle.

_________________
*Si le Destin ne mène pas à toi...?*

*... alors j'emprunterai un autre chemin.*

Héritière du Royaume de Bretagne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://potteroleplay.actifforum.com/Biographie-des-personnages-f
Caleb Roarch
Serpentard
Serpentard
avatar

Nombre de messages : 727
Age : 24
Age Roleplay + Sorts : 14 ans sorts 1 2
Capacités Spéciales : Fourchelangue (2)
Créature : Humain ?
Date d'inscription : 23/02/2011

Profil du Sorcier
Points de vie:
1340/1340  (1340/1340)
Points de mana:
1410/1410  (1410/1410)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Dim 6 Mai - 18:33

Il était là, depuis le milieu d’après-midi, à contemplé le Lac Noire et son étendue. Il n’avait jamais été un passionné de natation, il n’avait jamais éprouvé de plaisir à nager, ni même d’apprécié l’eau excepté pour le besoin de son corps. Pourtant, il ressentait cet appel, comme une attraction vers l’humidité et les abords de points d’eaux. Il ne sentait pourtant rien d’anormal chez lui, mais depuis qu’il était revenu de Chine, il appréciait contemplé le lac, il trouvait sa proximité rassurante.
Et puis ce besoin de se retrouvé submerger, de plonger et de trouver la paix au fond du Lac, pas de bruit, des dangers certes mais s’il les évitait, il était certains de trouver un peu de sérénité dans cette maudite école qui le retenait contre son gré.
Il était heureux de connaitre Atanys, experte en potion en tout genre, ses connaissances lui avaient permis de procurer à Caleb une herbe pour lui permettre de respirer sous l’eau. A la connaissance de Caleb, la dernière fois que cette plante a été utilisée, c’était lors d’un tournoi des trois sorciers pour la coupe de feu, c’était par Harry Potter … Le tueur de Basilic. Bien qu’il ne le connaisse pas et qu’il n’aurait jamais la possibilité de le connaitre, Caleb le détestait, pour la simple et unique raison qu’il ait tué un Basilic. Tuer un être si pur et si noble était un affront, un acte des plus vils au monde. Le monde avait perdu le dernier être que Caleb rêvait de voir, le roi des serpents, le Basilic.


- Serpent Sortia.


Il répéta ce sort plusieurs fois en pensant aux couleuvres d’Escupale jusqu’à ce qu’une dizaine de couleuvres soient devant lui. Il invoqua aussi un anaconda femêle, Caleb avait eu un mauvais souvenir de la dernière plongée dans le Lac, les strangulots avaient faillis avoir raisons de lui, fort heureusement pour lui, Corwin était arrivé sous sa forme démoniaque et ces misérables créatures s’étaient toutes dispersés en une fraction de seconde. Cette fois ci, Caleb prenait les dispositions pour ne pas se retrouver en mauvaise posture.


- Nous partons faire un petit tour sous l’eau, si vous êtes là c’est pour me servir d’escorte, veillez à ce qu’aucune créature marine ne vienne m’importuner.


Aucun des serpents ne broncha, tous savait que le dernier Seigneur des Basilics devenait … étrange, dans le mauvais sens du terme et aucun ne voulait s’attirer les foudres de leurs maîtres, aussi jeune soit-il.
Puis Caleb avala la Branchiflore et plongea, suivit par sa horde reptilienne et amphibiens. Il avait besoin de se changer les esprits, sa tête était embrumés par tellement d’histoire, il avait l’ADT a géré en l’absence de James qui ne lui avait pas montré l’envie de revenir au pouvoir et encore moins de lui parler, ce silence était assez troublant pour Caleb d’ailleurs. Il devait géré l’abomination à l’intérieur de lui qui lui supposait que la réalité qu’il voyait n’était qu’une illusion, qu’un rêve, et que ce qu’il rêvait était la réalité, c’est-à-dire : qu’il était en enfer. Mais depuis peu, lorsqu’il dormait, ses visions enferiques étaient troublés, il percevait d’autres images dans ses rêves, que des brides, rien de distinct, juste une chambre d’hôtel et une fille faisant les cents pas. Il ne voyait pas son visage mais ce doutait de qui il s’agissait. S’enfonçant de plus en plus dans les profondeurs du lac, il pensa à cette fille dont-il supposait l’identité :

Erell …

Il ne savait même pas pourquoi il avait plongé tout habillé, il ne savait même pas ce qu’il cherchait, juste s’abandonné, ne plus pensé, être seul et libre pendant un court instant, s’évadé de ce monde qu’il n’aimait pas et apprécié tout ce que le silence avait à offrir, c’est-à-dire rien. Oui, rien, plus rien, juste un peu de paix avant de remonter à la surface et de retrouver toutes ces responsabilités qu’il n’aimait pas. James ne savait même pas à quel point Caleb désirait qu’il revienne au pouvoir. Il sourit, même si James tarde, le moment viendra.
Soudain, le tonnerre gronda et quelque chose tomba dans le Lac. Il était dangereusement près du territoire des sirènes lorsque cela se produisit. Il pensa aller voir ce qui était tombé dans l’eau lorsqu’une jeune fille au loin nagea à une vitesse folle pour aller trouver ce nouveau mystère. Il n’avait même pas remarqué la présence d’une autre personne dans le Lac. Celle-ci remonta toujours avec cette vitesse fulgurante. Il pensa à la rejoindre mais à quoi bon, cela ne le regardait pas après tout, et pourquoi gacher le temps qu’il lui restait pour un problème qui ne le concernait pas.
Les sirènes observaient Caleb de loin, l’œil mauvais et l’arme à la main, il était clair qu’il n’était pas le bienvenu. Il pensa à prendre un autre chemin lorsque …

Oh non …

Ses pieds et mains palmés grâce à la Blanchiflore reprirent forme normale, l’effet de la plante s’estompait rapidement. Les ouïs se refermaient, Caleb inspira une dernière bouchée en espérant que ça lui permettrait de nager jusqu’à la surface, même en sachant qu’il s’était aventuré très loin sous l’eau. Mais au final, la distance eu raison de lui, il expira les dernières bulles d’oxygènes avant de sombrer.


Entre serpents :
- Qu’ils meurent ! Il nous prend pour ses esclaves.
Dit une couleuvre.
- Il promut notre espèce, nous ne sommes rien sans lui.
Enchaina une autre.
- Je préfère être sous ses ordres plutôt que sous ceux de Voldemort, lui au moins aime notre espèce, Voldemort nous tuerais a la moindre minuscule erreur.
Aboya une troisième.
- Ecoutez, je suis la plus forte ici, je donne les ordres et on le remonte à la surface.
Tonna l’anaconda.

Sans broncher, tous s’exécutèrent. Ils s’enroulèrent autour de Caleb, autour de chaque membre et fusèrent, ils savaient qu’aucune ne feraient le point contre l’Anaconda et qu’ils serviraient de repas s’ils n’obéissaient pas. C’était peut-être mieux comme ça, qu’il vive, ce jeune seigneur était peut-être corrompu mais leurs espèces en avaient besoin.

Une minute plus tard, Caleb avait émergé de l’eau. Sentant le contact du vent contre sa peau, ce qui le réveilla, il recracha toute l’eau qui avait commencé à s’infiltré dans ses poumons. Haletant, il se mit sur le ventre. L’herbe était humide, il pleuvait et le tonnerre grondait toujours. Il inspira de grande bouffée d’air le plus lentement possible.

J’ai frolé la mort … Encore …

Il ne savait que penser, cette fin avait l’air tellement paisible, il avait presque trouvé le repos dont-il rêvait. Puis ouvrant les yeux, il vit deux personnes, une fille, celle de l’eau, il reconnue la même chevelure. De dos, il ne vit pas son visage mais vis celui de celui étendue devant elle. Il ne put se retenir de pousser un long soupir.

Pourquoi encore lui …


_________________

D'un simple regard, la mort nous sépare.
La lumière est aveuglante, elle l'a toujours été. Il faut la détruire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dakeyras Bremer
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 467
Age : 24
Age Roleplay + Sorts : 14 ans sorts 1 2
Capacités Spéciales : Télékinésie (2)
Date d'inscription : 18/04/2011

Profil du Sorcier
Points de vie:
1350/1350  (1350/1350)
Points de mana:
1450/1450  (1450/1450)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Jeu 10 Mai - 14:55

Le choc fut violent, si violent que Dakeyras fut assommé. Ne bougeant pas, il commença alors à s’enfoncer doucement dans l’eau. Une première inspiration fit entrer l’eau dans ses poumons. C’était d’une douleur atroce, mais que seul son corps senti. Ses poumons continuèrent de se remplir et son souffle fini par s’éteindre. Son corps continuait de descendre progressivement, s’enfonçant vers les ténèbres des fonds marins du lac. Ses muscles et son sang continuait d’utiliser le peu d’oxygène qu’il lui restait. Son cœur commençait à ralentir, petit à petit. Le jeune gryffon était en train de mourir à petit feu. Il s’était lui-même jeté dans cette eau, lui-même mis dans cette situation. L’avait il fait sur un coup de tête ou après des longues réflexions ? Lui-même ne devait pas savoir.

Puis son cœur émit un dernier battement, avant de se figer et de cesser de distribuer le sang à son corps. La douleur fut si forte que Dakeyras repris conscience pour une ultime seconde. Il ouvrit les yeux en grand et porta une main à sa poitrine. Pendant cette unique seconde, il put voir la surface si loin, et toutes ces créatures autour de lui. Il restait maintenant sept minutes avant que le cerveau du jeune garçon ne soit plus irrigué par le sang et qu’il soit impossible pour lui de revenir à la vie.

Certain disent que lorsque l’on meurt, la vie défile devant nos yeux. Mais pour Dakeyras, ce fut autrement. Il fut projeté dans un rêve. Un rêve qui se passait dans un autre monde, à une autre époque.


**rêve**

Thème

Le paysage se dessina petit à petit, laissant apparaitre une plaine recouverte d’herbe bien verte. Dakeyras commença à avancer. Au fur et à mesure de sa progression, de nouveaux éléments s’ajoutaient au décor. Des arbres aux fleurs de toutes les couleurs jonchaient la plaine et une montagne dont le sommet plongeait dans les nuages se trouvait à l’horizon. Un sentier paisible allant vers ce mont se trouvait là, et le jeune garçon l’emprunta. En avançant, la température descendit de plus en plus et la neige se mit à tomber. Et malgré son habillement inadéquat à ce temps, Dakeyras n’avait pas froid, il ne frissonna même pas.

