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 Désarçonnage douloureux [PV Léocadie]

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Dakeyras Bremer
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MessageSujet: Désarçonnage douloureux [PV Léocadie]   Jeu 16 Juin - 22:00

Ce jour là, Dakeyras avait envie d’un peu d’amusement. Ne voyant que faire d’autre, il prit son nimbus 2001 et se dirigea vers le terrain de quidditch, son lieu favori à Poudlard. Le soleil n’était pas encore à son zénith, il devait être tout au plus onze heure et il ne faisait pas trop chaud, suffisamment pour un vol. Il avançait vivement, pressé d’enfourcher son balai et de profiter des sensations que ça lui procurait. Il avait eu son nimbus 2001 en deuxième année car l’école interdisait les élèves de posséder un balai dès la première année d’étude.
Une fois arrivé, il sauta sur son balai et décolla en trombe. Arrivé à la moitié du terrain il ralenti et s’arrêta quelques secondes pour observer le terrain vide, ressentant presque les sensations d’un match qui restaient imprégnées dans le bois des gradins et des tours. Il en profita un instant pour humer l’air plus frais et plus pur qu’à terre. Il redémarra doucement, commençant par faire un tour paisiblement. Après quelques minutes de vol, il accéléra profitant de chaque particule de vent venant frotter sur son visage et de chaque poussée d’adrénaline que lui procuraient l’altitude et la vitesse. Voyant qu’il n’y avait pas d’obstacle proche de lui, il ferma les yeux pour s’imaginer en train de s’évader. Lorsqu’il les rouvrit, il fut surpris pas un oiseau, qu’il évita de peu. Non pas qu’il aurait eu mal mais l’oiseau s’en serait, lui, beaucoup moins bien porté. Maintenant en jambe, il se mit à réaliser toute sorte de figure acrobatique telle que des loopings et des vrilles. Il s’amusait bien et ça lui vidait la tête. Mais bien sur, il ne fallait pas compter sur l’extrême bonté caractéristique des serpentard pour faire durer ce moment agréable. Dakeyras eu juste le temps d’apercevoir l’un des crétins de « la bande à Caleb », un de ses toutous, seul, la baguette levé vers lui. Aussitôt après avoir vu bouger les lèvres du serpent, son balai s’immobilisa et le gryffon emporté par l’élan fût projeté en avant. Il vînt alors rencontrer la terre dure du sol, tombant à plat ventre et tentant d’amortir la chute en plaçant ses mains devant lui. Heureusement, à ce moment là, il ne volait pas à plus de deux mètres du sol et il ressenti juste une douleur très désagréable au poignet gauche. Il se releva, s’aidant uniquement de sa main droite qui ne le faisait pas souffrir. Voyant que le lâche qui venait de lui lançait un sort se carapatait, il s’élança à sa poursuite. Une fois sa cible à portée, il saisit Fire et dans un excès de colère, il lui envoya un sort :

Arata Erpente !

L’imbécile fût projeté cinq mètres plus loin, tombant sur le dos dans un parterre de fleurs, il eu du mal à respirer un instant. Le sort du gryffondor était peut être un peu excessif mais après tout, l’autre l’avait fait tomber de son balai, ce qui lui avait valu une foulure au poignet gauche. En plus, il avait constaté lors de la sortie à pré-au-lard que ce sort lui plaisait et qu’il était utile en certaines occasions. Puis il tourna les talons et retourna dans le terrain de quidditch auprès de son balai. Il s’assit à côté de celui-ci et commença à masser son poignet douloureux. Il entendit un bruit venant d’une des entrées du stade, celle juste en face de lui. Fixant tout de suite son regard vers cet endroit en pensant que c’était peut être le retour du serpentard, il vit une magnifique jeune fille. Il la reconnu car elle s’était assise à côté de son feu de camp lors du pique nique. Il ne connaissait pas son prénom, mais espérait bien qu’elle le lui donnerait. Elle s’approchait de lui, visiblement elle avait vu toute la scène avec l’autre serpent et ça l’avait amusé. Il ne savait pas trop comment se passerait la rencontre car il avait cru comprendre qu’elle n’était pas tendre, notamment avec les garçons. Mais ne jugeant pas sur les apparence, il attendit simplement qu’elle vienne à sa rencontre.

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Léocadie de Dinechin
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MessageSujet: Re: Désarçonnage douloureux [PV Léocadie]   Ven 17 Juin - 13:08

Une question commençait à me hanter : puis-je résoudre à coups de baffes, les problèmes qui se posent à moi ? Attention, Léocadie ne te ramollis pas ! Même si les baffes ne sont pas la panacée, en distribuer quelques unes évite souvent d’en prendre beaucoup. Tu es bien placée pour le savoir. Léocadie c’est moi. Léocadie de Dinechin. J’ai 15 ans, de l’avis général je suis du genre canon, quoique pas fichue de garder un mec plus d’une semaine et à cet instant précis je me dirige vers le terrain de Quidditch en m’interrogeant sur mes problèmes relationnels.

