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 Notre histoire est noble est tragique...

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Axel Kalyll
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MessageSujet: Notre histoire est noble est tragique...   Mer 8 Fév - 21:47

« Notre histoire est noble et tragique
Comme le masque d'un tyran
Nul drame hasardeux ou magique
Aucun détail indifférent
Ne rend notre amour pathétique »


C’était une histoire d’amour compliquée. Un amour assez vache, sans qu’il ne soit possible de s’en passer. Axel était infidèle et partagé entre deux amours contradictoires. Et de par et d’autre il était attiré et repoussé. Ils étaient comme cette femme qui n'a de cesse de vous bercer d’illusion pour mieux vous humilier. L’air et l’eau, les deux amants du sorcier, étaient des aimants mensongers. Depuis son voyage, Axel avait soudainement compris les étranges moments qui avaient constitué sa vie sans qu’il puisse jamais les expliquer. Il comprit tout d’un bloc, chaque chose devenant d’une limpidité effrayante. Il ne se souvenait pas, mais il savait. Le loup de ses rêves, la force dans sa magie depuis son retour à Poudlard et ses retrouvailles avec Djaniah, la soudaine poussée enchanteresse radicalisée par son accident et sa cécité brutale, et bien sûr, l’élémentalisme toujours présent et toujours insaisissable. Tout était là, au creux de ses souvenirs oubliés, et de celui qui a tout remplacé : une nuit en Scandinavie.

Combien de paroles avaient été échangé cette nuit là ? Axel avait perdu une identité en en gagnant une autre. Mais était-il prêt à la saisir ? Pouvait-il nier ces seize années à reconstruire à partir de rien ce qu’il était aujourd’hui ? Non, bien sûr que non. Et les réponses avaient encore une fois simplement ouvert d’autres questions. Et le voilà songeant à cette étrange affinité qu’il avait pour des éléments qui ne cessaient de l’appeler et de s’enfuir au loin. Ils étaient comme Eros poursuivi par Psyché. Mais les douleurs de la déesse pour retrouver son amour n’avaient rien de comparable aux souffrances magiques du jeune homme. Car il s’épuisait dans cette tâche qui semblait irréalisable, implacable, inexorable.

Axel se promenait le long de la Tamise. La nuit était tombée, si on n’en croit la forte diminution des bruits et des mouvements dans les rues. On pourrait penser que, pour un aveugle, tout devient nuit. Mais c’est faux. Sans la vue, on sent encore plus à quel point nuit et jours sont différents : ils n’ont pas les mêmes odeurs, ne vivent pas de la même façon, résonnent différemment. Le froid et la chaleur prennent toute leur signification. Axel vivait un hiver bien plus supportable que les autres. Et pourtant, il entendait dans les télévisions des moldus qu’il était singulièrement plus froid que ceux de sa jeunesse. A croire que sentir davantage le froid ne faisait qu’en restreindre la portée. Il le supportait mieux que jamais.

Ce qu’Axel aimait tant dans les rues londoniennes, c’est que la Loi n'y viendrait pas le chercher. Il avait beaucoup changé en quelques mois, mais même s’il eût été reconnaissable, il serait laissé en paix, car le ministère n’en était pas encore à contrôler les moldus et à intervenir au milieu d'eux. Mais la nuit était tombée, et il devenait dangereux de rester. Direction une des bouches d’égout bien caché que l’ordre connaissait bien désormais, et dont Axel savait par cœur l’emplacement.

« Notre histoire est noble et tragique
Comme le masque d'un tyran
Nul drame hasardeux ou magique
Aucun détail indifférent
Ne rend notre amour pathétique »

Axel avait d’abord pensé transplaner à côté du square Grimmauld et y entrer précautionneusement. Mais la soudaine pensée de pouvoir tomber sur quelqu’un lui fit rapidement changer d’avis. Non, il n’avait pas le courage d’affronter quelconque compagnie. On pouvait dire ce qu’on voulait : être aveugle était d’autant plus dur qu’il mettait encore plus en avant les échecs du passé réitérés. Axel était réputé insensible, froid comme la glace, fort comme une tempête. Mais derrière tout cela, il y avait une profonde tristesse, qui réapparaissait dès qu’une pluie naissait, dès que le vent soufflait, dès qu’ils venaient apposer leur marque sur le visage d’Axel, comme la signature éternelle d’une intraitable destinée. Comme le masque d’un tyran…

