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 *Japon* Save Your Life ... Run ... Run away ! (PV)-

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James T. Rayan
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MessageSujet: *Japon* Save Your Life ... Run ... Run away ! (PV)-   Lun 20 Juin - 22:33

- Le Point de Non Retour -


- Accompagnement de paix -

Le point de non retour.
Ce petit quelque chose dans un grand rien qui vous réduit à néant. J'avais les jambes tremblantes à cet instant. Antigone eut bien des choses à m'apprendre durant tout ce temps et si j'avais accepté de l'aider, ce n'était pas sans mesurer les conséquences. En fait j'aurais mieux fait, avec du recul, de m'y pencher plus longtemps. La première étape avait été de traverser ce champ de ruines immense, les restes d'une ville ancestrale, saccagée par les démon de second ordre lors de leur insurrection politique. Au départ ma haine, ma frustration refoulée de ma vie dont je ne me souvenais toujours rien m'avaient empêché de trouver la paix. Mais, avec le temps et de la patience, beaucoup de patience, ma nouvelle guide m'avait montré la voie. Et ne faisant qu'un avec le silence qui régnait à présent dans mon esprit, les yeux fermé, je m'approchais de ce que j'appelais "la paix".

C'est d'ailleurs les yeux fermés que je débutais ce nouveau périple.

Autour de moi, j'arrivais à faire que plus rien n'existe.
Et, dans cet immense vide intérieur, je parvenais à saisir les images qui m'avaient le plus marqué de mon vivant. Un visage aux traits de pureté, le regard d'un artiste, des yeux horriblement saisissants qui me faisaient toujours fondre, même dénué de toute bribe de savoir sur mon passé. Ce n'était pas mon regard, pas celui d'Antigone, celui d'un être que j'avais connu de mon vivant, ça, j'en étais sûr. Alors que j'approchais de l'entrée de cette ville réduite à néant lors d'une explosion magistrale, je les sentais tous grouiller autour de moi, je sentais mes tripes tressaillir à chaque fois que mes narines percevaient leur odeur infecte. Mes cheveux avaient encore pris quelques centimètres, tombant dans mon dos, ma frange relevée sur ma tête pour découvrir mon regard plein d'assurance. Je transpirais de cette trêve offerte par ma présence en ces lieux. Je devais réparer des erreurs d'un passé qui ne m'était en rien familier. Devant l'arche immense en pierre rouge, seule porte de la ville fantôme, je relevais les yeux, les ouvrant enfin. D'un geste, d'un seul, précis, régulier, je tirais de mon dos la seule et unique lame qui m'avait été confiée. Ici, pas besoin de baguette magique. Quand bien même, j'ignorais encore ce dont il s'agissait. Un léger sifflement retentit, le crissement de mon sabre que j'amenais à moitié de mon visage, fixant mon regard dans sa brillance. Ils arrivaient, nombreux. Ils m'attendaient depuis si longtemps déjà.


-Je suis prêt.

Et sans demander mon reste, je les laissais venir à l'assaut.
Le premier démon de classe Ouvrier qui se jeta sur moi choisit la voie des airs, bondissant d'un geste un seul. Toujours plongé dans ma concentration guerrière, je plaçais vaguement ma lame contre la paume de ma main et la faisant tournoyer en suivant mon bras, je me déplaçais dans un pas unique. Quand j'achevais de me redresser, la créature attaquante retomba en quatre morceaux sur le sol brûlant, fondant dans le sable comme de l'acide en plein soleil. Ici il faisait une chaleur horrible, étouffante, même le vent était bouillant. Mais je trouvais un certain confort sous le poids écrasant de la chaleur, j'avais jadis été un être de feu. Je le sentais. D'autres arrivèrent, se jetant à quatre, peut être cinq sur la victime qu'ils pensaient faire de moi. Avec deux doigt tendus devant moi, à l'autre bout de mon avant bras, je créais une ligne de flamme et tranchant le lien d'un coup de sabre, je dispersais des débris chatoyants sur eux, les passant d'une traite. Toujours paisible, presque lent, je redonnais avec fermeté quelques coup de lame, la faisant vibrer à chaque contact. Je faisais d'abord tourner le sabre comme mon bras sur mon aile droite, puis la gauche. Sous l'étendue du ciel infernal, je redessinais la constellation de mon esprit meurtrier. J'assassinais quelques sbires du diable supplémentaires. Et aussi vite que je l'avais dégaînée, toujours dans ce sifflement filamenteux, d'une finesse inouïe, je repliais mon arme dans son fourreau. Sur les côtés, de partout, un tremblement sourd m'interpella. Au sol, les pierres bougeaient seules, me donnant le sentiment d'un tremblement dangereux. Au loin, dans les décombres de la ville sinistrée, un nuage approchait. Ils étaient venus en nombre juste pour m'accueillir, moi.


-Et je délivrerai ce message.

Antigone m'avait prédit que ça arriverait.
Je me souvenais encore de ce qu'elle m'avait raconté près du feu de sa cahute, dans le désert des désolations. Ce milieu non hostile bordant les plaines de la ruche, au Nord de la seule ville infernale connue à ce jour et dont le nom, pour me porter chance, ne m'avait pas été soufflé. Car dire le nom de ces lieux à voix haute, paraissait-il, entraînait la fin de l'imprudent qui s'y était risqué. Et cela dans d'atroces souffrances. Mais silencieusement, j'entendais ces milliers de voix qui le hurlaient dans ma tête, j'étais dans un endroit jadis sacré. Au loin, un détail m'avait mis sur la voie. Une tour, immense, la plus haute jamais imaginée par l'homme. Certains disaient que grâce à elle, l'homme avait un jour pu se rapprocher du divin. Il fallait que je fasse vite. De partout, comme une nuée grouillante, les démons affluaient de partout. Et moi je me mis à courir, à courir aussi vite que je le pouvais ! Alors que les plus rapides tentèrent de me saisir aux chevilles, je bondissais, encore et encore, de battisse en battisse, les évitant de peu et même parfois, je faisais la roue, des roulade en l'air, autant de figures gymnique me permettant de gagner de l'avance. Je connaissais l'objet de ma mission, je savais vers quoi je tendais et rien ne m'habitait plus alors que le désir de contenter Antigone. Elle m'avait parlé de cette place centrale, peu avant la tour historique, d'un trou sans fond dans le sol, parfaitement cylindrique ... Elle m'avait dit qu'une fois que j'aurais délivré mon message, une fois que tous seraient en cercle autour de moi ...


-Salut.

Je devrais sauter.
Tendant les deux bras sur les côtés, un maigre rictus sur le visage, je me laissais pencher en arrière et sous la réactivité immédiate des démons, je me mettais à rire en les voyant se pencher au bord, me fixant en poussant d'horribles grognements sourds. Mais parmi eux, un démon de classe B s'en était mêlé. Il m'avait suivi, jusqu'ici, dans l'espoir de me parler. Et lorsque j'avais enfin fait le choix complètement fou de sauter, j'avais vu à son air déconfit qu'il était fou de rage, comme si je l'avais privé de sa dernière chance. Je tombais alors, dégringolant dans le vide infini, voyant la lumière s'éloigner de plus en plus. Peu à peu, je me sentais lourd, de plus en plus, jusqu'à ce que fatalement, la sensation d'écrasement me fracasse le corps, excitant mes terminaisons nerveuses de la pointe des doigts jusqu'à mes paupières. Et dans un dernier souffle, je m'éveillais ...


-Je vous ressers quelque chose ?

Une serveuse, penchée sur mon cas.
A la forme en amande de son regard taillé pour se soumettre au mien, je devinais qu'elle était asiatique. Peu à peu, comme si je m'observais moi même de l'autre bout de la salle, je sentais mon esprit en recul, me permettant de mesurer ma situation, de me voir dans l'ensemble. La première chose que je sentis, c'est le contact chaud de ces mains me caressant les jambes, remontant parfois jusqu'à mon torse. Plongeant dans l'ouverture de ma chemise fendue. Des femmes, trois, peut être quatre et une grande derrière moi, qui venait parfois me susurrer des choses indécentes à l'oreille. J'étais assis sur un trône, roi de ces lieux qui me semblèrent être un night club. J'avais déjà vécu quelque chose du genre, je le sentais à cet embrun d'amertume qui me chatouillait les narines. Mais je percevais aussi un plaisir immense à cette situation de dépravation la plus totale. Je revenais des enfers. Et je ne savais toujours pas qui j'étais. Je savais aussi que ce n'était que temporaire. A mes pieds s'étendaient des tables autour desquels plusieurs personnes dévoraient des plats surréalistes, composés essentiellement de viande sanglante.


-Ca ira, je vous remercie.

Murmurais-je à la serveuse qui hésita même à me tourner le dos.
C'est alors que le voile se souleva d'un coup de vent, me révélant par les rayons de la lune la vraie nature de mes convives. Le regard éclairé de ces bêtes assoiffées de sang se mit à scintiller de façon cruelle sous l'argent lumineux de l'astre nocturne. Et je sentis mon corps frémir tout entier. Des dents immenses, des visages obscurs, tous me palpant comme un morceau de viande. Et les femmes à mes chevilles qui commençaient à pousser des petits rires stridents. Je me sentais réellement angoissé ... Tout en sentant pourtant que je touchais au but. Mais alors que je me relevais, pris d'exaltation face à ce décor infernal, je pus me rendre compte que je n'étais plus en bas, mais à la surface. Pourquoi ce sursit ? Pourquoi m'avoir fait revenir sur terre si je n'étais pas vivant, pas vraiment ... Réanimé ? Mon message avait du passer ...

-Et le sang coulera à flot désormais. Par ma faute.

Quand le reflet abaissa son regard sur ses mains, ses doigts finement courbés sur ses paumes, il réalisa qu'il avait du sang de partout et que sur chaque mur, les tâches étaient incalculables. A chaque coin sombre, à chaque éclair de lune, à chaque flash, une nouvelle vision d'horreur le hantait. Pris d'une nausée sans nom, le jeune homme porta ses doigts à ses lèvres, mordues, imbibées elles aussi. Et il ne souffrait pas. Ici, les convives se firent plus agressifs, plus survoltés ... Des démons. Sur terre ? Comment était-ce possible ? Comment avait-il atterrit parmi eux ? Qu'avait-il fait ... James se redressa, prêt à parler, prêt à chercher les réponses une fois encore. Antigone avait oublié de mentionner ces détails. Qu'il reviendrait sur terre. Apposant sa main sur le manche de son arme cette fois à sa ceinture, il hésita à la dégainer quand soudain une odeur de sainteté le poussa à se retourner avec violence vers la porte d'entrée. Au dehors, sous la pluie torrentielle, une ombre allait passer, franchir le pas de la porte. Tous les démons présents dans le bar se tournèrent vers la porte, tous la fixaient sans en démordre et James également se sentit emporté par un envoûtement étrange. Celui de la soif. D'après le décor, rien ne trompait, il sentait l'eau salée peu loin, la végétation et la faune si particulière ... Du Japon.

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Dernière édition par James T. Rayan le Mar 26 Juil - 21:01, édité 1 fois
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Carnelune Evebena
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MessageSujet: Re: *Japon* Save Your Life ... Run ... Run away ! (PV)-   Ven 24 Juin - 12:22

- Aussi loin qu'il le faudra -

Debout devant le miroir de sa chambre, Carnelune regardait son corps nu d’une pâleur marmoréenne. Elle suivit d’un doigt une côte apparente, soulignant sa maigreur. Blanc squelette aux cheveux de nuit et aux yeux d’acier. Miroirs vides… Sa main remonta jusqu’à son visage, son nez glissa de ses doigts jusqu’à son poignet. Elle ferma ses paupières, inspira profondément. Douce fragrance, à peine perceptible ; une idée d’odeur seulement… Petit bracelet noir, mèche de cheveux d’un être disparu, dépositaire unique de ce qu’elle avait vécu le temps d’un rêve. Substitut illusoire au parfum de cet être en qui elle s’était retrouvée.

Appel ténu.

Un corset tissé d’arabesques enserra sa taille. Un jupon de soie arachnéenne et de tulle recouvrit ses jambes, dissimulant chaque parcelle de leur peau aux regards. De hautes bottes à minces semelles chaussèrent ses pieds. Sa petite clef d’argent oscillait au bout de sa chaîne. Ses cheveux d’ébène ondoyaient dans son dos. Un voile se rabattit devant son visage impassible.

Ses mains blanches sanglèrent autour de ses hanches le baudrier auquel étaient suspendus d’un côté le jian et sa baguette, de l’autre son couteau. Son regard gris se posa sur leurs reflets dans le miroir, et quand il se tourna vers les fourreaux de cuir noir, il fut presque poliment détourné. Magie qu’elle ne pouvait comprendre, qui empêchait les yeux de voir autre chose que le reflet du baudrier…
Elle releva son poignet devant ses lèvres, caressant de celles-ci le mince entrelacs de cheveux.


- J’arrive…

Silhouette drapée de noir avançant sans un bruit dans les couloirs, passant les portes comme un souffle de vent, se retrouvant à marcher sous la lueur diffuse du soleil, suivant les sentiers qui menaient à l’extérieur du parc…

Tourbillon de nuit devant les grilles du portail.

