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 * Entrée de Poudlard * Recommencement. [PV]

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Léocadie de Dinechin
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MessageSujet: * Entrée de Poudlard * Recommencement. [PV]   Lun 28 Nov - 20:44

Pile, face. Vrai, faux. Aime, déteste. Caché, trouvé. Perdu, passé. Reculer, avancer.

***
L’air de cette fin d’après midi est froid et humide. Le brouillard étend ses grappes cotonneuses de part et d’autre du chemin et un vent glacial agite les branches des arbres, qui semblent frissonner dans la nuit approchante. Je m’arrête un instant à la grille de fer forgé et détaille l’immense bâtisse se tenant sous mes yeux. Une boule se noud dans ma gorge. Le château s’est paré d’un habit de froideur et de tristesse. Et même les lumières tremblotantes derrière les vitraux n’arrivent pas à réchauffer les murs de pierres grises. Les troncs humides des pins près de moi percent, sévères et noirs, des vapeurs blanches montant du sol. A quelques pas, ils virent à l’argenté avant de se fondre complètement dans la brume blanche. Le froid commence à me mordre âprement et, à l’exception des baies rouges d’hiver qui ont envahies les haies durant mon absence, toute couleur semble évanouie du monde.

Je serre d’une poigne ferme la canne de merisier qui est désormais mienne et je commence à gravir l’allée centrale, prenant garde de ne pas déraper sur le sol recouvert d’une fine couche glacé. Mon souffle gèle devant mes yeux qui se dessèchent et je sens mes lèvres se craqueler. J’enfoui mon visage dans l’écharpe douillette de laine rose pâle que Loélia m’avait fait parvenir par hibou début de semaine. Je n’ai cependant pas osé y assortir le bonnet à pompon reçu au même moment et je le regrette amèrement maintenant. Je m’arrête au bout d’une vingtaine de pas. Le froid humide engourdie ma hanche et s’infiltre pernicieusement dans les fissures de mon bassin fracturé, m’arrachant des grimaces de douleurs. Puis quelques larmes. Je vais vomir. Je suis de glace… je … Mes os se contractent, se pressent, pincent mes muscles. Ma tête me tourbillonne confusément. Je m’oblige à respirer profondément pour refouler toute ma détresse. Je peux monter ce foutu chemin ! Canne ou pas canne !

Je reprends mon ascension en me félicitant d’avoir mis une paire de tennis. Je n’y serais jamais arrivé avec mes autres paires de chaussures. Il faut dire maintenant que ce que je porte sur le dos m’indiffère au plus haut point. Heureusement peut être car sinon Loélia n’aurait jamais eu la satisfaction de voir son écharpe autours de mon pauvre cou. C’est bien trop enfantin pour être porté par De Dinechin. David a sans doute raison en disant que j’ai une réputation à tenir. Mais laquelle ? Celle de la fille froide pleine de rancœur contre le monde ? Celle de la fille qui faisait et défaisait la mode dans sa maison ? Celle de la Veuve Noire ? Celle de l’élève brillante mais ingérable ? Je réprime un rire sarcastique. Comme c’était loin de moi, maintenant. Ou peut être trop près, allez savoir. Quoi qu’il en soit… le jeans gris souris et le pull noir col en V que je porte actuellement ne sont pas de ceux qui vont provoquer l’hystérie des jeunes Serdaigles. Bien trop basique pour cela. Sans aucune personnalité.

Comme moi.

***
Tu es comme un tank. Tu n’as pas d’instinct de survie. Tu fonces droit devant toi et tu crois que rien ne peut t’arrêter, jusqu’à ce que tu tombes sur un autre tank plus gros que toi.

***

Je ferme les yeux et ressert le caban de laine mélangée autours de ma poitrine. J’ai l’impression d’avoir perdu pied et le monde entier semble tournoyer en spirales excentriques. Il y a forcément quelque chose à faire pour améliorer la situation. La soirée devient nuageuse. Et je trouve ça déstabilisant. Comme si les nuages bas ne se contentent pas de couvrir la lumière de la lune pâle qui perce maintenant le ciel mais dérobent aussi celle des lanternes de part et d’autre de l’allée. Je peste. Le perron et l’immense porte de bois écaillée me semble à des milliers de kilomètres de moi alors que je ne suis qu’a quelques dizaines de mètre de l’énorme chêne qui annoncent la cour pavé. Quand soudain, je le vois. Durant une fraction de seconde, le temps paré se figer. Non, pas exactement se figer, plutôt vibrer sur place, miroiter. Les lumières clignotèrent avant de se rallumer. Si l’instant avait pris corps, il serait celui d’un papillon battant des ailes et virevoltant vers le soleil.

