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 Tu es mort le jour où il a sombré. Laisses moi te ressusciter. [PV Corwin ]

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Erell Bowen
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MessageSujet: Tu es mort le jour où il a sombré. Laisses moi te ressusciter. [PV Corwin ]   Ven 1 Juil - 15:44

Depuis quelques temps, une folle rumeur parcourait l’école. Elle avait enflée, enflée jusqu’à ce qu’il n’y ai plus de doutes possible. Jimy Raven était mort. Il était tombé, lâchant le monde, sinistre archange engloutit dans un autre univers. Le leader de l’Armée de Dumbledore avait été vaincu, par quelqu’un de plus jeune, de bien moins expérimenté, de bien plus fragile. On accusait un oisillon d’avoir assassiner le jeune Raven. Comment pareil ragot pouvait-il exister ? Comment un être aussi jeune pouvait-il être souillé du sang d’un adolescent ? Erell n’y avait pas cru. Jamais elle ne le ferait. Elle le savait bien trop amoureux pour pareil acte. Mais un crime passionnel … Non. Non, ce n’était pas ça. Il y avait autre chose. Corwin n’aurait jamais fait cela.

D’un pas neutre, plutôt raide, la jeune fille se rendait à son petit déjeuner, la mine sombre, le ventre broyé par l’inquiétude. Comment passer le pas de la porte alors que la scène que vous allez avoir sous les yeux va vous faire mal ? Vous répugnez ? Quelqu’un de censé aurait fait demi-tour, fuit devant les lourds battants. Mais Erell n’était pas stupide, elle savait qu’elle devait entrer dans cette salle, supporter cette vue tout au long de son court repas. Balayant le réfectoire d’un regard terne, la Gryffondor le trouva assis à part. Il était abattu. Il ressemblait aux gens des hôpitaux qui n’attendent plus rien de la vie, plus rien de personne. Les épaules voutées, l’air hagard, le regard vide, Corwin faisait peur. Erell n’avait qu’une envie, aller le voir, qu’il lui explique. Mais ce n’était pas possible, elle n’en avait pas le droit. Pas pour l’instant. Sans le lâcher des yeux, la bretonne partit s’assoir à sa table, avec l’intention de réduire en charpie une brioche pour donner l’impression à ses voisins qu’elle mangeait.

Saisissant un pain au lait, et un verre de jus de citrouille, la jeune fille observa les autres élèves. Méfiants, sur leurs gardes, à faire des messes basses, Erell aurait presque eu de la peine pour eux. Petite, son père lui avait dit qu’il y avait deux types de personnes. Celles qui lancent les rumeurs et celles qui les propagent. Visiblement, la plupart des gens ici faisaient partit du deuxième type. Réduisant sa collation à l’état de charpie, la jeune fille avala distraitement sa boisson avant de se saisir d’une pomme bien ronde et de se lever de table. Il s’était écoulé cinq minutes depuis qu’elle était entrée dans la salle, et déjà, elle aspirait plus que tout à la quitter. Adressant un sourire à Evi et Thomas, Erell longea la table, en direction de celle des Serdaigles. Elle avait l’impression que tout le monde la suivait du regard, sa nuque la brûlait. Mais elle ne montra rien, gardant le regard fixé sur son but, la tête haute, l’allure déterminée. Des murmures retentissaient sur son passage, maintenant qu’ils avaient compris vers qui elle se dirigeait. Se tenir droite. Ne pas flancher. Ne pas leur donner satisfaction en se laissant déstabiliser. Rester droite. Toujours.

Elle posa une main amie sur l’épaule de Corwin. Elle le sentit tressaillir sous ses doigts. La jeune fille se pencha à son oreille, et pressa son épaule.


- J’aimerais qu’on parle tous les deux, je t’ai fais une promesse l’autre jour, et aujourd’hui, je me dois de l’honorer. Mais là, nous sommes le centre d’attention général, donc si tu voulais bien me suivre vers un endroit plus calme, à l’abri de tous ces regards …

Lui adressant un sourire, Erell se redressa et lui tendit la main. Elle avait l’impression qu’il ne pourrait pas se relever seul. Il semblait tellement fragile, en cet instant. Son regard se perdit sur l’assemblée, se dirigea vers la table de sa maison, et y rencontra un regard tellement connu …

Ce n’est pas ce que tu crois … Ce n’est pas mon copain, ce n’est pas pour lui que je t’ai quitté. N‘essayes pas de te mêler de nos affaires, ou je serais contrainte d’intervenir. Je lui ai fais une promesse. C’est pour ta sécurité que tu ne dois pas te mêler de ça …

Quatre phrases peuvent-elles passer dans le regard ? Erell espérait que oui. De tout cœur. Sinon son ancien petit ami s’attirerait de gros problèmes. Sans qu’elle comprenne vraiment comment, Corwin se tenait, debout, à côté d’elle. Vérifiant qu’il tenait sur ses jambes, la jeune fille tendit l’oreille. Le brouhaha avait reprit, seuls les personnes les plus proches les regardaient avec cet air médusé peint sur le visage. Si le plus gros effort était fait, il leur restait encore à parcourir le chemin menant dans le hall d’entrée. Inspirant profondément, Erell se mit en route, traversant la salle la tête haute, le regard fier. Peut-être même hautain. Elle n’en avait que faire de leurs pensées, de leurs ragots, de leurs déductions stupides. Cela la laissait indifférente, leurs rumeurs passaient à des milliers de kilomètres d’elle.