Arrivé au pied de la montagne, il scruta les alentours. Une plume de phénix était posée sur une roche. Il s’en saisit. Le chant d’un de ces oiseaux se fit entendre et le gryffon tourna aussitôt la tête dans la direction d’où provenait le bruit. Fire était là, pas le spectre, le vrai. Mais avant que Dakeyras ne fasse un pas, il se mit à voler vers le sommet. Alors le garçon le suivit, il se mit à courir, suivant un chemin escarpé. Il courrait à en perdre haleine. Il couru si longtemps qu’il se retrouva dans les nuages, là il pouvait apercevoir le sommet. Alors il continua son ascension.

Une fois au sommet, Fire n’était plus là. Il ne restait qu’une épée, l’épée de Maverick Travis Bremer. Les saphirs sur celle-ci brillaient d’un éclat aveuglant. Dakeyras s’en approcha, et lorsqu’il la saisit, il pu apercevoir son père. Il était là, paisible. Il souriait. Dakeyras voulu le toucher, mais lorsqu’il s’approcha du bord, il disparu et le jeune garçon fit un pas dans le vide. Il tomba, pendant de longues minutes. La réception fut lourde et humide. Il venait de finir sa chute dans une flaque de boue. Ses vêtements en étaient tout imprégnés et il était mouillé. Il se releva et pu observer un décor de ville médiéval. Des hommes en armures et à cheval passaient et le regardait d’une drôle de façon. Parmi tout ce capharnaüm, il vit passer une femme avec un collier en émeraude. Dakeyras se mit à sa poursuite, il avait reconnu sa mère et il devait la rattraper. Elle entra dans une vieille maison et ferma la porte derrière elle. Il ouvrit la porte et y pénétra à son tour. Il n’y avait plus de femme, juste le collier sur la table, et sous cette table, une trappe d’où émanait une vive lumière rouge et une forte chaleur. Le gryffondor prit le collier et poussa la table. Il ouvrit la trappe et recula, pour ne pas se prendre la fumée qui en sorti, dans la figure. Il descendit à l’intérieur, la trappe se referma et il n’y avait plus d’issue. Tout autour de lui était rouge comme la braise ardente, il y avait un fleuve de lave qui s’écoulait. Tout était chaud, tout était mort. Une épaisse fumée envahissait les lieux. Dakeyras avança un peu le long du fleuve.

Une petite clochette se fit entendre et une chatte passa, c’était Lucile Bell, la chatte de Léocadie. Il la suivit, mais elle le sema bien vite. Il était perdu dans cette fournaise. Il s’assit un instant, un très long instant, pour réfléchir. Puis un bruit attira son attention, un bruit de pas et de murmure. Il se glissa discrètement jusqu’au coin d’un mur de lave durci. Trois personnes se tenaient là, trois garçons. Il les reconnut presque aussitôt. James était de face, les pupilles rouges et de longues canines dans la bouche. Caleb et Corwin étaient de dos. Ils regardaient James. Ils parlaient de tuer, de détruire, de briser. Et derrière toute cette scène, Erell était enfermé, dans une cage. Elle n’avait pour seul tenu que des sous vêtements. Elle était assise en boule et sa dignité lui avait été enlevée par ces monstres. Ils la montraient du doigt et ils rigolaient.
Dakeyras voulait intervenir, mais il senti une forte pression dans sa poitrine, une pression régulière qui le lançait. Il cracha de l’eau qui vint aussitôt s’évaporer sur le sol. Une jeune femme arriva, dans la fumée. Elle s’approcha de lui. C’était Djaniah Lebrec. Elle se tenait à quelques mètres de lui et le regardait. Elle s’adressa à lui :

- Viens avec moi.
- Où va-t-on ? lui demanda-t-il.
- On remonte à la surface.
- Oui mais, ils ont Erell, on ne peut pas la laisser là.
- Nous reviendrons la chercher, lui dit-elle en souriant et en lui tendant la main.
- Non, je dois la ramener maintenant, je dois la protéger.


Alors il saisit sa baguette, et le rêve prit fin.


** Retour à la réalité**

Dakeyras ouvrit les yeux et cracha le reste d’eau qu’il avait dans les poumons. Il inspira un grand coup et ses poumons se remplir douloureusement d’air. Il respira fortement et à un rythme rapide. Ses yeux étaient rouges et humides.
Au dessus de lui, Djaniah Lebrec était là. Elle le regardait, inquiète. Il était allongé sur l’herbe, au bord du lac. Il se demanda un instant ce qu’il faisait là, puis il aperçu son balais, flottant dans les airs, loin au dessus de la surface de l’eau, et il se remémora sa chute volontaire. Il en déduit que Djaniah avait du le trouver et le sauver. Il se redressa et la prit dans ses bras. Même s’il avait choisi de se jeter, il lui était reconnaissant de l’avoir sauvé. Il lui murmura ainsi à l’oreille en sanglotant.


Merci...

Il resta comme ça un peu, beaucoup. Il pleura, un long moment sur l’épaule de la jeune femme. Son cœur lui faisait mal, et pas uniquement à cause de son arrêt passé. Mais parce qu’il avait cessé de battre de battre dans le sens figuré du terme également.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://potteroleplay.actifforum.com/t12308-dakeyras-bremer
Djaniah Lebrec
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 1939
Age : 27
Age Roleplay + Sorts : 20 ans sorts 1 2 3 4 SPE 1
Capacités Spéciales : Elémentalisme de l'eau / Charme oral / Illusion / Enchantement / Emphrépatie sombre
Créature : Nymphe des eaux
Points Prestige : 13
Date d'inscription : 23/06/2007

Profil du Sorcier
Points de vie:
1770/1770  (1770/1770)
Points de mana:
2470/2470  (2470/2470)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Lun 14 Mai - 18:19

Il y a des moments dans une vie où il n’y a rien d’autre à faire que de recevoir ce que le destin nous offre, sans même nous demander notre avis. Nos pas nous mènent sur un chemin bien identifié, parfaitement dégagé sous un ciel d’un bleu intense qui nous donne la certitude que c’est le bon et que rien de mal ne pourrait jamais nous atteindre. Alors on avance le cœur léger, on avance le sourire aux lèvres sans ressentir de peur ou de doutes. Il n’y a que la volonté de profiter de ce bonheur qui inonde notre corps et notre cœur, ce bonheur qui n’est peut-être pas mérité mais qu’on ne rendrait pour au monde. Il est à nous, encore pour un moment. Encore, pour toujours. On chante, on ri, on s’amuse, le soleil joue avec notre silhouette et on se plaît à regarder l’ombre se former puis se déformer sans conséquence. On tourne le regard et il est là, cet autre que l’on aime et qui rend notre existence sublime. Il sourit, on le regarde et on inscrit bien au fond de soi son visage, sa voix, tout ce qui fait qu’il est cet autre reconnu et familier. Cet autre qui ne peut pas quitter notre univers car c’est lui qui l’a construit. Sans lui, rien ne sera plus. Mais c’est impossible, alors on n’imagine même pas cette possibilité. Peut-être hypothétiquement, pendant l’espace d’une courte seconde on se murmure à l’intérieur de sa tête « et si ? et si ? » et on balaye bien rapidement cette idée car tout notre corps clame que ce n’est pas possible. Si ce « et si » se produisait alors tout serait détruit et on n’y survivrait pas. Simplement. Clairement. Evident. Donc, inutile de se poser la question. Et c’est mieux ainsi. Il vaut mieux parfois mourir que de survivre à la destruction de son univers et de l’illusion qui l’entourait.

Mais, même les plus grandes passions ne tuent pas le corps. L’univers se brise. L’âme se brise. Tout perd son odeur et son goût d’autrefois. Le cœur qu’on avait aimé sentir battre si fort au creux de sa poitrine semble soudain n’être plus qu’un outil, une machine dépourvue de toute humanité. C’est le corps entier qui est perçu comme une machine industrielle dont le seul but est de maintenir en vie alors que la conscience n’y habite plus. Et lorsque dans un élan de sauvegarde, un cri vers le suicide se fait entendre, il est alors étouffé. Car il n’y a même plus cette envie. Ni de vivre ni de mourir. Se laisser seulement survivre dans un état second, vivotant dans un univers trouble et troublé. Il n’y a tout à coup plus rien de vivant ni d’authentique autour de soi. On regarde ces autres que l’on connaissait, on regarde les lieux où l’on habitait, on regarde, et on ne reconnait rien. Les pensées sont ailleurs. Quelque chose est bien mort, mais ça ne se voit pas. Là est toute la subtilité. Toute l’ironie. Arrachez-lui le cœur, elle restera encore debout avec ce même regard brisé.

C’est vrai qu’il y a des moments dans une vie où il n’y a rien d’autre à faire que de recevoir ce que le destin nous offre, sans même nous demander notre avis. Nos pas nous mènent sur un chemin bien identifié, parfaitement dégagé sous un ciel d’un bleu intense qui nous donne la certitude que c’est le bon et que rien de mal ne pourrait jamais nous atteindre. Et puis, lorsque l’illusion s’est brisée pour laisser apparaître une réalité nue et destructrice, il n’y a plus de chemin. La terre est terre battue sous un ciel plein d’orage et de perturbations. Le silence se mêle aux cris et aux suffocations. On est là, étendu, inerte, à bout de souffle, détruit et muet. Mais on ne peut pas demeurer là immobile à attendre que la mort vienne nous prendre, car elle ne viendra pas. Pas pour le moment. Alors on se relève, douloureusement, et on fait quelques pas. On se remet à marcher avec cette certitude nouvelle que plus rien de bon ne pourra arriver. Que la suite ne sera que malheur et désespoir mais que tant qu’à faire autant y aller à fond. On n’a plus rien à perdre. Non, plus rien à perdre. Alors on s’enfonce dans cette voie, prêt à sauver le peu qu’il reste, prêt à massacrer le peu de bonheur qu’il restait en nous et tout à coup, alors qu’on n’a plus aucun espoir, il ressurgit. Comme ça, de nulle part, sans crier gare. Il est là, il s’impose à nous et nous offre un instant de bonheur comme on ne pensait plus jamais le ressentir à nouveau. C’est à couper le souffle. Sous cet orage, dans ce moment d’abandon, la lumière vient de réapparaitre par Dakeyras. C’est fou, c’est idiot, c’est inattendu. Il est là, plein de vie et de détermination. Lui croit encore en des choses malgré toutes les épreuves. Ses cheveux blonds illuminent la nuit de tourment le temps d’une étreinte où Djaniah ressent à nouveau la vie. Elle peut sentir son cœur battre sa poitrine, et ses larmes inondent son cou, chaudes et salées. Son murmure pénètre en elle comme une gorgée de renouveau. Il est authentique. Il est réel. L’âme des gryffons n’est pas morte. Elle le serra à son tour dans ses bras, un peu tremblante.