Atterrissage en souplesse dans des rues éclairées par la lune. Peu de passants à cette heure tardive… Et aucun qui ne pouvait la voir, ombre parmi les ombres, marchant sans savoir où elle allait, mais devant s’y rendre…

Fontaine au fond d’une ruelle. Un dragon de pierre, de l’eau s’écoulant de sa gueule. Une main pâle s’échappa du voile, se posa sur les crocs acérés, s’y écorcha… Des gouttes de sang perlèrent de la blessure, imbibèrent la pierre, tombèrent dans le bassin. Sans marquer d’hésitation, Carnelune entra dans l’eau, descendant des marches taillées depuis des temps immémoriaux dans le roc, mais toujours dures et droites. Son voile noir traina un instant dans son sillage avant de plonger à son tour.

Elle était à l’air libre. Ces rues-ci étaient encore plus sombres que celles parcourues par les Moldus… Et des gens peut-être encore plus sombres que la jeune femme remontaient leurs cours sinueux.
Sa marche reprit sous la lune à travers les boutiques et les maisons obscures, ses vêtements secs, aussi secs que ses yeux, aussi secs que son cœur… Et ce mince fil noir à son poignet, comme une voix qui la guidait…

Une grande porte double. Des voix… des glapissements. Des cris. Hideux… Ses bras pâles se dégagèrent de sous son voile, poussèrent les deux battants qui s’ouvrirent sans un bruit…

Quelques pas, glissement du tissu sur le sol, unique son perceptible. Les portes qui se referment… Sa tête qui se relève… Ses yeux qui percent le voile couvrant son visage. Ses yeux qui le trouvent.


_________________

Cette ombre de visage qui me hante...
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James T. Rayan
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MessageSujet: Re: *Japon* Save Your Life ... Run ... Run away ! (PV)-   Dim 26 Juin - 10:29

Savait-elle seulement ...
Dans quel bourbier venait-elle de se fourrer ? Mais curieusement, le rythme de son coeur ne s'emballa pas dans un rythme moins régulier. Il devint même plus lent ... Presque, arrêté. Elle avait ce pouvoir, celui d'immobiliser les choses sans les toucher, de le freiner, le figer dans l'air du moment sans qu'il ne puisse interagir autrement qu'avec elle. Bien entendu, il n'était pas le seul à l'avoir vue. Mais comment se souvenir de qui était cette jeune femme ? Il savait, sans la reconnaître. Instinctivement, il tritura maladivement le bracelet enchevelé autour de son poignet fin, bleui par les combats incessants et ses rudes exercices d'entraînement. James laissa lentement sa lèvres inférieure se rapprocher de son menton, dans une expression béante dédiée qu'à elle. Cette créature magnifique. Il devina un boudoir exquis sous le voile noir qui protégeait sa pureté sans la dissimuler et sans crier aux loups il eut aussitôt envi de la toucher, d'effleurer sa joue avec délicatesse, de chercher au fond des ténèbres de sa coiffe le regard perçant dont il sentait déjà le poids sur lui. Dénudé, déshabillé avec tant de facilité. James écarta d'un coup sec les mains qui l'agrippaient et sous le regard démoniaque des possédés de "L'antre du Dragon rouge", le reflet s'élança à affronter les marches de son trône noir, le regard bloqué par l'attrait féminin de son attirée. Le vent lentement vint balayer ses craintes, chatouiller son visage, soulever ses cheveux. Et son parfum ... Il put en mesurer toute la teneur, apprécier avec verve cette odeur fruitée qui était sienne. Il aurait presque eut envi de la croquer. Comment avait-elle put le retrouver ? Lui qui ne savait pas qui il était, se pensant abandonné par le sort d'une vie qui n'avait rien du lui apporter. Peu à peu, l'agitation reprit autour d'eux, lentement, les démons de minuits s'agitèrent encore, prêts à les dévorer si nécessaire, à la savourer comme un entremet de choix, le plat de résistance d'un roi ...


-C'est une folie que d'être venue me chercher jusqu'ici.

Murmura-t-il directement au creux de son oreille.
James avait lentement saisit la drapure qui emprisonnait sa beauté, la relevant cillement et sans lui demander plus alors son avis, il avait enfoncé son regard dans le sien, un regard envoûteur, apaisant, empli de surnaturel. Amenant une main sur la joue de la jolie brune, il avait calé sa paume et ses doigts au creux de son visage, juste sous l'arrête de sa mâchoire. Avec une délicatesse sans nom, il avait relevé ses cheveux et d'un appui ferme un seul, il lui avait fait basculer le visage pour accéder à son oreille. Là il lui avait murmuré les mots précités, juste avant qu'il ne laisse descendre son nez intrusif vers le creux de son cou pour renifler encore son odeur exceptionnelle. Comment pouvait-elle espérer lutter ? Il y ait des regards qu'on ne brave pas sans séquelles. James ne la bousculait pas, tout au contraire. Il était doux, infiniment délicat. Les contact n'étaient que des caresses, les effleurements que des souffles chauds qui ne faisaient que passer sur eux avant de s'évanouir. Petit à petit, la population du bar se rapprocha des deux protagonistes vaguement, de plus en plus près, peut être un peu trop. Le reflet se retourna brutalement et dans un tonnerre assourdissant, il disparut dans un éclair de flammes dissuasives. Et quand Carnelune put reprendre ses esprits, retrouver l'ambiance des lieux, tout le monde était à nouveau à sa place. Excepté James, qui vint alors par derrière pour s'adresser à elle.


-Mais je peux peut être faire quelque chose pour toi ? Qui que tu sois ...

L'ignorant saisit alors la main de la jeune femme.
Tirant sur leur lien, il mêla sans habileté cette foi leur doigts avec brutalité, les encastrant les uns dans les autres et d'une poigne d'une seule, il tenta de la conduire dans cette arrière salle, à l'abris des regards, ce lieu où ils seraient "plus tranquilles". La vérité, c'était que James avait reçu une mission en venant ici, celle de délivrer un message, de commettre un acte irréparable. Devait-il le faire en sa présence ? Il savait qu'il connaissait cette jeune femme mais sa mémoire ne se bousculait pas, incapable de le laisser se souvenir. Comme s'il était bloqué, obstrué par un voile invisible, coincé dans une toile à la merci d'une araignée de souvenirs qui n'étaient pas les siens. Une mouche dans le dessin de l'univers, un poisson qui s'oubliait au fil des ronds qu'il faisait dans le bassin de sa mémoire. Alors qu'ils entraient ensemble dans une sorte de petit dojo aménagé pour les "séminaires" magiques, le reflet se protégea le visage, dissimulant sa surprise derrière ses bras lorsqu'un coup de vent magistral éclata les fenêtres, les bousculant jusqu'à les ouvrir à la volée, dans un claquement retentissant. Et quand il se tourna vers Carnelune, il fut comme paralysé par la beauté de ses cheveux élancés dans les airs et comme un déchirement interne, une musique vint lui briser l'échine jusqu'à le faire courber sur lui même, saoulé par l'attrait imprévu d'un profond mélancolisme. Il avait déjà été face à elle. Et leur chant, ils s'étaient parlés ainsi. Une fois déjà.


-Mon ange aux ailes raccourcies, je le sais, ... Erre dans l'obscurité, sur ce sol crasseux. Dans une forêt sale et malsaine. Tout ! Tout est revenu à l'état sauvage.

Susurra-t-il comme une ode à la pénombre qui les séparait.
Il préférait les choses ainsi, se dissimuler d'elle. Ne pas présenter son visage déformé par le temps et la fatigue, par son air paisible mais sans confiance, à elle, qui lui faisait perdre alors tous ses moyens. Comment ne pas lui rendre cet honneur qu'elle lui avait fait en se présentant à lui ainsi. L'épargner était une idée recevable, comment pouvait-il faire autrement que l'aider ? Il savait qu'il tenait à elle, en aucune façon il pourrait deviner pourquoi, ni comment. Mais il avait alors des scrupules à se présenter à elle de la sorte. Pourtant il mourrait d'envie qu'elle le regarde, encore, inlassablement ses prunelles saisissantes, les deux joyaux de ses yeux, posés sur lui, l'égaré, la brebis galeuse, le vilain petit canard. Beaucoup s'illusionnaient de le connaître, de le comprendre, aucun n'avait en fait une vague idée de sa vérité. Mais elle, à l'inverse, elle avait d'abord percé son mystère avant de saisir les illusions qu'ils s'étaient créées. Carnelune avait conquis le faux par le vrai. Quand bien même, aucun mots n'avaient utilement était proféré sur leur nature respective. Parfois, parler n'aide pas plus à se comprendre ... D'autant plus quand le regard fait tout.


-C'est dangereux, ils vont venir, d'un instant à l'autre. Bientôt ils seront là. Il ne faut pas rester ici ... Tu devrais partir, pars !

Murmura James, toujours prostré dans un coin sombre du petit dojo.
Il ne fallait pas qu'elle souffre de sa déchéance, il ne voulait pas tâcher sa pâleur marbrée d'un sang immaculé. De son sang à lui. Il avait fait le serment de l'offrir au nom d'Antigone, la sorcière primitive qui ici l'avait reconduit, pour accomplir un noir dessin. Mais cette inattendue rencontre l'avait poussé à osciller au dessus du temps, à se plonger dans le néant de ses envies, de ses désirs les plus refoulés. Il savait qu'elle refuserait.

-Mais le temps presse et je ne peux m'y résoudre ...

Un grand bruit retentit.
La grande salle avait explosé sous les grognements, les boums assourdissants et les cris de douleur. Ils étaient ici, tous pour là pour lui. Et elle ? Non, il fallait qu'elle parte. James secoua la tête nerveusement, tournant comme un fauve en cage, prostré dans son coin sombre. Le reflet était à la recherche d'une solution. L'instant d'avant, il était devant elle, celui d'après il était derrière. A chaque nouveau mouvement, le sorcier bougeait un élément du décor. D'abord une chaise, placée devant la porte, puis un meuble, en contact avec une chaise à bascule. Un foulard de soie noire, lâché sur le sol. Une pile d'assiettes en porcelaine de Chine, consciemment appuyée sur le coin sinueux d'une table dragon. Et tout avançait, sans explications. Carnelune elle aussi était plongée dans l'ombre du mystère. Mais comment ne pas sentir le danger, le mal omniprésent. James ne savait pas plus comment il avait atterrit ici que pourquoi il était recherché, seul le sang sur ses mains, le même avec lequel il avait tâché le visage angélique de Carnelune sans le voir. Car en ces instants, il ne voyait qu'elle. des craquements sourds se firent entendre, des pas se rapprochant. Comme des ombres chinoises, des silhouettes se dessinèrent derrière les murs en toile du dojo ...

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Carnelune Evebena
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MessageSujet: Re: *Japon* Save Your Life ... Run ... Run away ! (PV)-   Lun 11 Juil - 15:13

- Mourir pour être vivante -

Elle avait l’impression… Elle avait l’impression que ses membres avaient acquis la dureté et l’immobilité de la pierre, que son cœur lui-même avait cessé de battre, et que tout son être s’était figé, comme on retient une respiration devant un spectacle éblouissant. Ses doigts tremblèrent d’abord légèrement, puis de plus en plus violemment au fur et à mesure que les mains de James se posaient sur elle, que sa peau frôlait la sienne, que son odeur l’entourait, la faisait suffoquer… Et ses yeux… Deux joyaux splendides, pour orner cette étoile tombée des cieux, deux saphirs qui l’emprisonnaient de leur pouvoir et la rendaient incapable de penser, de bouger, de réagir… Mais même sans ces deux iris envoûtantes, elle n’aurait de toute manière pas été capable d’esquisser un seul geste. Au plus profond de son corps, derrière la porte de ses sentiments refoulés, une tempête se levait, balayant toutes ses défenses, brisant les barrières qu’elle avait érigées tant bien que mal afin de se protéger de cette attirance inexplicable, de ce désespoir qui l’étreignait depuis la mort de James… Sa mort ? Elle l’avait pourtant ressentie dans toutes les fibres de son être, elle l’avait su dès le premier instant, et elle avait en vain essayé d’ignorer sa souffrance… Mais s’il était vraiment parti, alors pourquoi avait-elle éprouvé ce besoin impérieux de venir ? Et pourquoi, pourquoi se tenait-il devant elle ?

Questions qui effleuraient à peine son esprit avant de disparaitre tant elles étaient insignifiantes.

Il était là.

Quoi d’autre importait ?

Il était là et la regardait, il était là et lui parlait, il était là et ses doigts glissaient sur elle en une caresse dont elle ne pourrait jamais se lasser. Elle aurait tant voulu, oh, seulement pouvoir goûter sa peau, admirer sa splendeur pendant toute une existence, mourir pour avoir osé poser les yeux sur lui, renaître dans ses bras et connaitre une seconde son étreinte, s’enivrer de lui et ne plus jamais avoir à entendre les hommes… Mourir pour avoir l’impression d’être vivante.