***

Si tu savais comme je me sens mal. Ce n'est pas de ta faute, c'est mon cœur qui déconne. Je t'ai déjà expliqué à quel point j'ai peur mais là, c'est surtout que je ne me sens pas à la hauteur. Ce que je ressens pour toi est vraiment fort mais, tu mérites mieux qu'une fille qui n'est pas sûre de ses sentiments. Tu vaux bien plus que ça.

Tu mérites mieux qu'une fille perdue, qui doute sans arrêt. Tu mérites mieux qu'une fille instable, mieux qu'une fille comme moi. Parce que je sais que je vais te faire du mal et je ne veux pas que tu sois malheureux. J'ai besoin d'un peu de temps pour réapprendre à aimer sans mentir. J'ai besoin d'effacer mes erreurs pour avancer. J'ai besoin de tuer mes démons, de me laisser aller et surtout de me sentir libre. Mais surtout, j'ai besoin de toi, pour tout recommencer.

Tu as su me donner ce que personne avant ne m'avait encore apporté. Dans tes bras j'ai trouvé un équilibre, un endroit pour respirer. Et depuis le début, tout est parfait. Tu as bien remarqué que parfois, je me perds, que je ne sais plus où j'en suis. Et au moment où je t'écris ces mots, c'est le cas. Je sais que tu m'aimes et je ne me permettrais pas de remettre en question tes sentiments car je sais qu'ils sont sincères seulement c'est moi. C'est moi qui doute et qui ne sait plus quoi faire pour te faire comprendre que j'ai mal d'être si distante avec toi, que j'ai mal de te repousser parfois.

C'est la première fois que je me perds dans mes mots, c'est la première fois que quelqu'un m'aime comme ça alors, apprends moi à ressentir la même chose que toi, apprends moi à trouver les mots justes, les mots qui feront sourire ton cœur.

N'oublie pas que malgré mes peurs, je t'aime.


***
Je le regarde, comme je l’ai toujours fait. Ma main tremble légèrement sur le pommeau d’argent. Les pensées sont des choses glissantes et éphémère, faibles exhalaisons apportés par le vent glacial, trop lointaine pour être saisie. Il reste assis sur le muret de pierre, tout recroquevillé, et même lorsque le froid le fait trembler, il ne bouge pas. Je le regarde, ne comprenant pas ce qu’il fait dehors à une heure pareil, tout juste recouvert d’une petite laine. Une partie de moi veut le rejoindre mais l’autre … s’y oppose. Le désir éveille une pensée, et la pensée fait naître le souvenir des jours flottant, chutant autours de moi, des jours étendus, immobiles et froissés, sur le sol. Seul demeure la nostalgie. Je l’observe. Il ne m’a pas encore remarqué. Je l’observe. J’attends qu’il se tourne et distingue ma silhouette sombre dans l’allée. Il tire son bonnet sur ses oreilles, expire et regarde son haleine tourbillonner dans l’air. Il frappe des mains pour réchauffer ses doigts engourdis par le froid et s’apprête à partir. Je ne peux pas rester là plus longtemps.

Je vide moi aussi longuement mes poumons. Et j’avance, heurtant à petit coup les pavés glacés- toc toc toc. Sans hâte et en le contemplant comme s’il est la chose la plus importante du monde. Le bruit est léger mais sa tête pivote immédiatement dans ma direction. Ses yeux trouvent d’abord le nuage de mon souffle, puis il me voit avancer lentement, précautionneusement, ne sachant pas comment il allait réagir. Figé sur place. Parfaitement immobile. Je me tiens devant lui, au bat des escaliers de granit. Il reste aussi silencieux que moi, sans le moindre mouvement. Mes lèvres inférieures tremblent. Lorsque mes paupières battent, trois larmes brillantes laissent des traces cristallines sur mes joues. Il pourrait contempler tout ces petits miracles : mes pieds, mes mains, mes doigts, la forme de mon visage mais il n’ya que mes yeux. Le vent se lève à nouveau entre les arbres. Le froid me mord les doigts mais je ne lâche rien. Des flocons légers, délicats, voltigent maintenant comme des pétales de fleurs.