Non, il ne rentrerait pas. Il n’en avait pas envie. Cette fois encore, son transplanage le porta sur la côte écossaise, aussi vide que l’était le palais immense de son âme triste. Cette fois encore, il se battrait toute la nuit contre lui-même, et contre ce soi-disant destin qu’il ne pouvait laisser gagner. Axel Kalyll n’abandonnait jamais. L’histoire d’Axel et des son élémentalisme était noble et tragique. C’était un duel, peut-être sans fin, mais jamais pathétique. Les seules larmes à couler était la sueur de son front, mue par une nécessité combattive, paradoxale. A la nécessité d’un destin arbitraire, Axel opposait la nécessité d’un choix. Ce combat à mort, il ne pouvait qu’être tragique. L’action épique d’une lutte permanente ne pouvait susciter de pleur qu’une fois l’homme à terre, à la merci de sa propre arrogance.

Axel vérifia que personne n’était là. Un moldu aurait pu le voir arriver, même si la nuit le mettait relativement à couvert. Il dut se concentrer plusieurs seconde pour affermir sa concentration et sa perception magique. Les moldus étaient particulièrement difficile à sentir, puisqu’il n’étaient qu’obstacle, que miroir des flux magiques qui l’entouraient. Après une dizaine de secondes à rester immobile, il se déplaça enfin, longeant la côte le plus loin possible, au bruit des vagues et éclairé par la lumière de la mémoire. Enfin, il trouva le fameux trou dans la falaise, qui le conduisit au bord des flots. Une centaine de mètres plus loin, une caverne la pénétrait, laissant entrer l’eau par intermittence. Elle se remplissait en partie lorsque la marée montait, assurant à celui qui y restait consciemment enfermé une longue tranquillité. C’est là que sa magie, protégée par une barrière magique impénétrable, pratiquait encore et encore toujours le même exercice.


Quand l’humain vacille face au danger
Une flamme lui prête sa vaillance éternelle
Quand sa force décroit et se tait
Un torrent le protège par ses cours immortels

Une fois je saisis ma flamme courageuse
Une fois je conduis mon torrent protecteur
Je chante en enchanteur la puissance enflammée
Quand le périple arrive mon souffle bienfaiteur
Invoque de mon âme la magie orageuse

Ainsi vient la magie qui combat le fléau
Tout s’arrête ici tant espoir que désespoir
Ils se lient maintenant la flamme et les cours d’eau
Et qu’ils forment sa sphère,
son bouclier,
son miroir

Tuere me.


La barrière magie vint se coller contre la paroi rocheuse et bloquer l’eau qui y restait prisonnière. Plus rien ne pouvait sortir, plus rien ne pouvait entrer. La valse des sortilèges commença à nouveau.

Aquis Rego Pareo !
Un tressaillement vint agiter l’eau encore présente dans la bulle magique.
Aquis Rego Pareo !
Une légère ondulation la parcourut.
Aquis Rego Pareo !
Une vague secoua l’eau sur quelques centimètres à peine.
Aquis Rego Pareo !
Puis rien.
Aquis Rego Pareo !
Rien.
Cinq incantations à peine, et Axel s’écroula, épuisé. Cinq incantation à peine.


IL resta allongé plusieurs minutes, avec le sensation d'être complètement vidé. Il avait entendu une réaction de l’eau, à peine perceptible, mais présente. Si peu présente... Puis il recommença. La même série. Le même effet. Le même épuisement. Plus il essayait, moins il avait l’impression de réussir, et plus il avait besoin de temps pour réussir à se remettre debout. Axel se tuait à la tâche, presque littéralement.

Revigor.

De nouveau sur pied, Axel entama la nouvelle série. Il la pratiquait depuis moins longtemps mais avait des résultats similaires – pas très bon, donc.
Aeris rego pareo.
L’air était traditionnellement plus dur à maîtriser pour un sorcier lambda, et pourtant… Comparé à l’eau, c’était presque une facilité pour Axel. Mais en même temps, et paradoxalement, il ressentait une réticence plus forte de l’air. C’est comme si à la fois et simultanément, il avait plus d’affinité et plus de distance avec cet élément.
Aeris rego pareo.
Un léger mouvement invisible agita l’atmosphère, comme si une main de chef d’orchestre l’avait battu en une cadence rapide.
Aeris rego pareo !
L’effet s’était-il intentifié ? Impossible de le savoir.
Aeris rego pareo !
Axel eut subitement une impression de contrôle, puis tout disparut, il ne perçut plus rien. L’air s’était comme évanoui.

Et…



Et l’éternel recommencement,
Un cycle de vie, trois amants
A l’histoire noble et tragique
Sans drame hasardeux ou magique.


_________________

Rien n'arrête un vent qui souffle, un esprit.
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