A peine se rendait-elle compte de ceux qui petit à petit les entouraient tous deux, se rapprochant de plus en plus, jusqu’à ce que leurs souffles empestants se mêlent à ses cheveux, que leurs griffes se tendent vers ses vêtements, que leurs gueules hideuses s’entrouvrent et que s’en échappent des grognements malsains…

Flambée dissuasive et aveuglante, réveil brutal, miroirs gris qui s’ouvrent à nouveau sur le monde et le fouillent désespérément, craignant que ce n’ait été qu’un rêve, qu’il soit toujours aussi terne et fade, douleur qui revient… Et ses bras qui l’enserrent soudainement, sa voix qui se fraye un chemin jusqu’à ses oreilles, sa main qui s’empare de la sienne, et la porte close à l’intérieur d’elle qui vacille et s’ouvre. Tourbillon rapide et fugitif, bouleversant son âme et son corps, larme salée qui coule le long de sa joue quand elle réalise enfin…

*Mort, lui ? Je savais que c’était faux. Je le savais depuis toujours. Je n’avais voulu croire que l’évidence, et j’avais ignoré l’espoir…*

Bracelet de reflet, qui aurait dû s’évanouir comme une ombre, lien ténu avec cet autre qu’elle ne connaissait qu’à peine, dont elle avait deviné les côtés les plus sombres et dont elle s’était éprise…

Et elle se retrouvait comme elle avait été des siècles avant, quand elle avait pour la première fois goûté à cette parfaite, à cette imparfaite perfection… Il était revenu dans son monde et elle ne demandait rien de plus. Lui. Juste… lui. L’odeur de sa peau, la soie de ses cheveux, le scintillement de ses yeux. Les mots qu’il prononçait traversaient son esprit sans qu’elle ne cherche à en percer le sens, savourant uniquement le son de sa voix, cette harmonie qui l’avait faite vibrer toute entière dans ses rêves. Où étaient la tristesse, le regret, la colère ? Tous ces semblants de sentiments s’étaient évaporés, balayés par ce regard qu’elle avait invoqué en vain chaque nuit depuis leur rencontre, toutes ses réticences disparues maintenant qu’il était là…

Ses doigts toujours entrelacés aux siens, il la mena dans une petite pièce attenante aux murs de toile, un dojo dont les fenêtres s’ouvrirent brutalement. Sous l’effet du vent, ses mèches d’ébène se libérèrent du voile et voltigèrent dans la tourmente, et elle ferma un instant les yeux, savourant cette caresse qu’elle avait toujours aimée. Quelque part, très loin, un violon jouait près d’un lac…

Ramenant lentement ses iris au monde qui l’entourait, elle tourna son regard vers le sombre compagnon qui avait le temps d’un conte marché à ses côtés. Parfait tortionnaire. Silhouette indistincte. Ombre parmi les hommes. Il avait porté ces noms et mille autres… Et elle, comment l’avait-il appelée dans son for intérieur ? S’en souvenait-il seulement ? Ses mots avaient une résonnance qui lui laissait deviner des vides là où autrefois il y avait des souvenirs...


- Tu devrais partir, pars !


Elle continuait à le regarder, à s’en brûler les yeux, à s’en détruire l’âme, à y perdre la raison. Saisissant sa main alors qu’il passait près d’elle, elle leva leurs deux poignets devant leurs yeux, les bracelets noirs tranchant sur leurs peaux d’albâtre, et murmura simplement.

- Non.

Hésitation infime, puis la jeune femme effleura de ses lèvres les doigts de James, résistant à la tentation d’embrasser chaque parcelle de sa peau, et laissa retomber sa main. Un jour, il y a des éternités, elle avait renoncé à lui, à sa splendeur dont elle aurait pourtant voulu profiter chaque jour, chaque seconde de son illusoire existence… Mais maintenant qu’il était face à elle, comment tenir ces résolutions dont elle ne voulait pas ? Comment résister à cet être qui l’avait ensorcelée, seul à avoir su ouvrir la porte de son monde, à avoir su parler la langue qu’elle employait dans ses rêves, à avoir su d’un regard la détruire et la reconstruire d’une façon totalement différente ? Comment pouvait-elle se résigner à détourner son âme de lui ? Comment ?

La présence de ceux qui peuplaient le bar se faisait de plus en plus oppressante, leurs grognements emplissant le petit espace de la pièce, leurs pas lourds résonnant sur les planchers, leurs silhouettes difformes se dessinant derrière les murs de toile.
Carnelune laissa sa main glisser sur le pommeau de son jian, ses doigts effleurant le cuir de la poignée. Elle ne se faisait pas d’illusion sur leur nature et sur le sort qui l’attendait si elle osait se mesurer à eux. Mais…

Elle tourna la tête vers son sombre compagnon.

Mais peu lui importait.

Maintenant qu’elle avait pu profiter de son existence une poignée de secondes de plus.


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Cette ombre de visage qui me hante...
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James T. Rayan
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MessageSujet: Re: *Japon* Save Your Life ... Run ... Run away ! (PV)-   Sam 16 Juil - 10:40

Elle lui répondit non.
Refus catégorique de partir. Et lui qui se sentit alors cruellement impuissant face à sa détermination. Il en avait eu jusqu'alors plus que quiconque, mais, d'un simple revers de la main, elle avait balayé toutes ses convictions. James fixa alors la jeune femme, enfonçant un regard empli de surprise au plus profond d'elle même. Il faisait tout pour se cacher, pour dissimuler l'horreur qu'il croyait être, mais de la même manière que le reste, tout s'envola sur son refus d'obtempérer. Pour lui. James se sentit alors simplement empli de doute, mais plus encore d'une reconnaissance sans bornes. Elle voulait l'aider. Et au plus profond de son coeur, il sentit que cela faisait longtemps que personne ne s'était dressé envers et contre tout, juste pour lui venir en aide. Démêlant l'une de ses longues mèches brunes soyeuses entre ses doigts de la main droite, le reflet réfléchit quelques instants puis, sans hésitation, il se rapprocha d'elle. Ses lèvres envers et contre tout s'étirèrent en un maigre sourire qui prenait de l'ampleur à chaque seconde. Et quand il laissa enfin presque ressortir ses dents, il inclina vaguement la tête. Se rapprochant tout près, déplaçant l'arme tirée du bout des doigts, il continua de progresser jusqu'à elle, jusqu'à être si près que toute décence avait était irrémédiablement éteinte. Puis se rapprochant de sa bouche, il embrassa le coin de ses lèvres assez timidement en guise de remerciement. Sans ne rien demander d'autre, il se recula puis d'un geste aussi rapide que précis, il tira son arme à son tour. La faisant tournoyer une fois sur la côté, il laissa siffler la lame un moment, raisonner dans toute la pièce puis d'un geste net, il l'élança droit sur un des murs du dojo. Transpercé, la frontière dressée là entre eux et le couloir ne suffit pas à empêcher une victime. L'un de leurs poursuivant fut agrafé de l'autre côté. James tendit la main, appelant l'épée qui la rejoignit aussi vite.


-Qu'importe la raison évidente qui te pousse à me suivre. Ces gens derrières les portes n'en auront cure et s'ils le peuvent, ils nous tuerons. J'ai fait quelque chose de très mal, et … Ils sont prêts à tout pour venger leur maître.

Puis James vint se placer derrière Carnelune, prêt à protéger son dos si elle faisait de même pour le sien. Ensemble, ils auraient plus de chance. Mais pas suffisamment pour s'enfuir. James sentit alors comme une douleur en lui, une brûlure sur sa peau et lorsqu'il ramena celui de ses deux poignets qui n'était pas paré devant son regard, il réalisa qu'une étrange marque y brûlait. Une rune, entourée de deux serpents se dévorant l'un et l'autre. La frottant avec vigueur, James se mit à couiner. Fléchissant, il se concentra. Dans sa tête, de drôles d'images lui traversaient l'esprit, le retournant littéralement. Se mettant à crier, il sentit la chaleur continuer de monter, et dans sa surprise nouvelle, sa paume de main se mit à irradier d'une lueur verte. James sentit les pulsassions de coeur monter à toute vitesse et en un rien de temps, un éclair déchira les lieux, trouant le toit. Un signal lumineux grimpa vers le ciel et illumina les environs d'un flash. Le reflet sentait au fond de lui que l'aide ne tarderait pas, sans pour autant pouvoir expliquer ce qui venait de lui arriver. Un mal de crâne aigu le prit, le faisant vaciller quelques instants. Aux pieds de Carnelune, il leva son regard saphir vers elle et se redressant tant bien que mal, il escalada les environs pour s'aider. Derrière les portes, les premiers coups retentirent … Ils allaient entrer …

----------------------------------------------
Nouvelle entrée : Dakeyras et Caleb
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Plus rien, c'était le mot.
Caleb sous sa forme mature se sentit absorbé, littéralement décontenancé, tiraillé autre part. Il lui sembla qu'à chaque parcelle de son corps, sa peau se détachait de ses os, allant rejoindre un trou noir infernal dont il ne pouvait se soustraire. Une douleur horrible du fond des entrailles qui lui ôtait toute puissance. Il avait déjà ressenti cette force, ce pouvoir brut sans équivalent par le passé. L'essence d'un immortel, mais pas celle d'un Dieu. Une voix se distingua, raisonnant dans sa tête avec colère, un murmure à la fois strident et silencieux, qui le poussait à se recroqueviller sur lui même. Pauvre enfant. Ecrasé de plus en plus, il n'avait pourtant pas bougé, Dakeyras toujours au bout de ses bras. Pour le Gryffondor, la situation était toute autre. Il était glacé, figé, dans l'incapacité de réagir et sans pouvoir plus alors comprendre ce qui était en train de lui arriver, il se sentit aspiré lui aussi, drainé par Gabriel qui se refusait à le lâcher. Les deux jeunes hommes étaient là, coincés, face à face, emprunts d'une souffrance non partagée de l'un à l'autre mais tout à fait palpable pour l'un comme pour l'autre. Les murs de Poudlard se recouvrirent d'un cristal épais et fondant peu à peu, ils se dissipèrent sous leurs deux regards avides. Sous les cris, après un sifflement à en faire écrouler les murs, tout explosa et le cristal vola aux éclats après un aiguë insupportable.


-Tu m'as fait une promesse. Honore ton serment à présent.

Mais alors qu'ils étaient à présent presque immatériels, les deux sorciers purent entrevoir des images étranges. Un néant infini, un désert brûlant et au loin une ruche, comme un essaim mais dans le sable, grouillant d'abeilles qui n'en étaient pas. Gabriel put voir dans une tornade de fumée noire le visage de James, ses gestes précis, les morts qui jonchaient le sol. Et lui et Dakeyras se retrouvèrent noyés sous les océans, quelques part 20 mille lieux sous les mers, sans oxygène. D'un seul coup, des centaines de milliers de bulles les propulsèrent comme une flèche et ils s'écrasèrent lourdement sur le sol. Mais encore aussi consistants que de la fumée, ils furent encore attirés, passant sur le dos des centaines de portes, encore et encore ... Le bruit de leurs habits mouillés grinçant sur le sol devenait insupportable mais toujours ils étaient tirés, comme tenus aux chevilles par une énorme main invisible. Ils décollèrent alors, volant dans les airs puis s'écrasant à nouveau, jusqu'à une fontaine. Ils traversèrent une rue, puis une autre quand enfin ils furent jetés les mains devant au sol d'une triste taverne digne d'un saloon revisité par des Vampires.

-Oh mais regardez qui voilà. C'est le repas qui nous est offert ?

Des dizaines d'individus.
Certains aux dents pointues, d'autres aux yeux aussi noirs que le néant. Une aura malsaine régnait là et même le passager noir de Caleb en tressaillit du fond de ses entrailles. Les visages étaient livides, affamés, les regards pris d'une lueur sanglante et d'un pas lent, ils avancèrent vers eux, titubants comme des morts, les bras tendus. Ils gémissaient, caquetaient, poussaient des grognements rauques, des cris stridents, certains soufflaient comme des chats, les crocs pendant de leurs mâchoires prédatrices, dangereusement taillées pour détacher la chair d'un coup de dents. L'heure de la mort était elle arrivée ? Bientôt ils seraient pris par le loup et dans l'ombre dévorés ... Si seulement ...


*Explosion*


------------------------------
A Présent
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Plus rien, le silence.
Quelque chose devait les avoir distrait. James regarda son bras curieusement, adressant un regard presque vide mais empli d'inquiétude à Carnelune. Il sentait quelque chose de diffus, une présence qu'il avait connu. Du moins sa mémoire sembla le lui dire, pour le peu qui lui restait. Se redressant en attrapant la main de la jeune femme à ses côtés, le reflet l'entraîna vers la porte, la fixant avec suspicion, baguette tendue vers l'avant. D'un murmure presque inaudible, il susurra le sort de déverrouillage des portes et l'entrée qui faisait aussi sortie s'entrouvrit dans un grincement pour le moins strident. James passa la tête dans l'entrebâillement, regardant dans le couloir mais rien, le désert ... En revanche, vers la sortie, ou plutôt la salle principale du petit établissement, des lueurs de bougies semblaient jaillir et des grognements sourds. Fronçant les sourcils, le reflet entreprit de faire le chemin d'un pas silencieux, se retournant parfois pour s'assurer que l'autre sorcière était bien en train de le suivre.