Dakeyras, je murmure très bas, Dake dis quelque chose …

Je sens les choses s’éloigner de moi. J’avais trouvé le paradis, je l’avais saisi et agrippé aussi fort que possible, mais il se délite, ses fils immatériels s’effilochent, glissent entre mes doigts et, trop fins, échappent à ma prise.
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MessageSujet: Re: * Entrée de Poudlard * Recommencement. [PV]   Dim 4 Déc - 17:52


Un mois de séparation. Un mois de manque. Un mois de tristesse, de désespoir et de morosité. Cela faisait un mois qu’il manquait quelqu’un. Depuis un mois, Dakeyras n’avait pas vu sa belle ténébreuse. Cela faisait un mois qu’il avait été séparé d’elle, après cette nuit en Albanie où elle avait failli perdre la vie. Il n’avait presque pas eu de nouvelles pendant tout ce temps, il n’avait pas le droit de sortir de Poudlard et n’avait pas pu aller la voir. Toutes les nuits il avait pensé à elle. Elle était la seule personne à qui il tenait encore sur cette terre, la seule personne à pouvoir l’aimer encore. S’il l’avait perdu, il aurait été anéanti. Elle aurait été la personne de trop à partir et il ne s’en serait pas relevé. Il l’aimait tellement. Il avait envie de sentir à nouveau l’odeur de ses cheveux et de sa peau douce et chaude, son contact. Il avait envie de voir son visage, de sonder son regard. Il avait envie de lui dire comment il l’aimait. Il avait envie de tellement de chose....

Il avait prit l’habitude depuis quelques jours de venir s’asseoir sur ce muret dans la cour pavée de l’école. Il l’attendait là pendant de longues heures, dans le froid. Il se morfondait seul sur ce bout de pierres froides. Ce soir là, il n’avait mis qu’un petit pull, couvrant juste sa tête d’un bonnet tellement fin qu’il ne servait pas à grand-chose. La nuit tombait et des ombres peut rassurante faisaient leur apparition. Poudlard était bizarre depuis quelques temps. Il sorti Fire pour lui tenir compagnie. En général, il attendait que le froid vienne le glacer jusqu’au os et que ce ne soit plus supportable pour repartir. Ce soir là, le vent était particulièrement agressif, s’engouffrant dans chacune des ouvertures laissées entre les vêtements. Le gryffondor fut prit d’un frisson qui le fit trembler de la tête aux pieds. Ses mâchoires se mirent à claquer l’une contre l’autre. Chacun de ses souffles laissent sortir un petit tourbillon de fumée blanche. C’était là le moment où il ne pouvait plus rester dehors. Il rangea sa baguette et ajusta son bonnet sur ses oreilles gelées. Il frappa dans ses mains, les frottas et souffla à l’intérieure pour essayer de les réchauffer. La chaleur sur le froid lui brûla le bout des doigts. Il grimaça puis sauta du muret pour reprendre le chemin de l’école dans laquelle il faisait chaud. Elle ne viendrait plus ce soir.

Il avançait, s’éloignant à la hâte pour se mettre hors de portée de ce temps. Mais le gryffon se stoppa net lorsqu’il entendit de petit choc contre les pavés. Il pivota sur lui-même aussi vite qu’il le put, manquant de déraper sur les pavés verglacés. C’était elle, elle était là, debout en bas des marches. Elle était habillée d’une façon bien différente de ses habitudes, mais tout lui allait si bien....Et elle portait cette canne pour se soutenir. Mais tout ces accessoires n’était pas important, ce que le gryffondor préféra admirer, c’était les yeux de sa tendre et douce. Ils échangèrent un regard encore plus profond que ceux qu’ils avaient l’habitude de ses donner. Il aperçu les quelques perles luisantes qui glissaient le long de ses joues. Il laissa lui aussi s’échapper quelques gouttes de ce nectar de tristesse, également annonciateur de joie. Celles du jeune garçon traduisaient autant la joie que la tristesse. La tristesse de ne pas avoir su la protéger, la sauver et en même temps la joie de la retrouver.