Ils passèrent enfin les portes, côte à côte, unis dans une même souffrance. Les autres ne savaient pas comme il avait mal, mais Erell … Erell savait, puisque c’était sa douleur qui lui l’agitait à présent. Elle bifurqua vers le parc, avec l’intention de trouver un endroit apaisant pour parler. Le hall était plutôt vide, l’heure étant au premier repas de la journée. Ils croisèrent cependant une ou deux personnes, qui les regardèrent de travers, avant de baisser les yeux sous l’air pincé et le regard mauvais d’Erell. Avoir été éduquée par un puissant homme d’affaires impitoyable avait du bon, finalement.

L’air était frai, et la brise venue du lac légèrement trop fraiche pour être agréable. Mais qu’importe. Resserrant sa cape autour d’elle, la jeune fille descendit les quelques marches avec souplesse, avant de tourner à droite et de s’éloigner rapidement du château, en vérifiant de temps à autre si Corwin suivait toujours. Ils finirent par arriver tout près du lac, où Erell jugea la température trop basse pour s’y installer. Elle continua donc de marcher, jusqu’à s’asseoir sous un chêne, qui se trouvait au sud du parc. Tapotant l’herbe à côté d’elle doucement, Erell regarda les alentours. Personne. Pas un bruit suspect, seul le chant des oiseaux dans arbres, et celui, lointain, du lac se faisait entendre par cette matinée fraiche mais ensoleillée.

La bretonne, contrairement à son habitude, ne prit pas la peine de prendre Corwin avec des pincettes et attaqua tout de suite le vif du sujet. Parce qu’elle avait peur que, malgré la volonté qu’elle mettait à le croire innocent, il lui avoue être coupable.


- J’ai besoin de savoir Corwin, est-ce que c’est toi ? Dis moi … Je te promets de ne pas me mettre en colère, ou de te laisser … Dis moi, je t’en pris…


Plantant ses yeux dans ceux, verts, de l’oiseau, Erell y chercha une trace de culpabilité. Elle avait toujours été plutôt douée dans ce genre de jeu là, mais aujourd’hui, alors que ce qu’elle cherchait était crucial pour la suite, elle n’y trouva rien. Peut-être qu’avec le temps elle avait perdu ce qu’elle appelait son petit coup de pouce de la vie. Elle n’arriva pas à déceler la moindre chose dans le regard de Corwin. Ou peut-être était-il trop mort pour refléter quoi que ce soit …

- Il est mort … On raconte partout que c’est toi … Je n’y crois pas une seule seconde. Est-ce que j’ai tord de ne pas croire à ces rumeurs ? Je ne pense pas non …

Il est mort, Corwin. Mais il vit. En toi. La seule chose qui compte c’est que tu continues à penser à lui. On dit que la tâche la plus dure des morts est de subsister dans l’esprit des vivants. Ne l’oublies jamais, ou tu t’oublieras.

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Corwin Egnis
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MessageSujet: Re: Tu es mort le jour où il a sombré. Laisses moi te ressusciter. [PV Corwin ]   Lun 4 Juil - 21:02

Un Soleil rouge s’était levé, sonnant les augures funestes pour cette journée. Des cernes violacées alourdissaient les paupières du garçon. Le sommeil n’avait su le gagner depuis sa visite au bureau de Dumbledore. Chaque heure, chaque minute, chaque seconde lui apportait encore des images de son amour évaporé. De longs cris tintaient à ses oreilles, et sa tête était prise dans un étau douloureux, lui vrillant les tempes, et faisant saillir ses mâchoires, force de les contracter. Jamais plu James ne lui apparaîtrait, autrement qu’en songe. Tout du moins, c’est-ce qu’il aurait pu penser. Mais le serdaigle se forçait à espérer, à intimer secrètement le retour du serpent. Et il serait celui qui le ramènerait parmi les vivants.

Ses condisciples de la maison s’étaient déjà rendus au petit déjeuner, et seul Corwin demeurait à présent dans les dortoirs, assis sur son lit, observant le ciel, les yeux rougis d’avoir tant pleuré
.

Je dois y aller…allez…forces-toi Corwin…forces-toi!

Posant les mains sur ses genoux, il inspira à grandes goulées, et finit par se lever. La tête lui tournait, et il manqua de retourner à son état initial, mais il tînt bon.

- Allez put**n! Tu peux y arriver!

Enfilant le reste de sa tenue, il sortit du dortoir, et entreprit de descendre les escaliers. Il finit par arriver devant la grande salle, où les élèves étaient déjà réunis et créaient le brouhaha habituel. Il s’y engouffra, les jambes flageolantes.

En apparaissant dans la lumière froide du matin, toutes les conversations se turent instantanément. Les regards de tous se portèrent à son encontre, surpris, dégoûtés, malveillants. Leurs bouches ne formulaient aucune parole, mais leurs visages en disaient bien longs. En passant le long des rangées, Corwin pouvaient finalement entendre les mots alors restés muets
.

Meurtrier! Comment oses-tu venir ici après ce que tu as fait?! Tu vas le payer! J’espère qu’ils vont t’envoyer rapidement à Azkaban!! Crèves!!!

Ils lui parvenaient comme des aiguillons empoisonnées, irritant son esprit, le meurtrissant durement. Hormis Dumbledore, aucun ne le pensait innocent, et tous désiraient maintenant le voir disparaître dans les geôles monstrueuses.

Arrêtez ça je vous en prie…!!!