Description un peu trop lapidaire mais on s’en contentera après une nuit passer à boire du whiskie pur feu en compagnie de... je ne sais même plus qui.
On m’a trouvée, endormie dans la neige. Si on précise que j’étais alors âgée de quelques jours à peine, que la personne qui m’avait déposée à cet endroit – un kidnappeur ? Ma mère ? Un fou ? – n’avait pas jugé nécessaire de m’habiller et que par conséquent, j’étais entrain de mourir, les problèmes relationnels et comportementaux que je trimballe depuis cette époque deviennent compréhensible, non ?

J’ai testé tous les centres pour mineurs en détresse de la région puisque aucune famille d’accueil n’a jamais voulu m’accorder d’avantage qu’un CDD de courte durée. Cela me prive du goût des baisers, des histoires du soir dans le lit et de ce qui constitue le quotidien d’une enfant normale mais, en contrepartie, j’ai acquis une autonomie en béton armé et un instinct de survie aussi affûté qu’un rasoir. Et si j’ai toujours été solitaire- seule ?- je n’ai jamais étais malheureuse. Presque jamais.

Il y aurait pas mal de chose à dire : le nombre étonnant de langues – vivantes- que je maîtrise, mon aversion pour les enseignants qui n’a d’égale que le plaisir que j’éprouve à apprendre en lisant, ma passion pour les choses à risques, mais j’aurais l’impression de me répéter et là un j’ai un abruti à exploser. La suite plus tard si tout se passe bien.

L’abruti en question est un Serpentard qui vient de me passer devant en me bousculant et en riant grassement. Encore un détail que j’aurais dû ajouter à mon auto-description : une tendance très marquée à privilégier l’action sur la réflexion. Malheureusement pour moi, je peine à le suivre pour une raison des plus … grotesque. Les talons de mes chaussures s’enfoncent dans la terre boueuse menant au terrain. Toute à ma joie d’avoir enfin déniché la paire d’escarpins dont je rêvais, je n’ai pas envisagé une seconde de les quitter pour enfiler une paire de baskets. Bien joué, Léocadie.

Bon, le mal est fait et comme je n’ai pas l’intention de retourner au château pour changer de godasses, autant continuer jusqu’au stade puisque c’est là que cet abruti se rend. De toute évidence. En entrant du côté de la grande estrade, spectacle des plus basiques de la création s’offre sous mes yeux. Un gryffon et un serpent se battant. Ce que ça peut être nœud-nœud un garçon. Je soupire quand je vois l’ange blond s’écraser à terre, d’assez près pour savoir si le sable du stade est à son goût, puis se lancer à la poursuite du serpent, hilare. Je croisais les bras, m’accoudant contre la porte en me rongeant une peau près du pouce.

Arata Erpente !

Vol et fracas. Pas si original que ça finalement, l’ange blond. Un bon élève. Gentil comme il faut. Ce qui est dans une moindre mesure horripilant bien qu’attachant. Aussi blaireau que brillant, ce gryffon là ? Sa tête me dit quelque chose. Il faut avouer qu’en plus de vouloir ma paix, je suis en pétard. Malgré les apparences, je ne suis pas spécialement belliqueuse, je déteste juste qu’on me confonde avec un paillasson, un élément du décor ou un punching-ball. Or, le serpent m’avait pris pour un élément du décor. Je m’approche des deux combattants.

Je profite de l’inconscience du serpent, qui va bientôt se retrouver à vomir des limaces dans les cabinets, pour détailler le gryffon. Il est vraiment charmant, trait virils mais doux, cheveux blonds et drus, épaules larges, ventre plat, jeune mais pas trop, pile poile le genre de type qui me... On se calme, Léocadie ! C’est un élève, plus jeune que toi, tu ne le connais pas et tu ne sais même pas comment il se nomme. Rien ne t’affirme qu’il ne s’agisse pas d’un pervers, d’un demeuré, ou plus simplement, d’un type sans le moindre intérêt. D’accord. N’empêche qu’il est charmant. Les drôles d’idées qui me passent par la tête ont au moins le mérite d’attirer mon intention sur l’état de son poignet qui est rouge et gonflé. Meurtri. Je le désigne du doigt :

Est-ce que je peux jeter un œil avant que l’autre n’émerge de son sommeil ? Tu comprends, nous avons à discuter limaces tous les deux et je ne manquerais pour rien au monde pareil occasion...