-Que se passe-t-il ?

Pensa James de plus en plus angoissé par la situation.
Mais Antigone lui avait appris à faire le vide dans sa tête, à se concentrer sur son objectif premier et à ne jamais démordre de ses objectifs. Le katana était à présent dans son dos, prêt à ressortir si nécessaire. Lorsqu'il put enfin arriver au dernier coin de mur avant la grande salle, il glissa juste un oeil par delà pour étudier la situation. Deux jeunes hommes étaient étalés en plein milieu du repère, sur le ventre, fixant les hordes de possédés qui les observaient alors avec faim. James sentit alors que s'il ne faisait rien, ces deux personnes seraient perdues. Et pris de compassion pour la première fois depuis longtemps, il enfonça simplement à nouveau son regard dans celui de Carnelune, lui insufflant ses pensées sans les prononcer. Elle savait qu'il allait lancer l'attaque. Et ramenant sa baguette devant son visage, James ferma les yeux, inspira profondément. Tirant en même temps son arme blanche, il vrilla de derrière le mur, bien face aux adversaires ...


-Bombarda !

Une première explosion retentit.
Aussitôt James alla se réfugier derrière l'autre pend de l'entrée, face à Carnelune. Plongés dans un noir épais, ils étaient plus ou moins victime d'une visibilité à ce point réduite que bientôt ils risquaient de ne plus se distinguer à travers la poussière et les ennemis. L'explosion embruma les lieux, suffisamment pour laisser une chance à Gabriel et Dakeyras de les rejoindre et de tenter ensuite de fuir. James ne comprenait pas réellement pourquoi, mais lorsqu'il observa encore le visage de l'un des deux jeunes hommes, visiblement de Serpentard, il sentit en lui comme un trouble de reconnaissance, une sorte de conviction nouvelle qu'ils étaient alliés et que c'était cet être qu'il avait appelé pour lui venir en aide. En revanche, le blondinet à ses côtés ne lui disait strictement rien.


-Expeliarmus ! Petrificus totalus !

Criait James, figeant le maximum d'ennemi, les faisant reculer du mieux qu'il pouvait lorsqu'ils se relevaient. Mais bientôt il lui faudrait prendre son élan et courir vers la sortie ... Emmenant avec lui tous les autres. Quand les secondes défilèrent encore, le reflet inspira profondément, le regard perdu dans le noir. La sortie luisait encore, comme une étoile dans le vaste ciel chargé de nuage. Le moment fatidique arriva, il voulut courir, de toutes ses forces. Mais à peine eut-il touché les portes qu'elles se refermèrent sur lui ... Et sur eux.

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Dakeyras Bremer
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MessageSujet: Re: *Japon* Save Your Life ... Run ... Run away ! (PV)-   Mar 19 Juil - 13:01

Il était resté assit là quelques moments, et une voix lui était parvenu. Une voix angoissante qui chantait. Elle venait vers lui. Dakeyras se retrouva d’un coup soulevé de terre, faisant des allers retour entre le sol et le plafond. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait car il ne voyait rien ni personne. Au bout d’un moment, cela s’arrêta et il s’étala lourdement et douloureusement sur le sol. Il eu le souffle coupé pendant de longues secondes. Une tête apparu juste en dessous de la sienne. Il s’agissait d’un fantôme, c’était la première fois que le gryffondor le voyait et il ne le connaissait pas. Il faisait des pitreries pour tenter d’effrayer le jeune garçon, mais il lui en fallait plus que des grimaces pour avoir peur. De plus, à ce moment, son esprit était plus préoccupé par la douleur qu’il ressentait dans ses côtes et ses vertèbres.

Un bruit se fit entendre dans le fond du couloir, un bruit à glacer le sang. Même le fantôme ressentit cette sensation d’effroi. Dakeyras se releva difficilement et regarda dans la même direction que le fantôme qui observait la lueur à l’autre bout du couloir. Lorsque son tortionnaire disparu soudainement, le jeune gryffon ne se senti pas rassuré car il se retrouvait seul. Mais il ne tarda pas à réapparaitre derrière le jeune garçon qui sursauta lorsque celui-ci lui souffla des mots à l’oreille. La température avait beaucoup baissé et le gryffondor frissonna. Un filet de sueur froide coula le long de sa colonne vertébrale. La masse transparente tourna encore un peu autour de lui avant de se précipiter vers d’autres lieux en poussant des cris stridents et une dernière chanson pour le moins morbide.

Une épaisse fumée noire se propagea dans le couloir, autour du jeune garçon. Il ne voyait plus rien. La température avait atteint un niveau difficilement supportable. Dakeyras essaya de disperser la fumée en y donnant des coups de bras, mais en vain. La masse se mit à parler, évoquant la mort de ses parents. La colère monta dans la tête du gryffon. Il n’eu cependant pas le temps de répliquer car déjà il s’écroulait au sol, animé de sursauts de douleur. On lui infligeait l’un des sortilèges impardonnables et la souffrance était terrible, combinée à la douleur que lui avait infligé le fantôme. Il poussa des cris de douleur. Puis la souffrance s’arrêta, le soulageant quelque peu. Il resta cependant allongé sur le sol. Une main l’attrapa par le col, le souleva de terre et le plaqua contre le mur froid du couloir. Maintenant, Dakeyras pouvait voir qui était son bourreau.

Gabriel Milual...

Le cousin de Caleb Roarch. Celui-ci lui prononça quelques mots, surement dans le but de l’intimider. Mais le gryffondor se contenta de sourire. Puis soudain, comme s’il n’avait pas encore assez souffert durant cette soirée, il se retrouva dans l’incapacité de bouger, bloqué au bout des bras de Gabriel qui le tenait toujours fermement. Il eu l’impression de geler sur place, comme s’il avait été cryogénisé sur place. Puis la souffrance, plus intense encore que précédemment, comme s’il était aspiré à l’intérieur de lui-même. Gabriel aussi avait l’air de souffrir. Le gryffon avait l’impression d’être dépecé sur place. Les murs du couloir prirent une teinte cristalline, brillante. Le garçon qui tenait Dakeyras entre ses griffes, commençait à s’estomper, petit à petit, il prenait une consistance transparente. Des particules se détachaient de leurs visages. Le cristal, vibra, puis explosa dans un bruit strident à s’en faire péter les tympans. Ils étaient partis, envolé de Poudlard. Les paysages défilèrent devant eux à grande vitesse. D’abord ce fut un désert, chaud, sur lequel toute vie semblait impossible. Cependant, ils purent apercevoir des masses au loin qui semblait bouger. Mais déjà, ils se retrouvaient sous l’eau. Le gryffondor aspira et ses poumons se remplirent d’eau. La souffrance en fût encore accentuée. Soudainement, un mouvement vers la surface, propulsés par des milliers de bulles d’air, ils se retrouvèrent face contre le sol, leurs habits trempés. Les poumons de Dakeyras crachèrent leur liquide et il pu à nouveau respirer. Le répit fût court car ils furent aussitôt trainés sur le sol. Sans savoir quelle force les emmenaient. Le jeune garçon ne comprenait rien de ce qui se passait depuis qu’ils avaient quitté Poudlard. Où se rendaient-ils ? Pas de réponse à cette question. Leurs corps frottaient sur le sol traversant encore des lieux inconnues jusqu’à une fontaine, puis des rues et enfin, ils vinrent lourdement s’écraser au milieu d’une taverne. Aplati sur le ventre, mains en avant. Continuant de souffrir, le gryffon avait reprit sa consistance.

Il entendit une phrase qui ne le rassura pas, la voix avait parlé de repas et visiblement, c’est d’eux qu’elle parlait. Dakeyras releva la tête, analysant les lieux. L’ambiance était sombre et lugubre, angoissante et l’odeur était nauséabonde. Une odeur de mort régnait en cet endroit. Ses occupants sentaient la mort eux aussi, certains avec de longues canines qu’ils avaient l’air de vouloir planter dans le cou des deux nouveaux arrivants. Et d’autres avaient les yeux envahi de noirceur, leur peau était grise et, eux, avait plus l’air du genre à vouloir les vider de leurs entrailles pour combler leur dent creuse. Ils avancèrent vers eux, lentement, tendant les mains vers leur visage. Le gryffondor pensa son heure venu, car à quoi bon tenter quelque chose pour se sortir de ce mauvais pas, au vu du nombre de monstres qu’il y avait là. Il ferma alors un instant les yeux, pensant une dernière fois à ceux qu’il allait laisser et ceux qu’il allait rejoindre dans la mort.

Mais comme d’habitude, rien ne se prévoit lorsqu’on appartient au monde de l’extraordinaire. Une explosion eu lieu juste devant les deux arrivants, projetant les créatures qui se trouvaient devant eux vers le haut. Dakeyras eu juste le temps d’apercevoir une jeune femme qu’il connaissait un peu mieux depuis l’enterrement de ses parents.

Carnelune...

Que faisait-elle là ? Peut être avait elle était amené de force comme le jeune garçon et son "camarade". La poussière soulevée par le souffle de l’explosion envahie progressivement la pièce. Profitant de la surprise générale, le gryffon se leva, saisit Fire dans son fourreau. A côté d’elle, se trouvait maintenant le fourreau de sa dague qu’il emmenait partout avec lui, tout comme sa baguette. Il couru alors vers la jeune assistante professoral. Il ne se soucia pas de Gabriel, son sort ne lui importait peu, après tout il l’avait torturé et était suffisamment âgé pour ne pas avoir besoin de l’aide d’un « demeuré » comme il l’avait si bien dit. Il jeta un regard derrière lui pour voir s’il n’était pas suivi par une de ces bêtes affamées. Il arriva bientôt à son but lorsqu’il senti que sa cheville était retenue par quelque chose. Regardant vers le sol, il aperçu une main qui le tenait et au bout de celle-ci, une des abominations. Il sorti sa dague et d’un coup franc, il sectionna la main. La créature poussa un grondement. Dakeyras tendit alors Fire en direction de la tête de la bête et prononça :

Arata Erpente !

Le monstre se retrouva projeté quelques mètres plus loin, laissant juste sa main en cadeau au gryffondor, qui s’en débarrassa en donnant un coup dans l’air avec sa jambe. Puis, se pressant, il rejoignit Carnelune. Une fois arrivé, il aperçu un autre élève, il le reconnu, c’était le garçon qui était là dans le terrain de quidditch, celui qui s’y était tranquillement soulagé. Mais les retrouvailles attendraient. S’adressant à Carnelune, il la questionna sur leur situation.

Où est ce qu’on est ? Qu’est ce qui se passe ici ?

L’autre élève lançait des sorts à tour de bras. Mais leur discussion devrait attendre aussi car il leur intima de le suivre. Ils coururent jusqu’aux porte du bar mais ils n’iraient pas plus loin car les portes se fermèrent juste sous leur nez. Une seule chose restait alors à faire. Il se tourna face aux monstres, Fire dans la main droite et sa dague dans la main gauche.

Lutter pour survivre...

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MessageSujet: Re: *Japon* Save Your Life ... Run ... Run away ! (PV)-   Sam 23 Juil - 21:32

Une douleur par ci, une douleur par-là, rien à dire, Gabriel se faisait marteler de tous les côtés, se faisant trimbalé d’un endroit à un autre par un mystérieux vortex. Il était bien pourtant à Poudlard, il s’amusait et s’entrainait à utiliser ses nouveaux dons récemment découverts. Et sur Dakeyras Bremer en plus, rien de plus apaisant que d’entendre les hurlements provenant de ses poumons. Quel plaie celui-là, s’il n’existait pas, et bien personne n’aurait l’idée de l’inventé, peut-être parce qu’il est tellement insupportable et tellement vantard que personne n’en voudrait, même pas pour s’en servir comme brosse pour récurer des toilettes.

Alors il l’avait vu dans ce couloir, et se remémorant le jour où il était en sa compagnie à la bibliothèque, réunit par Loélia, il s’était rué dessus, puis plus rien. Gabriel prononçait des mots au misérable Gryffondor qui venait de perdre ses parents, mais la réalité, il avait une autre raison de s’être jeté sur lui avec tant de hargne. Caleb détestait savoir que lui et cette chose qualifié d’humain, de Gryffondor, doivent partagés un point commun jusqu’à la fin de leurs jours.
Car tout comme Caleb, Dakeyras venait de devenir orphelin.
Point positif, et il devrait s’en réjouir, d’après les rumeurs, ils ont été tués par des Mangemorts, heureusement pour lui que ce ne fusse pas par des Aurors. Mais il se fichait de savoir si Dakeyras était reconnaissant ou non, il savait qu’il avait un point commun avec lui, et c’était suffisant pour le torturé.