Il y a encore des choses à sauver dans ce monde. Il y a encore des causes pour lesquelles il faut se battre.

Dans cet état troublé, la jeune femme n’avait pas tout de suite sentit l’autre personne qui les avait rejoins. Elle tourna les yeux vers lui et reconnu Caleb Roarch. Bien sûr qu’elle le connaissait lui aussi, même s’ils n’avaient jamais échangé un mot. Etrange trio sous un orage…

_________________
*Si le Destin ne mène pas à toi...?*

*... alors j'emprunterai un autre chemin.*

Héritière du Royaume de Bretagne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://potteroleplay.actifforum.com/Biographie-des-personnages-f
Caleb Roarch
Serpentard
Serpentard
avatar

Nombre de messages : 727
Age : 24
Age Roleplay + Sorts : 14 ans sorts 1 2
Capacités Spéciales : Fourchelangue (2)
Créature : Humain ?
Date d'inscription : 23/02/2011

Profil du Sorcier
Points de vie:
1340/1340  (1340/1340)
Points de mana:
1410/1410  (1410/1410)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Lun 14 Mai - 20:30

A-t-on déjà ressenti ce sentiment d’infortune dans sa vie ? Ce sentiment que rien ne va, que ce soit dans le meilleur ou dans le pire des mondes. Que la chance nous évite, qu’elle nous fuit ? Caleb n’appréciait pas beaucoup d’élève, et ceux qu’il voulait voir le moins souvent se retrouvaient toujours en face de lui, quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise, il ne pouvait s’échappé de cet hasard malsain qui le poursuivait. Tout ce qu’il lui restait à faire, c’était de levé la tête haute et d’affronter le destin, même s’il se présentait tortueux et nonchalant.

Alors c’est ainsi que ça se passe …

A peine avoir craché l’eau de ses poumons qu’il vit Dakeyras dans les bras de cette fille qui lui tournait le dos. Sa colère s’attisa comme si l’on soufflait sur des braises pour rallumer un feu crépitant. Mais sa vision fut interrompu, l’anaconda qu’il avait invoqué plutôt croqua un serpent avec férocité, sans pitié ni clémence. Caleb haussa un sourcil de surprise, puis lui lança un regard menaçant. Le serpent de neuf mètre de long siffla, puis parla d’un langage que seul Caleb était apte à comprendre. « Traitre…sssss…. » dit l’anaconda. Unique réponse qui s’en suivit d’un hochement de tête de la part de son maître en guise d’approbation. Il n’y avait pas de place pour les traitres dans la tête de Caleb, Elizabeth Jonhson lui avait bien suffit et s’en était assez pour que le sujet soit clos à ses yeux.
Le serpent vint redresser Caleb en s’enroulant autour de lui, le soulevant pour qu’il domine de sa hauteur. Ce qui, il devait se l’avouer sans l’exprimer, était bien la toute première fois qu’il se sentait plus grand que les autres. Il avait le haut du corps libre de ses mouvements et sa baguette aussi si la situation l’exigeait. La pluie avait beau ruisseler contre son visage, il reconnut immédiatement la préfète de Serdaigle, de la maison de Corwin. Si mystérieuse qu’il n’avait jamais eu un dialogue entre eux, chacun à ses regards furtifs, vagabonds, comme deux oiseaux se cherchant de loin. Mais il ne s’agit pas de deux oiseaux, il s’agit d’un oiseau et d’un serpent.

Djaniah Lebrec …

Sa main, sous le poids d’une douleur intense dans sa tête, pris sa baguette en main. Il était conscient qu’il n’avait plus toute sa tête, que séparer la réalité de l’illusion était une chose qu’il n’arrivait plus à faire, aussi quand la bête en lui modifia les deux protagonistes en face de lui en monstre de l’enfer complètement hideux et repoussant, il n’en fut pas choqué. Il les regardait avec un calme déconcertant. Comme si la normale exigeait une telle métamorphose, n’importe quel psy aurait enfermé Caleb à vie s’il voyait ce que lui voit.


- Voit Caleb, le Lac engendreur, Nok’lado, tu es déjà passé par là, de nombreuse fois, tu as déjà contemplé le lac rejeté de sa gorge des nouveaux nés qu’elle a créé pour le règne de Lucifer, alors pourquoi ce sentiment Caleb ? Laisses les vivre si tu n’en as cure, laisses les devenir des armes pour le roi de l’enfer ou accompli ton devoir et tues les, impose toi comme tu devrais le faire et tues les !!


Caleb essayait en vain de chasser ses images de sa tête, de faire comme si les paroles prononçait ne venait que d’un cauchemar inoffensif, de croire que cette menace devant lui était factice, mais comme à chaque fois, c’était en vain, toujours en vain et éternellement en vain …


- Tu peux avoir ta place ici-bas Caleb, pourquoi refuses tu de faire ce qui doit être fait pour imposer ton règne ? Imagine l’enfer a tes pieds ? Tu n’aurais plus aucune limite, aucune contrainte, tu pourrais asservir les humains comme bon te semble. Mais une guerre ne se gagne pas en une fois, mais elle commence maintenant, en tuant les sbires de Lucifer.


Mais quelque chose vint troubler la confusion totale de Caleb. Le monstre tapis en lui hurla à l’intérieur de lui comme si on le torturait de la plus vil des façons. Caleb ressentait le moindre agissement de son mal, ainsi quand il hurla, il ressentit son mal et hurla aussi. Les serpents autour de lui sifflèrent, comme une meute de loup pleurant une perte. Une douce mélodie morbide venant bercer Caleb à un mal à nul autre pareil.
Puis il redirigea sa tête vers les deux personnes devant lui. Leurs apparences initiales avaient repris leurs droits mais le Serpentard n’avait même pas remarqué qu’il avait le bras droit tendu vers eux, la baguette bien en main, le regard plus meurtrier que jamais.
Il n’avait même pas remarqué le contact spontané que sa baguette de l’Ombre lui procurait. Un contact glacé, mauvais, avec une envie irrésistible de donner la mort.
L’anaconda tenait fermement son maître avec son corps et se tenait sur ses gardes a la moindre attaques. Quant aux autres, certains se placèrent devant, entre Caleb et Dakeyras et Djaniah, d’autres s’enroulèrent autour du haut du corps de Caleb prêt à bondir sur ordres du jeune Serpentard.
Le tonnerre grondait derrière lui alors qu’il prononça ces mots en ne sachant pas à qui ils se destinaient réellement :


- QU’EST-CE QUE TU FAIIIS ????!!!!


_________________

D'un simple regard, la mort nous sépare.
La lumière est aveuglante, elle l'a toujours été. Il faut la détruire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dakeyras Bremer
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 467
Age : 24
Age Roleplay + Sorts : 14 ans sorts 1 2
Capacités Spéciales : Télékinésie (2)
Date d'inscription : 18/04/2011

Profil du Sorcier
Points de vie:
1350/1350  (1350/1350)
Points de mana:
1450/1450  (1450/1450)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Dim 20 Mai - 14:16

Dakeyras étreignait toujours Djaniah et ne remarqua pas la présence d’une troisième personne. Il était à bout de force après sa virée aquatique. Mais quand il entendit ce hurlement qui du retentir dans tout le domaine du château, il leva les yeux vers le garçon qui les avait rejoins. Il reconnu Caleb sans aucun mal. Il avait le bras tendu vers eux, baguette en main et un regard de tueur sur le visage. Un énorme serpent était enroulé autour de sa taille et le soulevait au dessus du sol, lui donnant une allure imposante. D’autres serpents faisaient face à Djaniah et Dakeyras, menaçants.
La haine que le gryffondor développait pour Caleb depuis leur première rencontre lui donna un rictus mauvais. Malgré sa faiblesse, il attrapa sa baguette. A peine la main posée sur Fire, il senti un relent de vigueur pulsé dans ses veines. Parcourant son corps et lui redonnant la force nécessaire pour se redresser sur ses jambes. Il brisa donc l’étreinte qu’il partageait avec la serdaigle pour se dresser face aux serpents.
La colère révéla les veines dans les yeux de Dakeyras qui étaient devenus rouges. Il faisait face à Caleb, le bras à son tour tendu vers le serpentard, déterminé. Il s’avança de quelques pas pour se rapprocher de son adversaire.


Qu’est ce que tu veux encore Roarch ? Tu veux qu’on s’affronte ? Alors vient !

Il avait parlé fort et avec un air mauvais dans la voix. Il supportait de plus en plus difficilement Caleb, pour plusieurs raisons. Et ce soir, le désespoir qui l’avait poussé à se jeter dans le lac un peu plus tôt n’arrangeait pas les choses. Sans savoir pourquoi, on ne contrôle pas toujours ce que l’on fait. On fait des choses que l’on ne voudrait pas faire, mais on ne sait pas pourquoi, on les fait quand même. Et ce soir en était un exemple. Le gryffon se tenait prêt à affronter le serpent, là, maintenant.
Il resta quelques temps à observer Caleb et ses animaux. Pendant ce temps, il senti quelque chose d’inhabituelle, qu’il avait déjà senti une fois mais à laquelle il n’avait pas pris attention. Une étrange chaleur s’échappait de Fire. L’activité des reflets était plus que mouvementé, ils avaient l’ait presque agressifs. Mais la baguette continuait de donner à Dakeyras la force dont il avait besoin pour se battre.
Un sifflement mauvais venant de l’anaconda sorti Dakeyras de sa réflexion. Le serpent avait la bouche ouverte, les crocs en avant et sifflait de manière agressive vers les deux élèves. Avant de comprendre ce qu’il faisait, Dakeyras pivota sur ses jambes, se rappelant les enseignements de Jinx, et lança un sort vers la bête.