Plantant mon regard dans le sien, j’attendais sa réponse.
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Dakeyras Bremer
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MessageSujet: Re: Désarçonnage douloureux [PV Léocadie]   Ven 17 Juin - 19:47

Elle avait avancé jusqu’à se mettre à sa hauteur. Elle était de taille moyenne et assez fine. Elle avait de magnifique cheveux bruns qui tombaient jusqu’aux omoplates et des yeux de couleur marron clair. Elle regarda son poignet et le montrant du doigt, elle lui demanda :

Est-ce que je peux jeter un œil avant que l’autre n’émerge de son sommeil ? Tu comprends, nous avons à discuter limaces tous les deux et je ne manquerais pour rien au monde pareil occasion...

Surpris par sa demande, il se leva et lui répondit en lui tendant son poignet :

Heu...Oui si tu veux, merci.

Elle prit alors son poignet. Désireux de faire plus ample connaissance avec cette somptueuse jeune fille, il entretenu alors la conversation :

Je m’appel Dakeyras Bremer, et toi comment t’appel tu ? Est-ce que tu aimes le quidditch ou tu venais juste te promener ?

Puis il remarqua qu’elle fixa soudainement le serpent encore allongé sur le sol, comme pour vérifier qu’il était toujours inconscient. Le temps de ce contact visuel avec le serpent, il senti qu’elle serrait légèrement son emprise sur son poignet foulé.

Aïe ! Doucement quand même !

Je crois comprendre que tu venais pour lui, je suis désolé si je t’ai coupé dans ton élan. Mais si tu as besoin d’aide pour lui faire cracher des limaces bien gluantes, ce serait avec plaisir.

Il laissa s’afficher sur son visage son fameux sourire qui avait disparu depuis que l’autre bouffon l’avait fait tomber de son balai.

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Léocadie de Dinechin
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MessageSujet: Re: Désarçonnage douloureux [PV Léocadie]   Sam 18 Juin - 12:29

Si quelqu’un ; un jour m’avait dit que, plongée dans une détresse noire quasi permanente, je me tournerais vers un garçon pour quémander son soutien, j’aurais sans doute pilé l’impertinent en menus morceaux, ou plus probablement, j’aurais éclaté de rire. Un garçon ? Pourquoi pas Mickey ou le Grand Schtroumpf ?

Je me fiche de tout. De tout ! Mais parfois la vague de douleur, de tristesse et de rage qui déferle sur moi me fait suffoquer. Et un verre d’eau glacée n’a jamais le moindre effet, je n’ai pas besoins de respirer, je n’ai pas besoins de boire, j’aurais juste besoins… de parler. Malgré la tristesse marécageuse dans laquelle je m’enlise depuis un an maintenant, je soutiens son regard et arrive même à lui sourire quand il me propose de m’aider à faire cracher des limaces à l’idiot de serpent. Insondable mystère de l’âme féminine. Je scrute son regard. Il pétille, comme celui d’Alex autrefois.

*Souvenir *

Mon premier véritable amoureux. Celui avec lequel j’échange mon premier baiser sur la bouche. Je ne suis pas bien vieille. Lui à peine d’avantage. Il s’appelle Alexander. Ce soir nous avons rendez vous derrière la serre. Ce soir. Le grand soir, avant son départ de l’école pour de nouvelles aventures. Je sais que nous allons franchir un cap. La première fois pour moi, la première fois pour lui peut être aussi. Nous n’avons rien dit, rien suggéré, rien prévu je le sais. Alexander est différent. La lumière dans ses yeux quand il me regarde, le tremblement de ses mains quand il m’embrasse, la beauté des lettres qu’il me glisse en silence quand nous nous croisons… Alexander est différent. Ce soir est le grand soir. Je le sais. J’ignore en revanche que, si ce soir dépassera mes espérances, il n’y aura pas d’autres fois. Je ne le reverrai jamais, Alex.


*Fin du souvenir*
Je murmure une formule de soin, tendis que quelques fragments de souvenirs déchiquetés flottent à la surface de ma conscience vacillante sans que je sois capable de leur offrir le moindre sens. Je ferme un instant les yeux, je n’ai aucune envie de mourir. Aucune, mais bon sang, ce que j’aimerais être morte. Est-ce normal de sentir le goût de ses lèvres sur les miennes alors qu’il ne m’embrassera plus ? Est-ce normal de sentir mon ventre hurler au simple souvenir du contact de sa peau ? Est-ce normal de ne rien ressentir d’autre que le vide, le manque, l’absence ? Est-ce normal de guetter les bruits, d’espérer qu’il surgisse devant moi en riant alors que ça ne sera plus jamais le cas ?

Par un sursaut de volonté que j’ignorais posséder, je lève la tête. Tu es vivante, Léocadie, blessée, meurtrie, amputée mais vivante ! Tu es vivante, quelle que soit la douleur qui te taraude, tu vas continuer à vivre. Sans m’en rendre compte, je serre la main du gryffon dans la mienne et réalisant que je ne m’étais pas présenté, et qu’il attendait sûrement une réponse, je dis à voix ténue :

Je suis Léocadie. Léocadie de Dinechin.

