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 * Réflexion * [Libre]

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Léocadie de Dinechin
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MessageSujet: * Réflexion * [Libre]   Mar 21 Juin - 21:11

Je feuillète compulsivement une brochure du ministère de la magie. Quelques mois plus tôt avait débuté les conseils d’orientation pour le choix des Buses. Une rencontre singulière était sortie du foutoir de base concernant les possibilités de carrière.

Petit retour en arrière pour que vous compreniez comment j’en suis arrivé à vouloir travailler au Département de contrôle et de régulation des créatures magiques.

J’étais assise sur un banc de l’école, une liasse de papier à la main, complètement blasée et je m’apprêtais à les jeter rageusement dans la poubelle, en gardant l’ambition de devenir magicienne dans une troupe de cirque moldue quand un homme grand et mince dans un costume trois pièces, s’avança d’un pas léger mais déterminé. Sous sa veste noir, il portait un gilet gris perle et, par-dessous, une chemise d’un blanc éclatant. De sa poche pendait une chaine en or et dans sa main, il tenait une vieille sacoche de médecin en cuir. Très élégant.

Il s’arrêta devant moi avec un large sourire et des yeux bleus marron brillants. Vérifiant que personne ne nous écouté, il s’est penché vers moi et m’a demandé la permission de s’assoir à mes côtés. Je l’ai regardé au fond du crâne, histoire de m’assurer qu’il ne se moquait pas de moi et hocha la tête en silence.

Me tendant une main, que je ne serrais pas, il se présenta comme étant Ulric Bremer du Département de contrôle et de régulation des créatures magiques.


*Souvenir *

- Et moi je suis Sœur Marie-Angélique.
- Vraiment ?
- Non. En revanche, si vous voulez que vraiment que je vous raconte ma vie, il va falloir que vous m’expliquiez qui vous êtes et ce que vous me voulez.


La surprise qui s’est peinte sur le visage du type m’a procuré le même plaisir qu’un biscuit fourré au chocolat. Pourquoi les adultes s’imaginent-ils si souvent qu’enfance rime plus avec déficience qu’avec intelligence ? Il a hésité un instant puis s’est enfin décidé à me parler, après une ou deux éternités.

-Je travaille pour une branche du ministère un peu particulière. Un département qui a des ramifications partout dans le monde mais que peu, très peu de gens, connaissent.
-Un département secret ?
-Si on veut, oui.
-Et vous faîtes quoi dans votre département ? Espionnage ? Trafic de drogue ? Recel de tapis volant ? Vente de baguettes explosives ?


Nouvelle tablette de chocolat.


-Non. Nous gérons les Créatures magiques.
-Logiquement, puisque vous êtes du Département de contrôle et de régulation des créatures magiques.
-Le but de notre branche n’est ni de les détruire, ni de révéler leur existence mais de les gérer. En toute discrétion, avec comme objectif de maintenir le fragile équilibre entre les sorciers, les créatures et les moldus.
-Des créatures, hein ?
-Vampires, trolls, garous, goules, daedroths, esprits divers et variés, gobelins, kobolds et une foule d’autre chose moins connus mais tout aussi réels.


Le type s’est tu pour savourer à son tour la tablette de chocolat que lui offrait ma stupeur. J’ai laissé échapper un sifflement.

-Whaou ! C’est un boulot génial !
-A qui le dis-tu ! Complexe, parfois dangereux mais génial.
-Cela dit, à supposer que vous ne soyez pas un total mytho et que votre boulot existe bel et bien, cela ne doit pas être facile de tout gérer, les créatures et votre statut de sorcier, pour que les moldues n’est vent ni de l’un, ni de l’autre.
-Non. En effet. C’est pour cela que le recrutement de nos agents se fait avec une minutie toute particulière.
-Et ?


Il a laissé échappé un nouveau un sourire éclatant.


-J’ai beaucoup parlé et tu n’as rien dit.
-Parce que j’ai quelque chose à dire ?
-Oui. Comme par exemple si cela te plairais de venir agrandir nos troupes à la fin de ta scolarité. Tu as un bon dossier scolaire, Léocadie. Et un certain cran, même si pour le moment tu ne le mets à profit que pour défier l’autorité.