Petrificus totalus !

Le sort toucha le serpent en pleine face et il se figea aussitôt. Ainsi il ne les menacerait plus et Caleb se retrouvait coincé dans l’étreinte de son cher animal. Les autres petits serpents qui étaient aux aguets depuis le début avancèrent lentement vers le jeune garçon en ondulant leur corps. Alors Dakeyras poursuivi sa démarche pour les repousser.

Flambios.

Des flammes sortirent de sa main libre et il vint dessiner une ligne dans l’herbe devant lui pour l’enflammer. Traçant une ligne de feu entre eux et les serpents. Il recula ensuite pour se mettre à l’écart de la chaleur que le feu produisait. Il rejoint Djaniah et interpella Caleb de là où il était.

C’est donc tout ce dont tu es capable Caleb ? Qu’attends-tu pour venir me défier en personne au lieu de m’envoyer tes pitoyables serpents ? Aurais-tu peur ?

Dans les ténèbres de l’orage, les flammes brillaient et la chaleur venait lécher leur peau. La pluie ne suffirait pas pour éteindre le feu.
Il retourna son attention sur le visage de Djaniah qui dégoulinait de gouttes d’eau de pluie et sur lequel dansaient des reflets de flammes orangées. Cette soirée était étrange.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://potteroleplay.actifforum.com/t12308-dakeyras-bremer
Djaniah Lebrec
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 1939
Age : 27
Age Roleplay + Sorts : 20 ans sorts 1 2 3 4 SPE 1
Capacités Spéciales : Elémentalisme de l'eau / Charme oral / Illusion / Enchantement / Emphrépatie sombre
Créature : Nymphe des eaux
Points Prestige : 13
Date d'inscription : 23/06/2007

Profil du Sorcier
Points de vie:
1770/1770  (1770/1770)
Points de mana:
2470/2470  (2470/2470)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Lun 4 Juin - 19:36

Quelques secondes auparavant, c'était une étreinte emprunte de la puissance du désarroi et du désespoir entre la serdaigle et le gryffondor. Une étreinte naturelle, spontanée, et si brûlante. Une étreinte comme Djaniah n'en avait plus connu depuis la disparition de Jimy. C'était étrange comme les forces de serdaigle et de gryffondor s'unissaient si bien, comme leur relation pouvait devenir proche. La fougue du lion et la réflexion de l'aigle.

Donc, pendant quelques secondes, c'était un temps comme suspendu. Dakeyras avait failli mourir, il s'en était fallut de peu. Si la jeune femme n'était pas intervenue, peut-être ne serait-il jamais remonté à la surface et Poudlard aurait eu à pleurer le second courageux gryffon disparut sans comprendre comment ni pourquoi. Pourquoi, c'était cette question qui revenait sans cesse. Pourquoi ces personnes disparaissaient-elles? Pourquoi ces personnes acceptaient-elles de mourir? Le coeur de Djaniah se serra soudain. Un visage lui traversa l'esprit. Un visage qu'elle avait presque oublié ces derniers jours. Et pourtant, pourtant, comment aurait-elle pu l'oublier totalement? Cette jeune fille si courageuse, porteuse du fier blason de gryffondor elle-aussi... Erell. Cela faisait maintenant des semaines qu'elle avait disparue volontairement et personne ne pouvait retrouver sa trace. Elles avaient échangé des lettres, mais depuis, plus rien. Le silence. Erell ne répondait plus. Peut-être, Erell ne répondrait plus... Son coeur se serra d'un coup, comme si on venait de lui assener un coup de couteau direct et brutal. Pourquoi avait-elle accepter de fuir, de porter la mission de Jimy, mission qui la conduirait inévitablement vers la mort? Car, elle mourrait, n'est-ce pas? Peut-être était-elle déjà morte, rejoignant Jimy et tant d'autres... Peut-être que c'était déjà trop tard? Non, quelque chose semblait dire le contraire. Mais ce n'était que provisoire. Et Djaniah qui avait promis de ne pas la rechercher. Pourquoi avait-elle promis??! Pourquoi?

Erell, où que tu sois, prend soin de toi puisque je ne peux le faire. C'était ton choix, mais je maudis Jimy de te l'avoir fait porter. Pourquoi avoir accepté...

Des larmes se mirent à couler sur les joues de la préfète. Tout à coup elle semblait se réveiller d'un cauchemar sans ressenti et sans émotion. Et, alors qu'elle pleurait elle avait regardé le manège des deux garçons, sans vraiment y préter attention. Elle regardait, comme une spectatrice d'un film de seconde zone. Caleb les surplombait avec ses serpents. Dakeyras avait semblé retrouver ses forces, rien de mieux pour dynamiser un garçon qu'un combat. Etrange comportement... Il pétrifia l'anaconda, traça un trait de feu pour les séparer.

Djaniah reprit un peu ses esprits et se concentra sur le moment présent. Elle se leva tranquillement alors que Dakeyras venait de reporter son attention sur elle. S'il s'attendait à un applaudissement ou à un éloge de sa bravoure, c'était raté.

Enfantillage...

Ils ressemblaient à deux coqs rivaux qui tentaient de déterminer une bonne fois pour toute qui était le plus fort et qui pourrait faire la cour aux poules. Absolument sans intérêt aucun en somme. De plus, elle n'avait pas peur des serpents, encore moins de ceux-là. Des serpents issus des eaux, douces ou salées, mais avec un lien fort avec les eaux en tout cas. C'est pourquoi, même sous l'ordre de leur petit maître, ils ne la toucheraient pas. Il y avait des règles ancestrales qui dépassait les ordres temporels donnés en fonction de l'humeur du chef du jour. Djaniah était nymphe des eaux, l'unique dont le sang était le plus pur. Et pendant que les deux jeunes gens se bataillaient gentiment en croyant mener un combat épique, d'autres menaient réellement des combats avec un enjeu véritable. Erell. James. Et d'autres. La colère monta doucement dans le coeur de la préfète. Une colère qu'elle n'aurait pas pu deviner. Une colère qu'elle n'avait pas sentie avant qu'elle se soit tout à fait déclarée. Etrange qu'elle puisse ressentir haine et colère, elle qui avait toujours été pleine de joie de vivre et d'attention pour les autres. Elle changeait. Non, elle avait déjà changé.

Elle les regarda avec dureté. L'un après l'autre. Elle n'avait toujours pas de baguette, de beaucoup auraient pensé qu'elle était désavantagé dans cette situation. Ils se trompaient bien entendu. Elle murmura dans un souffle glacial :


Vous n'êtes que des enfants qui essayez de jouer dans la cour des grands. Alors on écoute maman, chacun reprend son seau et sa pelle et retourne au chaud à la maison, parce que la vie, les garçons, elle va juste vous broyer. Vous broyez un à un les os. Un à un vos espoirs. Alors, rentrez.

Qui aurait pu imaginer de tels mots, un ton pareil dans sa bouche? Jimy ne l'aurait reconnu. James, quand à lui, aurait sans doute apprécié. Peu importait. La colère qui brûlait en elle voulait sortir. Elle avait besoin que ça sorte, maintenant, tout de suite. Tant pis pour eux. Ils n'avaient qu'à pas à être là et l'avoir énervée. Sa vision se brouillait pour devenir comme un épais nuage noir. Mais elle ne chancellait pas, au contraire, elle tenait parfaitement sur ses deux pieds. Une sensation la percuta de plein fouet. Une odeur. Celle de la terre mouillée. Celle des feuilles mortes et de la poussière. Une odeur de renfermé comme dans un caveau. La mort. Elle sentait la mort.


Et la mort se matérialisa.






Ou, plutôt était une ombre. Le noir que Djaniah voyait avait traversé sa vision pour prendre forme aux yeux de tous. Un épais nuage noir venait de plonger les trois compères dans la pénombre. Cela prit la forme d'une bulle, au travers de laquelle on ne pouvait plus rien voir. Une bulle qui grandit pour les enfermer. La sorcière aimait les bulles... Il n'y avait plus de feu dans cet univers. Il n'y avait plus qu'eux et le noir. Cette odeur de mort partout. Et une silhouette au centre, noire, se matérialisa. La mort telle que l'imaginait Djaniah. Car, finalement, ce n'était qu'une illusion crée spontanément par elle, sous le coup d'une émotion et d'un ressenti si vif et si prenant qu'elle n'avait pu y échapper. Et cette émotion ne venait pas d'elle. Elle n'avait que la capter de Dakeyras, sans même le comprendre. Une étrange capacité s'exprimait désormais. Des sorciers la nommait l'empathie sombre, l'empathie noire. Elle n'était qu'à ses prémisces chez Djaniah, sa capacité d'illusion avait fait le reste. Ils étaient donc tous les trois enfermés dans son illusion, sauf que eux ne le savaient pas.

_________________
*Si le Destin ne mène pas à toi...?*

*... alors j'emprunterai un autre chemin.*

Héritière du Royaume de Bretagne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://potteroleplay.actifforum.com/Biographie-des-personnages-f
Caleb Roarch
Serpentard
Serpentard
avatar

Nombre de messages : 727
Age : 24
Age Roleplay + Sorts : 14 ans sorts 1 2
Capacités Spéciales : Fourchelangue (2)
Créature : Humain ?
Date d'inscription : 23/02/2011

Profil du Sorcier
Points de vie:
1340/1340  (1340/1340)
Points de mana:
1410/1410  (1410/1410)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Jeu 21 Juin - 15:42

Tout alla très vite. D’abord Dakeyras immobilisa l’anaconda et Caleb se retrouva coincé dessous, immobilisé, incapable de bougé ses jambes afin de se sortir de là. Et l’instant d’après plus rien. Il avait beau ouvrir les yeux, il ne voyait qu’un noir miroitant autour d’eux, une odeur âcre et cendreuse virevoltant dans cet espace environnent, ils étaient tous trois plongés dans les ténèbres.
Caleb fermait et ouvrait les yeux sans cesse. L’un ou l’autre il avait l’impression qu’il se préparait pour une nuit de sommeil or, le jeune Serpentard avait perdu toute notion de ce qu’étais un sommeil paisible, un vrai sommeil.