Pendant tout ce temps, aucun des deux n’avait bougé. Ils n’osaient pas. Une nouvelle rafale de vent vint faire frissonner Dakeyras. Des flocons délicats se mirent à tomber, l’hiver était bien là.
Sans un mot, le regard toujours plongé dans le sien, il se dirigea doucement vers Léocadie. Plus il avançait et plus il pouvait admirer sa beauté. Lorsqu’il arriva à sa hauteur, il ne dit rien tout de suite. Il prit sa main libre dans la sienne et caressa son doux visage de l’autre main, effaçant les traces de larmes. Il posa sa tête contre la sienne, s’enivrant de son odeur envoutante. Puis il ouvrit enfin la bouche.


Tu m’as tellement manqué... Je t’ai attendu si longtemps... J’ai l’impression qu’une vie entière nous a séparés alors que ce n’était qu’un mois... Je n’ai fait que penser à toi tout ce temps... Je t’aime tellement Léocadie...

En prononçant ces mots, les larmes affluèrent à nouveau. Il recula sa tête pour de nouveau toiser le regard de celle à qui il donnait, il donne et il donnerait tout ce qu’il avait à offrir.

On avait promis de ne pas se quitter, et pendant un moment, j’ai cru que tu m’avais abandonné... Mais maintenant tu es revenue.

Il déposa un baiser sur les lèvres de la jeune fille. Un long baiser comme il avait envie de lui en donner depuis le début de son absence. Les flocons de neige tournaient follement autour d’eux, rendant le moment unique et merveilleux. Eloignant à nouveau son visage de celui de la jeune fille, il l’observa longuement en souriant. Il tendit sa main dans le froid et attrapa quelques uns des morceaux de glace éphémère. Tendant son main vers la serdaigle.

Tu es comme ces flocons, unique et si belle...

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Léocadie de Dinechin
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MessageSujet: Re: * Entrée de Poudlard * Recommencement. [PV]   Sam 17 Déc - 10:38

Tu passes ton temps à me sauver.

La phrase tombe, non pas comme un couperet, mais comme une constatation. Neutre. Sans arrière pensées aucune. Aussi sobre que le présentateur météo quand il annonce la pluie et le beau temps. Quand le mathématicien annonce que deux et deux font quatre. Et en même temps, elle ne peut se contenir dans une voix atone, et la tristesse se mêle à la nervosité ainsi qu’à une pointe d’amusement. Les mots chantent les drames, les mots viennent de l'âme, les mots n'ont peur de rien car les mots sont une arme. J’attrape sa main et commence à jouer avec ses doigts, indifférente aux ombres ambiantes et au froid glacé qui menace de nous emporter. Puis, désignant du bout de la canne, le fin manteau blanc qui recouvre le parc, j’enchaine :

C'était l'hiver de mes dix ans, il a neigé énormément, au moins vingt centimètres, on se serait cru dans un autre monde, un grand manteau blanc avait recouvert la ville. Loup et moi on s'était bien couvert et on a fabriqué un igloo avec un tunnel, dans le minuscule jardin du foyer, on a joué dedans toute la journée. On était des esquimaux, des aventuriers en mission. Nos murailles de neige nous cachaient, on était en sécurité, j'aurais voulu que le temps s'arrête pour lui et moi, m'enfermer dans notre château magique, rester une enfant rien qu'un jour de plus, mais j'ai commencé à avoir froid.

En ce moment, je meurs de froid et ce n’est pas à cause de la neige, cette fois. Je crois qu'ils ne vont pas tarder ceux qui doivent venir : les guérisseurs, les journalistes, les intellectuels et aussi toutes les personnes du ministère. Ils essaieront de comprendre ce qu'il s'est passé mais ils ne vont pas y arriver. Ce qui est triste, c'est que même si on s'en sort, plus rien ne sera comme avant, il y a des choses qu'on n'oublie jamais. Pas vrai ?


Je plante un regard aigue dans le sien. Depuis mon passage à Sainte Mangouste et mon combat avec Dryden, je sais que cette guerre est une monumentale supercherie. Que Jinx et le reste de sa troupe se fourvoie. Jamais nous n’avons eu la moindre chance de gagner cette guerre, même avec les anges de notre côté. Pas la moindre chance. C’est maintenant l’affaire des fous et des optimistes, voir des utopiques.