Mais, alors que Gabriel prenait son pied, il fut aspiré.
La seule fois où il avait ressenti une telle douleur, c’était lors de sa rencontre avec Ellana Silver, plus puissante qu’aucune personne qu’il lui ai donné de rencontré dans sa vie, peut-être plus puissante qu’Albus Dumbledore, qui sait .. Mais alors que Gabriel sentait son corps se dissoudre en particule moléculaire, se recouvrant, se dessoudant, se recousant, encore et encore pendant la traversée de ce vortex, il entendit un bruit, une voix, quelque chose qui essayait de lui attaquer les tympans, de le rendre sourd, de faire en sorte que jamais plus il n’entende, voire pire, que jamais plus il n’entende. Lorsqu’il redécouvrit la vue, pendant les brefs moments de cette traversée, il vu ce que jamais il n’aurait dû voir, l’impossible se matérialisant devant lui. Des très brèves, mais précises images, un visage qu’il croyait ne jamais revoir.

James Tanys Rayan … Mon ami, mon mentor …

Il n’eut pas le temps de verser une larme, le bruit strident redoubla d’ardeur à l’intérieur de son crâne. Se recroquevillant sur lui-même, il sentait que le vortex se mélangeait avec la réalité, passant par un désert, il fut projeté avec Dakeyras sous l’eau, puis sur un sol. Saisit par leurs chevilles, ils furent envoyés valser des centaines de portes, puis plonger la tête la première dans l’eau d’une fontaine. Comme si ce cauchemar allait s’arrêter en si bon chemin, ils furent forcés de voyagé à travers une rue, puis une autre, et enfin, quand tout semblait réel, ils étaient tout d’eux au sol, les mains devant leurs visages, à l’intérieur d’une taverne grouillant d’une clientèle peu commune, les regardant avec envie, et avec des regards que jamais dans une taverne normale, ils n’auraient vus.


Ne reste pas là !! Cours !!

Qu’est-ce qu’il se passe ?

Ecoute, je connais la plupart d’entre eux, et je ne peux pas me permettre que tu meurs, j’ai besoin de toi. Alors .. Fuis !!!

Toujours à terre, Gabriel gloussa. Si même le mal tapi en lui, lui conseillait de s’enfuir, c’est que la situation était grave. Le peu de temps qu’il réalise qu’il était là, avec Dakeyras, cerné par une horde de .. je ne sais quoi avec des yeux noirs et de vampires, il avait évalué le taux de chance pour qu’il survive à une situation de cette envergure. Sept pourcents, voilà ce qu’il avait, et si lui et Dakeyras s’alliaient, ce qui, pensa-t-il, n’arrivera jamais, vu que Dakeyras le haïssait surement après l’avoir torturé, les statistiques ne faisaient que doublés, et ce n’était pas suffisant.

Et puis, au diable les statistiques, car le facteur chance dans la vie, c’est incroyablement pas prévisible.
Première explosion. Un homme à dents pointues se jeta sur Gabriel, essayant de se remettre sur pieds afin de décampés, un sort fusa sur son agresseur. A présent debout, Gabriel se retourna vers la personne qui l’avait probablement sauvé, et vit l’impensable.
Il se lança vers son sauveur, mais trébucha. Une main griffue lui avait agrippé la cheville, et cette main appartenait à un vampire.

Fais quelque chose Caleb, fais quelque chose ..

Mais trouver une solution, alors que sa baguette n’était pas en main, mystère … Il regarda l’immortel droit dans les yeux. Alors que ceux du vampire étaient rouges sang, ceux de Gabriel devinrent pendant un bref instant noir d’encre.


Lâche-moi … LÂCHE-MOI !!!

Quelque chose qu’il n’avait jamais soupçonné d’avoir, Gabriel venait d’usé d’une arme dont il ne savait en rien l’existence. Il avait balancé ces mots vers le vampire, et les mots arrivèrent à la vitesse de la lumière aux oreilles du sang-froid, ils lui tétanisèrent tous les membres de son corps et lui fit prendre une peur bleue, un sentiment de peur les plus intenses, un sentiment d’être figé, d’être glacé d’effroi, comme s’il venait d’apercevoir le diable en personne pour le tuer. Et il détala en courant. Un nouveau pouvoir, le murmure glacé …
Gabriel se releva et dégaina sa baguette. Maintenant que ses yeux avaient repris une teinte normale sans qu’il ne s’en aperçoive, il lui faudrait se défendre. Dakeyras avait rejoint son sauveur et une autre per…

Carnelune .. ?!!

Il les rejoignit devant deux immenses portes qui se refermèrent sur eux. Il s’approcha de son sauveur, et ne lui adressa même pas un merci de circonstance, mais le serra dans ses bras, comme s’il venait de retrouver un propre membre de sa famille.


Je te croyais mort … Mais je savais que tu reviendrais, tu me l’avais dit …

Desserrant son étreinte, il se retourna vers la foule en délire, qui n’attendait qu’une chose … Les manger.

James ? Je n’ai pas peur tu sais. Depuis ta rencontre, je n’ai qu’une sensation quand je suis avec toi, celle d’être invincible.

Il sourit, c’était bien sur une déclaration d’amour, mais pas dans le sens où il était amoureux de lui, c’était impensable, mais plutôt dans un sens fraternel.

Alors on fait face. Ensemble !

Et sur une pensée qui lui donna un brin de courage, il attendait qu’une chose, l’offensive de ses adversaires. Mais une voix ricana au plus profonds de ses entrailles.

Ah, Ah, Ah … Tu crois vraiment avoir une chance sans moi ?

Gabriel posa genoux au sol, et une main contre sa tempe. La douleur revenait, et la voix dans sa tête aussi. Mais le ton qu’elle prenait été tout autre que précédemment, elle avait cette lueur maléfique qui disait : « Je te veux ! ».
Gabriel se releva tant bien que mal, et pris son mal en patience, mais il fallait reconnaitre une chose. Leurs chances de réussite étaient minces.
Bien mince …

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Carnelune Evebena
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MessageSujet: Re: *Japon* Save Your Life ... Run ... Run away ! (PV)-   Mer 3 Aoû - 14:21

- Mon monde tordu -

*Si seulement…*

Si seulement quoi ? Si seulement le monde pouvait se plier à sa volonté ? Si seulement ils étaient ailleurs, si seulement ils étaient tous deux libres ? Si seulement Carnelune ne sentait pas l’existence de cette autre entre elle et James ?
Si seulement, oui. Si seulement elle pouvait ne pas espérer autant le contact, la présence de James. Si seulement il l’avait embrassée, encore et encore. Si seulement il ne l’avait pas embrassée. Si, si et si.

*Dans mon monde tordu, tu étais le seul à être aussi laid.*

Comment pouvait-elle… Comment pouvait-elle vivre alors ? Torturée par les souvenirs de cet être auquel elle ne pouvait aspirer. Elle ne se contenterait pas d’un effleurement donné comme on en dispense à un chien. Même si elle les désirait plus que toute autre chose au monde. Elle n’était pas assez forte pour subsister de seuls baisers volés. Comme les caresses de James et les réserves qu’elle s’imposait avaient déjà abattu les portes qui maintenaient ses sentiments, ils pouvaient aussi briser les murs de sa raison. Elle pouvait subir l’un ou l’autre mais pas les deux. Soit elle devait s’abandonner à James sans craindre de se retrouver blessée. Soit elle devait au contraire le fuir. Avait-il conscience des choix qu’elle s’imposait ? Avait-il conscience de sa faiblesse ? Comment aurait-il pu ? Elle les cachait autant qu’elle le pouvait. Il était le seul à avoir pu les entrapercevoir. Avant. Mais il était trop tard désormais.

Aussi dégagea-t-elle sa main de celle de son sombre tentateur quand il l’entraîna derrière lui. Et quand son regard croisa le sien, elle tenta de s’endurcir pour ne pas sentir sa volonté se fendiller à nouveau.

Faisant d’un seul geste souple passer son jian dans sa main gauche et dégainant sa baguette de l’autre, elle allait s’engouffrer dans la pièce lorsqu’elle réalisa que l’un des deux jeunes hommes au sol n’était autre que Dakeyras. Le temps de se remettre de son incrédulité, une fumée sombre résultant d’une explosion avait envahi la salle et le Gryffondor, pressant, perdait son souffle à lui poser des questions. Elle n’y répondit même pas et saisissant le garçon par le bras elle l’entraina à sa suite. Le mettre en sûreté. Vite. Il n’avait rien à faire ici. Sur une impulsion elle le lâcha soudainement et fit volte-face :


- Murus volo !

Leurs poursuivants heurtèrent de plein fouet la masse de briques et de ciment qui venait de boucher le passage, mais leur répit serait de courte durée. Elle le mit à profit pour repartir dans sa course souple et pila net quelques mètres plus loin, alors que les portes se refermaient sur leur groupe disparate. N’essayant même pas de les briser, elle se tourna vers Dakeyras et lui lança brièvement :

- Dès que tu en as l’occasion, pars. Cours. Peu importe qui tu laisses derrière toi. Cache-toi jusqu’à ce que le jour revienne.

Et sans accorder plus d’un regard au jeune homme brun qui avait utilisé les précieuses secondes qu’elle leur avait faites gagner en étreignant James, sans même accorder d’ailleurs un regard à celui-ci, elle leva sa baguette vers les hordes monstrueuses qui s’élançaient vers eux.

- Repulso ! Incarcerem ! Impedimenta ! Steti Statum !

Ses sortilèges fusaient sans qu’elle se laisse un instant de répit, mais ne suffisaient pas à endiguer le flux constant de vampires et de possédés, malgré ses efforts conjugués à ceux de ses compagnons. Carnelune poussa Dakeyras de côté au moment où une bête se précipitait sur eux et entrainait la jeune femme dans sa chute. Sentant l’odeur méphitique qui se dégageait de la gueule devenir d’un seul coup plus puissante, la jeune femme lâcha ses deux armes et empoigna les mâchoires qui allaient se refermer sur sa gorge. Elle retint un cri en sentant les crocs transpercer la chair de ses mains et dans une ombre de réflexe elle glissa sa jambe entre son corps et celui du possédé, la faisant remonter en un grotesque écart jusqu’à sa tête, et repoussa de son pied la mâchoire supérieure du monstre. De ses deux mains elle tira sur celle inférieure de toutes ses forces et entendit un craquement sourd retentir. Le démon se releva en tentant d’hurler malgré sa gueule brisée et la jeune femme, toujours sur le dos, saisit sans prendre gare à la douleur sa baguette et hurla :

- Coupia ! Repulso !

Le corps de son adversaire, lacéré mais pas autant qu’elle l‘aurait voulu, s’écrasa au milieu de ceux de ses congénères.

Les os de la paume gauche de Carnelune étaient clairement visibles, et sa main peinait à répondre à ses ordres nerveux. Elle y glissa donc sa baguette et se releva, son jian maintenant dans sa main droite.

L’attaque du monstre avait duré moins de dix secondes, mais déjà les hordes s’étaient encore rapprochées.

Comment pouvaient ils tenir ?


- Bombarda !

Le plafond s’effondra sur les monstres, mais ce n’était pas suffisant pour les retenir.

- Felins Ferre !

Les débris se transformèrent en chats, lynx, tigrons suivant leur taille, attaquant et distrayant la horde quelques secondes, le temps pour la jeune femme d’essayer de trouver un moyen de s’enfuir. Derrière eux, les portes étaient inébranlables. Devant eux ? La situation était critique. Il n’était même pas pensable d’essayer de transplaner. La jeune femme répugnait à laisser ne serait-ce qu’une seconde James sans soutien. Elle ferma ses paupières, ses pensées retrouvèrent le chemin qu’elles suivaient avant.

*Dans mon monde tordu, tu étais le seul à être aussi beau…*

Ses iris grises se rouvrirent sur le monde. Droite, immobile, sombre ; son sang s’écoulant de ses mains en un ruisseau pourpre, elle s’épuisait à attaquer des vampires et des possédés bien plus puissants qu’elle, et à qui ses sorts ne causaient que des égratignures. Seule, elle se serait lancée à leur assaut, l'épée au poing, ou aurait fuit sans hésiter. Mais elle ne pouvait abandonner Dakeyras. Elle ne pouvait abandonner James. Elle aurait arraché son cœur pour lui jeter en pâture s’il l’avait demandé, puisqu’il possédait déjà son âme… Même si elle ne pouvait plus espérer.

Les derniers félins furent exterminés dans des cris déchirants. L’attaque devenait inutile… Se résoudre à la défense. Levant sa baguette, la jeune femme élabora, avec plus de soin qu’elle n’en avait jamais mis à établir un sort, un enchantement qui, elle l’espérait, serait assez puissant pour les protéger tous. Elle n’avait pas de talents particuliers dans cette branche de la magie, mais l’aura du bar, gorgée de puissance et de magie retenue, lui permettait de concevoir des sortilèges qu’elle n’aurait pu imaginer autrement. L’urgence de la situation donnait des ailes à ses pensées et à sa capacité de création. Si elle échouait, elle n’aurait pu aider Dakeyras. Elle abandonnerait son frère. Elle décevrait James.

Le combat avait repris tandis qu’elle élaborait silencieusement et lentement, trop lentement, l’enchantement. Plus vite, plus vite.