- Non … Non !!! Pas maintenant !! On était en pleine journée …. Ce n’est pas possible …


La peur l’envahit, le faisant haleter comme un enfant.

Pitié non … Je ne veux pas dormir !!!!!


Dans ce torrent de ténèbres déferlant autour de lui, il ne distingué qu’une silhouette. Hâtivement, il lança un « finite » sur l’anaconda pour se redresser en hauteur, afin de dominé la scène. Il pensait que son serpent le hisserait au-dessus des ténèbres, espérant que ce n’était pas un rêve mais qu’il était enfermé dans quelque chose.


- Non pas encore …


Dit-il tout bas en constatant qu’il n’arrivait pas à sortir de cette sphère noire.
Puis la silhouette dessina des trajectoires dans les vapeurs maléfiques, des vas et viens dans tous sens, comme si elle cherchait elle aussi une sortie. Et quand Caleb vit la tignasse blonde de Dakeyras quand il s’approcha un peu plus, il fut saisi de nouvelle envie de meurtre. La sauvagerie le tenaillait, c’était comme une boule de colère que l’on avait au ventre, prête a remonté et a explosé, à faire jaillir de flot de mauvaises intentions et à l’exposé à son entourage. Excepté qu’il ne ressentait pas cette sensation venant de son ventre mais de sa main droite.

Qu’est ce qui m’arrive encore …


- J’allais te poser exactement la même question mon petit Caleb … !


L'anaconda approcha un peu Caleb pour qu'il tente de mieux saisir ce qu'il se passait, pour mieux voir. Mais à chaque centimètre parcouru les flux de haine et les pulsions malveillantes s'intensifièrent, faisant pulsés le sang dans ses veines à toute vitesse. Rapidement, il ordonna à son serpent de le reculer. Soulevant sa baguette devant lui, il dit :

Qu'est-ce que tu es toi …


Sa baguette de l'Ombre était d'un glacial morbide et pourtant, le contact qu'elle avait avec Caleb était doux, comme deux âmes sœurs se trouvant enfin. Malgré ces sensations nouvelles, Caleb n'avait pas le moindre désir de se confronté à Dakeyras et encore moins à la préfète de Serdaigle, du moins s'ils étaient bien eux ou des pourritures de l'enfer. Il savait qu'il ne ferait pas le poids contre un d'entre eux pour le moment, alors contre deux …


- Attends Dakeyras ! Je ne veux pas me battre !


Et d'un geste il jeta sa baguette à terre.


- Regarde ! Si tu me vois, j'ai jeté ma bagu...


Puis alors qu'il avait les mains ouvertes, il sentit de nouveaux le contact glacial de sa baguette de l'Ombre. Elle était de nouveau dans sa main. Caleb fronça les sourcils de surprise.

Qu'est-ce que … ?


Il lâcha de nouveau sa baguette dans le vide sans la lâché du regard cette fois. Elle n'eut même pas le temps cette fois de touché le sol qu'elle revint aussitôt dans sa main. Et les envies de meurtre avec. Il entendait l'entité grondé en lui de plaisir comme s'il connaissait le fond du problème.


- Tu ne peux pas t'en débarrassé Caleb, ma baguette ne te quitteras pas ah ah ah !


- Ta baguette … ?


Il en apprenait chaque jour un peu plus. Mais au fur et à mesure qu'il découvrait une chose, une dizaine de question arrivait après, c'était à se demandé si un jour il réussirait à trouver la fin de son histoire ... D'un geste, Caleb congédia les serpents autour de lui, pour lui, il était hors de question qu'il y ait un affront. Pourtant, à travers les ombres, il sentait que Dakeyras n'était pas loin, même s'il l'avait perdu de vue, on aurait dit que sa baguette lui indiquer le chemin. Les sensations que lui procurait sa baguette s'intensifièrent, à tel point que plus rien d'autre ne comptait excepté la mort de Dakeyras. Mais dans cette épaisse brume …


- Mais qu'est-ce que c'est bordel de m*erde ?!!


- Tu n'as toujours pas compris mon jeune ami ? Tu ne comprends toujours pas comment tu as été enfermé dans cette brume soudainement alors que le ciel était bleu ? C'est une …


- Illusion … Mais qui a un tel pouvoir ici ?


Le monstre en lui ne répondit pas, il ne connaissait apparemment pas la réponse. Mais une autre question se posait dans la tête de Caleb : « il vient de dire un ciel bleu ? Ciel bleu ? En enfer ? ». Il n'eut pas le temps de penché sur le sujet quand quelqu'un s'approcha vers lui. Il était assez proche du sol mais était toujours dans l'étreinte de son anaconda. Il leva sa baguette en l'air.


- J'ai dit .. Que je ne voulais pas me battre !


Mais dans un accès de rage, il hurla :


- LUMOS ... MAXIMA !!!!


_________________

D'un simple regard, la mort nous sépare.
La lumière est aveuglante, elle l'a toujours été. Il faut la détruire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dakeyras Bremer
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 467
Age : 24
Age Roleplay + Sorts : 14 ans sorts 1 2
Capacités Spéciales : Télékinésie (2)
Date d'inscription : 18/04/2011

Profil du Sorcier
Points de vie:
1350/1350  (1350/1350)
Points de mana:
1450/1450  (1450/1450)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Jeu 28 Juin - 15:30

Il eu un pincement au cœur à la réaction de Djaniah. Il aurait voulu lui crier que la vie lui avait déjà tout pris, qu’il était brisé en tellement de morceaux, qu’il ne voyait même pas comment essayer de les recoller. Et si quelqu’un en doutait, il suffirait qu’il se remémore que le jeune garçon venait de se jeter dans l’eau pour rencontrer la mort, face à face, enfin.
Mais il n’en eu pas le temps, car déjà la jeune fille arborait une mine plus que contrariée, et le temps s’assombrit autour d’eux. Dakeyras leva les yeux pour voir comme une fine pellicule se dessiner, d’un noir total, empêchant toute lumière de traverser. Il ne comprenait pas ce qui se passait, mais comprenait cependant que Djaniah provoquait ça. Lorsque les bords se rejoignirent, la nuit totale les encercla. Il était impossible de voir quoi que ce soit. Tout ce que Dakeyras arrivait à discerner c’était cette odeur nauséabonde. Une odeur forte et désagréable, l’odeur de la mort. Il ne la reconnu que trop facilement. Il l’avait déjà senti, et elle restait gravée dans son esprit. Comme un mauvais souvenir que l’ont voudrait oublier mais qui persiste. En fermant les yeux, il se revu dans cette taverne miteuse au Japon, entouré de James, de Carnelune, de Caleb et de pauvres gens possédés qu’il avait du tuer.

L’idée de la mort lui tira tout de suite un rictus. Il pensa à ses parents, encore une fois. Et ce sentiment si profond de tristesse et de mort s’imprégna en lui. Il s’agenouilla sur le sol, et les yeux toujours fermés, il laissa des larmes couler le long de ses joues froides. Pendant ce temps, il entendait Caleb qui marmonnait dans son coin. Dakeyras n’avait plus envie de se battre non plus. La haine avait était remplacée par un autre sentiment.
Après quelques minutes, il ouvrit de nouveau les yeux, mais était toujours incapable de voir quoi que ce soit. Alors il se concentra sur son ouïe. Tentant de faire abstraction du reste. Il entendit les clapotis de l’eau non loin, le chant des oiseaux et le murmure du vent. Il pouvait dire avec certitude qu’ils étaient toujours au même endroit, mais quelque chose les entourait.

Dakeyras réfléchit quelques secondes à ce que pouvait être cette chose et ce qui la provoquait. Mais il fut coupé dans son élan, il vit une forme bouger. Comme une silhouette, noire elle aussi, mais bien plus sombres que le reste. L’odeur de mort se fit de plus en plus forte, et un frisson parcouru le jeune gryffon. D’autant que la chose avançait lentement vers lui, semblant flotté à quelques centimètres du sol. Il se releva, alerte, Fire toujours à la main. Il ne pouvait pas le voir, mais il pu sentir que le phénix n’était pas tranquille, il était agité.

Qu’y a-t-il Fire ?

Attendant que la silhouette s‘approche encore un peu plus vers lui, il tentait de distinguer à quoi elle ressemblait. Mais en vain, il n’y voyait vraiment rien. Alors prenant son courage à deux mains, il avança d’un pas lui aussi, pas rassuré, vers ce qui semblait réel. Et c’est là qu’il sentit Fire chauffait encore un peu plus, comme s’il essayait de l’avertir d’un danger. Alors Dakeyras se stoppa, ne comprenant toujours pas à quoi il avait affaire. Sa curiosité lui fit faire un pas de plus, et à ce moment précis, un flash lui pulsa une image devant les yeux, juste assez rapide pour ses yeux l’aperçoive. Le jeune garçon se pétrifia sur place. Fire lui avait envoyé l’image de la créature en face d’eux, pour qu’il prenne conscience du danger. Il s’agissait d’un homme squelettique, pour ne pas dire un crâne, recouvert d’un capuchon miteux. Ses yeux n’étaient que fumée. Il s’agissait de la mort, ou du moins d’une façon de se la représenter.

Dakeyras fit deux pas en arrière pour reprendre sa place. Il était effrayé, le mort était là, peut être pour lui. Peut être venait elle le chercher. Comment pouvait-il se sortir de ce mauvais pas. Il ne semblait pas y avoir de moyens.
Il entendait toujours Caleb qui parlait à... tout seul apparemment. Et la mort aussi l’entendit visiblement, puisqu’elle se détourna de sa trajectoire, empruntant celle du serpent. Le serpentard ne compris pas ce qui se passait, et presque aussitôt il hurla qu’on le laisse tranquille et lança un lumos maxima inutile puisque les ténèbres ne se dissipèrent pas. C’est là que Dakeyras compris que Djaniah provoquait ça, à cause de sa fureur. Il devait la résonnait, la stoppait. Mais pour cela, il devait la trouver. Avançant à l’instinct vers ce qui pouvait être la situation de la jeune femme, Dakeyras commença à l’appeler pour créer un contact vocal.


Djaniah ! Où es tu Djaniah ?

Il ne l’entendit pas répondre, et Caleb était en danger. Il devait le prévenir. Se tournant vers sa probable position, il se mit à crier :

Caleb, fait attention ce n’est pas moi. Fuis, je ne sais pas ce dont est capable cette chose. Fuis tu m’entends, aussi vite que tu peux, ou cache toi, mais protège toi !