Corwin pleurait intérieurement, hurlant son désespoir, sans pouvoir raconter à quiconque l’étendue horrible de la vérité. Il se retrouvait seul, une fois de plus. Mais il se devait de résister, ne serait-ce que pour continuer à croire en la revenue de James.
Il marcha rapidement, s’exilant au plus loin de tous, s’attablant à un coin de table. Il attrapa lentement une brioche, et la regarda. Il ne pourrait absolument rien avaler, son estomac refusant de montrer un quelconque signe de faim. Ses mains finirent par reposer le morceau, et finirent par ne plus bouger, la volonté les ayant fuies, tout comme le reste du corps pâle.

Il était alors tellement plongé dans ses souvenirs, qu’il ne la sentit même pas arriver. Elle posa doucement sa main sur son épaule. Son contact le surprit, le sortant instantanément de sa torpeur. Elle lui fit part de son intention de lui parler seul à seul. Alors, glissant ses doigts entre les siens, Corwin se leva, et suivit les pas de le gryffondor, affrontant cette fois ensemble les regards haineux et choqués de toutes les rangées.

Ils sortirent d’entre les murs. Elle le mena tout d’abord prés du lac, mais se ravisa, et les conduisit sous la frondaison d’un chêne. Elle tapota l’herbe à côté d’elle, lui intimant de s’asseoir. Erell ne perdit pas une seconde, et lui demanda d’office ce qu’il redoutait par-dessus tout.
Même s’il sentait en elle l’envie de le croire innocent, sa question eut tout de même l’effet d’un coup de massue sur le serdaigle. Et bien qu’elle fut accompagnée de paroles qui se voulaient rassurantes, montrant que la jeune fille n’avait pas de réels doutes sur sa culpabilité, Corwin son cœur se déchirer un peu plus, s’il fut possible d’agrandir le trou s’y tenant déjà.

Il alla s’asseoir, mais à une certaine distance d’Erell, sans toutefois se mettre trop loin. Juste assez pour lui montrer que sa question lui faisait du mal.
Il se racla la gorge, et prit la parole, d’une voix rauque et graveleuse, force de pleurer
.

- Je ne l’ai pas tué. Tout le monde s’efforce…de propager cela, et d’un côté je ne peux leur en vouloir…

Sa voix s’enroua, se gorgeant d’émotion.

- Mais…ils…ils ne savent rien! Ils ne savent pas ce qu’il s’est passé! Et…et ça me fait tellement de mal…de savoir qu’il est mort! Et que tous me pointent du doigt! Il me manque tellement…!

Il finit par se taire. Ses yeux se couvrirent d’un voile liquide, et de lourdes et chaudes larmes finirent par rouler le long de ses joues, se glissant jusque dans son cou, laissant derrière elles une traînée brillante. Il ne faisait aucun bruit. Ses phalanges blanchissaient sous la pression qu’exerçaient ses mains, et son cœur menaçait de s’emballer. Son esprit lui criait de s’enfuir, d’aller se jeter dans le lac pour ne plus rien entendre. Mais il n’en fit rien.

Et sans la regarder, il saisit la main d’Erell, et la serra fort, continuant de pleurer et de regarder ailleurs. Il la serrait tellement…comme si ses doigts, sa peau douce, représentaient ce à quoi il pouvait se raccrocher. Il voulait se nicher dans ses bras, l’étreindre fort… Mais il ne pouvait plus bouger. Seuls les torrents d’eau demeuraient, dernier signe de vie chez le garçon…
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Erell Bowen
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MessageSujet: Re: Tu es mort le jour où il a sombré. Laisses moi te ressusciter. [PV Corwin ]   Lun 11 Juil - 20:30

Et voilà. Elle avait rater quelque chose. Encore. Avec lui, elle devait faire toujours attention, elle ne pouvait pas se permettre de faire comme avec les autres, sinon, ça finissait mal. Une fois encore, Erell comprenait, trop tard, une infime seconde trop tard, qu’elle avait fait une erreur. Soupirant longuement, elle le regarda s’assoir sous le chêne, distant.

Se traitant d’idiote, Erell l’écouta raconter puis pleurer en serrant sa main. Elle resta ainsi longuement, lui abandonnant sa main, le regard fixé dans le vague.

Flash Back


Elle marche comme une condamnée. Elle n’est plus rien, juste une coquille vide. Le fil de sa vie n’est pas encore coupé, mais celui de son esprit lui, est déjà brisé. Il est mort. C’est terminé, la mort a gagné, elle a tout raflé. Sa vie, son corps, son souffle. Tout. Erell meurt un peu plus chaque jour de l'imaginer dans ses bras. Elle sent encore son corps pressé contre le sien, son visage enfoui dans sa nuque pendant qu’il pleure. Toutes ses choses sont gravées en elle. Mais il n’est plus là, cette fois, il n’a pas réussit à la battre, il a perdu.

Assise sur son rocking chair, elle se balance d’avant en arrière, sans s’arrêter un seul instant, les yeux fixes, le regard vide. Elle tiens dans ses mains un morceau de chiffon blanc qu’elle triture nerveusement. Mâchoire serrée, yeux humides, lèvres tremblantes, Erell pense. Ou plus exactement elle repense. Elle se souvient.


Ses pieds frôlent le sol à chaque mouvement de balancier. Sa respiration se fait sifflante. Les larmes coulent. Les sanglots éclatent. Résonnent. Longtemps. Elle cache son visage dans ses mains, puis se recroqueville sur la chaise, la tête enfouie dans ses bras.