*Tu étais le seul…

… le seul à avoir su entrer dans mon monde…*


Plus vite, plus vite.


[HJ : J'ai commencé la conception du sortilège pour gagner un peu de temps, mais ça ne veut pas dire qu'il faut tout boucler en un tour de rp ^^ /HJ]

_________________

Cette ombre de visage qui me hante...
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James T. Rayan
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MessageSujet: Re: *Japon* Save Your Life ... Run ... Run away ! (PV)-   Mer 10 Aoû - 10:58

- Imaginez être leur prince -

Imaginez être leur prince.
Cet être fier sans faiblesses en lequel ils croient. Non pas un Dieu, ce chef qu'ils ont choisi, à demis yeux, sans vraiment le regarder. Juste car il était le plus fort. Il le fut, passé un temps. Mais aujourd'hui le prince n'a plus de souvenir de sa magnificence. Il ignore même jusqu'à son essence. Ces deux gens qu'il traîna ici, sa mémoire le fit tiquer, un semblant de reconnaissance. Il reste figé, se retourne vers Carnelune de dos aux portes de l'arène. Il la fixe, le vent balayant certaines de ses mèches. Il transpire, au plus haut point. Son regard saphir s'éclaircit et il brille sous la lumière faible de la lune devenant de plus en plus forte. Un trou dans le toit l'éclair, une ultime fois. La brise est fraîche, elle l'appel. Mais James connaît sa destinée, il sait ce qu'il adviendra de lui à l'issue de ce combat. Ils espèrent le ramener, mais ils échoueront. Car il sent à présent que ce passage n'est qu'une visite, qu'à l'issue, il s'évanouira. Comme ces démons. Gabriel court jusqu'à lui, le jeune prince le regarde s'avancer au ralentit, il a le coeur battant face à tout cet espoir dans son regard mais il essaie d'y être insensible. Sans succès. Le coeur de James bat, terriblement fort et lorsque le jeune homme le serre contre lui enfin, il passe une main dans ses cheveux, appuie l'arrière de son crâne et se blotti dans le creux de son cou. Puis ils se séparent. James lui sourit. Il ignore encore qui il est, mais les paroles qu'il prononce alors témoignent de leur amitié ancienne. Le prince va pourtant devoir les décevoir, à commencer par lui. Faire face ensemble ? Le peuvent-ils seulement ? James n'a plus en tête que la mission qui lui a été confiée et sans attendre, il tire de sa ceinture une petite dague aiguisée. La lame brille à la lumière, aveugle un instant Caleb. Va-t-il le tuer ? James avance, le dépasse, en l'ignorant presque. Tournoyant d'une vitesse surprenante, il passe entre les gouttes de pluie qui commence à tomber à l'intérieur. Lançant devant lui un rouleau de parchemin, il l'éjecte à toute vitesse et s'ensuit sa lame qui le transperce. Au dessus de la salle, les deux objets s'élancent imbriqués et s'enfoncent dans le mur adjacent à Carnelune. C'est à elle, de garder ce bien le plus précieux. Sur le parchemin, il n'y a qu'une série de rune incompréhensibles. Mais le message est clair, il s'adresse à Albus Dumbledore.


-Qui que tu sois, mon ami, tu ne peux m'aider.

Puis James posa une main amicale sur l'épaule de Gabriel.

-Ne penses qu'à ta vie, défends là comme à l'aube de ta mort. N'aies de pitié pour personne. Pas même pour ceux qui sont dans cette pièce. Pas même pour moi.

Et il serra les dents, ce qu'il dit alors lui brisant les rotules sans le faire fléchir. Car il avait mal de le repousser ainsi.

-Moi je n'en aurai aucune ... Pas même pour toi.

Se retournant, le jeune Rayan essuya l'unique larme qu'il était parvenu à dissimuler tout ce temps. La peine qui l'envahissait alors était celle d'un profond désespoir. Car dans sa peine, des flashs lui revinrent, des bribes de souvenirs. A mesure qu'il avançait à nouveau vers sa mort, le reflet sentait en lui qui il était, à nouveau. Et nimbé de brume il revit le visage de Carnelune, sa rencontre avec elle, les mots qu'ils échangèrent. Une première vague de démon se jeta sur lui. James tira son sabre et d'un jeste leste il les entailla au ventre un à un, alternant de fendre l'air sur sa droite puis sur sa gauche, tournoyant au dessus de sa tête. Il s'arrêta alors, au milieu de la pièce.

-C'est moi que vous voulez, laissez les en paix.

Puis il tira sa baguette à côté de son arme.
Alternant coup d'épée et sorts, il tenta de parader, de contrer, d'esquiver les attaques incessantes de tous les démons qui se jetaient à présent sur lui. Les vampires curieusement quittèrent les lieux, laissant les gens présent régler leurs comptes eux mêmes. Ils avaient d'abord tourné la tête vers la porte, comme recevant un ordre silencieux. Ca faisait toujours ça de moins à abattre. James vit alors le visage d'Andrew, ses yeux emplis d'amour, la force de sa passion l'envahir ensuite. Il tituba une première fois, la taille griffée, à demie arrachée. Apposant une main sur son flanc, le reflet écarquilla les yeux, sentant une douleur horrible l'envahir. Du sang.


-C'est ... Non ! C'est impossible ! NON !

Criait-il à demi étouffé par la douleur.
Désormais il était, avec certitude, l'unique Jimy Raven de la terre. Sentant son intégrité lui vriller l'échine, James s'agenouilla, continuant de crier. Les démons, se délectant de sa douleur se jetèrent sur lui. Lui infligeant de multiples blessures, ils le désarmèrent puis, sans attendre, deux d'entre eux allèrent vers un mur pour y dessiner une rune. Sous les pieds de James, maintenu au sol par ses assaillants, une brèche commença à s'ouvrir. Un vent horrible balaya les lieux et tout sembla aspiré lentement vers le centre de la pièce. Mais James devait délivrer encore un message, il lui fallait prononcer certaines paroles et ces mots ... Seul Dakeyras pourrait les entendre.


-Dis leur ... Dis leur à tous que l'élu du feu est encore envi, quelque part. Dis leur ... Implore les de le chercher et fais en sorte qu'ils le ramènent. Quand tu verras son champion, soutient le. C'est là ma dernière volonté.

Puis il tourna le regard vers Caleb.
Lui adressant un immense sourire, il lui offrit toute la tendresse du monde, la fraternité et la reconnaissance. Il était venu pour lui. Le passage sous ses pieds grandit de plus en plus et une autre image vint fouetter le visage de James avec ses longues mèches brunes aux reflets argentés.


-Corwin ...

Et son coeur se démolit alors.
Plein d'incompréhension, James tourna son regard endolori à présent vers Carnelune. Il aurait juré qu'elle était son élue, son amour. Pourtant, à présent, son amour se déchira en deux. Il comprit alors qu'il avait du faire un choix douloureux et qu'elle avait été blessée. Il s'en voulut, horriblement du mal qu'il lui avait fait, ou qu'il avait du faire. Se remettant à crier mais cette fois de rage, le reflet commença à s'embraser. Il ne voulait pas renoncer à elle encore. Mais il ne pouvait oublier celui pour qui il était mort ... Le visage de Jimy lui apparut à son tour, lui souriant. Il se vit, mains dans les mains avec lui, comme deux jumeaux dans la mort. James sentit le feu les bercer, sans les brûler. Puis le regard de Serpent de Voldemort et ... Plus rien. Lorsque la brèche fut totalement ouverte, James repoussa sans mal tous ses ennemis, les envoyant valser d'un coup de flammes sur les murs. Se redressant, il resta le regard enfoncé dans celui de Carnelune puis, tendant les deux bras sur les côtés au dessus du trou béant il ne susurra que ces uniques paroles :


-Je suis ... Désolé.

Et il se laissa tomber à nouveau dans le vide.
Sur lui, la porte dans le sol se referma. Les démons s'agitèrent, crièrent de haine et très vite, ils se tournèrent vers les autres sorciers présents. A sa grande surprise, Carnelune fut envahit d'une force nouvelle, d'un pouvoir sans borne mais qui lui semblait bien noir. L'essence du mal. Dans sa main, une fiole apparut, contenant un liquide qui aurait le pouvoir de tous les soigner. La magie se répandit peu à peu de partout, désormais, elle avait la force d'achever le rituel. Mais James était à nouveau perdu.

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- Certains ont trop souvent voulu croire que j'avais des principes - Ils ont eu tort -
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Gabriel Milual
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MessageSujet: Re: *Japon* Save Your Life ... Run ... Run away ! (PV)-   Ven 19 Aoû - 13:43

Gabriel n'aimait pas le ton que prenait James en lui parlant. Le fait qu'il n'aurait aucune pitié pour lui ? Bah ! Tous les deux suivaient la voie des ombres, des sentiments tels que la pitié n'avait pas sa place dans leurs voie.

Je n'en aurais pas non plus pour toi, mon frère.

Pensa-t-il, en souriant, comme si tous deux s'avouaient une évidence qu'ils savaient depuis leurs premières rencontres. Mais ce n'était pas cela que Gabriel n'avait pas aimé dans le ton de sa voix. James parlait comme un mort revenant sur terre pour délivrer un ultime message, il parlait comme s'il n'était venu que pour ça avant de repartir de façon définitive. Et ça, c'était ce que Gabriel digérait mal dans leur retrouvaille.

Pourtant, le petit garçon de onze ans qu'il était, était vraiment heureux de le retrouver, il savait ce qu'il avait à faire au sein de Poudlard, mais un gamin de onze ans avec la charge de l'ADT, avoir de telle responsabilité était pesant sur ses petites épaules. Alors que James les guidés bien plus aisément, il représentait la force, même contre une horde de vampires et de possédés, il les repoussait d'une facilité, c'était époustouflant. Et pourtant, après avoir fait valdingué James fit ce pourquoi il était apparu, il délivra des messages à Carnelune, à Dakeyras. Et Caleb ? Rien, lui qui était venu pour lui, il n'avait rien eu d'autre qu'un sourire chaleureux, qui lui donna du baume au cœur, et les paroles de James tonna dans son crâne.

N'aies de pitié pour personne ... Moi je n'en aurai aucune ... Pas même pour toi.

Et son sourire s'effaça, quelque chose ne devait pas allé chez son maître, mais c'était une question à débattre plus tard, car sous les yeux de Gabriel, un trou béant se matérialisa sous les pieds de son mentor, un vortex où James se laissa tombé dedans ...


Non ... Non ... Tu n'as pas le droit ...

Dit-il, en hurlant, en s'élançant à sa poursuite, essayant de l'attraper, de l'empêcher de tomber dans ce vortex.
En vain.
Gabriel avait tendu sa main vers James trop tard, le trou s'était refermé, et il était là, au sol, à genoux, devant tous ces vampires, tous ces possédés, c'était lui à présent en première ligne. Il était furieux, en colère, une haine nouvelle monta dans ses poumons, s'imbibant de tout son être. Il avait envie de hurler, et pourtant il ne fit que marmonné tout bas pour que personne ne l'entende, espérant que ses paroles atteignent son ami qui avait disparu devant lui.


C'est la deuxième fois que tu m'abandonnes .. Que tu me laisses seul face au monde qui m'attends. J'ai besoin de toi James, tu es comme un frère pour moi, je .. je ..

Il frappa un grand de poing contre le sol avant de hurler :

Je te déteste ! Je te hais ! Tu n'as ... Tu n'as pas le droit ... Pas encore ...

Mais l'heure n'était pas à se plaindre, leurs ennemis s'étaient regroupés et étaient prêt à fondre sur eux. D'un bref coup d'œil, il vit Carnelune entrain de marmonné des choses incompréhensibles, et de l'autre, Dakeyras baguette à la main. Gabriel se releva, baguette à la main, face aux monstres. D'un geste vif, un vampire l'attrapa et l'envoya valsé contre un mur. Un peu sonné, Gabriel put voir plusieurs vampires s'approchaient de lui. Il leva sa baguette, prêt à lancé un sort, mais un de ces suceurs de sang lui attrapa le bras droit pour l'empêcher de faire une quelconque action.
Et à cet instant précis, quand tout autour de lui devenait flou, qu'il pensait que le souffle de la vie qui l'habitait allé le quitter, pour lui, et uniquement pour lui, le temps s'arrêta, comme s'il continuait de vivre pendant que tous autour de lui se figer.


{Dans le corps de Gabriel}

Les limbes du subconscient ...

Ah Ah Ah ... !

Un rire, caverneux, sombre, rauque, empli de vice et de ténèbres. Gabriel comprit que le temps ne s'était pas figé pour lui, mais qu'il revenait dans un lieu où un autre résidait, où lui même résidait, mais pas vraiment lui, un autre, de même apparence mais bien plus sombre, il n'est pas humain. Mais tout deux ont quelque chose en commun, ce sont des monstres.
Gabriel marche, explorant ce nouveau décor devant lui, tout à changer, fini cette vision de l'apocalypse où tout se décomposer sous les flammes, où les morts parsemaient les routes, les voitures et chaque lieu où ils étaient avant de perdre la vie dans le feu. A présent, il n'y avait rien que le noir, un voile de ténèbres, de la brume épaisse foncée qui l'englobe en sa totalité. Un sombre endroit pour un mal tapis dans l'ombre qui n'attend qu'un moment opportun pour frapper sa proie quand elle est le plus faible.


Oui, ton monde a changé. Je te présente le mien dorénavant.

Le voile maléfique s'écarta un instant, comme un vent chassant la brume ou les nuages, laissant apparaitre un usurpateur, un deuxième Gabriel aux yeux noirs, les veines emplis de ténèbres, marquant son cou jusqu'au visage.
Des hurlements plaintifs s'élèvent au lointain, Gabriel ignore leurs provenances, mais ils ressemblent à des hurlements de morts, des voix fantomatiques hurlant dans un courant si doux, montant aux oreilles des deux Gabriel. L'un est Caleb, l'autre un mal ancien.


Tu sais pourquoi tu es ici n'est-ce pas Caleb ? Naturellement tu vas me répondre non, mais toi et moi connaissons la réponse.

L'entité échappa un petit rire triomphale avant de reprendre.

Je te le répètes, tu es à moi Caleb, ton corps m'appartient, et tu vas me succombé pour une simple raison. Mais dis moi Caleb, quelle est ta plus grande peur ? Ce n'est pas de perdre cette Loélia qui ne t'adresse même plus l'ombre d'un regard, ce n'est pas non plus de voir ton pathétique maître à qui tu as prêté allégeance, non, rien de tout ça, je vais te dire ce dont tu as peur, ce dont tu rêves la nuit, la clarté de tes cauchemars. T'as plus grande peur, c'est ...

Et l'entité fondit sur Gabriel.

... MOI !!

Gabriel regarda son double maléfique fondre sur lui sans bouger le petit doigt. Peut-être parce qu'il savait que sans lui il était perdu, que Carnelune ne bougerait pas d'un poil pour lui sachant qu'il ne se connaisse pas et qu'il n'est rien pour elle, ou bien que Dakeyras ne bougerait pas non plus car il avait insulté ses défunts parents. Il était pris aux pièges par une horde de vampire qui allaient le déchiquettés d'un instant à l'autre, incapable de bouger, de répliqué face à ses assaillants. Sa seule chance résidait en le mal tapis en lui.
Il accepta sans répliquer de céder sa place. Du moins ... Pour un cours laps de temps.


{Dans le corps de Gabriel}

De ses yeux d'encres, Gabriel le maudit plongea son regard dans celui qui lui maintenait le bras droit et sa voix caverneuse tonna comme une parole divine, comme si Dieu lui même délivrait un message.

Toi, je sens ta peur misérable créature, tu as peur du grand méchant loup.

L'expression assoiffé de sang du vampire se changea radicalement, comme si l'esprit de Gabriel arrachait de l'esprit du vampire ce dont-il avait besoin pour pouvoir le manipulé à sa guise.

Regarde moi attentivement suceur de sang, je ne suis pas un simple humain, regarde mes traits se transformer, je suis le lycan qui causera ta perte.

Dit-il sans l'ombre d'une hésitation.
Il regarda le vampire prit d'une terreur sans nom se débattre en pensant qu'il se faisait réellement attaqué par un loup-garou, ennemi juré des vampires. Il le regarda, comme tout les autres membres de la races de la victimes, se tortillé d'une fausse douleur, de fausse blessure avant de s'enfuir le plus vite possible.
L'entité se releva avec lenteur, profitant du spectacle, il afficha une mine à moitié réjouit. Il aurait aimé le voir mourir sous ses yeux en plus de le voir souffrir. Voyant l'un des leurs prendre ses jambes à son cou sans explications rationnel, ses ennemis reculant lentement devant lui.


Mes amis voyons, n'ayez pas peur. Dit-il en affichant un sourire carnassier. Il a été victime de sa propre peur, mais vous comme savez pertinemment que ce n'était pas sa plus grande peur, vous tous, tous ceux de votre espèce ne craignaient qu'une chose.

Les vampires reculèrent apeurés. Gabriel leva sa main gauche et sa baguette de la main droite, puis dit avec un sourire angélique :

Le soleil .. !

Après avoir usé de son pouvoir de nécromancie de l'illusion, il usa de son pouvoir de l'illusion pour créer un soleil au milieu des vampires. Une simple illusion, mais qui pouvait s'avéré mortelle pour tous les vampires qui croiraient fermement en elle. Le monstre qui possédé Gabriel observa en hurlant de rire les vampires qui s'enfuyaient comme des gazelles devant lui.
Mais tous ses ennemis ne s'étaient pas enfuis car il n'y avait pas que des vampires dans l'assemblé. Les possédés ...
Gabriel rit de façon perfide, il jubilait de cette situation, il savait le jeune Caleb incapable de se sortir d'une situation pareil, il savourait cet instant, espérant que l'humain qui était en lui voit qu'il n'était rien face à lui.

Il avança très lentement, prenant le temps d'observé chaque ennemis, chaque possédés. Il se savait en position de force et il le montrait en souriant, car pour beaucoup d'entre eux, il les connaissait et n'avait qu'à leur rafraichir la mémoire s'ils l'avaient oubliés.


Sale pourriture de l'enfer .. !

Cracha-t-il, le sourire toujours aux lèvres.

Je vou..

L'entité maléfique se saisit subitement la tête entre les mains, il sentait une douleur immense dans son crâne, comme un tambour qui n'en finissait pas.

Petit m*erdeux ... AAAAAAAAAAAAAHH !

Son temps était presque finis, il le savait, il ne pensait pas que ce serait finis si vite, que Gabriel puisse montré autant de résistance. Mais malgré tous les efforts qu'il fournira, Gabriel n'avait pas d'issue, sa fin est inévitable ...
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Dakeyras Bremer
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MessageSujet: Re: *Japon* Save Your Life ... Run ... Run away ! (PV)-   Dim 21 Aoû - 12:17

Maintenant qu’ils étaient enfermé et sans autre alternative que faire face à leurs ennemis, Dakeyras se tenait prêt à les recevoir comme il se devait. Mais Carnelune lui intima de se cacher, de fuir dès qu’il le pourrait sans se préoccuper des autres. Cette façon d’agir ne faisait pas parti du comportement du jeune garçon et il n’était pas sûr de pouvoir le faire. Mais le temps de la réflexion aurait lieu une fois qu’ils seraient sortis de cet endroit pour le moins mal fréquenté. Pour l’instant, le plus préoccupant était cette troupe de monstres qui approchait dangereusement d’eux. La jeune femme poussa le gryffon sur sa droite, juste avant qu’une des affreuses créatures ne s’effondre sur elle, la plaquant au sol. Le temps qu’il se relève, elle s’était déjà débarrassée de la bête. Un démon arrivait alors sur lui, se campant bien sur ses positions, d’un mouvement de baguette fluide et un sort prononcé à la hâte et la chose fut soulevé du sol et projeté quelques mètres plus loin. Se précipitant vers une des tables renversée, il se plaça derrière elle pour reprendre ses esprits. Il n’y resta que quelques secondes, puis se dirigea vers le centre de la salle mais se stoppa net lorsqu’un morceau du plafond explosa et vint rejoindre le sol de la pièce, recouvrant au passage les monstres qui se trouvait là. Le gryffondor brassa le vide en face de lui en toussant pour disperser la poussière. Presque aussitôt, les bouts de plâtre devinrent des animaux qui sautèrent sur les viles créatures.

Le garçon aux cheveux longs vint se placer à son tour au milieu de l’endroit où ils se trouvaient, non loin de Dakeyras. Il commença à se battre vivement, tranchant de sa lame et lançant des sorts de sa baguette. Les cadavres commençaient à s’amonceler et il était maintenant presque impossible de faire un pas sans marcher sur l’un d’entre eux. Ne pouvant éviter indéfiniment les coups, il subit une blessure sur le flanc. Les bêtes en profitèrent pour se saisir de lui et le plaquer au sol. Un trou commença à se former sous celui-ci. Dakeyras se senti attiré par une force invisible vers cet orifice, comme les meubles et tout ce qui se trouvait dans la pièce. Reculant doucement pour ne pas s’approcher trop de ce gouffre, il regarda ce qui se passait, sans savoir quoi faire. Il était dépassé par les évènements. Le serpent tenu contre le sol lui confia une mission, le chargeant d’une tâche à accomplir.

Dis leur ... Dis leur à tous que l'élu du feu est encore en vie, quelque part. Dis leur ... Implore les de le chercher et fais en sorte qu'ils le ramènent. Quand tu verras son champion, soutient le. C'est là ma dernière volonté.

La phrase résonna dans sa tête, il n’y avait rien d’énigmatique dans cette dernière mais il lui faudrait chercher et trouver les personnes concernées. De plus, il se questionnait sur la raison pour laquelle cet individu, qu’il ne connaissait pas, lui demandait d’exaucer sa dernière volonté. La chose qui était sûr, c’est qu’il respecterait cette requête. Puis le garçon mystérieux disparu dans les ténèbres et le sol reprit son apparence habituelle. Gabriel s’y trouvait à présent car il s’y était jeté pour tenter d’aider cette personne, visiblement importante à ses yeux. Les démons n’avaient maintenant plus d’occupation et ils se tournèrent vers les trois rescapés.

Plus que jamais, ils devraient se livrer dans une bataille à corps perdu pour résister aux assauts des immondices face à eux. Dakeyras, Fire dans une main et sa dague dans l’autre, resserra sa prise sur chacune d’entre elle. Ce soir, il y avait plus de chance qu’il rejoigne ses parents qu’il ne s’en sorte indemne. Un gros balourd grisâtre s’avança rapidement vers lui, le bras du gryffon se tendit et Fire cracha le sort de son porteur.

Tichoc !

La créature fût assommée quelques instants et tomba lourdement sur le sol, mais le sort n’était pas très puissant et elle se releva, à peine quelques secondes plus tard. Dakeyras avait juste eu le temps de se rapprocher d’elle et il enfonça sa dague dans la jambe de cette horreur en mettant toute sa force à l’ouvrage. La lame traversa la cuisse et ressorti de l’autre côté de la jambe. Le monstre poussa un cri de douleur et saisi le jeune gryffondor par la gorge, il le souleva de terre, et posant son autre main sur ses jambes, il le leva au dessus de sa tête. Dakeyras tendit sa main libre sur le dessus du crâne chauve à quelques centimètres de lui et prononça d’une voix étouffée, presque inaudible :

Suflurico...

Un fin filet d’acide sorti de la main du jeune garçon et une fumée verte se dégagea de la tête du démon lorsqu’il l’atteint. La bestiole des enfers grogna à nouveau de douleur lorsqu’un trou pas plus large que celui produit par une aiguille à tricoter se forma sur le crâne qui commençait à fondre. Et d’un mouvement énergique des bras, Dakeyras se vit propulsé à travers la salle remplie de ces affreuses choses à une vitesse folle. Il vînt percuter un mur violemment et entendit un craquement sourd lors de l’impact. Une douleur le saisit sur le flanc droit et elle s’intensifia lorsqu’il heurta le sol de plein fouet. La chimère, elle, s’effondra sur le sol sans bouger, elle ne bougera plus. Le gryffon se releva tant bien que mal en s’appuyant de sa main gauche sur le bar derrière lequel il avait atterri. Sentant une douleur dans le genou gauche, il ne pu que constater qu’un morceau de verre brisé s’y était planté lors de sa chute. Le saisissant délicatement pour ne pas s’y couper, il l’arracha violement dans un grondement de douleur étouffé. Du sang coula de la plaie profonde mais cependant pas mortelle, le sang ne s’écoulait que par un léger ruissèlement. La blessure sur son côté lui provoquait plus de souffrance et il plaça alors sa main gauche sur ses côté brisées. Il rangea Fire et chercha des yeux l’endroit où il avait précédemment combattu car son arme blanche était resté planter dans le cadavre. La visualisant, il fit un pas pour s’y rendre mais ce fut une torture que de bouger. Alors il repensa aux fois où des objets s’étaient déplacés sans qu’il n’use de sa baguette et a ce que Loélia lui avait donné comme renseignements, la télékinésie. Il avait lu que pour réussir à l’utiliser, un sorcier nécessitait beaucoup d’entrainement. Il fallait se concentrer sur l’objet et avoir une volonté de réussir très forte. Il ne maîtrisait pas encore cette capacité, loin de là. Les seules fois où il avait réussi à s’en servir, c’était lors d’une urgence, lorsqu’il avait peur. Mais malgré cela, il s’essaya à la tache, c’était le seul moyen de la récupérer. Il tendit sa main droite vers l’objet de sa convoitise et se concentra sur lui, ferma les yeux et imagina la scène dans son esprit de la lame qui s’élève et vient à lui pour se déposer dans sa main. Mais l’effort mental fourni fut vain car rien ne se produisit, la dague ne frémit même pas.

L’attention du gryffon du se porter sur autre chose lorsqu’il senti un souffle chaud à l’odeur plus que nauséabonde sur sa nuque accompagné d’un grommèlement rauque. Il tourna vivement la tête, laissant sa main toujours ouverte vers l’arme. Le titan était penché sur le garçon, la gueule grande ouverte, laissant juste dépasser ses grands crocs affuté et couler sa bave d’une couleur encore inconnu, mélange de vert kaki et de violet. Il donnait limite des nausées au gryffondor qui fut pris d’un vent de panique car Fire était rangé dans son fourreau et il n’avait aucun moyen de lutter pour l’instant. Mais il senti soudainement le pommeau encore tiède de sa dague se poser entre ses doigts. Sans réfléchir, il eu une rotation du corps et il vint enfoncer la lame de son arme sous la bouche de la créature. Celle-ci vint se ficher jusque dans le cerveau de la bête dont le regard se figea et se vida presque aussitôt. Une vague de douleur envahi la tête du jeune garçon, il posa un genou à terre et se maintint le crâne avec ses mains pleines de sang. Comme à chaque fois qu’il usait de la télékinésie, une onde de choc parcourait son esprit, faisant brutalement vibrer chaque particule de son cerveau. Sa cage thoracique le faisait souffrir également car en tournant trop brusquement, il avait déplacé légèrement les morceaux d’os qu’étaient devenues ses côtes.

La douleur disparu progressivement et Dakeyras se releva. Il scruta les environs da la taverne dévastée pour trouver ses compagnons d’infortune. Il vit Gabriel, luttant comme un psychopathe, les yeux injectés de noir et à l’opposé, il aperçu Carnelune qui avait l’air de proférer une incantation ou un sortilège. Arrachant sa dague de la gueule béante du cadavre au sol, il l’essuya pour en ôter le sang pourri qui s’y trouvait. Il prit la direction de l’assistante professorale qui serait, selon lui, en meilleure mesure de l’aider à lutter et aussi de meilleure compagnie. Marchant difficilement et douloureusement vers elle, il enjambait les cadavres qui servaient de tapis de sol. Un démon couru dans son dos et le jeune garçon se plia en deux avec une grande difficulté, réveillant à nouveau l’enfer de sa blessure, pour éviter un coup de griffe. L’animal des enfers continua sa course sans se préoccuper de sa cible qu’il venait de manquer, pour se diriger vers sa nouvelle proie : Carnelune. Elle était déjà occupée, par son sortilège et par le paquet de monstre qu’elle combattait déjà en même temps. De plus, il arrivait dans son dos. La dague de Dakeyras serait utile encore une fois, il ne savait pas le faire, mais il le devait pour l’aider, pour la sauver. Il lança l’arme de toutes ses forces vers le monstre. La lame tourna rapidement sur elle-même, jusqu’à faire mouche en touchant le démon derrière la tête avec, non pas la lame comme l’aurais souhaité le lanceur, mais avec le manche. La bête tomba assommée sur le sol, juste à côté de la belle. Il n’avait pas obéit à son ordre de fuir et de ne pas prendre attention au sort des autres mais il n’y arrivait pas, c’était plus fort que lui. Il comprit qu’il aurait cependant du, quand il se retrouva plaqué au mur, les mains fermement tenues et sans pouvoir faire un seul geste. Tout ce qu’il lui restait à faire, c’était d’attendre son châtiment...

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MessageSujet: Re: *Japon* Save Your Life ... Run ... Run away ! (PV)-   Mer 7 Sep - 21:33

- N'y compte même pas.

Feulement presque incompréhensible, colère d'une mère dont on agresse les petits. Le jian de Carnelune ouvrit d'un éclair d'acier la gorge du possédé qui maintenait le Gryffondor contre le mur et la jeune femme repoussa avec une ombre de répugnance dans les yeux le cadavre pestilentiel. Sa baguette rangée, elle poussa le garçon vers les portes à double battant fermées, empoigna l'autre homme, celui qui avait un insigne de préfet de Serpentard agrafé au col, ignorant la mine affreuse qu'il faisait alors qu'il n'avait pas été blessé, et le jeta presque contre Dakeyras, avant de se placer dos à eux.

Puis elle rengaina son arme et leva ses deux mains ensanglantées à hauteur de sa poitrine, les positionnant de manière à ce qu'elles semblent enserrer une sphère. Les hordes s'élançaient vers elle malgré la rapidité de ses mouvements, et les premières griffes se tendaient vers sa tendre chair d'humaine, quand une lumière blafarde jaillit entre ses doigts joints. D'abord hésitante, puis de plus en plus forte, elle stoppa les monstruosités, les fit reculer. Lueur malsaine, insidieuse, comme si des tentacules sinueux se tendaient vers les ombres pour les éclairer, mais en même temps les assombrir, les putréfier, les pourrir.

L'essence du mal.

La lumière se fortifia encore, même si elle était toujours aussi nauséabonde ; elle illumina Carnelune d’une clarté telle que son visage ne semblait être qu’une tâche blafarde encadrée de mèches de nuit, dans laquelle se yeux semblaient être deux pierres luisantes, tous ses autres traits effacés. Puis les lueurs s’intensifièrent, encore, encore… C’était une lumière aveuglante, mais noire, hideuse, contre nature. Qui buvait toute l’énergie de la jeune femme, malgré le pouvoir que James lui avait le temps de ce combat insufflé. Dans un sombre réflexe de survie, Carnelune se mit à puiser l’énergie magique, puis vitale des deux garçons derrière elle, la préférant même à la sienne. Si eux s’effondraient, elle pourrait toujours les soigner ensuite. Si elle tombait, leurs chances de survie étaient nulles.

La puissance maléfique qui pulsait autour d’eux empoisonnait l’air de seconde en seconde, le rendant invivable, non pas parce qu’il les empêchait de respirer, mais parce que chaque souffle ravivait les souvenirs les plus vils, les plus noirs, les plus hideux qui vivaient en chacun des trois jeunes humains. Derrière Carnelune, l’un des garçons tomba, terrassé autant par cette horreur ambiante que par l’énergie qu’elle leur volait. L’autre le suivit de près. La tueuse, les dents serrées, le visage crispé, tremblait de tous ses membres, mais ça ne suffisait pas, ça ne suffisait pas ; pour vaincre des créatures du mal, il fallait soit le bien le plus pur, qu’elle ne possédait pas en son âme, ou alors la noirceur la plus intense, la plus sordide, la plus destructrice. Malgré le contrôle qu’elle s’efforçait de maintenir sur elle-même,…

Une petite fille souillée de sang, ne comprenant plus ce qui se passait, trois cadavres devant elle, étant à jamais privée des larmes.

Une enfant serrant son frère hurlant à mort, rongée déjà par le remords de n’avoir su le protéger, oubliant comment sourire.

Une ombre de femme se retrouvant à nouveau seule, maudissant et chérissant à la fois un reflet auquel elle ne pouvait aspirer, se haïssant elle-même.

Une demoiselle perdue, un bracelet de cheveux lui brûlant le poignet, le désespoir lui creusant le cœur, en
le sentant partir.

Une tueuse torturée par un nom prononcé par celui auquel appartenait son âme et qui avait sombré sous ses yeux.


Carnelune tomba à genoux, le cœur broyé par des images, des sons, qui la détruisaient, renforcés encore par la puissance malsaine qui œuvrait dans les lieux. Elle revit encore, encore, et encore une fois le visage auquel elle était tant dévouée disparaître dans les entrailles de la terre. Et ce nom.

Ce nom.

Qu’il avait murmuré.

Corwin.

Corwin.

Corwin.

Les deux poings sur le sol, la jeune femme prit une profonde inspiration, le mal pénétrant chacune de ses cellules. Puis son visage se crispa, et elle hurla, hurla, un rugissement issu du plus profond de ses entrailles, une colère amplifiée, démultipliée par la noirceur des lieux, d’ampleur démesurée, contrevenant à tout ce qu’elle s’était jurée en quittant James pour la première fois. Un cri qui sembla redonner de la force à la lumière qui l’entourait, avant que celle-ci ne s’éteigne totalement.







Autour d’eux, des monceaux de débris. Aucun monstre, aucun cadavre. Disparus ? Morts ? Détruits ? Qui le saurait…

Tremblant de tous ses membres, recroquevillée en position fœtale, Carnelune se sentait se vider de cette essence malsaine qui l’avait envahie et qui maintenant retournait là où elle aurait toujours dû rester. Se relevant péniblement, la jeune femme trébucha, se retint à un mur, et vomit un long filet de bile claire. Elle se sentait épuisée, siphonnée de toute son énergie, et c’est ce qu’elle était, quoique pas aussi gravement que les deux garçons. Levant une main vacillante vers le poignard qui restait fiché dans le mur, elle l’arracha, faisant tomber le parchemin illisible à côté de la fiole qu’elle avait posée au sol avant de rejoindre Dakeyras. Un frisson de répulsion la secoua alors que la lame était dans sa main, et elle faillit la jeter au loin, mais elle la garda finalement, malgré l’aura mauvaise qui s’en dégageait, pour le présent de James qu’elle représentait à ses yeux. La glissant en son sein avec le rouleau de parchemin, elle voulut saisir la dague qu’avait futilement, mais courageusement, lancé le Gryffondor sur un attaquant, mais ses doigts passèrent à travers. Lorsqu’elle essaya à nouveau de la prendre, elle s’effondra, haletant sous l’effort. A côté d’elle était allongé Dakeyras, livide, toute vie semblant l’avoir déserté. La jeune femme leva une main blessée et secouée de soubresauts vers lui et lui caressa maladroitement la joue. A tâtons, Carnelune prit la fiole que lui avait lancée le reflet, et en enleva avec difficulté le bouchon. Entrouvrant de deux doigts la bouche du garçon, elle fit couler une partie du liquide dans sa gorge, presque la moitié. Il eût un curieux sursaut, ses yeux s’ouvrirent, sa main se crispa sur sa dague, puis il sembla sombrer à nouveau dans l’inconscience, quoique ses couleurs semblassent désormais plus vives et que le flot rouge qui s'échappait de ses blessures s'estompât. Se trainant jusqu’au garçon à l’insigne de Serpentard, la jeune femme hésita, puis fit couler presque toute la potion dans sa bouche, et sa respiration sembla se faire un peu moins laborieuse. Elle but les dernières gouttes de la fiole, la lâchant ensuite d’épuisement sur le sol de pierre où elle se brisa. Derrière elle, les premières lueurs du jour apparurent, timides, à travers les portes défoncées.

Se redressant à grand peine, revigorée quelque peu par la potion, la jeune femme se pencha et hissa le Serpentard sur ses pieds, puis lui passa le bras autour de ses épaules. Elle fit de même pour Dakeyras, tremblant sous l’effort et la douleur. Mi-portant, mi-traînant les deux élèves inconscients, elle les mena à l’extérieur. Serrant de toutes ses forces restantes les deux corps, elle tourbillonna sur elle-même et s’effondra devant les grilles de Poudlard, hurlant de douleur et d’épuisement. Trop fatiguée, trop peu concentrée, trop peu entraînée, elle s’était désartibulée, et son auriculaire gauche n’avait plus que deux phalanges sanglantes, alors que son annulaire et son majeur étaient désormais et à vie dépourvus d’ongles. Se relevant en titubant, elle passa le portail aux sangliers, son fardeau pesant toujours sur le dos.



Comment parvint-elle au château ? Pleurant des larmes qu’elle n’arrivait pas à verser, épuisée au-delà du naturel, mais pourtant encore en meilleure santé que les deux élèves, elle les traina, les porta, les hissa, s’efforçant de faire un pas, puis un autre, et ainsi de suite, jusqu’aux portes que le concierge était en train de fermer pour la nuit. Comment ne les vit-il pas avant ? Carnelune ne savait pas, mais pourquoi ne les vit-il pas après… Ça, elle s’en était chargée, une pierre au poing, sonnant contre le crâne de l’homme qui n’avait rien demandé. Lâchant son arme improvisée, à demi-morte, elle se tourna vers les deux élèves, puis leva les yeux au ciel.


- S’il y a quelqu’un là-haut…

Dakeyras dans ses bras, le préfet qu’elle trainait tant bien que mal derrière elle. Des couloirs déserts, dans lesquels Dakeyras et elle laissaient de sanglantes empreintes. Les portes de l’infirmerie, contre lesquelles elle chût et qui s’ouvrirent sans un grincement. Elle lâcha le Gryffondor sur le premier lit qu’elle trouva, hissa de guingois le Serpentard sur l’autre.
Pourquoi l’infirmerie était-elle vide ? La question passa dans l’esprit de la jeune femme, disparut ainsi que toute autre considération sur ce qui ne mettait pas immédiatement sa vie en danger. Allongée sur le sol entre les deux lits, la tête appuyée sur la table de chevet, Carnelune était secouée de secs sanglots d’épuisement, tout son corps tremblant, avant qu’elle ne ferme les yeux, sombrant dans un semblant de sommeil agité… Dans lequel se dessina une silhouette de nuit, qui tendait les bras vers elle, avant qu’un aiglon ne tombe du ciel et ne l’emporte…

Corwin. Corwin… Egnis.



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