Puis il poursuivit sa recherche. Les ténèbres étaient partout, comme si le soleil s’était éteint. Il était impossible de la retrouver de cette façon.

Fire, si tu m’entends, j’aurais bien besoin d’un coup de pouce à nouveau.

Il ne savait pas si le phénix était capable de faire ça, jusqu’à maintenant, il n’était intervenu quasiment qu’en cas de danger et de menaces. Dakeyras espérait juste que ça marche. C’est alors qu’un autre flash résonna devant ses yeux. Il vit Djaniah, debout, et un bout du paysage autour d’elle. Elle était presque en face de lui. Se dépêchant de la rejoindre avant que l’image disparaisse de sa tête, il courut pour allé se jeter sur elle, tentant de déstabiliser sa concentration.


Djaniah, écoute-moi, tu dois arrêter cette folie. Je suis désolé si notre comportement t’a déçu. Mais tu dois arrêter ça avant de blesser quelqu’un. Caleb est en danger là. Je sais que tu n’es pas comme ça, ce n’est pas toi. Pense à Jimy, pense à Erell, pense à L’AD, pense à tout ceux qui te soutienne et qui t’aime. Ne les déçois pas.
Je t’en supplie, contrôle toi, reprend tes esprits.


Dakeyras essayait de l’apaiser, mais il était difficile de trouver les mots justes. Il espérait que cela suffirait à la faire revenir à la raison, pour le bien de tous.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://potteroleplay.actifforum.com/t12308-dakeyras-bremer
Lilian Lebrec
Serdaigle
Serdaigle
avatar

Nombre de messages : 40
Age Roleplay + Sorts : Inconnu - 12 ans humains sorts 1
Capacités Spéciales : Mage sylvain / Charme visuel / Soin par apposition des mains / Devin / Connaissance accrue / Magie des anciens
Créature : Céleste Constellateur
Points Prestige : 3
Date d'inscription : 09/12/2007

Profil du Sorcier
Points de vie:
1220/1220  (1220/1220)
Points de mana:
1350/1350  (1350/1350)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Jeu 5 Juil - 9:16

Les astres étaient couvert cette nuit. Une ombre pesait, s'étandait, sombre et cruelle. Le vent s'était levé, accompagnant une pluie battante. Une pluie qui semblait parfaitement s'accorder avec l'état psychologique de Djaniah. Combien de fois Lilian avait-il pu observer plus jeune une certaine concordance entre l'état émotionnel de sa soeur et la pluie. Pourtant, ces derniers temps, il n'avait pu être aussi présent qu'avant. Il n'avait pu garder ses deux yeux sur elle pour veiller et la protéger des autres, mais surtout d'elle-même. Oh oui, le plus grand danger pour Djaniah Lebrec ne venait très certainement pas de l'extérieur... Et c'était ce qui le rendait aussi dangereux. Lutter contre elle pour elle. La sauver contre son gré. Veiller sur ses pas sans même qu'elle ne s'en aperçoive. Voilà ce qu'il avait tenté de faire lorsqu'il était céleste, ce qu'il avait continué lorsqu'il était humain. Par amour. Mais aujourd'hui rien n'était plus pareil. Aujourd'hui il y avait Cassiopée, l'étoile jamais apparue jusqu'alors. L'étoile inespérée, enfin crée. Le dernier élément de la tryade parfaite. Elle était parfaite. Mais si jeune. Si instable. Elle nécessitait toute l'attention de Lilian. Et il ne pouvait plus rester auprès de Djaniah. Cassiopée ou Djaniah, fallait-il faire un choix? Pouvait-il seulement l'abandonner après tant d'années de dévouement?

Non, certainement pas.

Mais la tryade !

La tryade justement, elle-même qui était en grand danger. Car la céleste gardienne avait disparue. Loélia Dannan n'était plus à Poudlard. Ce n'était pas la seule à avoir disparue malheureusement. Mais pour Lilian, cela signait l'entrée dans une situation grave. A deux, la tryade était bancale et ne pourrait pas agir. Il avait besoin de ce gardien. Il avait besoin de cet autre, puissant, qui pourrait être son bras et son bouclier pour sauvegarder l'Etoile. Il avait tout de suite sentit la grande sensibilité et vulnérabilité de Loélia, elle aussi était très jeune. Peut-être trop jeune... De toutes les manières, il avait senti en son coeur qu'elle s'était détachée d'eux. Il fallait un autre gardien.


Tandis qu'il pensait, qu'il regardait Cassiopée vivre tant bien que mal sans sa mère présente pour elle, il voyait de loin Djaniah qui s'enfermait dans une bulle asphyxiante et noire. Tiraillé en son coeur, le céleste ancien se sentait faible. Si faible...

Ma Djaniah, j'ai peur qu'il ne faille que tu sois encore plus forte qu'avant et que tu ne retrouves la voie seule... Pardonne-moi...

Pourtant, alors que Cassiopée était rentrée dormir dans son dortoir à l'abris a priori, Lilian ne put s'empêcher de s'inquiéter. Il fallait qu'il trouve sa soeur. Quelque chose dans l'air s'agitait. Il sortit en s'abritant sous sa cape et se dirigea vers le lieu le plus probable où elle pouvait se trouver : le lac. L'eau attirait l'eau. En s'approchant il put discerner quelque chose d'anormal. D'absolument anormal. Un sphère noire.

Que fais-tu Djaniah? Je sens la noirceur. Je sens le mal !


Djaniah !hurla-t-il.

Il ne pouvait pas voir ce qui se trouvait à l'intérieur. Sans une hésitation il traversa la bulle. Elle n'était pas compacte. Il savait ce qu'elle était : rien d'autre qu'une illusion crée par son pouvoir d'élémentaliste et de nymphe. Contre le noir du désespoir, la lumière céleste. Il pouvait sentir Djaniah. Il pouvait sentir les autres êtres pris au piège. Il eut soudain envie de vomir. Comme ça, brutalement. Une sensation dans son ventre de retournement et d'horreur.

Il y a une créature des profondeurs ici ! Démon... Sale démon !

Et, comme pour contrebalancer cette présence ennemie pour le céleste, une autre sensation, de chaleur et d'apaisement cette fois. L'autre être était son opposé. Son coeur battait fort et appelait.

Serait-ce possible? Je sens tout doucement, mais bien présent l'appel des miens. Une lumière. La lumière des célestes, légèrement atténuée, mais bien là. Un enfant de céleste? Qui est-ce?

Or, justement cet être descendant selon toute probabilité des célestes parvint à atteindre Djaniah et à la prendre dans ses bras pour tenter de l'apaiser, de la calmer de ses pulsions les plus dures. Lilian l'écouta sans bouger, il voulait le laisser faire, entendre sa voix, entendre ses mots. Son coeur battait à lui aussi. Peut-être l'avait-il trouvé? Peut-être était-il le gardien? Peut-être... Le constellateur cessa ses divaguations, pour l'instant il y avait plus urgent : s'assurer de la fin de l'illusion pour que Djaniah ne blesse personne. Car, malgré les pouvoirs de chaque être dans cette bulle, elle les surpasserait en puissance, la colère et la douleur canalysant toutes ses forces.

L'être lumineux avait finit de parler. C'était au tour de Lilian d'entrer en jeu. Il s'approcha doucement.


Djaniah, Djaniah, c'est moi...
Je suis juste là...
Pardon de n'arriver si tard. Pardon de ne savoir apaiser ta douleur. Pardon de ne savoir t'aider à ramener Jimy.
Djaniah, calme-moi je t'en conjure. Les temps s'assombrissent et ton coeur ne peut pas être épargné. Il faut que tu sois forte. Tu as toujours le choix. Et je serai là pour te soutenir. Ce n'est pas la fin. Une nouvelle ère s'annonce. Ta fille a besoin de toi. Elle pleure ton chagrin. Elle hurle ta colère. Protège là. Djaniah... Elle a besoin de toi. Et moi aussi. Jimy aussi. Et tous les autres aussi. Apaise ton coeur...


Il se tut, ne sachant pas si ses paroles avaient trouvé le chemin de son coeur. Djaniah était la personne la plus imprévisible qu'il avait connaître, autant que Jimy Raven peut-être, et leur fille l'était encore davantage...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Djaniah Lebrec
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 1939
Age : 27
Age Roleplay + Sorts : 20 ans sorts 1 2 3 4 SPE 1
Capacités Spéciales : Elémentalisme de l'eau / Charme oral / Illusion / Enchantement / Emphrépatie sombre
Créature : Nymphe des eaux
Points Prestige : 13
Date d'inscription : 23/06/2007

Profil du Sorcier
Points de vie:
1770/1770  (1770/1770)
Points de mana:
2470/2470  (2470/2470)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Jeu 5 Juil - 9:53

Une petite bulle. Une toute petite bulle. Et voilà que tout le monde paniquait. Et voilà qu'elle devenait dangereuse. Et voilà qu'elle était toute-puissante. Ici. Alors qu'ici et là-bas étaient semblables. Si semblables. Mais ils ne le savaient pas. Ils ne comprenaient pas. Quelle stupidité. Une si petite bulle. Toute noire, toute petite et toute noire. Elle était jolie sa petite bulle. Ne l'était-elle pas?

Au sein de cette illusion, elle se sentait puissante et débarrassée de toutes ses douleurs. Ici, elle se sentait protégée et amnésique. Oui, amnésique. Heureuse et amnésique. Elle était comme nue de son passée. Elle venait de quitter son corps et ses maux. Elle respirait un nouvel air, celui de la mort et de l'oubli. Qu'il était doux de respirer cet air ! Qu'il était bon de ne pas se souvenir ! Qu'il était bon de ne pas ressasser toujours les mêmes pensées. Qu'il était bon de ne pas vouloir faire le bien. Ni faire le mal d'ailleurs. Juste faire. Sans réfléchir. Faire. Agir. Point.

Ici, elle n'était que la puissance. Que le pouvoir. Sans l'humain. Et elle aimait ça. Déjà elle avait oublié qui étaient les deux énergumènes qui paniquaient dans son univers. Elle ne savait plus dans quel lieu réel elle se situait. Elle savait seulement qu'elle avait puisé cette ombre de la mort ailleurs qu'en elle. Elle l'avait puisé dans l'un de ces compagnons d'infortune, sans même trop comprendre le mécanisme. Elle n'avait pas eu la volonté de le faire, c'était arrivé. Elle l'avait fait, voilà tout.