Fin du Flash Back


Elle se rapprocha de lui, un peu, doucement. Elle ne le regardait pas, ne dit rien. Il n’y avait rien à dire, rien à regarder. Il y avait juste à écouter, et à réconforter. Lui retirant sa main avec une infinie délicatesse, elle se tourna légèrement vers lui et tendit les bras. Ils se refermèrent, enveloppant l’oisillon dans la cape de la lionne. Elle le cala, savant pertinemment qu’il ne bougerait pas tout seul. Il était vide.

Pleures … Tant que tu sais encore le faire …

Erell ne disait mot. Le gardant serré contre elle, elle passa doucement sa main dans les cheveux de l’oiseau, geste qu’elle espérait réconfortant. Mais au fond d’elle, elle savait pertinemment qu’il n’y aurait rien de réconfortant dans son geste, ni dans aucune de ses paroles, ni dans l’attitude qu’elle pourrait avoir vis-à-vis de lui les prochains jours. Il était mort avec son amour, et rien n’y personne ne pourrait rien y changer. Eux, ceux qui le croyaient innocent, presque personne à vrai dire, pouvaient essayer de changer cela, mais ils n’y parviendraient que si Corwin le voulait.


- Je sais qu’il te manque.

Flash Back

- Nous sommes réunis en ce sombre jour de deuil pour honorer la mémoire de Andrew Thomas William Bowen. Il fut pour certains une connaissance, pour d’autre un ami, un frère ou un fils…

Erell n’écoutait plus. Quel intérêt y avait-il à écouter, d’ailleurs ? Son frère était mort, aujourd’hui était le jour où son corps allait rejoindre la terre, le jour on l’on scellait sa tombe. Le regard rivé sur le cercueil encore ouvert de son frère, vêtu de son costume gris anthracite, elle le regardait sans vraiment le voir. Il semblait paisible, comme endormi. Cela aurait pu être apaisant de le voir ainsi, si sa pâleur cadavérique ne prouvait pas qu’il était mort. C’était juste un sommeil éternel. Juste ? Si Erell avait réussit à actionner les muscles de son visage, un sourire sarcastique se serait surement peint sur son visage. C’était le dernier voyage de son frère, sa montée au Paradis.


- Accueil le au Paradis, guide le dans ses premiers pas …

Il fait froid, en ce jour de novembre. Le vent se déchaine, il hurle dans les arbres, il déchaine la mer au loin. Le froid s’insinue, il traverse manteaux, écharpes, pulls, tout. Mais qu’importe. Le froid ne la dérange pas, pas plus que le vent, ou la bruine. L’endroit la dérange. Une église anglaise. Pourquoi ne pas l’avoir enterré en Bretagne, près de sa grand-mère qu’il aimait tellement ? Pourquoi un triste cimetière d’Angleterre ? Pour le garder près ? Alors que son âme s’en va, qu’il n’y a que son corps qui reste à pourrir ici ?

C’est à elle maintenant. A elle de parler, de lire son poème et d’adresser à son frère ses dernières paroles, son au revoir. S’avançant lentement, Erell inspira un grand coup avant de se tourner vers l’assemblée. La gorge nouée, elle s’approcha du micro et baissa les yeux vers le poème qu’elle avait décidé de lire.



« Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,
Laissez-moi partir.
J'ai tellement de choses à faire et à voir.
Ne pleurez pas en pensant à moi,
Soyez reconnaissants pour les belles années,
Je vous ai donné mon amitié.
Vous pouvez seulement deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté.
Je vous remercie de l'amour que chacun vous m'avez démontré,
Maintenant, il est temps de voyager seul.
Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous serons séparés pour quelque temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur.
Je ne suis pas loin et la vie continue …
Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai.
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là.
Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai.
Et quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir.
Absent de mon corps, présent avec Dieu.
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
Je ne suis pas là, je ne dors pas,
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit.
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
Je ne suis pas là. Je ne suis pas mort.
»


Les larmes coulaient, incessantes, mouillant la feuille, rendant la lecture compliquée. Sa voix cassée devenait parfois un murmure, un soupire qu’on entendait plus. Levant des yeux mouillés et perdus vers les personnes se trouvant là, Erell eu un sursaut de conscience. Ce n’était pas pour les convaincre eux qu’elle avait choisi ce poème. C’était pour se convaincre elle-même qu’il irait bien.

Fin du Flash Back


Pendant tout ce temps, elle n’a pas versé une seule larme. Peut-être est-ce enfin la fin de la tristesse ? Peut-être qu’il ne reste plus que l’absence et les souvenirs à présent. Peut-être a-t-elle trop pleuré un frère qui allait bien, qui profitait de son repos éternel.

Mon ange …

Levant les yeux vers le ciel, elle fouilla les nuages, cherchant un signe, quelque chose. Elle n’eu cependant pas à chercher longtemps. Un coup de vent vint balayer les arbres, jouant avec ses cheveux, faisant se soulever sa cape. Souriant un instant au ciel, Erell sentit quelque chose de mouiller glisser le long de sa joue. Elle savait.

Elle regarda ensuite Corwin longuement. Sans rien dire, sans rien penser. Sans rien vouloir.


- Il n’est plus là. Laisses le partir. Il n’est pas mort.