Léger sourire en coin. Puis, le voilà qui se lève et qui prend le chemin du portail de fer forgé en m’adressant un signe de tête complice.

-A bientôt, j’espère, Mademoiselle de Dinechin.

*Fin du souvenir *

Ulric Bremer. Est-ce que l’ange blond était de sa famille ? C’était à cette question que mon cerveau s’évertue de répondre quand deux ombres viennent se planter devant moi, me gâchant le soleil. Je lève la tête, prête à allumer le fils de bâtard moisi qui a pris cette liberté quand je percute le mur derrière moi.

J’ai le douloureux sentiment que j’ai atteins les limites du mot «courage». Le choc est en effet si violent que plusieurs parties essentielles de mon corps, dont au moins un bras et une jambe, mes vertèbres et sûrement quelques côtés, réclament aussitôt leur autonomie. Une autonomie que mon cerveau, occupé à inventer l’adjectif brouillardeux, envisage de leur accorder, histoire d’avoir la paix.

J’accepte de glisser au sol tout en refusant de glisser dans l’inconscience et, pour faire bonne mesure, je glisse ma main valide dans la poche de ma veste. Je reconnais le crétin du stade entouré de deux trolls, qui doivent être des connaissances amicales de sa personne. Sauf que je ne peux pas bouger. Je ne sens plus mes jambes.


*Limbes *

J’ai cinq ans. Peut être six. Je me suis enfuie du centre d’accueil. Trop de contraintes, trop de règles, trop d’obligations. Pas assez du reste. La nuit est tombée depuis des heures. Je marche sans but dans une forêt sans fin. Je ne le sais pas encore mais demain la police me retrouvera.

-Tu n’as pas eu peur toute seule dans le noir ? me demandera un éducateur quand je serais de retour au centre.

Impossible de répondre. Trop de mots dans la même question. Le noir ne m’effraie pas. La solitude n’est pas liée à la nuit. Elle ne fait pas peur. Elle est juste triste.
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Dakeyras Bremer
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MessageSujet: Re: * Réflexion * [Libre]   Jeu 23 Juin - 9:41

Depuis leur première et dernière rencontre, il n’avait fait que penser à Léocadie. Il avait envie et besoin de la voir, juste pour apercevoir son visage. S’ennuyant, il se mit à sa recherche, il commença par la bibliothèque, mais elle n’était pas là. Il sorti alors du château, arrivant dans le parc, il vit un petit groupe d’élève, des serpentards. Les serpentards, ceux qui lui cherchaient des noises depuis quelques temps. Ils étaient surement encore en train de maltraiter des élèves. Il se dirigea vers eux, il ne cherchait pas les histoires mais juste pour voir si ce n’était pas un élève qu’il connaissait qui était le souffre douleur de ces grands cons. En s’approchant, il n’eu aucun mal à la reconnaitre, elle était adossé à un mur, des papiers éparpillés autour d’elle. Léocadie semblait en mauvaise posture, ils étaient trois et, elle, était seule. Il se devait de l’aider. Il regarda autour de lui et aperçu un bout de bois. Il le saisi et le lança sur le serpent au milieu, celui qui l’avait fait tomber de son balai. L’autre reçu le bout de bois juste en haut du dos. En même temps, Dakeyras leur cria :

Alors les blaireaux, toujours aussi courageux apparemment. Trois contre une, ça va c’est pas trop dur ? Vous voulez pas appeler d’autres petits copains à vous pour avoir moins de mal ?

Ils s’étaient tournés vers lui. Les deux élèves latéraux avaient commencés à avancer mais celui du milieu les avait retenus de ses bras. Il leur avait signifié de rester avec la fille, disant que Dakeyras était pour lui. Il leur avait dit ça avec un sourire malsain. Il s’approcha alors de lui. Dakeyras n’avait pas peur mais il était anxieux car il était plus âgé que lui et il ne savait pas vraiment quoi faire de plus. Il se contenta de lui dire avec un sourire narquois aux lèvres :

Ton nez va mieux ?