Un mouvement dans les gradins attire mon attention, l’idiot est entrain d’essayer de se faire la malle, pensant que nous étions trop occupés pour nous intéresser encore à sa présence. Je n’en n’oublie pas que je suis malheureuse à en crever même si l’adrénaline qui se glisse dans mes veines lorsque je mets la main sur ma baguette me convainc un peu que je ne suis pas morte. Le sort claque :

Stupéfix.

Il s’écroule dans les gradins. La tête la première .Un craquement sourd me provient. Sans doute s’est il brisé le nez dans sa chute. Je gravis les marches quatre à quatre. Dans le mille, des flots de sang s’écoule de son nez, sur sa bouche, son menton, sa robe et commencent même à imbiber l’estrade de bois. Je me penche vers lui, un sourire angélique pendue aux lèvres.

La prochaine fois que tu me bouscule et que tu te payes l’audace d’en rigoler, tu peux oublier tes bijoux de famille. Et si tu as le moindre doute, demande donc à Jacob Martin qu’il te fasse un rapport complet.

Certaine qu’il a parfaitement compris ce que je viens de lui dire, je le libère et le regarde détalé comme un lapin, la main sur son visage tuméfié, sans demander son reste. Je me laisse tomber sur un des bancs de bois et passe ma main sur mes yeux pour chasser le mal de tête qui commence à poindre. Je n’ai pas la bouche pâteuse, pas de nausées, de mains qui tremblent ou de dos qui frissonnent, juste une douleur sourde derrière le front qui ne m’empêche pas d’être opérationnelle. Parfaitement opérationnelle. Je me demande parfois comment j’arrive à récupérer aussi facilement de cuite monumentale qui aurait assommée un rugbyman pendant une semaine.

L’ange blond vient s’asseoir près de moi en silence. Mon cœur se serre soudain tandis que mon chagrin, tenu un moment à distance par cette rencontre aussi jolie qu’inattendue avec Dakeyras, déferle sur moi avec la violence d’un ouragan. Effet boomerang. Terrible. Je sens mes yeux qui s’embuent, et comme si les mots surgissaient de la bouche d’une autre, je m’entends parler :


-C’est un élève de septième année. Nos chemins se sont croisés lors d’une veillée de Noël, il y a deux ou trois ans. Je lui ai sauvé la vie, il a volé la mienne. Il a ouvert pour moi des portes cachées, des portes verrouillées, des portes inaccessibles. Il a dévoilé des horizons lumineux et dessiné des possibles exaltants. Il m’a guérie de blessures que j’ignorais porter et pour finir, m’en a infligées de nouvelles que je suis incapable de supporter.

Un long moment je reste silencieuse puis je reprends mon récit. Je lui dis tout. Mes actes et mes pensées. Mon combat contre la vie, contre les autres mais surtout contre moi. Mes certitudes et mes doutes. Surtout mes doutes. Mes peurs. Mes bonheurs et ma détresse. Surtout ma détresse. Et il m’écoute, jusqu’au bout, alors que je ne le connais pas. Et lorsque j’ai fini, il a la délicatesse de se taire. De ne rien ajouter, rien commenter, rien expliquer. Il se contente d’être là, et cela suffit à ce que j’aille mieux.
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Dakeyras Bremer
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MessageSujet: Re: Désarçonnage douloureux [PV Léocadie]   Sam 18 Juin - 15:24

Elle lui avait sourit lorsqu’il avait proposé son aide et elle fixait maintenant ses yeux. Peut être essayait elle de sonder son âme, de découvrir qui il était et connaître les méandres de ses pensées. Puis elle reporta son attention sur le poignet blessé de Dakeyras, restant pensive un instant. La serdaigle laissa échapper un sort dans un souffle à peine audible. Le gryffon senti alors son poignet chauffer légèrement et la douleur se résorba petit à petit jusqu’à disparaitre. La jolie jeune fille ferma les yeux, elle restait pensive. Le gryffondor ne dit rien, son esprit semblait si tourmenté. Puis relevant soudainement la tête et rouvrant les yeux, elle fit pivoter la main du gryffon pour la lui serrer et se présenter à son tour.

Je suis Léocadie. Léocadie de Dinechin.