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Dernière édition par Erell Bowen le Lun 18 Juil - 12:57, édité 1 fois
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Corwin Egnis
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MessageSujet: Re: Tu es mort le jour où il a sombré. Laisses moi te ressusciter. [PV Corwin ]   Jeu 14 Juil - 22:40

Les mains d’Erell se baladaient dans ses cheveux, triturant doucement les mèches cendrées du bout des doigts. Les larmes de l’aigle abattu continuaient de serpenter le long de ses joues, marques mouillées et silencieuses de la peine qui l’habitait. Inspirant lentement le parfum de la fille, il ferma les yeux.
Il avait perdu toute envie, tout désir de profiter de la vie. Tout ne lui semblait plus que poussière, il gardait en bouche le goût amer de la perte.
Respirant de plus en plus fort, il sentit une boule se coincer en travers de sa gorge. Une goutte de sueur perla le long de son échine, accompagnée d’un frisson glacé qui lui mordit la peau
.

Je t'aime pour ce que tu es et c'est moi qui aie besoin de toi. Depuis que je te connais, je ne me sens plus la force de faire les choses si tu n'es pas là pour me tenir la main…

Les mots résonnèrent à ses oreilles comme une voix lointaine. Des mots de James, prononcés dans la noirceur de la forêt, pour l’éclat de leur amour. Cette nuit avait concrétisé la beauté et la profondeur de leur relation, et à présent, cette phrase n’était plus que poison sinueux et horrible.
Ce souvenir lui fit mal, tellement mal. Il revoyait les traits fins de son phénix, se découpant dans la clarté lunaire
.

MORT! IL EST MORT!

L’image monstrueuse de ses réminiscences s’offrit une nouvelle fois à lui; son cauchemar, l’image hideuse de sa propre personne, les cheveux de sang, les traits durs et les yeux glacés, la puanteur de cadavre. Il l’attrapait, sourire morbide aux lèvres, lui hurlant de son souffle putride:

IL EST MOOOOOORT CORWIN!!! TU TE RETROUVES UNE NOUVELLE FOIS TOUT SEUL PAUVRE CAFARD MERDEUX!!!

Et un déluge de rires grinçants s’élevèrent. Une pointe acérée vint alors à s’enferrer dans sa main gauche. Des fins sillons noirâtres se mirent à partir du bijou, et à parcourir le chemin sanguin de son corps.

Corwin ouvrit alors subitement les yeux en grands, rivés sur un voile invisible. Le sang battait à ses tempes, s’emplissant de poison. Sa peau se tinta de gris, hideuse et froide. Des notes de noir emplirent ses yeux, les emplissant au fur et à mesure
.

Il est mort…ramènes-le…

Il se mit à haleter, de plus en plus fort, plongeant dans une panique profonde.

Ramènes-le!

Ses dents s’effilèrent, atteignant sa lèvre inférieure, l’écorchant et faisant couler quelques gouttes pourpres. Sa vision s’obscurcissait, colorant de noirceur les alentours, l’empêchant à jamais de revoir la lumière.

RAMENES-LE!!

- AAAAAAH!!!!!

Corwin sursauta, hurlant à gorge déployée. En une fraction de seconde, ses crocs se rétractèrent, ses yeux redevinrent normaux, sa peau retrouva sa teinte originelle. Mais son corps garda la froideur de la bague, qui enserrait sa main dans un étau gelé.
Il baissa les yeux, regardant Erell fixement. Il prit la parole, sifflant entre ses dents, le regard menaçant
.

- Oui Erell! Il n’est plus là en effet! C’est moi qui l’ai vu mourir, et c’est moi qui suis accusé de son meurtre! Mais tu as tort, il est bel et bien crevé! Mais tu sais quoi? En réalité je n’en ai rien à foutre de tous ce que disent les autres! Parce que je vais le ramener! Et je ne serai pas seul dans ma tâche, j’en suis persuadé! Et alors, quand on saura la vérité, tous baisseront les yeux devant moi, et se repentiront du mal qu’ils m’ont causé! Et dans le cas contraire, je leur arracherai leur sale petite gueule, et les écraserais.

Il parla finalement tout bas, regardant au loin.

- Je leur montrerai…je leur montrerai à quel point il est facile de causer le mal, mais comme il est horrible d’en souffrir. Ils connaîtront ce que signifie la souffrance.

…je connais la souffrance.
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Erell Bowen
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MessageSujet: Re: Tu es mort le jour où il a sombré. Laisses moi te ressusciter. [PV Corwin ]   Sam 30 Juil - 19:52

Après ce qu’elle avait dit, Erell supposait qu’il se mettrait à pleurer plus fort, et que peut-être, il comprendrait ce qu’elle essayait de lui montrer. Mais le résultat en fut tout autre. Interdite, elle le regarda se muer peu à peu en ce monstre qu’elle avait vu dans la Salle sur demande. La jeune fille ne recula pas, ne défit pas son étreinte. Elle ne bougea même pas, se contentant d’observer en détails les changements qui s’effectuaient, petit à petit. Le vent agitait les feuilles au dessus d’eux, donnant à la scène un air macabre.

Lorsqu’il hurla, la bretonne sursauta. Pas de peur, mais de surprise. D’un coup d’un seul, plus rien n’était visible, ses yeux avaient repris leur teinte habituelle, sa peau également et les crocs avaient disparus. Ne restait de cette transformation que la température glaciale de son corps. Soucieuse qu’il n’ai pas froid, Erell réajusta sa cape, qui avait glissé lorsqu’elle avait sursauter.

Seulement à ce moment là, elle capta son regard. Le sien était fixe, braqué sur elle. Erell le sentit en colère. Elle sut alors que ce qui allait s’ensuivre ne serait pas gentil, pas plaisant. Que rien ne permettrait de couper à cette discussion. Et elle ne se trompa pas. Le torrent de mots, glacials, durs, coupants comme des bouts de verre, la frappèrent en plein cœur. Non pas qu’elle se sente concernée, mais elle eu peur. Pour les autres. Il en serait capable, il leur ferait du mal s’ils lui en donnaient l’occasion.