Mais soudain elle se mit à regretter d'avoir emmené avec elle les deux énergumènes. Car ils bougeaient, ils parlaient. Oh, pourquoi parlaient-ils? Ne pouvait-elle pas, pour une fois encore, être dans ce silence reposant. Ne rien sentir d'autre que le vent dans ses cheveux brun? Pourquoi fallaient-ils qu'ils soient vivants? Des corps morts seraient moins embarrassants, s'il n'y avait pas l'odeur... Qu'elle idiotie de les avoir enfermé avec elle !

Taisez-vous... taisez-vous... TAISEZ-VOUS !!!

Et elle sut qu'ils ne se tairaient pas. Et elle sut qu'ils ne la laisserait pas être seulement puissance séparée de l'humain. Elle sut qu'ils l'obligeraient à redevenir elle. Contre son gré. Déjà le petit aux serpents s'égosillait et semblait ne pas maîtriser sa baguette. C'était étrange. Et sa tentative de Lumos était pathétique. Dans un univers d'illusion, un sort lancé comme réel ne pouvait pas vraiment avoir d'effet. En fait pour être exact, le lumos avait un effet, mais au dehors de la bulle noire. Donc concrètement le serpentard ne pouvait pas voir l'effet de son sort pourtant bien exécuté. Et finalement ce n'était pas tant l'illusion qui lui posait problème. Il semblait se débattre avec autre chose de bien plus dangereux. Et de bien plus interne.

Ce fut Dakeyras qui la tira de ses observations neutres vis à vis de Caleb. Il finit par la trouver et il se jeta contre elle. Il la prit dans ses bras. Elle cessa de respirer un instant. Son coeur rata un battement.


Je... murmura-t-elle dans un souffle.

Tout à coup tout lui revint comme un boomerang en pleine puissance. Il la heurta en pleine tête et sembla l'assomer. Elle ne pouvait dire un mot. Elle écouta le discours du gryffon sans rien articuler. Seules des larmes se mirent à couler, abondantes et emplies de douleur. Ce n'étaient pas tant les mots qui faisaient leur effet en réalité. L'étreinte seule, inattendue, inespérée, avait, à elle seule, impacté. Car cette étreinte gardait en elle l'authenticité, la pureté de la démarche. Dakeyras ne cherchait pas à la tromper. Il ne cherchait pas à la manipuler. Il était là, juste là, franc et sincère. C'était à pleurer... L'illusion commençait à s'estomper. Mais si doucement que cela prendrait quelques minutes pour qu'elle se dissipe tout à fait.

Lilian apparut soudain, alors que l'illusion était encore très marquée. Sa présence et ses mots firent l'effet inverse escompté. Elle se dégagea de l'étreinte de Dakeyras et se retourna très lentement vers celui qu'elle avait toujours considéré comme son petit frère. elle s'approcha de lui très doucement. Elle se pencha pour être à sa hauteur. L'illusion commençait à être tout à fait levée. Elle le regarda droit dans les yeux, de ce regard dur et froid. Quelques secondes. Il n'y avait plus de larmes qui coulaient, mais ses joues étaient encore inondées.


Je ne sais pas qui tu es. Tu as toujours menti. Laisse-moi. Je n'ai pas plus de frère que je n'ai d'enfant. Mon coeur est pourri de vos mensonges, alors regarde-moi et pleure de ce que je suis devenue par vous.

Elle n'avait pas crié, pas même haussé le ton. Elle l'avait dit d'une voix neutre, mais emplie d'une violence sourde et cruelle. Elle tourna les talons et s'en fut. Une seule destination. La cabane du garde chasse. C'était désormais avec lui qu'elle continuerait un bout de chemin. Et rien ne pourrait l'arrêter. Les dés étaient jetés.

_________________
*Si le Destin ne mène pas à toi...?*

*... alors j'emprunterai un autre chemin.*

Héritière du Royaume de Bretagne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://potteroleplay.actifforum.com/Biographie-des-personnages-f
Caleb Roarch
Serpentard
Serpentard
avatar

Nombre de messages : 727
Age : 24
Age Roleplay + Sorts : 14 ans sorts 1 2
Capacités Spéciales : Fourchelangue (2)
Créature : Humain ?
Date d'inscription : 23/02/2011

Profil du Sorcier
Points de vie:
1340/1340  (1340/1340)
Points de mana:
1410/1410  (1410/1410)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Mar 10 Juil - 7:09

Déception, son sort n’eut aucun effet. Pourquoi l’avait-il lancé s’il savait à l’avance que ce n’était qu’une illusion ? Les sensations venant de sa baguette était forte, en revanche, à présent qu’il avait lancé ce sort d’une utilité sans égal, elles baissèrent très rapidement jusqu’à se taire comme si Dakeyras s’enfuyait à toute vitesse.
Il n’était que trois. Caleb savait que Dakeyras avait été piégé tout comme lui et ne disposait surement pas d’un pouvoir d’illusion même si tous deux ne se connaissaient pas vraiment. Par déduction logique, le jeune Serpentard devina que cette mise en scène venait de Djaniah Lebrec, après tout, même s’ils n’ont fait que se croisé dans l’école, aucun ne connaissait l’autre et les surprises venant de l’un comme de l’autre pouvait être très enjoués pour eux.
Mais la seule question que Caleb se posait actuellement était :

Pourquoi fuis-tu Dakeyras ?

Après toutes ces fois, Caleb avait en partie compris d’où venait ce problème de baguette, sa proximité avec Dakeyras. Comme si à sa venue, la baguette de l’Ombre essayait de le tenir à l’écart de lui, comme deux aimants se repoussant.
Caleb put enfin reposer son bras le long de son corps, cela voulait certainement dire que Dakeyras avait quitté cette sphère noire, cette illusion. Cependant, quelque chose d’autre rodait autour de lui, qui se mouvait dans les ombres noires de Djaniah.
L’anaconda qui portait Caleb par la taille avec sa queue semblait aussi avoir remarqué quelque chose bougé et essayait de suivre le mouvement en faisant tourner Caleb vers l’ombre qui se déplaçait. Caleb était secoué dans tous les sens mais ne chercha pas à sermonner son serpent tellement il essayait de se concentrer sur ce qui tournait autour de lui.
Puis l’anaconda se stoppa net, stoppant Caleb au même moment. Là, il pensa à lui faire un reproche quand il se retrouva nez à nez avec ce qu’il cherchait des yeux depuis cinq bonnes minutes. Un visage encapuchonné, et une odeur de mort que Caleb finit par remarquer tardivement à cause de l’habitude. Caleb reprit son calme et planta son regard dans celui de son nouvel interlocuteur.


- Qu’est-ce que tu me veux toi ?


Et dans l’instant qui suivit, quand l’odeur âcre de la mort lui fouetta les narines, la peur s’inscrivit dans le cœur de Caleb.


Qu’est-ce qui t’arrive Caleb, ce n’est pourtant qu’une simple petite illusion, pourquoi trembles-tu comme un faible ?


Il y a autre chose …


En effet, Caleb savait plus que quiconque dans ce château ce qu’était que le pouvoir d’illusion, et en créer une pouvait naturellement faire ressentir des choses d’elle-même par son apparence par exemple, mais forcer à ressentir de la peur, c’était bien différent.

Quels genres de pouvoirs possèdes-tu Djaniah Lebrec … ?

Caleb ne voyait plus que méfiance dans le regard de la chose devant lui. Il recula en même temps que celui-ci avançait vers lui.


Tu es faible Caleb …


Mais il ne prit pas en compte sa remarque, rien d’autre ne comptait que sa crainte vers ce qui lui faisait face. Mais au moment ou l’ombre fondit sur lui, Caleb trébucha en arrière et tout s’arrêta. L’illusion qu’avait créée Djaniah avait disparu ainsi que la bulle noire dont-il était le prisonnier. Il ne restait plus que lui, Dakeyras au loin et …


Tues-le ! Tues-le ! Tues-le ! Tues-le ! Tues-le ! Tues-le ! Tues-le ! Tues-le !


Répéta sans cesse le monstre en lui, jusqu'à lui donner le tournis et jusqu'à ce que Caleb déglutit une bile dans l’herbe. Crachant par terre, il se dit bien qu’il était temps pour lui de partir. De plus, il ne comptait pas rester seul avec Dakeyras et encore moins avec la chose abjecte qui venait d’arriver. Un Serdaigle, a peu près du même âge que lui surement, en train de le regarder avec une mine de dégout absolu.


Qu’est-ce que tu attends !!!! Tues-le !!!


- On repart, par le lac.


Qu’est-ce que tu fais Caleb ?! Il doit mourir ! Tu ne sais pas qui il est réellement !


Mais Caleb avait très bien deviné qui il était, il ne le connaissait pas, surement croisé à quelque reprise dans le château avec toujours cette sensation de dégout mutuelle entre eux, mais jamais ils ne se sont parlés.
L’anaconda repartit vers le Lac Noir emportant Caleb entre sa queue et lui se laissait glisser lentement dans les profondeurs en souriant au nouvel arrivant. D’un simple regard, Caleb avait su qu’ils ne seraient jamais amis, qu’il n’entretiendrait surement jamais de relation quelconque mis à part haineuse.


- A quoi bon le connaitre alors ?


Dit-il avant de s’engouffrer dans les flots.
Se laissant bercer dans les courants aquatiques, il en oublia même les tourments que l’entité lui faisait subir. Et puis, à quoi bon se lancer dans un combat acharné, s’il savait que c’était perdu d’avance ? Depuis son combat contre Erell, il était comme vidé de ses batteries. Même contre Dakeyras il ne pouvait rien, et un vieil adage dit que prudence est mère de sureté, alors il préféra partir et quitter la scène en compagnie qu’il jugeait infiniment meilleure qu’un céleste un de Dakeyras Bremer.