L’autre se contenta de balancer un crochet du droit dans la face du gryffon en guise de réponse. Le jeune garçon tomba au sol sous le coup de l’impact, d’autant plus qu’il ne s’attendait pas à ça. L’abruti portant l’écusson vert avança vers lui. La colère montait en Dakeyras comme l’eau de la mer monte pendant la marée. Il regardait le visage de l’abruti qui avançait vers lui, il le fixait et pensait à ce qu’il pourrait lui faire. Soudainement, une pierre surgit de nulle part, venant percuté de plein fouet la tête du serpent à la tempe. Celui-ci s’écroula et le gryffon senti sa tête brulait d’un brasier ardent qui lui rongeait le cerveau. Il se laissa retomber sur le dos, prenant sa tête entre ses mains. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait. Il tourna la tête en direction d’où provenait la pierre et ne vit personne. Il n’y avait que lui et le serpentard. Alors, il se souvenue l’évènement survenu dans sa chambre. Sa main tendu, sa chaussure, son mal de tête, son rêve. Il se rappelait avoir était inconscient. Mais là, pas de rêve, pas de perte de conscience, juste ce mal de crâne démentiel. Il se releva tant bien que mal, une main toujours apposée sur le côté de son crâne. L’autre était toujours au sol, assommé par la pierre. Le gryffon se dirigea vers la scène qu’il avait quittée plus tôt. Sa vue était un peu brouillé sur les côtés mais le mal de crâne commençait à disparaitre doucement. Là où Léocadie se trouvait, rien n’avait bougé, comme si le temps avait été arrêté. Le gryffondor appela alors les deux crétins qui s’étaient retourné vers la jeune file sur l’ordre de leur "leader".

Ho ! C’est bon je suis là, à qui le tour ?

Il chancelait encore un peu mais arrivait à se stabiliser. Sa tête était moins douloureuse mais elle le lançait de temps à autres. Il garda alors sa main gauche sur sa tête et prit Fire dans sa main droite, attendant juste la suite des évènements.

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Loélia Dannan
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MessageSujet: Re: * Réflexion * [Libre]   Jeu 23 Juin - 13:45

J’étais avec Héloïse près du grand chêne. Pour faire passer le temps de ces derniers jours d’école, on s’amusait à se faire des questions de révisions, histoire d’être au top niveau pour la rentrée prochaine. Dans un peu moins de dix jours, je serais assise dans le train qui me ramènera chez moi. Là, où rien n’avait changé. Là ou je n’étais pas un ange gardien, là où Lilian ne m’avait confié aucune mission, là où mon aimé n’avait pas de pulsions maléfiques qui le parcourait.

Je reportais mon attention sur Héloïse et sur ses questions piégées, complexes, retorses. Mais réponses n’en étaient pas moins immédiates. Je nage dans les formules, jongle avec les sorts et les contre sorts, joue avec les ingrédients. Plaisir intense et vertigineux. Il ne me restait plus que ça en dehors de la hâte de fuir cet endroit, fuir les murmures qui s’élèvent sur mon passage, fuir les yeux plantés dans mon dos, fuir les commentaires réducteurs. Fuir. Retrouver le calme et la solitude de ma vie d’avant. Continuer à apprendre et apprendre à me taire.
Soudain un bruit d’altercation se fit entendre un peu plus bas. Héloïse fronce les sourcils, puis me souris, hésite un bref instant puis se lance :


On va voir ce qu’il se trame là en bas ?

J’acquiesce en silence. Ses tresses voltigent autours de son visage et son sourire est toujours comme un rayon de soleil inattendu. Inespéré. Arrivée à hauteur de grabuge voilà ce que je pouvais dire de moi : je m’appelle Loélia Dannan, j’ai douze ans, trois mois et, je me rendais compte tout à coup, une vie entière qui attend avec impatience que je me décide à la regarder en face.