Son regard menaçant, sa voix sifflante, rien ne l’impressionnait. Il lui avait fait bien plus de peur et de mal par le passé pour qu’elle sache lorsque cela deviendrait dangereux pour elle. Fermant les yeux un instant, elle ressentit un frisson de colère lui parcourir le dos. C’était la colère de son interlocuteur, tellement puissante et présente qui la faisait flancher. Cela n’était plus arrivé depuis quelques temps déjà. Mais cette proximité l’empêchait de pouvoir mettre une barrière entre cette colère et elle-même.

Déçue par son comportement, la bretonne ôta ses bras, brisant le cocon qu’elle avait essayer, en vain, de lui construire pour qu’il puisse se soulager de toute cette douleur, cette rancœur, cette colère. Le regardant froidement, elle attrapa son menton entre son pouce et son index et fixa ses prunelles brunes dans celles de Corwin.


- Regarde moi. Regarde moi ! Alors c’est ça ? Ton plan ? Les faire souffrir, autant qu’ils t’ont fait souffrir ? Quelle classe. Quelle sagesse ! Pourtant c’est-ce qu’on dit de vous, que vous êtes des sages non ? Je ne vois pas de sagesse en toi. Juste de la soif se vengeance. J’ai cru un instant, un court instant, que oui, je pourrais te permettre de te soulager, d’évacuer toute cette peine, cette rancœur. Mais j’ai pas réussis, visiblement. Tu restes replié sur toi-même. Oh, je t’en pris, ne me dis pas que c’est ma faute, notre faute, que nous t’avons rejeté, que nous avons fait de toi ce que tu es. Je veux t’aider ! J’aspire plus que tout à t’aider, mais la vengeance ne t’avancera en rien. Que feras-tu, après ? Quand tu les auras fait souffrir ? Tu t’en voudras ? Tu auras honte ? J’espère que oui. Je l’espère pour toi, ça prouverait que tu es encore capable d’éprouver du remord. Tu es libre de tes choix, de tes actes, libre, tout simplement. Mais si la vendetta est ta seule perspective d’avenir, c’est sans moi et tu le sais. Pourquoi les faire souffrir simplement parce qu’ils ont cru aux rumeurs qui circulent ? J’ai promis d’être là, mais ouvre les yeux, bon sang ! Regarde toi ! Vois ce que tu deviens !

Elle outrepassait les limites, elle le savait. Dans son accès de colère, elle avait dit des choses, sans rapports réels, sans logique visible pour quelqu’un d’extérieur. Mais son cerveau comprenait très bien les raccourcis qu’il prenait. Lâchant son interlocuteur, elle le fixa encore quelques instants avant d’enfoncer le clou encore un peu plus.


- Il y un homme qui disait que la vengeance procède toujours de la faiblesse de l’âme, qui n’est pas capable de supporter les injures.


Erell se détourna de lui, et glissa sur le côté, mettant de la distance entre eux. Basculant la tête en arrière, elle contempla le ciel, parfaitement consciente de laisser sa gorge à nue, à sa merci. Si il voulait lui faire comprendre qu’elle l’avait blessé, qu’elle avait dépasser ses limites, le fait de se cacher, ou de se protéger, ne servait à rien. Soupirant, elle ferma les yeux et se laissa tomber en arrière. Les bras en croix sur sa poitrine, baguette rangée, elle attendait. Il avait dit ne plus jamais lui faire de mal, la faire souffrir. Allait-il tenir sa promesse, lui aussi ?

Malgré ce qu’elle avait dit, et ce qu’elle ressentait en ce moment, elle savait qu’elle continuerait à être là. Jusqu’au jour, où, peut-être, les chemins divergeraient trop pour qu’elle puisse le soutenir encore.

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Corwin Egnis
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MessageSujet: Re: Tu es mort le jour où il a sombré. Laisses moi te ressusciter. [PV Corwin ]   Mer 7 Sep - 22:24

Corwin renifla de mépris.

- J’ai appris à ne plus être faible. Beaucoup d’évènements m’ont poussé à changer. Toi-même, si ton petit Rowel avait été abattu de sang froid, et que tous criaient ta culpabilité, comment réagirais-tu ? Sans doute pas très différemment de moi ! Alors ne sois pas si avide en remontrances Erell !

Son ton était sec. Certes la jeune fille n’avait pas tort en tout point, mais son emportement lui avait fait perdre de vue le lourd fardeau que représentent les sentiments d’amour. La réaction du Serdaigle n’était pas si démente après tout. Beaucoup auraient sans aucun doute pensé les mêmes choses que lui. Après cela, à voir combien seraient réellement prêts à payer le prix de leur vengeance.

Il observa un moment sa compagnonne. Il lisait en elle tout son agacement, toute sa colère, ainsi que sa peine de le voir ainsi. Et ressentir tout cela le touchait. Pourtant, elle demeurait encore loin du réel état du garçon. Quelque chose tiqua alors en lui.
S’abaissant, à son niveau, il la fixa longuement, prit d’une intuition
.

- Je vais te montrer…ce qui m’habite vraiment depuis… Laisse-moi te montrer.

Il plaça sa main droite contre la joue d’Erell, et saisit doucement de l’autre ses doigts.