_________________

D'un simple regard, la mort nous sépare.
La lumière est aveuglante, elle l'a toujours été. Il faut la détruire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dakeyras Bremer
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 467
Age : 24
Age Roleplay + Sorts : 14 ans sorts 1 2
Capacités Spéciales : Télékinésie (2)
Date d'inscription : 18/04/2011

Profil du Sorcier
Points de vie:
1350/1350  (1350/1350)
Points de mana:
1450/1450  (1450/1450)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Mer 29 Aoû - 12:34

Après avoir été acteur, Dakeyras devenait spectateur de la scène. Un jeune garçon arriva. Sa présence était agréable, enivrante. Il dégageait quelque chose, comme une aura. Il rayonnait. L’attention du gryffon resta fixée sur lui. Il le regarda approcher d’eux et s’adresser à Djaniah. Il avait une voix douce. Elle chantait dans l’air. Dakeyras n’était pas concentré sur les paroles du serdaigle, mais il ne manqua tout de même pas de tiquer sur une information pour le peu déconcertante. Djaniah avait une fille. Elle était si jeune, c’était presque improbable. De plus, le jeune garçon semblait dire qu’elle était au château. Mais si c’était le cas, tout le monde le saurais. Dakeyras n’avait aperçu aucun enfant, et n’avait pas souvenir de la serdaigle enceinte. Poudlard était étrange, mais les temps l’étaient aussi.

Les paroles de Djaniah, celles qu’elle prononça pour réponde à son jeune camarade, furent dures. Des paroles qui dont mal, qui touchent l’âme. Le genre de propos que personne ne veut entendre et qu’on souffre à recevoir, mais aussi à donner. La nymphe des eaux semblait de marbre, mais quelque chose devait la blesser profondément pour qu’elle puisse laisser échapper un tel discours. Discours porteur d’une autre révélation pour Dakeyras. Ce jeune homme était donc le frère de Djaniah. Il en apprenait beaucoup sur elle ce soir.
Puis il la regarda s’éloigner vers la forêt. Il devinait sa destination, pour y avoir passé un instant douloureux peu de temps auparavant.
Caleb quittait les lieux aussi, rejoignant le lac en compagnie de ses serpents et sans dire mot. Quand il disparu dans l’eau, Dakeyras senti son cœur ralentir, quitté par cette adrénaline qui l’avait envahie brusquement. Il sentit la tristesse et la solitude le gagner de nouveau. C’était difficile de dire pourquoi, mais la présence de l’autre garçon l’aidait un peu. Malgré ces deux sentiments profondément inscrit dans son cœur, il ressentait un léger apaisement. Comme si quelqu’un de sa famille se trouvait près de lui.

Il aurait voulu lui sourire, comme il avait l’habitude de le faire avec les gens. Mais son sourire avait disparu depuis trop longtemps pour réapparaitre soudainement.
Il se contenta donc de l’observer, désolé pour lui de ce qui venait de se passer. Il aurait pu essayer de le réconforter, mais il n’arrivait déjà pas à consoler son propre cœur, alors celui des autres...
Puis il se décida tout de même à lui adresser la parole.


Je... Je suis désolé, je crois qu’on l’a un peu chiffonné Caleb et moi. En ce moment, j’ai du mal à faire le tri dans mes sentiments. Mais je ne veux pas t’embêter avec mes histoires. On ne se connait même pas. Je suis Dakeyras Bremer.

Il lui tendit une main pour le saluer, tentant tout de même d’afficher un visage amical.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://potteroleplay.actifforum.com/t12308-dakeyras-bremer
Lilian Lebrec
Serdaigle
Serdaigle
avatar

Nombre de messages : 40
Age Roleplay + Sorts : Inconnu - 12 ans humains sorts 1
Capacités Spéciales : Mage sylvain / Charme visuel / Soin par apposition des mains / Devin / Connaissance accrue / Magie des anciens
Créature : Céleste Constellateur
Points Prestige : 3
Date d'inscription : 09/12/2007

Profil du Sorcier
Points de vie:
1220/1220  (1220/1220)
Points de mana:
1350/1350  (1350/1350)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Jeu 30 Aoû - 17:53

La réaction de Djaniah ne se fit pas attendre et elle fut aussi violente que les derniers événements qui avaient bouleversés la vie de la jeune femme. Et avec elle c’était tout l’un ou tout l’autre, soit la violence, soit l’amour. Soit les deux en même temps. Lilian l’avait vu grandir, il connaissant son tempérament, ses atouts et ses défauts, sa pureté et sa déchéance. L’élue de l’eau avait été blessée, mortellement blessée, et comme tout animal blessé, elle se défendait jusqu’à la mort. Car elle la sentait cette odeur, cette ombre, cette faux qui rôdaient autour de son corps pourtant encore vivant. Djaniah ne se laisserait pas mourir ainsi. Pas avant d’avoir tout tenté. C’était sa force à elle, ne pas abandonner. Quelques soient les moyens désormais, elle n’hésiterait plus. Et la noirceur déjà couvait en son cœur agonisant. Elle avait déjà décidé de sa voie. Une voie qui ne permettrait peut-être aucun retour à ce temps passé et heureux. S’il fallait commettre le pire, elle le ferait. Peu importait le sort de son âme. Peu importait le sort de son enfant. Elle avait fait son choix.

Et finalement, peut-être était-ce le bon. Lilian l’écouta déverser sa haine et sa colère. Il ne tenta pas de contredire. Il ne tenta pas de la retenir. Aujourd’hui elle se battait seule, il ne lui ferait pas barrage. Leur cœur serré, le Céleste finit par la quitter des yeux. Pour reporter son attention vers le jeune homme blond. Dakeyras Bremer. Intéressant. Vraiment très intéressant. Un gryffon qui portait encore en lui cette flamme et cette pureté. Existait-il réellement ? Il semblait trop parfait pour ce rôle qui manquait cruellement de prétentant au titre... Y avait-il une erreur ? Pourquoi Lilian n’avait-il pas senti plus tôt son essence profonde ? Son lien à son peuple céleste ? Etrange, vraiment étrange que Lilian ait pu ne pas remarquer cette aura si particulière, cette signature de lumière enfouie... Il fallait dire que ces dernières semaines, toute son énergie et toute son attention avaient été totalement absorbées par Cassiopée. Si fragile et désemparée pour ses premiers pas sur cette terre, elle avait nécessité beaucoup de présence et beaucoup de surveillance bienveillante. Elle avait de nombreuses choses à apprendre. Elle avait besoin d’être rassurée et aimée, pour combler l’absence de sa mère.

Dakeyras se mit à s’excuser. Sa bonté ne faisait aucun doute. Pourtant, quelque chose en lui, ou plutôt quelque chose autour de lui planait comme une ombre dangereuse. Comme si un être plus sombre était là et exerçait une influence sur lui. Impossible de dire exactement quel être, quelle influence... Mais, tant que Dakeyras subissait son joug, impossible pour lui d’intégrer réellement une tryade céleste. Celle-ci était trop importante pour la mettre en danger par une emprise sombre. Le cœur de Lilian se serra. Alors qu’il venait sans doute de trouver l’élément manquant, celui-ci ne semblait pas sûr non plus... Prudence donc. Lilian tendit lui aussi sa main pour répondre au geste du gryffon.


Lilian Lebrec, enchanté.

Nulle excuse nécessaire pour Djaniah, je connais son trouble et toi comme Caleb n’y êtes pour rien. Ne t’inquiète pas pour elle, elle est plus forte que beaucoup d’entre nous. Je sens le trouble en toi aussi. Je ne veux pas savoir pourquoi maintenant. C’est trop tôt. Je crois seulement que nous aurons à nous revoir plus tard, lorsque ce sera le bon moment. Ne me demande pas quand, je l’ignore comme toi. Mais fais-moi confiance. Si un jour, ou une nuit, tu te retrouves seul dans le noir, je serai là et je t’expliquerai. Suis ta lumière et ais confiance en toi. Il y a toujours de l’espoir.

Bonne nuit Dakeyras Bremer.


Et il tourna les talons pour retourner tranquillement au château. Il espérait de tout son cœur qu’il était la bonne personne. S’il se trompait...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dakeyras Bremer
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 467
Age : 24
Age Roleplay + Sorts : 14 ans sorts 1 2
Capacités Spéciales : Télékinésie (2)
Date d'inscription : 18/04/2011

Profil du Sorcier
Points de vie:
1350/1350  (1350/1350)
Points de mana:
1450/1450  (1450/1450)

MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   Jeu 30 Aoû - 20:36

Troublant, et en même temps rassurant. Sans savoir pourquoi, les mots de Lilian touchaient directement Dakeyras. Pas comme un envoutement, mais ils résonnaient et venaient se poser doucement dans son esprit. Ses paroles étaient mystérieuses mais pour une fois, le gryffon ne ressentait pas le besoin d’en chercher le sens. Cela lui faisait du bien de rencontrer de nouveau une personne œuvrant pour le bien. Ou du moins, c’est ce que son apparence disait. Ses mots laissaient entrevoir un futur avec de l’espoir, au milieu de tout ce chaos, de tout ce désespoir. Devant la fin qui semblait venir lentement, murmurant sadiquement à l’oreille du jeune garçon depuis quelques temps. C’était comme une lumière venant percer le noir. Et Dakeyras espérait pouvoir s’y accrocher, la suivre, pour qu’enfin, de nouveau, il puisse être lui même.

Il le regarda s’éloigner vers le château, puis en prie finalement le chemin à son tour. Après son bain dans le lac, il avait besoin d’une bonne douche et de vêtements secs. Fire dans la main, il prit tout de même le soin avant de rentrer de récupérer son balai d’un accio.

Le reste de la journée et la nuit à venir serait meilleur que ceux qui précédèrent, et de loin. L’espoir renaissait enfin pour Dakeyras, et il pouvait enfin se concentrer sur son devoir, retrouver Erell.


* Fin du rp *

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://potteroleplay.actifforum.com/t12308-dakeyras-bremer
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Lorsque le coeur cesse de battre [libre]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Lorsque le coeur cesse de battre [libre]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Quiproquo et comedia del'arte [Milena°Gabriel]
» Lorsque le passé revient en force. [Libre 1 personne]
» Lorsque l'étendard se ternit ... (Libre & en cours )
» Au coeur de la centrale.... [Libre]
» Tu m'as trahit pour un rêve, alors je vais faire battre ton coeur pour un cauchemars [PV Hazufel]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: L'École de sorcellerie Poudlard :: Parc et lac de Poudlard-
Sauter vers: