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 *Windsor* Manoir Bremer [PV]

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Dakeyras Bremer
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MessageSujet: *Windsor* Manoir Bremer [PV]   Mer 29 Juin - 15:12

LE DERNIER JOUR DE CES VIES


L’année scolaire était fini, laissant place aux vacances. Dakeyras avait fait beaucoup de rencontre intéressante en cette troisième année. Il prit goût à se les remémorer pendant qu’il faisait sa malle. Il y avait d’abord eu Loélia, sa meilleure amie, elle était devenue en quelques temps une personne très importante à ses yeux et à son cœur. Il y avait ensuite eu Jinx, son préfet, avec qui il avait passé un moment de franche camaraderie lors du pique nique. Il y avait eu ensuite Hector, plus discret, il ne le connaissait pas plus que ça mais l’avait trouvé sympathique. Il avait aussi connu David et Héloïse qui était devenue, lui, quelqu’un très agréable à côtoyer et qui partageait les mêmes idées que lui et, elle, qui était devenu très proche de lui mais qui s’était alors éloignée. Il y a rencontré également Léocadie, une fille très jolie avec qui il avait su être proche très facilement. Puis, il pensa à Caleb et Corwin, deux âmes si sombre, si noires, qui étaient si tourmentées, mais il savait qu’au fond d’eux, il y avait du bon.

Il s’arrêta de penser, oubliant surement beaucoup de monde mais il était temps de partir. Il ferma sa malle, prit Fire qu’il rangea dans son fourreau. Il prit sa malle et parti, il jeta un dernier regard derrière lui sur ce qui avait été sa chambre pendant cette année. Il embarqua à bord du Poudlard express direction Londres. Le train était chargé et il y avait beaucoup de bruit. Il pouvait discerner les chansons de certains élèves, heureux d’être en vacances et de rentrer chez eux pour la période estivale. Epuisé par la nuit agitée qu’il avait passé, il s’endormi. Lorsqu’il se réveilla, tout le monde s’afférait pour sortir du train, ils étaient arrivés.

A Londres, il prit un autre train en direction de Windsor, sa ville natale où il retrouverait ses parents et sa demeure familiale. Durant le trajet il pensa à ce qu’il trouverait en rentrant chez lui, sa mère lui aurait surement préparé des pancakes avec du sirop d’érable. Il leur raconterait plus en détails que dans ses lettres, ce qui s’était passé pour lui à Poudlard cette année. Ils veilleraient tard et profiteraient de leurs retrouvailles. Il aimait beaucoup ses parents et ses parents l’aimaient beaucoup. Il était fils unique et regrettait de ne jamais avoir eu de frère ou de sœur avec qui partager cet amour parental. Il retrouverait également sa grande chambre avec toutes ses affaires. Une seule chose manquerait qu’il ne retrouverait jamais, la présence physique de Fire pour lui tenir compagnie.

Il vit le train ralentir et il sut qu’il était arrivé. Il se précipita pour descendre, pressé de retrouver ses parents. Il faisait nuit et le trajet avait été long. Il posa les pieds sur le quai et chercha ses parents du regard. Ne les trouvant pas, il fût surpris car ils étaient toujours là pour venir le chercher. Il se dit qu’il allait avancer à pied, que peut être ils étaient en retard, ou qu’ils avaient oublié. Cette seconde hypothèse lui semblait impossible. Après tout, le manoir Bremer ne se trouvait pas si loin et marcher lui dégourdirait les jambes. Il avança vivement, tout excité à l’idée de pouvoir enfin sauté dans les bras de ses parents qu’il avait laissé durant tout ce temps. En arrivant devant le manoir, il vit que la voiture de ses parents était là. Il regarda vers l’intérieur de la demeure et découvrit avec horreur que des éclats lumineux éclairaient le bas de la maison. Un combat y faisait rage.


Mais que...

Sans réfléchir, il déposa sa malle sur le sol et se précipita vers l’immense portail en acier noir. Il tenta de l’ouvrir mais celui-ci était fermé. Dans la panique, il ne réfléchi pas et au lieu de simplement tenter de lancer un sort contre la ferraille qui le séparait de la bataille, il se mit à escalader le mur en pierre tout proche. Une fois de l’autre côté, il se retrouva au milieu des arbres touffu qui bordait le jardin. D’ici, il entendait des bruits d’explosion en tout genre qui venait de l’enceinte de la demeure. Il voulu courir jusqu’à celle-ci, aller aider ses parents en danger. Mais il ne put rien faire, ses jambes étaient bloqué. Il ne réalisait pas ce qui se passait, pourquoi quelqu’un pouvait en vouloir à ses parents.

Soudainement, il réussit à bouger, courant, utilisant tout ses muscles, à la fois motivé par la peur de perdre ses parents et en même temps par l’adrénaline que lui provoquait cette même émotion. Il parcouru vingt des cinquante mètre qui le séparait du manoir. Mais il se stoppa net lorsqu’il aperçu à deux reprises un éclat vert. Alors, il comprit, le sortilège de la mort, celui qui mettait fin à la vie, qui anéantissait les rêves, les espérances, l’amour, l’amitié, le sortilège qui était à la source de tout le mal et qui en quelques secondes réduisait à néant la vie de quelqu’un, tout ce qu’il avait construit et ce qu’il avait prévu de faire. Le sortilège qui tuait des enfants, des hommes, des femmes et des vieillards et qui ne faisait de cadeau à personne.

Il entendit le bruit de la porte d’entrée qui s’ouvrait. Il se cacha comme il le pu dans les buissons alentour, regardant dans la direction de l’endroit d’où s’apprêtait à sortir les meurtrier de ses parents. Ils étaient quatre, entièrement vêtu de noir. Ils rigolaient grossièrement, content de ce qu’ils venaient d’accomplir. Dakeyras senti monter en lui un sentiment qu’il n’avait jusque là ressenti qu’une seule fois dans la bibliothèque, face à Caleb Roarch. De la haine. Il éprouvait une haine si puissante qu’il avait du mal à la contenir. Il avait envie de leur sauter dessus, de les égorger, de les éviscérer pour les punir de ce qu’ils avaient fait. Mais une nouvelle fois, il était incapable de bouger, de faire quoi que ce soit. Il y avait parmi eux une femme et trois hommes. La femme tendit son bras et fit apparaître dans le ciel, la marque de Voldemort, la marque des ténèbres.


Des mangemorts !


Ils s’éloignèrent un peu de la maison et l’un des hommes tendit à son tour sa baguette vers le manoir. Il avait surement l’intention de le faire brûler, de le faire exploser, détruisant ce qu’il restait à Dakeyras et faisant disparaître les corps. Mais ils n’eurent le temps de rien faire, car des trainées blanches apparurent dans le ciel, les aurors arrivaient. Ils apparurent dans le jardin des Bremer. Ils étaient cinq, en supériorité numérique. Les sorts fusèrent aussitôt, mais les mangemorts résistaient difficilement et ils se volatilisèrent en s’envolant sous formes de trainées noires qui leur étaient caractéristiques. Le calme était revenu et le jeune garçon sorti de sa cachette. Les aurors qui étaient nerveux se tournèrent aussitôt vers lui, baguette tendues. Ils étaient prêts à l’action. Dakeyras s’arrêta alors. Une fois qu’ils virent que le danger n’était pas présent, ils baissèrent leur baguette et l’un d’entre eux s’adressa à lui :

Que fais-tu ici ?

Dakeyras dégluti avec difficulté et faisant abstraction de la boule qu’il avait dans la gorge, il dit difficilement :

C’est chez moi ici...

Il senti la douleur dans son cœur, et la tristesse qui montait mais retînt ses larmes. L’homme qui s’était adressé à lui, fit signe au autres de se diriger vers la maison et lui, vînt vers le jeune garçon. Mais celui-ci protesta :

Non ! Cria t-il. Puis ayant attiré l’attention de tout le monde, il reprit une voix plus douce. Laissez-moi entrer seul, s’il vous plait. J’ai besoin de les voir et de partager un moment avec eux, seul.

Le grand auror qui était près de lui regarda alors les autres pour leur signifier d’attendre et invita Dakeyras d’un geste de la main vers la demeure à s’y rendre.


Le jeune garçon avança alors doucement vers la porte d’entrée encore ouverte. La lumière était encore allumée à l’intérieur. Il progressait lentement, l’angoisse montait. Il savait ce qu’il allait trouver à l’intérieur. En arrivant devant la porte d’entrée, il posa sa main sur la poignée ronde. Il se dégageait une odeur de pancakes et de sirop d’érable. Il ferma les yeux un instant, repoussant encore ses sanglots. Puis il entra. La maison était en désordre, des morceaux de mur avait était arrachés et de la poussière ainsi que des débris volait encore. A droite, la cuisine d’où se dégageait l’odeur agréable et à gauche, le salon. Ils étaient là, couchés au milieu de la pièce, inanimés. Ils étaient couchés ensemble, côtes à côtes. Dakeyras avança doucement, les regardant, ils avaient l’air de dormir les yeux ouverts. Mais ce n’était qu’une illusion, la vérité était, elle, tout autre. Il s’abaissa, s’agenouillant devant eux, il prit leurs deux mains. Elles n’avaient pas encore commencé à refroidir mais la mort était bien là. Leurs yeux étaient vides de toute expression et commençaient à se voiler. Dakeyras ne retînt plus sa tristesse et il se mit à pleurer. Se couchant entre eux deux, partageant leur contact une dernière fois. La douleur qu’il avait au cœur s’intensifia encore un peu comme si on lui enfonçait un tisonnier ardent dans l’organe en question. Sa gorge était nouée et il repensa à tous les moments qu’ils avaient passé ensemble depuis sa naissance, tous ses anniversaires, tous leurs voyages, toutes leurs vacances, tous les moments de complicité qu’ils avaient partagée. Mais maintenant c’était fini, il ne vivrait plus rien de plus avec eux, cette étreinte funèbre était la dernière chose qu’ils lui apporteraient. Ils lui avaient donné tant de chose, il leur devait tant.

Les aurors étaient entré doucement, pour ne pas déranger le garçon. Dakeyras murmurât les derniers mots à ses parents.

Je vous aime tant...

Puis il se releva, apercevant une auror qui s’était approché de lui. Elle était de taille moyenne, elle était blonde et avait une trentaine d’année. Elle s’approcha du jeune garçon et le prit dans ses bras pour le réconforter. Mais celui-ci pleura de plus belle. Il s’adressa à elle, il avait besoin de parler.

Pourquoi me les ont-ils prit ? Pourquoi me les avoir enlevés ? Qu’on t-ils faient pour mériter ça ?

Il aurait encore voulu parler mais les sanglots étaient trop fort et la boule dans sa gorge l’en empêchait. La nuit serait longue, et maintenant, plus rien ne serait comme avant, pas même Dakeyras.

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MessageSujet: *Windsor* Enterrement prématuré [libre]   Mer 6 Juil - 13:16

ENTERREMENT



Cela faisait déjà trois jours que ses parents étaient morts. Durant ces trois jours, ils avaient été placés sur leur lit, après avoir été nettoyés, maquillés et habillés. Dakeyras avait veillé dans leur chambre toute la nuit du jour funeste. De sa famille, il lui restait seulement son oncle, Aaron Bremer, et sa tante, Julie Bremer ainsi que leurs enfants, ses cousins, au nombre de deux. C’était le frère de son père, il le connaissait peu car ils vivaient aux Etats-Unis. Ils étaient tous quatre sorciers. Ils étaient arrivés le lendemain du meurtre de ses parents, endeuillés. Après avoir gardé le silence et pleuré longuement, Aaron s’était entretenu avec le jeune garçon. Il lui avait proposé de venir habiter avec eux aux Etats-Unis et de quitter la manoir et Poudlard. Mais Dakeyras avait refusé, il voulait rester dans son école, avec ses amis et dans son manoir, siège de beaucoup de souvenir, de ses parents, de son enfance et de ses ancêtres. Le manoir ayant été cédé à l’ainé des deux fils Bremer qu’avaient eu les grands-parents de Dakeyras. Aaron avait alors dit à son filleul qu’il deviendrait son tuteur et qu’il veillerait à ce qu’il ne manque de rien. Un employé du ministère lui avait annoncé que selon le testament de ses parents, Dakeyras héritait de tout ce qu’ils possédaient. Ce qui comprenait le manoir, leurs richesses et bien d’autres choses.

Un agent des pompes funèbres était venu les rencontrer la veille de l’enterrement pour organiser l’évènement. C’était la même personne qui s’était occupé de préparer les défunts pour qu’ils soient présentables. Dakeyras avait choisi deux cercueils en bois de chêne massif teint en noir avec des poignés en or. L’intérieur de ceux-ci était fait de soie blanche de très grande qualité. Pour son père, il serait habillé d’un costume en coton noir, avec une chemise blanche et une cravate noire et sa mère porterait une longue robe noire. Les ouvriers avaient creusé les deux tombes dans le jardin du manoir selon les souhaits du jeune héritier et y avaient dressé les deux pierres tombales sur lesquels figuraient le nom des défunts et la date de leur mort.

Puis arriva le jour que le jeune garçon aurait voulu repousser encore et encore. Comme les jours précédents, il avait mal dormi, à peine trois ou quatre heures. Rongé par la tristesse. Il se prépara, s’habillant à l’aide d’une chemise blanche, d’un costume noir, d’une cravate noire et de chaussures noires. Il prit une paire de lunette dont les verres étaient également teintés de noir pour cacher la rougeur de ses yeux gonflés par la tristesse. Il saisit Fire, les reflets rouge qui l‘animé était inhabituellement calme, comme si lui aussi avait ressenti la perte de ces deux âmes. Dakeyras avait besoin de sa présence, de le sentir à ses côtés, aujourd’hui plus qu’un autre jour. Il était aux alentours de dix heures, le jeune garçon regarda par la fenêtre. Il y avait pas mal de monde, des élèves, des membres du ministère, des aurors, des créatures et d’autres que Dakeyras ne discernait pas de là où il se trouvait. Peut être y avait il aussi des professeurs de l’école. En tout cas, ils étaient tous des proches, amis ou connaissances des défunts et de leur fils. Ils avaient tous reçu ce faire part envoyé par Dakeyras :



Il descendit devant le manoir. Une petite estrade avait été montée. Proche de là, se trouvait les deux trous destinés à accueillir leurs hôtes. Dakeyras gravit les quelques marches jusqu’à se trouver sur cette même estrade, face à tout ces gens. Il en connaissait certain et d’autre pas. Tous s’étaient tu et s’étaient tourné vers lui. Ils avaient des visages endeuillés et partagé la peine du garçon. Il avait préparé un petit discours qu’il espérait réussir à prononcé jusqu’au bout.

Bonjour à tous. Merci de votre présence en ce jour si sombre qui est témoin de la mort de mes parents. Si vous êtes là, c’est que vous les connaissiez ou que vous me connaissez moi. Un grand vide a prit place dans mon cœur et la peine, la tristesse ont prit le dessus sur la joie que j’ai d’habitude. La vie n’a plus la même saveur depuis que j’ai perdu les deux êtres auxquels je tenais le plus. On me les a prit pour une raison que j’ignore. Aujourd’hui, je pense que le bonheur est éphémère et qu’il faut en profiter tant qu’on y a droit parce que visiblement, quelqu’un ou quelque chose s’acharne toujours à venir vous le reprendre.

Il laissa un blanc, retenant des sanglots qui commençaient à naitre dans le fond de sa gorge et de ses yeux. Puis il poursuivi :

Mes parents étaient des gens bien, rendant service au monde sorcier. Ils m’ont donné tout ce qu’ils avaient à offrir, je leur doit tout. Je ne sais pas ce qui se trouve lorsqu’on passe de l’autre côté, mais je pense et j’espère que l’âme de mes parents est en paix et qu’elle le restera à jamais. Ce qui est sur, c’est qu’ils resteront toujours présent dans mon cœur. Mon père me disait que « la vie n’est pas triste ou injuste, elle est heureuse. Mais elle est parfois perturbée par des événements qui la ternissent. Et à ce moment, mon fils, il faut savoir rebondir pour retrouvé le fil du bonheur, constitué de l’amitié, de l’amour et de tant d’autre plaisir. » Il avait raison, mais ce n’est pourtant pas aussi facile qu’il n’y parait. Mes mots ne sont peut être pas adapté aux circonstances ou maladroit, mais je ne saurais mieux exprimer ma douleur et ma peine en vous parlant.

Il se tu, son nez et ses yeux lui piquait et une boule s’était logeait dans sa gorge et son estomac, l’empêchant de poursuivre. Il emprunta à nouveau les marches et vint se placer devant le cercueil de son père pour lui embrasser le front. Il fit de même pour sa mère. Les cercueils furent fermés et on les fit descendre sous le niveau du sol. Dakeyras prit deux roses rouge et en jeta une sur chaque bière ainsi que la première poignée de terre.

Je vous aime...

Puis il recula de quelques pas et pleura à gros sanglots pendant qu’ils se faisaient ensevelir.

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Carnelune Evebena
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MessageSujet: Re: *Windsor* Manoir Bremer [PV]   Mer 6 Juil - 13:39

Le soleil brillait haut dans le ciel, les oiseaux chantaient, le vent bruissait doucement. Journée idéale pour beaucoup de choses... Mais pas celle-là.

Silhouette immobile, loin des autres, debout près d'un arbre ; le regard fixé sur le jeune garçon balbutiant, puis pleurant. Carnelune pouvait-elle comprendre sa douleur ?

Toujours trop jeune pour souffrir, jamais assez vieux pour voir mourir. Et Dakeyras, à seulement 13 ans, subissait les deux... La jeune femme avait entendu chacun des mots de son oraison funèbre ; ceux qu'il avait dits, ceux qu'il avait pensés, et connaissait leur amertume pour avoir déjà connu leur détestable saveur à l'enterrement de ses propres parents.

Que faisait-elle là ? Pourquoi était-elle venue ? Elle ne connaissait qu'à peine le garçon : entrevu dans des couloirs, entendu à la bibliothèque, secouru à Pré-au-Lard. Il ne se souvenait probablement même pas d'elle... Mais, comme tous les professeurs, elle était au courant de ce double assassinat, et elle ne s'était même pas posé la question de savoir si elle devait ou non se rendre à l'enterrement. Un dernier hommage à ces deux personnes qu'elle n'avait pas connues et ne connaitrait jamais. Et un soutien furtif au jeune homme... De nombreuses personnes se pressaient autour de lui pour exprimer leurs condoléances, et Carnelune se rapprocha lentement d'eux. Les amis, la famille, les connaissances vagues, défilaient sans fin devant le garçon aux traits tirés et à la mine épuisée. Profitant d'une accalmie entre deux groupes de personnes, Carnelune posa une douce main sur l'épaule du Gryffondor.


- Dakeyras.

Pas d'autres mots. Juste un nom, simple, mais dit d'une voix dont les intonations laissaient entendre beaucoup plus de choses. De la compréhension. De la tristesse. De la compassion. De l'affection, comme deux bras qui s'ouvrent afin d'enlacer une personne demandant un tant soit peu de réconfort.
La jeune femme qui regardait Dakeyras n'avait que bien peu de rapports avec celle qui hantait d'ordinaire les couloirs de Poudlard. Plus de froide noirceur, plus de regard vide et fixe, plus de cape la dissimulant. Juste une simple et longue robe noire, et un visage doux. Pas de sourire ou de mimique de tristesse désespérée, mais deux grands yeux gris qui laissaient pour une fois voir ce qu'elle pensait rééllement.

*J'ai enterré mes parents... J'ai enterré celui qu'aurait pu être mon petit frère... J'ai enterré James récemment ; j'ai enterré celle que j'aurais dû être il y a longtemps. Et je sais ce que tu ressens.*

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Cette ombre de visage qui me hante...
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Léocadie de Dinechin
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MessageSujet: Re: *Windsor* Manoir Bremer [PV]   Mer 6 Juil - 14:27

Les larmes de l’ange blond résonnèrent dans tout mon être comme une musique si souvent entendu mais qu’on ne veut plus écouter car elle est porteuse de souvenirs douloureux.

Des paroles incompréhensibles m’assaillent, des cris, des gémissements transpercent l’assemblée et je ne peux m’empêcher de penser que le ciel se moque de nous. Il est d’un bleu magnifique et une douce brise vient rafraichir cette journée déjà lourde et moite.

Murée dans un silence de circonstance, je repousse le moment où je dirais ce que je devais dire, faire ce que je devais faire, car cela m’est trop difficile d’avancer d’un pas serein vers les deux cercueils.

L’humeur reste à la retenue. La majorité de l’assemblé a revêtu des robes de cérémonie. C’est tout de même une assistance d’une extraordinaire diversité pour cette magnifique journée d’été. Des tenues misérables côtoient les mises élégantes, les jeunes se mêlent aux vieux.

Je n’ai jamais rencontré la plupart des personnes présentes mais j’en reconnais certaines d’entre elles, notamment le ministre et quelques personnes connues du ministère, des élèves et des professeurs. Je me suis assise au bout d’une allé et autours de moi les chuchotements bruissent comme des herbes sous la brise mais le chant des oiseaux domine les murmures.

Un homme ressemblant beaucoup à Dakeyras passe devant moi, en direction des premiers rangs, la mine affligée, tortillant un mouchoir entre ses mains. Je me redresse légèrement car l’ange blond est monté sur l’estrade. Et, brusquement, l’insupportable vérité me submerge, plus absolue, plus indéniable encore : ses parents étaient mort.

Décédés, claqués, crevés, raides, partis, péris, emportés, occis, tombés, mangeant les pissenlits par la racine, trépassés, inanimés, hors service, sans vie, de la nourriture pour asticots, finis, s’en sont allé, se sont éteint, ont rendu l’âme, ne reviendront pas car mort.

Je serre à m’en faire mal le médaillon qui pend depuis un an autours de mon cou mais je ne peux pas empêcher les larmes brûlantes de couler sur mes joues et je sentis mon cœur cesser de battre quand les mêmes larmes de douleur roulent sur les siennes pour allé s’égrainer sur le sol comme de minuscules gouttes de pluie.

Mon regard croisa le sien et je sais qu’en cet instant, on se comprend parfaitement. Dans un geste d’une terrible tristesse, je me suis décollé de mon siège pour le rejoindre.

J’aurais aimé pouvoir dire qu’ils reviendraient miraculeusement, mais ce ne peut être le cas. Ils ont juste cessé de respirer. Et j’aurais aimé pouvoir lui dire qu’ils n’étaient pas mort pour rien, que leurs mort avait eu un sens pour la suite de notre vie ou même que leurs vies avaient eu une signification particulière, qu’on avait donné leurs nom à un parc, à une rue, ou que la cour suprême avait changé une loi à cause d’eux. Mais rien de tout ca ne se produira. Ils étaient partis, c’est tout. Ils sont redevenus un morceau de ciel bleu et nous devons tous continuer à vivre.

Devant lui, rien d’autre à part quelques sanglots franchis mes lèvres et mes yeux. Cela fait une éternité que je n’ai pas pleurée. Faisant fis de toutes mes stupides et nobles raisons, je le serre dans mes bras. Peut importe que ma réputation de fille de glace s’effondre à cet instant comme un château de cartes. Et je ne dis rien. Parce que qu'aujourd'hui je sais qu’il n’y avait rien à dire.

Il ressemble à un oiseau sur la branche, léger, fragile, qu’une bouffée de vent pouvait emporter. Ses yeux ne quitte pas les miens, des yeux sombres, presque sévères comme le sont souvent les yeux des nouveaux nés, des yeux qui semblent poser toutes les questions du monde. Enfin, toutes les questions importantes.

Ils me parlent ses yeux pendant le long moment où je suis resté contre lui. Puis avec un geste lent, comme si j’avais peur d’effaroucher un chevreuil ou un très beau papillon, j’essuie une larme qui perle au coin de ses yeux avant d’aller poser les deux roses rouges sur le tombe de ses défunts parents.

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Erell Bowen
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MessageSujet: Re: *Windsor* Manoir Bremer [PV]   Ven 8 Juil - 15:51

Erell finit de nouer ses cheveux en un chignon strict et se regarda dans son miroir. La mine sombre qu’elle abordait s’accordait parfaitement avec sa robe d’un noir anthracite. Triste journée. Bon sang, qu’est-ce qu’elle détestait les enterrements ! C’était trop triste, trop douloureux. Cela représentait la fin du bonheur, la fin de toute chose heureuse pendant un temps pour ceux qui restaient. Les souvenirs restent bien sur, mais que sont les souvenirs quand on a vécu tant d’années de joie et de plaisir auprès de ceux qui sont partis ? Rien. Cela ne représente rien.

Enfilant ses escarpins, la jeune fille se demanda pourquoi elle avait choisi de se rendre à la mise en terre de ces deux personnages. Peut-être parce qu’ils étaient des gens importants du ministère ? Non. Peut-être parce que c’était les parents d’un Gryffondor ? Non. Elle avait choisi d’y aller parce que c’était Dakeyras. Il ne se souviendrait surement pas d’elle, de leurs rares mots échangés dans leur salle commune, mais qu’importe. Erell avait découvert un garçon très gentil et simple. Et c’était pour ce garçon là qu’elle se rendait à l’enterrement. Bien sur, elle n’était pas quelqu’un de proche, juste une connaissance mais du soutien, même infime, peut-être très important. La Gryffondor en avait bien conscience, elle l’avait vécu plusieurs mois auparavant.

Descendant les marches de l’escalier avec lenteur, Erell regarda en détail le hall d’entrée qui s’ouvrait à elle. Le parquet était ciré, les tapisseries aux murs plus propres que jamais, les tables remplies de vases avec des fleurs rares. Les tableaux avaient remplacés les peintures de sa mère, et le tapis blanc comme la neige donnait à cette pièce quelque chose de magnifique. Soupirant, la jeune fille laissa glisser sa main le long de la rambarde en acajou, avant de replacer un cadre légèrement de travers. C’était une photo de famille. Le temps où personne n’était encore mal à l’aise dans cette maison, le temps où tout allait bien. Le temps parfait. Le passé.

La jeune fille se dépêcha de finir descendre pour rejoindre sa mère, elle aussi habillée en fonction des circonstances. Erell n’en avait pas cru ses oreilles, lorsque sa génitrice, avait, pour la première fois depuis de nombreuses années, décidé de venir faire un tour dans le monde de la sorcellerie. Cela avait déplu fortement à son père, mais il n’avait rien dit, et continuer à lire son journal d’un air détaché. Arrogant. Mais elle avait cru comprendre que sa mère avait connu ses personnes là. Alors Erell n’avait rien dit, se contentant d’acquiescer. Cependant, la question restait présente dans sa tête, dérangeante.

Lorsqu’elles arrivèrent devant le manoir, il y avait déjà beaucoup de monde. Et beaucoup de larmes. Inspirant, Erell franchit le portail et avança dans la propriété avec calme, et discrétion. Elle ne venait pas en tant qu’amie ou personne importante, elle venait en tant que connaissance et pour lui apporter du soutiens. Se mettant rapidement à l’écart, elle vérifia du coin de l’œil où était sa mère. Là encore, Erell eu un moment de doute sur la personne qui se disait être sa mère. A peine était-elle arrivée, qu’elle parlait déjà avec une dame aux cheveux auburn et un homme aux cheveux poivre et sel. Pas son genre dans le monde moldu, en somme.

Jetant un regard circulaire sur le jardin, Erell découvrit des visages connus. Il y avait cette fille, la fille froide qu’elle croisait des fois dans les couloirs. Et puis, là, ce garçon … De Gryffondor, lui semblait-il. Et cet homme là. Quelqu’un du Ministère surement. La jeune fille continua de regarder les invités jusqu’à ce que Dakeyras rejoigne l’estrade pour adresser quelques mots aux invités. Le silence religieux qui s’était installé immédiatement lui donna presque la chair de poule. Elle baissa les yeux, ravagée par la tristesse. C’était juste affreux à ressentir. Toute cette peine, cette tristesse, ce désespoir … Erell eu un regard plutôt peiné pour une femme. Elle pleurait à chaudes larmes. Connaissait-elle bien les défunts ? Ou était-elle une merveilleuse comédienne ? L’envie d’aller la voir pour lui dire d’aller pleurer ailleurs prit la jeune fille à la gorge. Mais bon dieu, au pire, cette dame perdait des amis ! Le garçon qui se tenait sur cette estrade venait de perdre sa famille, ses parents, et il se tenait debout, droit, et sans pleurer.

Expirant avec force, Erell pinça les lèvres et regarda les gens affluer vers Dakeyras comme des guêpes autour d’un pot de miel. Elle chercha sa mère des yeux, et elle la trouva sans difficulté dans le lot de personnes qui se pressaient pour faire part au jeune homme de tout leur désarroi et dire les quelques mots conventionnels que la population avait coutume d’exprimer en pareilles circonstances.

La jeune Gryffondor attendit un moment, jusqu’à ce que la vague d’invités soit presque dissoute. Alors, seulement, Erell se leva et se dirigea vers lui. Elle marchait lentement, les yeux rivés sur ce pauvre garçon, que la vie avait prit plaisir à malmener.

Arrivée devant lui, elle se sentit presque idiote. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien lui dire ? Quels sont les mots qu’elle aurait aimé entendre, quand elle était à sa place, plusieurs mois plus tôt ?


- Dakeyras … Si jamais … Tu as besoin de parler … Saches que je suis là.

C’était d’une banalité affligeante, mais sous le coup des émotions du jeune homme, Erell avait eu le souffle coupé, puis très court et la gorge si serrée que les mots avaient eu du mal à franchir la barrière de ses lèvres. Elle lui lança un dernier de regard, qui, elle l’espérait, prouvait la sincérité de ses propos puis alla rejoindre la lisière des arbres, pour se tenir loin de toute cette mélancolie, cette amertume. De tout ce désespoir.

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Loélia Dannan
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MessageSujet: Re: *Windsor* Manoir Bremer [PV]   Sam 9 Juil - 10:00

Le soleil irisant par-dessus la bordure du plus jolie chapeau noir de Tante Ivy, les genoux nus d’une vieille dame s’écrasant dans la poussière entourant la fosse ; les fourmillements de ma nuque que provoquait la trop grande proximité des nouvelles âmes. Le son, unique en son genre, qu’émettait un instrument à mi-chemin entre un violon et un accordéon lorsqu’il éventrait l’ultime morceau de ciel bleu dans une harmonie parfaite.

C’étaient les funérailles des parents de Dakeyras.

J’en avais mémorisé les détails comme si elles s’étaient déroulées hier, bien qu’il soit tout bonnement difficile de croire qu’elles avaient eu lieu. Les enterrements ont tendance à vous jouer pareils tours. La vie aussi, j’imagine. On occulte complètement les évènements importants, mais les petits hasards et les évènements de second ordre nous hantent, ne cessant de se rejouer dans notre esprit.

Mes souvenirs : Tante Margot me réveillant dans l’obscurité matinale pour me dire qu’un hibou était arrivé. Tante Ivy, pétrifiée et brisée, désireuse de pétrifier et briser tout ce qui se trouvait aux alentours. Le ciel magnifique. La chaleur accablante. L’odeur des magnolias.

La journée des obsèques était superbe. Du temps que l’on voudrait pour célébrer une fête ou un mariage. Ma chambre était glaciale, ce dont je me fichais comme d’une guigne. Depuis que j’avais reçu le faire part, je laissais volontairement mes carreaux béants la nuit, comme si un autre hibou pouvait débouler dans ma chambre, s’installer sur mon rocking chair et portant un message qui m’annoncerait que toute ceci n’était qu’une regrettable erreur.

Je m’habillais quand j’ai senti le tiraillement intérieur et la tiédeur m’indiquant qu’une de mes capacités célestes ce mettait en branle. Pour un rêve... ou un cauchemar. Une intuition. Tante Margot ouvrit la porte de la chambre et scruta longuement mon visage pâle. C’était le moyen qu’elle et moi utilisons pour exprimer les non dit et l’indicible.


Je ne peux pas y aller. Je refuse d’y aller.

Oubliant mon chapeau, je me suis rassise sur mon lit. Les ressorts de l’antique sommier ont gémis sous mon poids. Tante Margot s’assis près de moi et me caressa les cheveux en disant doucement qu’il le fallait. Que j’allais le regretter et ne jamais me le pardonner si je n’y allais pas. Je n’avais pas oublié le jour où j’avais occupé la place de celui qui, rivé sur son lit, à peur de se lever, peur d’enfiler ses plus beaux habits, peur de rejoindre le cercle de prières, peur de chanter Abide with me puis de participer au cortège lugubres des phares d’auto à travers le cimetière afin d’y ensevelir ses parents.

J’avais redouté que le cérémonial ne rende réelle leurs disparition.

Je savais ce que je verrais. Ce que Dake ressentirais. Bouger est douloureux comme en proie à une drôle de fièvre. Tes yeux se posent sur les lèvres qui marmonnent devant toi mais tu n’entends rien de ce qu’elles disent. Le hurlement qui a envahit ton crâne étouffe les autres sons. Tu survis pour peu que quelqu’un te dise que tu survivras.

J’ai enfouie ma tête entre mes doigts, la main douce de ma Tante toujours dans mon dos en signe d’encouragement. J’ai fourré mes poings sur mes yeux, les en ai retirés, mouillés. Moi qui m’étais juré de ne plus jamais pleurer. Allumant la lampe de chevet, j’en ai fixé l’ampoule nue, refusant de cligner des yeux avant que les larmes ne se soient tarie à leur source.

Je serai tout à côté de toi. Je ne m’éloignerai pas.

J’ai recommencé à me débattre avec mon chapeau. J’ai entendu Tante Ivy marcher dans le couloir. La seconde suivante, elle s’est encadrée sur le seuil de ma porte. Elle tenait son sac à main du dimanche et ses prunelles sombres ont fouillés les miennes, pendant que l’apple pie qu’elle avait préparé pour l’occasion, embaumée ma chambre de ses notes sucrées. Elle a tendu la main et je lui ai tendu mon chapeau. Parfois, j’avais le sentiment que mes tantes étaient les seuls en dehors de Lilian à pouvoir décrypter mes pensées.

Mes tantes portaient leurs robes de deuil les plus élégantes et un chapeau à larges bords qui protégeait leurs visages du soleil aveuglant, excepté là où dépassait un pan de leurs cols en dentelle blanche, retenu par un joli camée en signe d’hommage. En franchissant le portail de la propriété, j’ai eu du mal à distinguer des formes lointaines, inclinées, uniques. Prenant ma main, ma Tante m’a conduit vers la foule amassée d’où ressortaient des visages familiers et pour certains amis.

Alignés d’un côté des cercueils ouvragés, nous attendaient les membres de la famille Bremer. Face à eux, des grappes d’hommes et de femmes en tenue sombre se tenant à bonne distance tant de l’estrade que des cercueils, épaule contre épaule. Dake détonnait dans le marasme. Son allure évoquait tout sauf l’intégrité. Debout devant le catafalque, il y avait posé les doigts, à croire que ses parents lui tenaient la main. Son costume pendouillait sur lui comme une ombre. Il paraissait détruit et décalé, comme s’il s’était placé du mauvais côté du cercueil.
M’approchant doucement de lui, j’ai murmuré :

Dake ?

Il a relevé le menton, son regard à croisé le mien. Ses yeux étaient ternes et tristes. Cela m’a brisé le cœur. J’ai eu envie de le prendre dans mes bras et de l’emmener loin d’ici. Pour moi la mort avait une autre signification que la perte bien sûr. Je savais ses parents non loin de lui. Je me penchais en avant et murmura, dans le creux de son oreille :

N’ai pas de peine pour eux. Il ne fait pas noir. Il n’y a que la lumière et la chaleur. Ils n’ont pas souffert. Ils se sont endormis. La mort n'est rien. Ils sont seulement passé de l'autre côté. Ils sont eux et tu es toi. Ce que vous étiez les un pour les autres, vous l’êtes toujours. Donne-leurs le nom que tu leurs à toujours donné. Parle d’eux comme tu l'as toujours fait. N'emploie pas de ton différent. Ne prends pas un air solennel ou triste. Continue à rire de ce qui vous faisiez rire ensemble. Prie, souris, pense à eux et prie pour eux. Que leurs noms soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte et sans une trace d'ombre. 
La vie signifie ce qu'elle a toujours signifié. Elle est ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé. Pourquoi seraient-ils hors de ta pensée simplement parce qu’ils sont hors de ta vue? Non, ils ne sont pas loin. Juste de l'autre côté du chemin. Tu vois, tout est bien. Tu retrouveras leur amour et tu en retrouveras les tendresses épurées. Alors, s'il te plaît, essuie tes larmes et ne pleure pas si tu les aimes.


Pressant sa main et déposant un léger baiser sur sa joue, je me suis ensuite diriger vers les autres membres de sa famille pour leur présenter mes plus sincères condoléances.

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Quand les larmes de l'ange inonderont la Terre, alors s'ouvriront les portes de l'Enfer.Et tandis que les anges seront sur le point de mourir, ce sera au jeune homme de périr.
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MessageSujet: Re: *Windsor* Manoir Bremer [PV]   Jeu 14 Juil - 14:48

Une fois les deux trous rebouchés, le jeune garçon se tint à côté de ceux-ci, se préparant à voir défiler tous les invités qui viendraient lui présenter leurs condoléances. Ses lunettes noires cachant toujours ses yeux humides mais pas les traces de larmes qui avaient coulées abondamment. Un flot de gens se dirigea vers lui, des amis, des proches, des connaissances, des gens qu’il ne connaissait même pas. Tous lui présentèrent leurs condoléances, glissant parfois un mot sur ses parents du style :

C’était de gens formidable.

Dakeyras se contentait d’acquiescer, de remercier les gens pour leur complaisance. Il avait vite envie que ça s’arrête, pouvoir s’isoler. Mais son avis changea lorsqu’il vit les gens de Poudlard qui commençaient à venir vers lui. Ils venaient dans les derniers mais ils étaient les plus attendu. Ce mouvement de solidarité lui réchauffait le cœur. La première à venir à lui fut Carnelune, l’assistante professorale à l’attitude habituelle froide. Il la reconnu tout de suite, et pour cause, elle aidé lors de l’attaque à pré-au-lard. Ces deux choses étaient les deux seules qu’il connaissait de cette jeune femme mystérieuse. Elle s’approcha de lui. En ces circonstances, elle arborait un visage moins dur. Elle posa une main sur son épaule et ses condoléances prirent une forme inhabituelle. Elle dit simplement le prénom du jeune garçon et ses yeux posés sur les siens lui signifiaient qu’elle savait ce qu’il se passait en lui. Elle connaissait visiblement les sentiments qu’il pouvait ressentir en ce moment. Elle devait surement avoir perdu, elle aussi, un ou des proches. Certains diront que c’est une conséquence logique de la guerre entre le « bien » et le « mal ». Mais cette guerre ne peut pas tout excuser, les gens qui se permettent de faire le travail de la grande faucheuse à sa place devrait finir par payer, qu’il s’agisse d’un mangemort, esclave d’un maître dont tout le monde craint le nom ou qu’il s’agisse de Voldemort lui-même, aucun n’a le droit d’agir sans en payer les conséquences en retour. Le jeune garçon n’était certes pas assez puissant pour lutter contre des gens pareil, mais l’union fait la force et il trouverait des gens avec qui il pourrait se battre. De plus, quelque chose était née en lui, une chose qui n’était pas omniprésente auparavant, se contentant d’apparaître par intermittence mais faisant maintenant parti de lui. La haine, sentiment sombre et profond, porteur de toute la méchanceté d’un individu et souffle d’une nouvelle force. Il répondit alors à la jeune femme qui avait toujours sa main posé sur son épaule.

Merci d’être venu et de me soutenir.

Pas plus, simple mais pourtant cela signifiait beaucoup. L’assistante professorale avait fait l’effort de venir jusqu’ici pour épauler Dakeyras et il lui était reconnaissant. Il posa une main sur la sienne, toujours posé sur son épaule pendant quelque seconde, recevant le soutien que lui apportait Carnelune par ce geste.

Puis une nouvelle vague de gens passa devant lui, des gens qui pleuraient, d’autre impassibles et pourtant pas moins triste. Une pause, moins de gens à voir, beaucoup sont déjà passé et se sont maintenant rendu dans le salon de réception du manoir Bremer pour prendre le verre de l’amitié où tous sont conviés. Le jeune garçon ôta ses lunettes quelques instants pour essuyer ses yeux rouges et mouillés. Et avant de le remettre, tournant la tête vers la gauche, il l’aperçu. Elle était là, pour lui. Léocadie. Elle se leva et vînt le rejoindre, il ne remit pas ses lunettes, désireux de regarder ses deux yeux magnifiques directement. Une fois en face de lui, elle pleura, doucement. Elle partagea sa peine et laissa surement sortir la sienne, enfouie au fond de son cœur depuis trop longtemps. Elle ne dit, rien mais le prit dans ses bras. D’abord surprit, le garçon ne sut comment réagir mais il fini par la serrer lui aussi dans ses bras. Le silence. Un silence qui voulait tout dire et rien dire en même temps. Leur étreinte se desserra quelques peu et il laissa son regard se perdre dans le sien. Son regard qui demandait :

Pourquoi ? Qui ? Comment ? Mais un regard qui disait aussi : merci.

Toujours dans ce même silence apaisant mais pesant en même temps. Elle leva doucement sa main vers le visage de Dakeyras et avec le bout des doigts dont la peau était toujours aussi douce, elle essuya une larme. Puis dans un dernier regard, ils se dirent à plus tard et elle s’éloigna, se dirigeant vers les deux tombeaux, des roses rouges à la main. La rose représentait très bien la jeune fille, à la fois si belle et piquante. Une fleur qu’il fallait savoir cueillir avec délicatesse et prudence pour ne pas se blesser.

Puis une autre fille vînt à lui, Erell. Elle faisait partie de sa maison, ils ne se connaissaient pas très bien mais s’était déjà un peu côtoyé dans leur salle commune et lors du pique nique. Sa présence faisait plaisir au jeune garçon. Lorsqu’elle fût face à lui, elle lui dit difficilement quelques mots, se proposant de le soutenir s’il avait besoin de parler à quelqu’un. Elle avait l’air de ressentir la même douleur que Dakeyras, comme si elle était capable de percevoir et de ressentir les émotions des gens qui l’entourait. Il posa une main sur son épaule et lui adressa le peu de mots qu’il arrivait à prononcer sur le moment.


Merci d’être venu, pour mes parents et pour moi.

Il lui offrit un sourire furtif qui disparu aussi vite qu’il était arrivé. Puis il la regarda s’éloigner lentement en direction des arbres du jardin. Elle s’y assit un peu, et semblait soulagé de tout ce flot de sentiments.

Dakeyras baissa la tête, regardant le sol, fatigué de toute ces condoléances, de tout ces mots de soutient et de tout ces remerciements à donner. Mais il fût rejoins par sa meilleure amie, Loélia. Lorsqu’elle s’approcha de lui pour lui parler doucement à l’oreille, il releva la tête. Elle lui prononça des paroles de réconfort, lui disant que ses parents étaient tout proches, qu’ils étaient ailleurs. Mais où ? Comment savoir ce qui se trouve après la mort ? Elle lui prit la main quelques secondes et posa un baiser sur sa joue. La jeune fille alla voir le reste de la famille du jeune garçon pour faire la même chose que les centaines de gens avant elle. Il attendit qu’elle ait fini et comme tout le monde était maintenant passé devant lui, il se précipita vers elle avant qu’elle ne se rende au salon avec ses tantes.


Attend !

Ses tantes lui lancèrent un regard signifiant qu’elles se retrouveraient plus tard. Puis il l’emmena un peu à l’écart en saisissant doucement son bras. Lorsqu’ils furent un peu plus loin, il la prit dans se bras et pleura longuement. C’était surement désagréable pour elle, mais il en avait besoin. Lorsque ses larmes se tarirent, il lâcha sa prise et lui parla :

Merci d’être venu. Ça me fait vraiment plaisir. Pour ce que tu m’as dit tout à l’heure, comment le savoir ? J’aimerais vraiment pouvoir me dire qu’ils n’ont pas eu mal et qu’ils se trouvent là où tout le monde voudrait être, mais comment savoir ce qu’il y a après la mort ? Comment savoir s’il y a un paradis et un enfer ou juste l’un des deux ? Comment savoir si leur âme a subsisté ? J’ai tant de questions auxquelles personne n’a de réponse. J’aurais tellement aimé les revoir une dernière fois pour leur dire au revoir comme il se doit. J’aimerais tellement pouvoir les rejoindre et vivre l’éternité avec eux. J’aimerais tellement qu’on m’explique tout ce qui reste flou. J’aimerais tellement...

Beaucoup de paroles, ennuyante peut être mais pourtant nécessaire. Il espérait au fond de lui que la jeune fille ait toute les réponses, mais il savait que c’était impossible.

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MessageSujet: Re: *Windsor* Manoir Bremer [PV]   Jeu 14 Juil - 15:33

Bien qu'arrivée depuis peu, Miss Jemima West avait entendu parler de la tragédie qui avait touché le jeune Dakeyras Bremer. Le jeune homme serait non seulement l'un de ses élèves mais en plus ils appartenaient à la même maison. Bien que ne le connaissant pas, Jemima décida de se rendre aux funérailles. Elle savait parfaitement ce qu'il ressentait pour avoir vécu la même chose il y a de cela près de 20 ans maintenant. Le temps passait si vite et pourtant , elle avait l'impression que c'était hier, la blessure était toujours là, bien présente. Elle observa le jeune homme de loin, il était si beau dans son halo de lumière, un véritable ange mais il avait l'air terrifié et perdu à la fois.

La pire chose pour lui serait de perdre ses racines, comme moi...

Jemima s'approcha de Dakeyras et posa une main sur son épaule droite. Elle chuchota plus qu'elle ne parla:

Bonjour Dakeyras. Nous n'avons pas encore eu l'occasion de faire véritablement connaissance. Je serais ton professeur d'étude des runes. Je voulais juste que tu saches que tu n'es pas seul, des gens sont là pour te soutenir. Si tu as besoin de parler, n'hésite pas, je sais parfaitement ce par quoi tu passes, ce que tu ressens, pour l'avoir moi-même vécue. Je ne te dirais pas que le temps effacera ta douleur parce que ce n'est pas vrai mais tu apprendras à prendre du recul et tu deviendras plus fort. J'ai appris que ton oncle et ta tante voulaient t'emmener avec eux, si tu veux j'irais leur parler afin que tu restes à Poudlard parmi tes proches et amis. En attendant courage!

Elle lui serra l'épaule et hésita à le serrer dans ces bras, il avait l'air tellement perdu mais ça risquerait d'être mal interprété. Jemima devait se rappeler qu'elle n'était plus aux USA mais en Angleterre, pays où les gens lui paraissaient tellement guindés et froids.
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Loélia Dannan
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MessageSujet: Re: *Windsor* Manoir Bremer [PV]   Lun 18 Juil - 12:58

Attend !

Dake venait de me rejoindre à grandes enjambés. Il me tira par le bras et toute son attitude trahissait la fébrilité des endeuillés. Quand ceux-ci pensaient encore que le monde des possibles leur permettrait de rester en contact avec l’être aimé et perdu. Je ne m’opposai pas quand ils nous mis à l’écart. Pas plus, quand il me prit dans ses bras pour pleurer à long sanglots. Je sentais ses larmes chaudes couler le long de mon cou mais je n’en fis rien. Je le laissais se calmer tout doucement.

Il y en a qui sont toujours à jouer les sauveurs mais qui finalement vous laisses seul avec votre chagrin et la culpabilité d’être resté derrière. Ils vous tiennent à l’écart comme s’il régnait une compétition morbide pour savoir lequel serait le plus affecté par la dite disparition. Et finalement, c’est avec les meilleurs attentions du monde qu’on fini par enfermer les gens dans une boîte aussi hermétiques qu’un cercueil.

Mon sang se glace. Après tout, Dake n’est pas le seul à avoir subit la perte de ses parents. Mais il existe une sorte de barrière ténue. On ne s’attend jamais à cette concurrence quand il s’agit de deuil et de chagrin. Parce que malgré l’importance qu’Ulrich Bremer et sa femme avaient pour tout ces gens, ils n’étaient pas leur famille. Et cette distinction comptait soudain.

C’est pour cela que je ne dis rien de plus et pendant quelques instants, je n’entendais plus rien d’autre. Ni le bruit de la brise dans les arbres, ni celui des conversations étouffées, seulement une sorte de sifflement dans mes oreilles, comme lorsque le tracé d’un moniteur cardiaque devient plat. Ponctué des battements de cœur erratiques de mon ami.

Merci d’être venu. Ça me fait vraiment plaisir. Pour ce que tu m’as dit tout à l’heure, comment le savoir ? J’aimerais vraiment pouvoir me dire qu’ils n’ont pas eu mal et qu’ils se trouvent là où tout le monde voudrait être, mais comment savoir ce qu’il y a après la mort ? Comment savoir s’il y a un paradis et un enfer ou juste l’un des deux ? Comment savoir si leur âme a subsisté ? J’ai tant de questions auxquelles personne n’a de réponse. J’aurais tellement aimé les revoir une dernière fois pour leur dire au revoir comme il se doit. J’aimerais tellement pouvoir les rejoindre et vivre l’éternité avec eux. J’aimerais tellement qu’on m’explique tout ce qui reste flou. J’aimerais tellement...

Il articule ces phrases d’un ton si calme. J’aurais pu lui dire plus que ce que je n’avais déjà évoqué. C’est certain. Mais aussi que c’était aussi bien plus facile de mourir. Quelle affreuse personne je serais. Même si tous les matins, maintenant, il allait se réveiller, oubliant un instant qu’il n’a plus de famille, puis la douleur sourde que cela sera quand cela lui reviendra. En cela c’est plus facile de mourir.

Il faut lâcher prise. Lâcher prise. Tout le monde en parle comme si cela été la chose la plus simple à faire en ce monde. On déplie les doigts un par un jusqu’à que la main soit ouverte. L’image de Caleb me passe furtivement devant les yeux. Mais cela fait plus d’un mois que je serre les poings et la mienne est verrouillée. Mon être tout entier est verrouillé. Je murmure alors au creux de son oreille :

Dake, crois-tu vraiment que l’endroit où tu es enterré à un rapport avec celui où vit ton âme ? Tu veux savoir où vit l’âme des tiens ?

Je lui tapote doucement la poitrine en lui disant que c’est ici, puis la tempe, mais aussi ici, que vivent désormais les siens.

Tu les entendras sans cesse.

J’inspire un bon coup et mes épaules se voutent.


Et eux aussi, ils entendent. Personne ne t’en voudra de leur dire tout ce qui ne l’a pas été avant. Écris leurs, et surtout pense à eux. Parle d’eux. Tant que leur mémoire perdurera, ils vivront. Des gens meurent ainsi tous les jours et d’autres vivent éternellement
.

Oui, c'est ça, tu sais... La solution c'est aimer, aimer, aimer, souffrir, toucher, se serrer, s'enlacer, s'embrasser, rire, pleurer, parler, avoir confiance, avoir mal, verser des larmes de joie, de tristesse, mourir de nostalgie ou mourir de bonheur, s'attacher à des gens inaccessibles, blesser, réconforter, trahir, être loyal, être mélancolique, être souriant, être aventureux, être extraverti, être timide, rougir, avoir les cheveux en bataille, boire trop, sortir trop, aimer trop, aimer trop, aimer trop... Et oui, je sais que ça tue, ça assassine, les sentiments, les émotions. Mais tu sais quoi ? Si tu ne veux pas vivre tout ça, autant être mort.

Je serre sa main dans la mienne. Puis continue tout doucement :


On maudit une épreuve, mais on ne sait pas, quand elle nous arrive, qu'elle va nous faire grandir et nous emmener ailleurs. On ne veut pas le savoir. La douleur est trop forte pour qu'on lui reconnaisse une vertu. C'est quand la douleur est passée, qu'on se retourne et qu'on considère, ébahi, le long chemin qu'elle nous a fait parcourir.

Soudain, une jeune femme rousse, à l’accent étranger, vient se mettre devant nous, interrompant fil de conversation, de réflexion et de souvenirs. Je tique un peu. En voilà des manières. Je relâche légèrement la main de Dake. Lâcher prise.C'est ce qu'ils disent n'est ce pas ? Puis laisse mon ami à sa conversation.

Un peu plus loin, je vois mes tantes en grande conversation avec une dame au brushing impeccable et à la robe de diva pourpre. Et encore un peu plus loin, la jolie jeune fille qui était avec Jinx lors du pique nique. Elle a changé.

Je m’approche d’elle et saisi un petit four. Je la dévisage longuement. Ses traits se sont affinés, dessinés. Ses yeux sont plus sombres et plus décidés. Elle a changée de coupe de cheveux. Aussi lisses et brillants que de la soie. Comme si sa rupture avec le préfet griffon avait été le germe à partir duquel une nouvelle branche s’est épanouie, faisant d’elle une femme respectable et respectée.

Elle fouille nerveusement dans son sac, à la recherche de je ne sais quoi. Un je ne sais quoi qui n'est pas là, de toute évidence, et qui suscite un réel agacement chez elle. Je propose donc d’une voix timide :


Tu as besoins de quelque chose ?


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MessageSujet: Re: *Windsor* Manoir Bremer [PV]   Sam 6 Aoû - 21:43

La jeune amie de Dakeyras lui répondit, du mieux qu’elle pu, elle lui fit partager sa façon de penser. Elle était juste, il ne fallait pas le jeune garçon oublie ses parents, il devait les garder dans son cœur et dans sa tête. L’important était de ne pas oublier, de les garder en vie par le souvenir. Elle avait l’air touché par ce qu’elle disait en même temps qu’elle le lui disait, comme si cela lui rappelait des évènements douloureux de son passé. Elle le rassurait par ses mots, serrant sa main dans la sienne, elle fini sa narration. Il allait lui répondre quand une femme que Dakeyras ne connaissait pas vint se présenter à lui. Il pensa au premier abord que c’était une amie de ses parents mais il s’étonna lorsqu’il apprit qu’elle était en fait sa nouvelle professeur de runes. Loélia lâcha sa main et s’éloigna, leur conversation continuerais plus tard. La femme rousse lui tint un discours rassurant, comme les autres gens qui avaient défilés devant lui pendant de longs moments. Elle lui proposa son aide si jamais il avait besoin d’une oreille à qui se confier, et également d’aller parler à son oncle et sa tante pour qu’il le laisse rester à Poudlard avec ses amis. Le jeune garçon répondit alors simplement à la professeur qui l’avait saisi par l’épaule.

Bonjour, merci de votre soutien. Si j’ai besoin de parler à quelqu’un, je saurais que vous êtes là. Pour mon oncle et ma tante, je leur ai dit que je souhaitait rester à Poudlard et ils ont compris donc je vous remercie, mais ce n’est pas nécessaire d’aller leur en parler.

Il avait prononcé ces mots d’un ton sympathique et, comme il avait fini, il lui sourit avant de lui dire :

Je suis désolé, il faut que je rejoigne le salon, il y a quelques choses à boire et à manger si vous le souhaitez.

L’invitant à le suivre, il se dirigea vers le manoir. Il jeta un coup d’œil rapide dans le jardin pour inviter les gens qui s’y trouvait encore à entrer à sa suite. Lorsqu’il passa la porte du salon, tous les regards se tournèrent vers lui, des regards gênés. Dakeyras se demanda si cela durerait longtemps, cette attitude que les gens adoptait avec lui en ce moment. Bien vite, les gens retournèrent à leurs discutions, le brouhaha s’éleva à nouveau. Puis il l’aperçu, elle, la belle ténébreuse. Il la connaissait à peine et pourtant elle était venu le soutenir, comme une amie. Il se dirigea alors vers elle, prit un verre au passage. Une fois arrivé à sa hauteur, il sonda son regard en y plongeant le sien. Il avait encore les yeux rouges et gonflés, du au fait qu’il ai pleuré abondamment.

Il fut soudain prit d’une envie qu’il ne soupçonnait pas, il voulait qu’elle reste un peu avec lui, car même si son oncle et sa tante allaient rester quelques jours avec lui, il avait envie qu’elle soit là.

Heu…Je voulais te remercier d’être venu. On ne se connait pas beaucoup, mais je voulais savoir si ça te dirais de rester un peu avec moi, ici.

Il rougit un peu, cette fille lui faisait un drôle d’effet, plus que ce qu’une simple amie fait ressentir à quelqu’un. C’était vraiment étrange. Il attendit alors simplement que la jeune fille lui donne une réponse, en espérant qu’elle serait positive.

[HRP : Pour l'ordre de passage, Léocadie répond d'abord, puis ensuite on suit l'ordre : Carnelune, Erell, Jemima et Loélia, sauf si vous avez encore des choses à dire, je pense que vous pouvez passer au salon et/ou jouer votre sortie.]

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MessageSujet: Re: *Windsor* Manoir Bremer [PV]   Lun 8 Aoû - 9:09

Je m’arrête pour écouter ces bruits. Des mots dont seul la douleur était perceptible. Je reste en suspens, hésitante. Les cris se font plus perçants. Chacun est un coup qui vient me heurter, me faire reculer. Un souffle froid m’envahit quand je franchis la porte du salon. Et de nouveau, la peur.

Les plaintes se font plus nombreuses, le froid plus perçant, l’obscurité plus dense. D’autres sons me parviennent, plus lointains. Je réprime un haut le cœur. Mes mains tremblent et j’attrape avec maladresse un verre rempli de liquide doré sur une table. Les mots, maintenant si proches, frappent mon esprit avec une violence inouïe. Je porte le verre à ma bouche, me tenant au rebord de la table pour ne pas m’écrouler.

Tous ces instants, tous les mots, tous les sentiments de cette année sont là. Et chacun est un éclat de vie tranchant sur lequel mon âme vient s’écorcher. Paniquée, je tente de me raccrocher aux parois de ce gouffre dans lequel je glisse. Mais l’effort est impossible. Des mots surgis d’une page déchirée assaillent mon esprit. Des phrases désordonnées arrachées à ma mémoire. Je tressaille.

En plein jour, dans la nuit noire, nul mal n’échappe à mon regard …


Une autre voix se détache au dessus du tumulte obsédant. Et les deux voix se rencontrèrent et résonnèrent en écho.


Heu…Je voulais te remercier d’être venu. On ne se connait pas beaucoup, mais je voulais savoir si ça te dirais de rester un peu avec moi, ici.

Le souffle coupé, je sens mes jambes se dérober sous moi. Par chance, une chaise se trouve non loin de là et j’arrive encore à m’asseoir dessus sans trop de peine. Je remarque la tension qui crispe mes muscles et l’émotion passée, je suis contrariée de m’être laissé berner aussi facilement par mon esprit défaillant. Je jette un coup d’œil autours de moi. Le salon est bondé.

Je demeure immobile un long moment, mon cœur battant à grands coups dans ma poitrine. Rester un peu avec moi, ici. Six mots. Six flèches fichées en moi comme si … Impression fugace. Je sursaute lorsque la main de Dakeyras se pose sur la mienne. Chaude, forte et pourtant légère comme un rêve. Il plante ses yeux d’ambre dans les miens, soucieux. Le rouge, qui a un temps coloré ses joues, est devenu aussi pâle que les pétales d’une rose fanée.

J’expire longuement. Mon attention se reporte sur l’ange blond. Il attend, serein. Confiant. Mon rythme cardiaque et mon souffle s’apaise. Les voix, le chaos de mon esprit s’étiole. Je retrouve la perception de mon corps. Le goût de l’alcool et des médicaments réapparaissent sur ma langue. Une main serra la mienne, remet une mèche de cheveux derrière mon oreille.

La douleur, ma compagne, embusquée quelque part entre mon cœur et mon ventre se tortille, plus forte que jamais.

Des mots pour calmer ma peur, pour tuer mon amour, des crachats sur mon cœur. Et ils sont partis. Et tout s’est arrêté.

J’avale d’une traite le reste de whisky pur feu et m’en sert une autre rasade, tout en implorant mes mains de cesser de trembler. J’entends une voix douce, on me prend la bouteille des mains et on la pose au loin. Je croise à nouveau le regard de l’ange blond et des images jaillissent dans mon esprit, ultimes braises d’un feu mourant. Ma voix est éraillée :


Je reste.

Pourquoi privilégier ce qui n'existe plus au détriment de tout ce qui est là? Pourquoi donner plus d'importance à ce qui ne va pas au lieu d'aimer tout ce qui va? Je colle mon front à celui de l’ange blond, une mèche folle effleure sa joue, je me laisse glisser dans ses bras et je murmure tout bas, autant pour lui que pour moi :

Les souvenirs sont parfois encore plus importants que les moments présents parce que le temps qui passe les rend irremplaçables, uniques. Et c'est pourquoi il ne faut jamais regretter ses choix et toujours avancer droit devant, ne gardant bien précieusement au fond de soi que les belles choses que la vie a mises sur notre route.
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Erell Bowen
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MessageSujet: grzhteq. .   Mar 9 Aoû - 16:36


Ce trop plein d’émotions lui donnait un mal de tête du feu de dieu. Cette douleur sournoise pulsait dans sa tête, paralysant tout sur son passage. Voilà bien la première fois, depuis la découverte de ses facultés, qu’elle se retrouvait devant une telle assemblée en deuil. Le seul constat à faire était affligeant. Elle ne savait pas encore comment fermer son esprit à tout ce flux d’émotions, et son cerveau et son corps en pâtissaient sérieusement. Erell avait l’impression que sa tête allait explosé, et les larmes lui montaient aux yeux. Certains appelaient cela un don, elle définissait cette compétence comme une malédiction. Un calvaire.

A l’école, il y avait toujours des gens plus ou moins tristes et les joyeux, la balance était donc parfaitement équilibrée, là, il n‘y avait que de la douleur, du regret, de la peine. Une peine infinie. Ce jour là, dans le manoir des Bremer, la jeune fille prit conscience d’une chose. Le bonheur n’existait pas, il s’agissait juste de la peine qui prenait une pause. A la suite de cette amer constatation, Erell se mit à observer le paysage avec attention, pour essayer, en vain, de chasser cette petite migraine douloureuse. La grande maison était bien située, et très joliment entretenue. Le jardin était magnifique, et Erell constata, même si ce n’était pas vraiment le bon moment, son envie de visiter les lieux en détails. Le terrain semblait gigantesque, rendant le manoir, pourtant très grand, à l’état de simple petite maisonnette.

Avalant de travers, elle grimaça. Fermant les yeux, elle attendit patiemment, que la vague de douleur passe. Mais rien n’y fit. L’élancement dans son crâne ne faisait qu’augmenter. Pourtant, la plupart des gens étaient maintenant dans le salon, à discuter de sujets banals, profitant de la collation qui leur était offerte.

J’aurais pas un petit quelque chose pour le mal de tête par hasard ?


Plongeant la main dans son sac noir, elle fouilla, à la recherche d’un antidouleur. Ou quelque chose qui s’y rapporte. Tout y passa, les clefs, le tube de rouge à lèvres, les mouchoirs, un stylo et même un chewing-gum. Mais aucune trace d’un quelconque médicament contre le mal de tête. Claquant la langue pour montrer son mécontentement, Erell repartit dans sa quête d’antalgiques. Elle aurait pu chercher comme cela, des heures durant, en remuant tout le contenu du sac à main si une petite voix ne lui avait pas fait relevé la tête.

La surprise fut grande. La petite voix était celle de l’organisatrice du pique-nique qui avait eu lieu à Poudlard, quelques semaines plus tôt. Pique-nique qui avait été le parfait moment pour partir, et s’éloigner de Jinx. La mine surprise d’Erell se transforma en un air sombre en une fraction de seconde. Elle détailla pendant un instant la jeune fille. Plutôt petite, son tient laiteux ressortait beaucoup, et pour cause, son joli visage plutôt poupin était entouré d’une cascade de cheveux couleur miel. Elle semblait gênée, et Erell esquissa une moue attendrie.


- Je cherche … Un antidouleur. J’ai mal à la tête … Je n’ai rien, malheureusement, dans ce sac. Mais c’est pas grave …


Fichu maux de tête ! Je vais encore devoir rentrer plus tôt … Bon, pour te changer les idées, concentres toi pour retrouver son nom, à cette jolie petite demoiselle … Tu l’as déjà entendu …


Fronçant les sourcils, elle la fixa avec intensité, fouillant dans ses souvenirs. Jamais encore, un nom d’élève ne lui avait échappé. Surtout pas un nom si peu commun comme le sien. Elle en passa plusieurs en revue, mais tous trop banals pour être celui de cette petite poupée de porcelaine. Se rendant compte de la gêne qu’elle suscitait chez son interlocutrice, Erell détourna le regard, et observa ce qui se passait tout autour d’elles. Sa mère discutait tout bas avec une femme blonde d’un certain âge et un homme assez jeune, aux cheveux aussi noir que l’ébène. C’était juste totalement perturbant. Sa génitrice, qui ne disait jamais mot chez elle, parlait avec des gens. Des sorciers, qui plus est ! Erell n’en revenait pas. Jamais sa mère n’avait semblé aussi à l’aise lors d’une discussion. Secouant la tête, elle riva à nouveau son regard sur la jeune Poufsouffle.


- Tu les connaissais personnellement, les parents de Dakeyras, Loélia ?

Oui ! Tu l’as ! Loélia Dannan, la jeune poupée de porcelaine de Poufsouffle !

Curieuse question, il est vrai. Mais penser qu’elle était la seule à venir à l’enterrement de personnes qu’elle ne connaissait pas la mettait dans l’embarras. Si elle venait à lui répondre oui, Erell n’aurait plus qu’à plier bagages et rentrer, pour éviter de se ridiculiser. Plus elle y pensait, moins elle pensait que venir était une bonne idée. Non, ce n’était pas une bonne idée. C’était nécessaire. Au moins aurait-elle pu, elle l’espérait, apporter un peu de soutient au fils des défunts.

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MessageSujet: Re: *Windsor* Manoir Bremer [PV]   Sam 31 Déc - 14:47

Les heures avaient passées et tout le monde était maintenant parti. Il ne restait que Léocadie qui avait accepté de rester au manoir avec Dakeyras, pour son plus grand bonheur. Son oncle, sa tante et ses cousins étaient encore là, ils souhaitaient rester un peu, pour ne pas laisser les deux adolescents seul dans la grande bâtisse.
La journée fût éprouvante, ce n’est pas tout les jours que l’on enterre ses parents assassinés ainsi que le futur qu’ils auraient pu avoir ensemble. Il y avait eu beaucoup de poignées de main serrées et beaucoup d’embrassades. Les pleures, et les émotions avaient afflués.

Le jeune gryffon passa un grand moment de la soirée assis dehors, face aux tombes de ses parents. Puis il était rentré et avait rejoins sa famille et sa nouvelle amie pour le diner.
Il avait ensuite montré sa chambre à Léocadie, il l’avait laissé s’installer, lui souhaitant la bonne nuit. Il la retrouverait le lendemain matin, et sans doute serait il plus en forme. Ses yeux rouges et gonflés par toute cette tristesse lui piquaient. Il alla donc se coucher également, c’est son oncle qui le borda et qui essaya de lui faire penser à autre chose pour qu’il s’endorme sereinement. En vain, Dakeyras ne ferma pas l’œil avant quatre heures du matin, il ne pensait qu’à ses parents, à leurs meurtriers et à son impuissance face à la situation. De temps à autre, il pleurait pendant quelques minutes. Et quand enfin il s’endormit, il fit un cauchemar dans lequel il vivait la mort de ses parents, ce qui le tira de son sommeil.

Bref, la nuit avait été courte et bien d’autres encore le seraient pour un long moment.


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