Héloïse jeta presque simultanément un sortilège de bloque jambes et de conjonctivite au Serpentard qui se trouvait le plus près de sa baguette. Il s’écrasa mollement sur la terre gravillonneuse du chemin frottant ses yeux irrités. Bien qu’ayant aperçu la joue tuméfiée de Dakeyras, je jugeais l’état de la fille beaucoup plus inquiétant. M’assurant d’être bien couverte par mes deux comparses, je me mis à courir vers elle. Je me suis agenouillée près d’elle et ai placé deux doigts contre son cou, comme Tante Ivy me l’avait un jour montré. Pas de pouls. Aucun signe visible de respiration non plus.

Refusant de céder à la panique en voyant des cernes bleus se creusaient sous ses yeux et sa pâleur s’accentuer à vue d’œil, je lui ai pris la tête entre les mains, comme je l’avais fait pour Dake lors de sa première confrontation à la télékinésie. Seulement, elle devait souffrir de blessures internes dont j’ignorais tout et la tâche n’en était que plus complexe. Je n’avais que quelques minutes pour lui venir en aide, son corps avait presque abandonné, je sentais que son âme essayait de se détacher. Bientôt elle quitterait son corps.


-Héloïse !

Ma voix était éraillée et à peine audible mais le sentiment d’urgence du se faire entre car presque immédiatement ma rousse amie était à mes côtés, une main rassurante sur mon épaule. Elle me souffla au creux de l’oreille qu’elle allait m’aider de son mieux. Elle s’occupa de réchauffer le corps de la jeune élève pendant que je me concentrais sur mes ondes guérisseuses. Je faisais de tels efforts que je cru moi-même perdre conscience, je combattais la sensation de vertige pour me concentrer davantage. Dake, à côté de nous, était très agité.

Soudain, j’ai visualisé une puissante énergie qui affluait de mon cœur et de mes artères. Elle surgissait de mes doigts pour se propager dans le corps qui gisait au sol. En sentant cette énergie me quitter pour atteindre la fille, je me suis dis qu’elle parviendrait peut être à survivre. Refermer les blessures. Les nombreuses blessures. J’agissais dans le calme et la rapidité, réparant les côtes fracturées, le poumon perforé, le poignet brisé qui avait claqué comme une brindille, les vertèbres fracassées comme une bouteille en verre sur le carrelage de la cuisine.

Quand j’ôtais les mains de ses tempes pour me laissé tomber dans l’herbe, elle respirait normalement, même si il lui restait quelques blessures superficielles.
Dake se jeta sur moi, m’inondant de paroles, mais je n’étais pas capable de lui répondre. Tout tournoyé autours de moi. Héloïse me rattrapa de justesse et me força à boire un peu d’eau et à avaler deux biscuits secs aux fruits confits. Le malaise s’estompa un peu.

Alors que je me tenais la tête entre les genoux pour bénéficier de tout l’oxygène possible, Dake se décala légèrement pour attraper la main de la fille étendue au sol. Elle avait ré-ouvert les yeux et semblait reprendre des couleurs, à mon grand soulagement.

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Quand les larmes de l'ange inonderont la Terre, alors s'ouvriront les portes de l'Enfer.Et tandis que les anges seront sur le point de mourir, ce sera au jeune homme de périr.
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Léocadie de Dinechin
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MessageSujet: Re: * Réflexion * [Libre]   Jeu 23 Juin - 19:19

J’ai si froid que j’en aurais hurlé si j’en été encore capable. Mes muscles sont tétanisés tandis que mon cœur me martèle la poitrine à grands coups douloureux. Je ne sens pas les bras me tenir, m’envelopper d’une chaleur réconfortante, me frotter, me masser. Je ne perçois plus les voix qui m’encouragent, me supplient, non plus que je ne vois la jeune rouquine ouvrir des bras impuissants. Il fait froid. Vraiment trop froid. Je laisse échapper un dernier soupir.

La sensation de froid a disparu. Je flotte, en apesanteur, dans un océan d’étoiles. Je suis infinie et minuscule, je ne suis rien et je suis tout. Suis-je encore moi ? Aucun point de repère, pas de limites, ni d’horizon. Je n’ai aucune sensation, à peine un léger picotement contre mon cœur, là où une forme chaude était autrefois blottie. Des galaxies s’ouvrent devant moi, l’univers entier se dévoile et à chaque nouvel astre, je m’allège d’un souvenir.

Je ne suis plus que moi. Libérée des autres, libérée du monde, libérée de tout, je deviens pensées et les étoiles me tendent les bras. Soudain, il est là. Immense. Puissant. Et sage. Là ou je flotte, il se mouvoie avec grâce. Là où je me perds, il est chez lui. Alex. Son petit sourire enfantin qui fait ressortir ses fossettes, ses magnifiques yeux verts pétillant de malice, ses petites taches de rousseur parsemant ses joues, ses cheveux noirs ébène ceux dont il a la mimique de tout le temps passée dans ma main dedans, ses éclats de rire, ses nombreux sweats que tu porte et que tu adores plus que tout, cette mimique que qu’il a de balancer la tête en arrière quand il rigole.


- Je vais où je le souhaite, dans l’océan ou les étoiles, mais toi, ta place n’est pas ici, ton destin est ailleurs, j’ai besoins de toi, de ton aide. Va. Retourne tenir ta promesse.

Les étoiles pâlissent, les galaxies s’estompent, je me rappelle. J’ai de nouveau froid mais de mon cœur une onde parcourt mon corps, lutte pour moi. J’ai mal, je voudrais continuer à flotter. J’ouvre les yeux. Je saisis le regard et le visage inquiet de Dakeyras. Tendant la main et agrippant son bras, je lui dis d’une voix faiblarde :

-Les étoiles, Dakeyras, des millions d’étoiles…

Du bout du doigt, le gryffon caresse ma joue froide. Je frémis. Une digue cède quelque part dans mon cœur. Un bref frisson d’abord, puis une vague d’émotion qui balaye tout le reste. Je me suis comme tout le monde, posé pas mal de question sur la mort. Qu’est ce qui se passe après ? Est-ce qu’on va quelque part ? C’est normal, je crois. De se poser des questions, en tout cas. Puisqu’ils n’existent pas de réponses. De réponses sûres. La mort, c’est le genre de chose qu’il faut expérimenter soit même. Aucun témoignage ne nous est parvenu a posteriori.

Certains magiciens- qu’on appelle nécromanciens ou nécromants- ont réussis à ramener des morts à la vie mais aucun d’eux ne leur a jamais rien confié. Parce que ces morts-vivants n’avaient de souvenirs que de leur vie. J’ai lu sur la question pas mal d’ouvrage de gens bien plus vieux que moi et bien plus savant. Beaucoup de gens préfèrent imaginer cet au-delà en compagnie d’un dieu terrible ou indulgent. D’autres ne voient rien sinon l’esprit s’éteindre comme s’éteint un écran d’ordinateur quand les circuits du corps partent en fumée. D’autres enfin se sont mis en quête de portes qui s’ouvriraient sur des univers dans lesquels on ne meurt jamais.

De leur réflexion, angoisse, délire, j’en ai tiré des conclusions personnelles. Notamment celle-ci : qu’on rejoigne le néant, un monde pire ou meilleur, des terres blanches, noires ou arc en ciel, on disparait pour toujours du regard des vivants. La mort est un effacement. Une désintégration de l’être. On peut spéculer sur l’âme et les arrières mondes, n’empêche que, comme dit le poète, ce sont ceux qui restent qui se retrouvent en enfer.

La main de Dakeyras toujours posée sur ma joue, je résiste à la tentation de me laisser gagner par l’abattement.

Tu m’as sauvé deux fois, Alex, et moi je t’abandonne deux fois. J’aurais pu, j’aurais du tuer cet homme dans la ruelle. Ou au moins en parler à quelqu’un de l’hôpital qui aurait pris des dispositions. Je n’ai fait ni l’un ni l’autre et tu es mort. Maintenant d’autre que moi vont essayer de réparer mes erreurs et mourir à leur tour. Je suis minable. Je me rends bien compte que je te parle, comme si tu étais encore là. Je n’arrive pas à admettre la vérité. Peut être que je refuse de le faire tout simplement. J’ai l’impression que tu vas pousser la porte de l’école, d’une minute à l’autre, en me fixant de ton petit regard moqueur qui voudra dire « Et alors, mon amour ? On a un petit bobo et on pleure dans les bras du premier venu ? »

Si seulement.