- Ne pense à rien…

A l’instant où il prononça ces paroles, il déversa en elle un flot d’émotions. Ses émotions. Celles qu’il avait ressenties en lisant l’ultime mot de son amour, en le voyant s’éteindre et disparaître au fil des secondes dans la noirceur de la forêt, lorsque le regard de Dumbledore s’était posé sur lui, puis celui des élèves, agressifs et mauvais. Sans lui faire parvenir aucun de ces souvenirs, Corwin faisait néanmoins s'écouler tout ce qui l’avait assailli dans l’esprit d’Erell. Elle allait avoir mal, très mal au cœur. Mais pour le Serdaigle, il était nécessaire qu’elle sache réellement ce qu’il avait vécu, qu’elle comprenne l’ampleur de son malheur, et les raisons le poussant à désirer la vengeance.
Au fil des secondes, une sensation horrible se frayait un chemin en lui, martelant son crâne, et soulevant sa poitrine de plus en plus rapidement. Il respirait fort, ses joues s’empourpraient. Une crampe au ventre le saisit soudainement, rompant le contact qu’il avait établi. Se détournant rapidement, il s’accrocha à l’arbre dans son dos, essayant de contenir ses haut-le-cœur tant bien que mal. La tête lui tournait violemment, et une irrépressible envie de s’écrouler le tenaillait.
Son abdomen le travaillait, ne cessait de se tordre
.

- Gogh… !!! Au…au moins tu s…sauras maintenant ce que j’endure… ! Tu peux me comprendre ! Je…AAARGH !!!

Le corps révulsé en un angle morbide, il hurla de douleur et se mit à avancer, courant presque, le pas chancelant. Il pouvait sentir derrière lui l’esprit à présent tourmenté de la Gryffondor. Mais c’était le prix à payer, pour qu’elle au moins soit toujours présente pour lui. Si elle comprenait ce qu’il lui avait transmis, alors elle saurait à quel point son soutien demeurerait plus que nécessaire. Elle représentait pour le Serdaigle l’une des dernières choses sur lesquelles il pouvait compter.
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MessageSujet: Re: Tu es mort le jour où il a sombré. Laisses moi te ressusciter. [PV Corwin ]   Ven 16 Sep - 19:36

- Laisses-le en dehors de ça. Il n’est plus rien pour moi. Avec la vitesse à laquelle il s’attire les ennuis, dans un mois tout au plus, il sera mort. Et moi tranquille.

Elle est cruelle. Elle n’est pas comme lui, ne l’a jamais été, et finalement, ne le sera jamais. Il faut qu’elle casse cette image. Si tout le monde pense qu’on peut l’atteindre en touchant Rowel, alors il faut que cela cesse. Elle ne veut pas prendre le risque de souffrir inutilement à cause de lui, elle brisera ce mirage de petite amie aimante et attentionnée, même après une rupture. Pourtant c’est bien ce qu’elle est, aimante et attentionnée. A l’excès peut-être, même. Mais qu’importe.

Elle sent son regard, ses prunelles la fixant longuement. Elle ne bouge pas, n’esquisse pas le moindre geste, ne le regarde pas. Il n’existe plus pour un court instant. Pleurs, doutes, rires, larmes, rires à nouveau, baisers, étreintes, et de nouveau des pleurs. De longs pleurs empreints de douleur et de culpabilité. Peu à peu, il était devenu sa drogue, son tout, son point d’encrage. Elle avait besoin de lui, besoin de le voir. L’« Après » comme elle appelait la période qui avait suivie sa rupture avec le préfet n’avait été rythmée que de regards dérobés, et de nouvelles rapportées. Bien sur, elle paraissait forte. La vérité c’est qu’elle était brisée.

Là où elle aurait du rire, elle ne voulait que pleurer, là où il fallait parler, expliquer, elle ne cherchait qu’à se taire. Se faire oublier. Oublier qui elle était, et ce qu’on pensait d’elle maintenant. Le contact de sa paume sur sa joue la surprit, et elle failli avoir un mouvement de recul. Elle se retient, ne cherchant pas à le blesser davantage dans cet échange mouvementé. Elle se laisse assaillir de sentiments qui ne sont pas les siens, les supporte sans broncher, les endure sans ciller. Elle ne tique même pas.

Par delà des émotions-souvenirs, elle capte cette douleur lancinante qui émane dans l’instant de lui. Elle la capte, la décortique et la possède. Sa douleur devient sienne. D’un coup d’œil rapide, Erell observe cet enfant, devenu un peu homme avant l’heure, se tordre sous les tiraillements, et l’entend hurler, sans réagir. Il vient de faire déferler quelque chose en elle, et il ne le sait pas. Il vient de la replonger dans un bain de souvenirs déchirants, de ceux qu’il faut pour toujours enterrer, ou mieux, ne jamais posséder.

Je te comprenais avant même que tu ne me fasses cela, Corwin. Je l’ai vécu également.

Elle ne se lance pas derrière lui. La jeune fille ne part pas non plus en sens inverse. Elle reste sur place, simplement, émettant un long sifflement aigüe. Un ronronnement résonne à ses oreilles, au bout de quelques instants, et Erell tend la main, pour la passer doucement dans le pelage couleur argent de sa chatte.


- Suis le pour moi, s’il te plait. Je dois … Je dois rester là un moment. Je n’ai pas la force d’avancer tout de suite. Mais je viendrais. Soit certaine que je viendrais. Ne te fais pas attrapée.