Elle avait un prénom pour le moins original mais ça lui allait bien, c’était un prénom féminin et raffiné. Il n’eu cependant pas le temps de poursuivre la conversation car déjà, le bouffon qui avait gouté à la terre quelques instants plus tôt s’était relevé et tentait de fuir en passant par les gradins. Elle saisit sa baguette et déroula son bras vers le serpent avec grâce avant de le stupéfixer. Sa course fût alors brutalement interrompue et il tomba en avant, sa tête percutant l’une des marches violemment. Un craquement se fit entendre et Léocadie retrouva sa mine réjouîtes. Elle s’élança vers les marches en bois et les gravit souplement. Dakeyras prit sa suite, prenant soin de ne pas laisser son nimbus 2001 au milieu du terrain. Une fois arrivée à leur hauteur, il vit le serpentard recouvert de son propre sang. Léocadie le mit en garde sur le comportement à adopter lors de leur éventuelle futur rencontre. La scène et les mots de la jeune serdaigle tirèrent un rire nerveux de la bouche de Dakeyras. Il se rendit compte que la jeune fille avait du caractère, il l’avait déjà constaté lors du pique nique mais cet événement le fixa pour de bon. Puis d’un coup de baguette, elle lui rendit sa liberté et ils le regardèrent s’éloigner en courant avec la main au niveau du nez. Le jeune gryffon laissa alors échapper un deuxième rire. Il se retourna pour apercevoir que Léocadie s’était assise sur un des bancs en bois et passait une main dans ses cheveux. Elle avait des cheveux magnifiques, noirs et sur lesquels venaient danser les reflets du soleil. Dakeyras posa alors son balai contre le banc le plus proche et alla s’asseoir à côté d’elle, prenant soin de conserver une distance raisonnable. Son sourire disparu à nouveau pour laisser place au chagrin. Ses yeux s’embuèrent et elle se confia au jeune garçon qu’elle venait de rencontrer. Il comprit qu’il s’agissait d’une histoire de cœur qui s’était fini d’une façon qui n’était pas enviable. A ce moment là, il pensa à Héloïse, quelque chose était né entre eux mais le jeune garçon eu un comme un mauvais pressentiment. Mais il ne prit pas le temps de creuser plus le sujet car après un long silence, elle reprit son récit. Il put confirmer ses pensées antérieures, elle était terriblement tourmentée. Elle semblait avoir en elle une blessure qui ne se refermait pas et qui la faisait souffrir. Il l’écouta, ne disant rien. Il aurait voulu lui prendre la main pour la réconforter, mais ils se connaissaient à peine et il se retint alors, ne voulant faire aucun geste déplacé. Il se contenta alors de la contempler. Puis il sorti sa baguette, une idée derrière la tête, il la tendit devant lui et prononça doucement :

Avis

Quelques oiseaux sortir de Fire, ils étaient un peu rabougris mais beau tout de même. Ils tournèrent quelques instants autour d’eux puis l’un d’entre eux vint se poser sur l’épaule droite de la jeune fille tandis que les autres s’envolèrent en direction de l’astre suprême. Le gryffon porta son attention un instant sur Fire. Lui aussi il l’avait perdu, il avait vécu sans le voir durant deux ans, ressentant seulement sa présence par moment, sans savoir s’il se faisait de fausses idées ou s’il était vraiment présent à ses côtés. Et depuis maintenant quelques semaines, il savait que Fire était là, qu’il était présent à chaque moment. Il l’avait même revu brièvement à deux reprises. Par deux fois, son phénix l’avait aidé à surmonter le danger et même la peur. Ensemble ils étaient plus forts, ensemble ils pouvaient surmonter des épreuves que le gryffondor ne pourrait pas forcement affronter seul. Il sorti de ses pensées, Léocadie avait pris l’animal dans sa main et le caressait doucement du bout du doigt sur le dos. L’oiseau semblait ravi et, elle, souriait à nouveau malgré les quelques larmes qui séchaient sur ses joues. Il ne dit rien, se contentant encore une fois d’observer la scène et de ne pas troubler la serdaigle qui avait l’air de trouver du réconfort grâce à la petite bête de plumes.

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Léocadie de Dinechin
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MessageSujet: Re: Désarçonnage douloureux [PV Léocadie]   Lun 20 Juin - 9:42

Tout à l’oiseau qui pépie dans mes mains, je me rends compte que mes examens sont déjà bientôt finis. Débutés le six juin, ils s’en allé déjà vers la fin. Mon épreuve de théorie des Sortilèges c’est agréablement bien passé ce matin et il ne me reste plus que la pratique en fin d’après midi. Coup d’œil à ma montre, il me reste environ quarante minutes avant le début de l’épreuve.

Le lycée est en apnée depuis maintenant plus de deux semaines, chacun essayant de se lancer dans des révisions de dernières minutes, sans pour autant semblé arriver à grand-chose. Ce qui a le don de me taper sur le système. Je suis bien mieux à prendre le frais sur ce banc qu’eux au bord de l’apoplexie.