En face ce ne sont que des gamins… Comme nous tous. Nos vies sont un peu différentes mais il nous arrive de connaître la solitude et la peur nous aussi. Comment en sommes nous arrivé à nous haïr autant les uns et les autres ? Regarde autours de toi, deux secondes ! On est tous pareil, on est tous des gamins ! On a les mêmes angoisses, on souffre tous, on pleure tous ! On ne devrait pas se battre entre nous, c'est suffisamment dur comme ça. La guerre dehors est assez triste et moche. Le monde n’a rien de magique, au final, Dakeyras …

En me lovant dans ses bras, pour enfouir mon visage dans son cou, je murmure, la voix rauque :

Moi, j'ai envie de croire aux contes de fées. Au moins, tout finit bien dans ces histoires là.

Après un long silence à entendre les flocons crépiter sur le sol gelé, je sors de ma poche l’enveloppe qui ne me quitte plus depuis mon départ pour l’Albanie. Il est temps d’allé l’emmener chez son propriétaire. J’effleure sa texture granuleuse et douce sous mes doigts puis l’agite sous les yeux du gryffon :

Je veux que tu viennes avec moi, Dake. J’ai cette lettre qui attend de retrouver son destinataire. Il faut qu’il sache que la vie à passée et que maintenant, je vais en avant. Il est vengé. Il peut reposer en paix. Pour moi, la paix n’a jamais était une option et il semblerait qu’elle ne le soit pour plus personnes aujourd’hui. Mais j’ai besoins que tu viennes avec moi. J'aimerai que tu me dises que tu me soutiens, que quelque soit l'épreuve on l'affrontera tous les deux, que c'est le plus beau jour de ta vie et que je n'ai pas à m'inquiéter.

Guettant sa réponse avec une certaine appréhension, je me demande s'il y a encore des absolus ? S'il y a encore le bien et le mal, les bons et les méchants, les mensonges et la vérité ou si tout est négociable sujet à interprétations floues.

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Dakeyras Bremer
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MessageSujet: Re: * Entrée de Poudlard * Recommencement. [PV]   Mer 28 Déc - 14:37

Le plus beau jour de ma vie n’arrivera jamais Léocadie.

La phrase avait claqué dans la bouche de Dakeyras.

Il m’a été pris, enlevé. Ce n’est pas ta faute, ce n’est pas la mienne. C’est la faute de cette guerre et de ces hommes prêts à tout pour répandre le chaos. Le plus beau jour de ma vie devait être celui où tous les gens que j’aime sont vivant et à mes côtés. Mais maintenant que mes parents sont morts, il n’arrivera plus.

Il referma ses doigts sur ceux de la jeune fille blotti contre lui et porta sa main à sa bouche pour y déposer un baiser.

Tu embelli chaque jour de ma vie. Sans toi, je ne serrais rien, je serrais perdu. Je ne veux pas te perdre, jamais. Mais c’est pour cette raison que l’on doit se battre contre ces gamins. Car ils aspirent à faire le mal, ils sont la futur génération de mangemorts, de mages noirs ou que sais je encore. Ils ne sont pas comme nous, ce qui nous différencie, c’est qu’eux sont prêts à maltraiter ou à tuer pour assouvir leurs plus sombres désirs. C’est pour cette raison qu’il faut détruire le mal dans l’œuf. Ça ne me plait pas de me battre contre eux, peut être que je finirais même par y laisser la vie. Mais c’est nécessaire.

Le jeune garçon passa une main dans les cheveux soyeux de la serdaigle.

La guerre a tué mes parents, et a failli t’emporter en Albanie. Je veux profiter de chaque instant. Je veux t’aimer et passer du temps avec toi. J’irais avec toi donner cette lettre à celui qui, avant moi, a su prendre soin de toi. Je te soutiendrais comme tu en a besoin parce que tu le veux, et parce que j’en ai envie. Parce que j’ai confiance en toi et en ce que tu fais. Parce que je veux ton bonheur.
Nous surmonterons toutes les épreuves ensemble, main dans la main. Je ne te laisserais pas, je te l’ai déjà promis, mais je réitère ma promesse. Tu pourras toujours compter sur moi. Je te le promets Léocadie.


Il déposa un baiser sur son front. Sa peau était froide, rafraichie par le vent glacial qui soufflait. Dakeyras frissonna une énième fois. Cet hiver s’annonçait froid et dur. Se détachant légèrement de la jeune fille, il entraina sa main pour l’inviter à rentrer au château.

Viens, allons nous mettre au chaud. Je ne veux pas que tu attrape froid.