Une voix résonne dans sa tête, horrible, grinçante, horriblement terrifiante. Glaciale et amère. Voir même acide. Elle la connait déjà si bien. Elle l'a déjà tant entendu, et tant redoutée. Il vient de briser le mur qu'elle avait construit entre elle et la Voix. Maintenant elle a peur. Elle sait ce que la Voix a donnée d'elle. Une folle.

Monstre !

- Je t'avais bien dis que tu allais me détruire ... Maintenant sonne le clairon pour moi.

Elle chuchote cela au vent, d'une voix ténue, à la limite de l'audible. Elle sait que quelque part, il l'entend. Elle l'espère.

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Corwin Egnis
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MessageSujet: Re: Tu es mort le jour où il a sombré. Laisses moi te ressusciter. [PV Corwin ]   Jeu 6 Oct - 8:01

Il courut à travers les arbres, longeant à certains moments l’étendue du lac. Au plus il avançait, au plus Erell se faisait présente dans son esprit. Il pouvait sentir au rythme de ses foulées effrénées un malaise grandissant qu’il avait créé en elle. Et il s’en voulait…il s’en voulait tellement. Jamais il n’aurait cru déclencher un phénomène de pareille ampleur chez elle. Il avait seulement cherché à lui montrer ce qu’il endurait depuis que James avait disparu, depuis que son amour, son ange sombre s’était volatilisé.

De lourds nuages s’étaient formés au-dessus de sa tête, et au bord de la crise, il finit par s’écrouler contre la terre grise et meuble de la forêt. Des torrents de larmes se mirent alors à s’écouler, allant se mêler sur le sol. Ses hoquets de tristesse résonnaient dans le bois. Ses joues échaudées s’étaient transformées en un lit de rivière salée. Il avait fait du mal à la seule qui le soutenait encore, et jamais il ne se le pardonnerait. Elle qui avait toujours été là pour lui, qui l’avait réconforté, qui l’avait relevé alors que tout le monde lui avait tourné le dos. Il ne s’était pas montré à la hauteur de ce qu’elle lui avait apporté.

Des griffes noires rayaient le sol, creusant de profonds sillons entre les débris de bois et de feuilles mortes. Au fond, il leur était un peu semblable; vide de toute vie, déchiré de toute part.
Ses pleurs continuaient d’affluer à rythme constant. Sa peine se muait en colère. Colère qu’il retournait contre lui-même. Dans un élan de rage brute, ses griffes se plantèrent dans son bras, déclenchant une légère effusion de liquide pourpre, allant rejoindre en gouttelettes ses larmes déjà tombées.

Elles s’enfoncèrent un peu plus. Le monde lui sembla alors un peu plus calme. A travers des paupières mi-closes, lourdes d’avoir tant pleuré, il observa les troncs fins et gigantesques l’entourant, allant comme toucher les nuages sombres les surplombant.
Une légère douleur le prit dans le bras. Baissant les yeux, Corwin se rendit alors seulement compte du sang dégoulinant des cinq entailles qu’il s’était infligé. Ses griffes avaient disparu. Perdu dans un brouillard épais, il déchira avec peine un pan de sa chemise, qu’il enroula maladroitement autour de ses blessures. Le tissu blanc se tâcha presque automatiquement. Il le serra un peu plus, et l’épanchement finit par se tarir.

Ce moment de paix fut de courte durée, car le visage d’Erell vînt de nouveau le percuter de plein fouet, faisant trembler ses lèvres de chagrin. Mais les larmes n’apparurent pas
.

J’ai tout gâché…pourquoi…non!!!

Corwin se leva d’un seul coup et commença à faire demi-tour au pas de course. Mais il s’arrêta rapidement. Il s’imaginait déjà arrivant la bouche en cœur devant la Gryffondor, et lui expliquer qu’il n’avait pas voulu lui causer de mal, qu’il ne recommencerait plus…comme auparavant. Et il venait de manquer à sa promesse une fois de plus. Il n’avait pas le droit, il se devait de ne pas apparaître devant elle, ne serait-ce jusqu’au moment où il se serait lui-même pardonné, et cela prendrait un moment…

Essuyant ses joues à présent glacées, le garçon partit en direction du château. Les cours avaient débuté, et en arrivant en vue de la cour, il ne rencontra heureusement personne. Corwin gagna discrètement son dortoir, et s’attablant à son bureau, il attrapa une feuille et sa plume.


Une fois fini, il sortit de la chambre, ayant glissé son mot dans une enveloppe au nom de la fille de Gryffondor. Il ne pourrait jamais passer dans leur dortoir sans l’aide de quelqu’un, or actuellement, personne ne désirerait lui venir en aide. Par chance, il vit au-dehors qu’il faisait de plus en plus sombre. On ne le verrait pas faire.
Il gagna alors une fenêtre. Jaugeant l'extérieur, il vérifia que personne ne se trouvait dans les alentours. Le dortoir des filles gryffons se situait à quelques mètres au-dessus. Corwin glissa la lettre dans sa poche, et grimpa sur le balcon. Avisant la fenêtre en question, il fit alors un bond, ses griffes sorties allant se planter dans un joint, à quelques centimètres à peine du rebord de la vitre. Il se hissa rapidement, et forçant un peu, il ouvrit le carreau. Il déposa sa missive sur l’un des lits, une boule en travers de la gorge, et sauta dans le vide, disparaissant dans le jour sombre
.



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MessageSujet: Re: Tu es mort le jour où il a sombré. Laisses moi te ressusciter. [PV Corwin ]   

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Tu es mort le jour où il a sombré. Laisses moi te ressusciter. [PV Corwin ]
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