Les vacances scolaires débutant le premier juillet, je me demande ce que Dakeyras fait encore au château alors qu’il n’a, en l’occurrence, aucun examen d’aucune sorte. Pour moi, la question ne se pose pas. Etant donné que je n’ai jamais réussis à atteindre le nombre deux en comptant les membres de ma famille, les vacances scolaires sont pour moi de longues plages de liberté où je peux parcourir le monde en toute tranquillité.

Si je veux être franche, j’ai tendance depuis quelques temps à revenir au même endroit à chaque vacance. Une chambre de bonne à Paris. Elle me plait bien cette chambre. Je n’ai rien d’un oiseau mais je la considère comme mon nid. Un nid plus confortable que tous ceux où j’ai eu l’occasion de me poser jusqu’à présent.
Elle se trouve sous les toits, le plafond est très bas, avec des poutres partout. Inconvénient, on se cogne souvent la tête.

Avantage, cela donne un charme fou à une chambre qui ne paie pas de mine au premier abord. Une vieille armoire, achetée une poignée de monnaie lors d’une brocante du quartier, que j’ai poncée, repeinte et laquée de noir ainsi qu’une bibliothèque repeinte en parme constituent avec le lit en fer forgé et un fauteuil en cuir noir passablement défoncé l’intégralité de mes possessions mobilières.

Petite précision utile, aucun des livres qui ne se trouvent sur les rayonnages de ma bibliothèque « romantique » n’est écrit en français. Le propriétaire est un modèle de discrétion et je l’imagine mal pénétrer dans la chambre à mon insu, surtout depuis que j’ai installé un sortilège repousse moldus, mais je ne veux prendre aucun risque.

J’ai donc choisis la version anglaise de « Réussir ses sortilèges », tandis que le traité de références sur les us et coutumes des centaures est rédigé en espagnol. Les autres volumes sont en allemand, en italien ou en russe.
Sur les murs, j’ai épinglé une série de photo en noir et blanc de Poudlard et du parc. Ce sont des photos made in sorcier bien entendu, ce qui fait qu’elles ont la particularité de se mouvoir. On comprend maintenant pourquoi le sortilège repousse moldu à une double utilité. Il y a également un miroir rond en fer forgé noir et une grande toile à l’acrylique dans les tons mauves, parmes et beige.

Ma chambre. Mon nid.

Je tourne légèrement la tête vers Dakeyras. Il n’est pas bavard, ce gryffon. Relâchant le minuscule oiseau niché dans mes paumes, je lui demande quelle est la raison qui le pousse à rester au château jusqu’à la toute fin alors qu’il n’a plus aucune raison d’y être. Machinalement, je jette un coup d’œil à ma montre et manque de m’étouffer en m’apercevant qu’il ne me reste que vingt minutes avant mon épreuve de la pratique des Sortilèges et de la métamorphose.

Merde !

Je me lève d’un bond et commence à dévaler les marches de bois alternant médisances à mon égard et excuses plus ou moins contrites à Dakeyras. Arrivée en bas, je me retourne, manquant de me faire percuter par le gryffon blond qui s’est levé à ma suite. Réflexe de survie, je tends la main devant moi et le tient à distance. Puis réalisant que j’ai la paume de cette dite main posée sur l’étoffe de sa chemise noire et donc sur sa poitrine, je la retire vivement.


J’ai une épreuve de Buse dans environ vingt minutes mais j’aimerais que l’on se revoie. Est-ce que tu te sens apte à attendre dix minutes dans le couloir que je passe mon examen, Bremer ?

Le père Bremer qui a pris une consistance liquide passe maintenant en mode gazeux. Cela m’arrache un sourire. Il y a des combats qui ne valent pas la peine d’être menés. Je hausse les épaules, m’apprête à tourner les talons, puis lance une dernière salve avant de m’élancer en direction du château.

Pénétrant dans le hall, les recueils de lamentations me parvient immédiatement aux oreilles et me donne déjà mal à la tête et des caries dentaires. Je suis contente d’y avoir échappé quelques instants. Je m’assoie sur les marches de l’escalier, observant d’un air tranquille le va et vient des élèves angoissés. Tandis que de petits groupes sont appelés par ordre alphabétique, ceux qui restent derrière marmonnent des incantations et s’exercent à des mouvements de baguette en se donnant parfois des coups involontaires dans l’œil ou dans le dos.

Pitoyable.

-De Dinechin, Léocadie - Deneuvre Marilyse – Deladus Marc -Dinamento Flora.

Je me lève, en serrant si fort que ma baguette que ma main en tremble. On m’indique mon examinateur. C’est un vieux bonhomme d’environ cinquante ans, gras et chauve, au visage aussi rouge qu’un cul de babouin, couleur qu’il s’applique apparemment à mettre en valeur en s’habillant de façon exécrable, mariant chemise et cravate avec un tel manque de gout qu’on se demanderait si ce n’est pas volontaire.