Il s’inquiétait pour elle, malgré son passage à Sainte Mangouste, elle était encore faible et le froid en profiterait pour s’attaquer à elle. Il ne voulait pas qu’elle tombe malade.
Il lui enfonça son bonnet sur la tête, elle en avait plus besoin que lui. Il prit son sac et garda le contact de sa fine main dans la sienne.


Nous veillerons toujours l’un sur l’autre, je te le jure. Je donnerais ma vie pour toi s’il le faut.

Ils étaient arrivés dans le hall. La température était plus supportable et plus agréable ici qu’à l’extérieur.

En tout cas, tu me rends heureux, et j’espère que tu l’es toi aussi car c’est tout ce qui compte pour moi.

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MessageSujet: Re: * Entrée de Poudlard * Recommencement. [PV]   Jeu 5 Jan - 15:31

J'ai passé énormément de temps à pleurer, à l’hôpital. Le chagrin est comme un vieil ami. A force, il est capable de te faire croire qu'il fera toujours partie de ta vie, que tu ne connaîtras jamais le bonheur. Mais c'est faux, on peut très bien s'en débarrasser. Et le meilleur moyen, c'est de tomber amoureux. Tu m'as redonné espoir.

Je dépose un baiser sur sa joue pâle et jette un regard autours de moi. Je me sens bien. Je suis rentrée à la maison. Je me souviens de la note envoyé par Jinx pendant mon séjour à Sainte Mangouste . Il disait que ma fugue n’était pas passé inaperçu et que j’aurais sûrement droit au blâme dès que j’aurais posé le pied sur la marche de l’escalier. Je guette cet instant avec indulgence. Je n’en attendais pas moins de l’autorité malgré les tourments qui agitent le château comme le vent secoue le frêle bambou sans jamais le voir plier. Je reste neutre. Je veux être neutre. J’en avais assez que l’on s’approprie ma vie et mon destin. Ma voix vibra d’une détermination et d’une colère contenue.

J’ai déjà trop donné. Je ne suivrais plus personne aveuglément. Jamais. Mon avenir, il m’appartient. Ton père, à l’époque, m’avait fait une offre que je n’ai pas l’intention de refusé. Je vais m’y employé dès maintenant. Je sais ce que j’ai à faire et je ne veux plus que quiconque se mêle de ma vie. Non, tais toi, je ne veux pas de leçon de moral maintenant, ne me dis pas comment je dois agir et ne prétends pas comprendre ce que je ressens. Je dois aller voir Jinx maintenant. Il faut que je lui parle.

Je souris pour atténuer la dureté de mes paroles. Je suis fatiguée. Émue. Infirme. Je jette un regard méprisant à ma canne puis ôtant le bonnet de Dakeyras de ma caboche, je lui dis :


J'ai compris que le bonheur, ce n'est pas de vivre une petite vie sans embrouilles, sans faire d'erreurs ni bouger. Le bonheur c'est d'accepter la lutte, l'effort, le doute, et d'avancer, d'avancer en franchissant chaque obstacle. Seulement, je ne veux plus lutter contre du vent. Je sais que tu n’en a pas conscience ou plutôt- puisque tu n’es pas idiot -l’admettre, mais cette guerre n’est pas la notre. Elle ne l’a jamais été. Et on ne la gagnera pas.

Lui fourrant le bonnet dans les mains, je me dirige maintenant vers le bureau de Jinx, d’un pas incertain, prenant garde de ne pas glisser sur le carrelage mouillé. J'ai arrêté de regretter mon passé. Maintenant, j'ai réalisé que je dois l'accepter, car il est une partie de mon présent et la base de mon futur. C'est grâce à tout ce que j'ai vécu que j'ai appris que je ne pouvais pas tout contrôler, que les évènements allaient et venaient. J'ai réalisé que la vie n'est pas celle que je croyais, qu'elle n'est pas toujours facile. La vie est dure et on doit se battre pour ce que l'on désire, ce que l'on veut...

Je ne veux pas être quelqu’un d’illogique. Je n'ai jamais compris comment on pouvait dire une chose et penser son contraire, jurer qu'on aime quelqu'un et le blesser, avoir un ami et l'oublier, se dire de la même famille et s'ignorer comme des étrangers, revendiquer de grands principes et ne pas les pratiquer, affirmer qu'on croit en Dieu et agir comme s'il n'existait pas, se prendre pour un héros quand on se comporte comme un salaud. Je ne voulais pas faire partie de cette guerre. Mais aurais- je seulement le choix ?



* Fin du RP *
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