Si seulement tu pouvais surgir, avouer une mauvaise blague, une expérience pour savoir si je tiens véritablement à toi. Mais non. Tu ne viendras jamais m’annoncer cela. C’est ça le plus dur, ce côté abrupt, définitif. Un claquement de doigt et un être, un lien, perd son sens. Devient poussière.

Je regarde Dakeyras et je murmure :


-Je suis désolée.

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Dakeyras Bremer
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MessageSujet: Re: * Réflexion * [Libre]   Dim 26 Juin - 10:27

Loélia et Héloïse étaient arrivées, surement alerté par les bruits de l’altercation entre le serpentard et le gryffondor. La rouquine s’occupa d’un des deux élèves restant et l’autre qui était toujours tourné vers Dakeyras sorti sa baguette. Le gryffon sentait que tous ses esprits lui étaient revenus et il secoua la tête deux ou trois fois de gauche à droite comme pour remettre ses idées en place. Le serpentard fut plus rapide que lui et le jeune garçon se retrouva, d’un revers de baguette, projeté quelques mètres plus loin. Il se releva et marcha jusqu’à retrouvé une distance suffisante pour lancer un sort à son adversaire. L’autre lui jeta encore un sort mais Dakeyras fit un pas sur la droite pour l’éviter et sans réfléchir, il riposta sans attendre par un ablequatio. L’élève tomba à la renverse et ses chaussures se défirent de ses pieds pour aller se ranger un mètre devant lui. Ne s’attendant pas à cela, il resta au sol avec un air ahuri et le gryffon en profita pour lui envoyer un nouveau sort :

Crachelimace !

Un sort peut être banal et enfantin mais sans pour autant inefficace et répugnant. Le serpent se mit à vomir des limaces, il se mit à quatre patte pour qu’elles tombent sur le sol. A peine avait il eu le temps de finir de s’occuper de cet énergumène que Loélia, assise à côté de Léocadie dont elle tenait la tête entre ses mains, appelait Héloïse à son secours. Dakeyras se pressa de la rejoindre également, il s’inquiétait pour la santé de la serdaigle étendu sur le sol. Ne sachant pas quoi faire de plus que les deux filles qui s’occupaient déjà d’elle, il attendait à côté en trépignant d’impatience. Il vit le visage de Léocadie retrouvé des couleurs moins cadavérique et sa poitrine reprendre une activité respiratoire normale. La poufsouffle elle s’était beaucoup affaiblie et elle s’allongea sur le sol. Dakeyras se précipita vers elle. Héloïse l’avait rattrapé pour qu’elle ne tombe pas trop violemment mais ne disait rien. Le gryffondor, lui, l’assomma de questions, inquiet pour sa meilleure amie :

Loélia ! Est-ce que ça va ? Qu’est ce qu’il t’arrive ? Tu veux quelque chose ? Est-ce que tu veux t’asseoir ?

Mais voyant que sa jeune amie n’était pas en mesure de lui répondre, il se tu. Puis, jetant un regard à la jeune fille qui rouvrait tout doucement les yeux, il laissa Loélia entre les mains de la rouquine et se décala légèrement pour saisir la main froide de la jeune serdaigle. Sa peau toujours aussi douce que la dernière fois. L’apercevant, elle saisit son bras et lui parla d’étoiles.

Des étoiles ?

Il ne comprenait pas ce qu’elle voulait lui dire mais voyait bien qu’elle était tourmentée. Il caressa doucement sa joue avec son doigt pour la rassurer, lui signifiait qu’il était avec elle et qu’il allait l’aider. Posant sa main sur sa joue, il l’a contempla. Il la connaissait à peine mais il tenait déjà tellement à elle, il avait eu peur de la perdre. Mais elle était revenue et il se sentait plus apaisé que quelques minutes auparavant. Longues minutes d’inquiétude. Elle semblait pensive et Dakeyras ne dit rien, il ne voulait pas la brusquer. Ce fut elle qui rompit le silence, lui disant dans un murmure qu’elle était désolée.

Désolé ? Mais...De quoi ?

Il lui poserait les questions plus tard, en attendant elle avait besoin d’aller à l’infirmerie et de recevoir des soins complémentaire à ceux de Loélia. Il se tourna vers Héloïse pour lui demander de s’occuper de la poufsouffle :

Héloise, emmène Loélia à l’infirmerie, je m’occupe de Léocadie.

Il y avait une certaine tension entre les deux élèves depuis qu’il l’avait aperçu avec quelqu’un d’autre mais le moment était mal choisi pour une explication du genre. Elle acquiesça d’un mouvement de tête et releva la jeune fille. Dakeyras aida lui aussi la serdaigle à se relever et passa son épaule sous son aisselle pour la soutenir. Ils prirent alors tous les quatre le chemin de l’infirmerie, marchant lentement. Il demanda à la fille qu’il soutenait et qui semblait encore faible :

Est-ce que tu vas bien ? Je t’emmène à l’infirmerie, il faut que tu retrouve des forces.

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Loélia Dannan
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MessageSujet: Re: * Réflexion * [Libre]   Mar 28 Juin - 13:44

Héloise, emmène Loélia à l’infirmerie, je m’occupe de Léocadie.

Ainsi mon ami connaissait cette jeune fille, ce qui expliquait sans doute qu’il soit si agité. Je percevais également des tensions entre ce dernier et mon amie rouquine mais j’étais bien trop fatiguée pour exiger de comprendre. J’allais protester, je n’avais pas besoins de soins mais seulement un peu de repos et puis je ne voulais pas avoir à justifier le dessin de mes ailes sur ma peau. Sauf qu’Héloïse me redressait déjà sur mes pieds et m’entrainée vers l’entrée du château.

Un vague sentiment de panique se disputa un instant la part de mon cerveau avec la fatigue puis céda la place à la résignation. Je n’y couperais pas à moins d’un miracle alors pourquoi s’épuiser à s’opposé face à l’inéluctable ? Je décidais de me concentrer plutôt sur Léocadie.

La Leukade - toponyme dont ce prénom est apparemment issu - est une région de Grèce en bordure de la mer. C'était autrefois une île, mais un isthme marécageux l'a peu à peu rattachée au continent. Un célèbre temple d'Apollon y était construit, du haut duquel, selon d'antiques légendes, les amants malheureux se jetaient ; c'est là, affirme-t-on, que la grande poétesse Sapho se donna la mort. Et je percevais très nettement que cette dernière portait le fardeau de son prénom. Elle était malheureuse. Il n’y avait plus rien de vivant dedans elle. Elle était aussi ternie que l’argenterie de ma grand-mère.

Je penchais la tête, observant son visage pâle et ses yeux recouvert d’un voile de malheur, tout en trébuchant sur les marches de l’escalier tellement mes jambes étaient semblables au plomb. Quand Dakeyras s’adressait à elle, il semblait se faire une petite étincelle au fin fond de ses yeux noirs. Tout crié en Léocadie qu’elle avait déjà trop marché. Son cœur trop lourd de peines et de secrets. L’hiver avait emprisonné son cœur et même les sourires de Dake semblaient lui faire peur. Comment pouvait-on se détourner à ce point du soleil ?

Cette constatation me fit froid au cœur. Pulsations. Mal à la tête. Je m’arrêtais au beau milieu du hall la tête en proie à l’étau qui annonçait les rêves prémonitoires, devenus mon pain quotidien depuis plusieurs mois maintenant. Je m’agrippai au bras d’Héloïse avec force pour ne pas tomber. La lumière est à fendre le cœur. Je ne peux pas, je tombe. Ne pas tomber. Si je pense au souffle chaud de Caleb contre ma joue, je ne tomberais pas. Mais je ne peux m’accrocher à rien.

*Flash back *

La porte est à peine refermée que déjà le froid et la peine m’envahissent.

J’étouffe, ma gorge se sert, je me noies.Mes jambes me lâchent et je m’effondre sur le sol. Je ne peux plus respirer, ni penser, la douleur est insupportable. Je vais mourir, il y a le couteau, celui du petit déjeuner, je rampe et l’attrape. C’est si beau un couteau, vous ne trouvez pas ? C’est froid, dur et brillant d’un vif éclat. La vie est comme ça. Froide et dure comme l’inox qui constitue la lame de cette merveille. Il est vif aussi. Si beau, si brillant.

Poussière. Brillance. Pluie.

Je ne sais pas depuis combien de temps je suis allongé là. Je suis étalé par terre les bras en croix à regarder le plafond sans vraiment le voir. J’attends… J’attends la mort qui me délivrera. Je n’ai déjà plus de force. Mon ventre gargouille mais je ne peux plus me lever. Ma tête est lourde comme du plomb, ma bouche sèche et pâteuse. Mes jambes et mes bras semblent lestés par des poids de 200 kgs. L’air qui rentre dans mes poumons me brûle la gorge, la trachée. Je suis brisé... Allez, viens me chercher, enlève ce poids, ce fardeau trop lourd pour moi. J’en oublis même ce à quoi j’étais entrain de penser. Chaque fois que je ferme les yeux, je tombe dans un gouffre sans fin. Je ne veux pas être morte. Je n’ai pas été aimé ainsi assez longtemps. J’entends le hideux tic-tac de mon corps qui se consume. Je coule, je fais naufrage dans mon lit.

Ouvrir les yeux. Ouvrir ces foutus yeux ! Je ne peux pas, je tombe. J’ai passé ma vie à mourir. Je me retire en moi. Les voix ne sont plus qu’un murmure d’eau qui coule. Les moments s’enchainent et n’importe quoi pourrait arriver maintenant.

Des avions percutent des buldings. Des cadavres volent dans les airs. Des bâtiments explosent. Des radiations vertes émanent des trottoirs. Le soleil n’est plus qu’une étrange tâche noire. La race humaine est exterminée. Ce sont les cafards qui dominent le monde. Disons oui alors. Oui à n’importe quoi pour un jour de plus.

Nous avons fait l’amour vingt sept fois, partagé le même lit soixante deux nuits et ça c’est beaucoup d’amour. Encore un moment. Juste un. Je peux tenir un moment de plus. Dans l’allée, un papier de bonbon à l’orange s’envole. Il y a du soleil dans ma tasse de thé. Le ciel s’assombrit de plus en plus. Les laisser partir.

*Fin du Flash Back *

Me revoilà assise sur la pierre froide du hall, les bras de mon amie serrés autours de mes épaules. Je frissonnais. Quel était donc ce rêve étrange ? Quand je finis par reprendre pied dans la réalité et que mon regard croisa celui de Léocadie, je savais. Ses yeux étaient d’un noir luisant et les mêmes larmes coulaient sur nos joues pâles. Elle ouvrit la bouche pour parler mais aucun son ne franchit la barrière de ses lèvres. Elle tremblait violemment, au bord de l’évanouissement, réfugiée dans les bras d’un Dakeyras aussi perdu que moi, l’instant d’avant. Ce n’était pas un rêve. C’était un souvenir. C’était le passé et non l’avenir. Le froissement d’ailes d’un oiseau qui traversait le jardin au ras du sol. Puis rien. Plus rien. Un nuage passait. De nouveau plus rien. Un rai de lumière traverse la fenêtre, tombe sur nous. En nous.

Moments.

S’enchainant tous vers celui là.

_________________



Quand les larmes de l'ange inonderont la Terre, alors s'ouvriront les portes de l'Enfer.Et tandis que les anges seront sur le point de mourir, ce sera au jeune homme de périr.
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Léocadie de Dinechin
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MessageSujet: Re: * Réflexion * [Libre]   Mar 28 Juin - 19:48

* RP Clos *
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