Quand je m’assoie en face de lui, c’est ce qui me saute immédiatement aux yeux et manque de les crever. Chemise verte d'eau , délicate broderie jaune vif sur la poche et cravate rose fushia à pois blancs. Médaille d’or de l’immonde. Hideux à mourir. Sauf qu’il ne me donne pas le temps de mourir.


-Bien, Mademoiselle Dinechin, il n’y a aucune raison d’avoir le trac. Maintenant je vais vous demander de prendre ce verre de vin et de lui faire faire la roue plusieurs fois de suite.

Je hausse les épaules et esquisse un sourire quand je le vois extirper une nappe, non pardon un mouchoir, de sa poche pour essuyer la sueur qui ruissèle sur son front. Dix minutes, plus tard, je suis sortie de la salle en ayant l’impression de m’en être relativement bien sortie.

Mon sortilège de Lévitation était impeccable tout comme celui du Changement de couleur. Seul le sortilège de croissance m’avait donné du fil à retordre. Le rat que je devais faire grossir a bien atteint la taille voulue, à savoir celle d’un blaireau, mais la croissance ne s’était pas déroulée de manière fluide comme c’était spécifié dans le manuel. Elle s’était déroulée de manière anarchique, mon rat gagnant une fois quelques millimètres pour ensuite prendre d’un seul coup une vingtaine de centimètres.

Je retrouve l’ange blond où je l’ai laissé. A savoir sur l’escalier dans un état proche de la flaque d’eau. Je dois avouer que je ne suis pas loin de cet était là en sa présence. Pire qu’une souris neurasthénique. Il lève la tête pour me dévisager, ce qui a pour effet d’interrompre le fil de mes pensées et de me placer en position parole off. Accessoirement de m’empourprer les joues et de me couper le souffle. Je me gratte la gorge et passe une main dans ma nuque avec le soupir du condamné à mort dont la peine vient d’être commuée en trois semaines de vacances aux Seychelles.


-Est-ce que tu veux aller … faire un tour ?

Comment rattraper un mot proféré par erreur, le ravaler et le faire oublier ? Impossible. Même en essayant de toutes ses forces. Je croise les bras, sentant qu’à cet instant, l’expression « faire un tour » va quitter définitivement mon vocabulaire.
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Dakeyras Bremer
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MessageSujet: Re: Désarçonnage douloureux [PV Léocadie]   Lun 20 Juin - 15:57

Le silence entre eux avait maintenant duré pas mal de temps. Elle relâcha l’oiseau qui était resté dans ses mains, il s’envola comme les autres en direction du soleil. Elle l’interrogea sur sa présence inutile au château, se demandant surement pourquoi il était resté. Il voulu lui répondre mais au moment où il ouvrit la bouche, elle se leva rapidement, prenant ses affaires et dévalant les marches après avoir regardé sa montre. Elle s’excusait, confuse de partir aussi vite sans attendre sa réponse. Dakeyras la suivit, après tout, il n’avait plus rien à faire ici. Une fois qu’ils furent en bas des escaliers, elle se retourna et sursauta, surprise de trouver le jeune gryffon juste derrière elle. Elle tendit une main en avant pour maintenir une distance raisonnable entre eux deux. Elle avait posé sa main sur la chemise du gryffondor, juste sur sa poitrine. Il senti ses joues rougir. Elle enleva aussitôt sa main et l’informa qu’elle avait un examen à passer et qu’elle voulait le revoir et par conséquent qu’il l’attende durant son passage.

Elle veut me revoir, que je l’attende...

Il failli se décomposer encore plus. Il ne se menti pas à lui-même, s’avouant qu’elle lui plaisait et qu’elle lui faisait de l’effet. Il l’a vit sourire à nouveau, mais cette fois ci, c’était un sourire d’amusement. Puis elle parti rapidement vers le château. Il la suivi alors, plus tranquillement. Arrivé au château, il retourna rapidement poser son balai dans son dortoir. Puis il retrouva Léocadie assise sur les marches de l’escalier proche des salles d’examen. Au moment où Dakeyras s’assit, un examinateur venait l’appeler. Il lui lança un dernier regard d’encouragement. Elle disparue alors pour dix minutes. Durant cette attente, il réfléchi à la situation. Lorsqu’il était en sa présence, il se sentait bizarre, elle était très belle et elle s’intéressait à lui. Il n’en avait pas l’habitude et il se sentait en général gêné, de peur d’être stupide ou maladroit. Après cette attente déjà trop longue, elle ressorti de la salle, elle avait l’air confiante. Il se leva et regarda son visage si doux qui lui avait déjà manqué. Elle rougi et semblait gêné à son tour. Elle lui proposa alors d’aller faire un tour, Dakeyras accepta avec joie.

Oui bien sûr, j’en serais ravi.

Il avait eu du mal à prononcer ces mots, faisant l’effort de ne pas bégayer. Ils se mirent alors en route, déambulant dans le château. Il essaya alors d’entretenir la conversation :

Est...Est ce que ton examen s’est bien passé ?

Puis tout en écoutant sa réponse, ils progressèrent encore jusqu’à arriver au bord du lac. Ils prirent le temps de s’asseoir et de profiter du calme qu’offrait l’endroit. Puis il revînt sur la question de Léocadie, avant qu’elle ne parte pour passer ses buses :

Pour répondre à ta question de tout à l’heure, je reste au château encore un peu car ça me permet de passer de bons moments en compagnie de mes amis avant de les quitter pour ces deux longs mois. Mais je serais content aussi de rentrer chez moi et de retrouver mes parents.

Il scruta un instant l’horizon, pensant à ses parents qu’il n’avait pas vu depuis longtemps. Il décida qu’il leur enverrait une lettre dans la semaine. Puis sortant de ses pensées, il complétât son explication :

Et puis, ça permet aussi de faire des belles rencontres auxquelles on ne s’attendait pas.

Il la regarda alors passionnément, se forçant à sourire, elle le troublait mais il aimait bien ça. Il aimait sa présence. Il se connaissait depuis à peine une journée et déjà il avait l’impression de ne plus pouvoir se passer d’elle.

Et toi, que fais tu durant les vacances ?

Il commençait à se sentir moins mal à l’aise mais il sentait encore son cœur palpitait à chaque fois qu’il la regardait et qu’il lui adressait la parole.

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MessageSujet: Re: Désarçonnage douloureux [PV Léocadie]   Mar 21 Juin - 11:57

C’est drôle.

Je me suis beaucoup confiée à lui et je me découvre des tas de points communs. Penser à lui, ou le regarder enlève des épines dans mon cœur. Maintenant, assise au bord du lac, plus que jamais. Pour la première fois de ma vie j’ai l’impression d’être là où je dois être, au bon moment et avec la bonne personne. Le sourire qu’il m’offre vaut tous les mercis du monde. Il se penche vers moi, l’œil brillant, tremblant légèrement. Je croise les doigts. Ne te plante pas, l’ange blond, je t’en supplie. Ne fiche pas tout en l’air. Ne dis pas de connerie.

Et toi, que fais tu durant les vacances ?

Soulagement intense. Et l’impression qu’un verrou à sauté au fond de moi. Un lourd et vieux verrou rouillé. Je le vois respirer, reprendre des couleurs. Sûr qu’il s’attendait à ce que je me crispe, que je me bloque. Que je me renferme après mes aveux. Devant son espoir … Alors qu’il a su trouver les mots, et les silences. Du début à la fin. Un sans faute, Dakeyras. J’embraye avant que la situation ne devienne embarrassante.

J’ai un studio à Paris. Dans le troisième arrondissement. J’y passe la majorité de mon temps hors cursus scolaire. Et je m’arrange pour me trouver un petit boulot, pour changer d’air. Cette année, je serais photographe pour le journal sorcier français dont l’antenne se situe près de la place des Vosges. C’est peu d’heures et ça paie des clopinettes mais je pourrais au moins renouveler mon matériel scolaire à la prochaine rentrée.

Plantée de tilleuls entretenus par des maniaques de la symétrie et d’immeubles haussmanniens aux façades aussi froides que prétentieuses, l’avenue s’étire, dans un quartier où le revenu moyen par habitant doit sûrement dépasser celui d’une ville de grande taille aux confins de l’Europe de l’est. Un quartier de nantis qu’il me plait de parcourir en vélo, un appareil photo autours du cou. Comme un pied de nez à l’histoire qui a voulu que je me retrouve avec un bagage de départ aussi vide qu’un troquet parisien un soir de Noël à vingt trois heures.

Je me laisse tomber dans l’herbe. Voilà presque trente heures que je n’ai pas fermé l’œil, je suis épuisée et je crains d’être incapable de supporter la scène qui ne va pas tarder à se dérouler sous mes yeux. A savoir : une querelle d’amoureux sur fond de jalousie. Un couple passe de l’autre côté de la berge. Enlacé. Elle, plutôt grande, natte rousse, silhouette souple et gracile, lui tout en calme et en présence, long cheveux sombres, lunettes rondes, blouson en cuir noir un peu trop court. Ils dégagent une telle impression de connivence amoureuse, de complémentarité que ma douleur, anesthésiée depuis ma discussion avec l’ange blond, se réveille brusquement.

Je ne connais pas cette fille mais Dakeyras, à l’évidence, si. Il connait cette rousse fine et athlétique au bras de ce garçon que, de toute évidence, elle n’a rencontré ni aujourd’hui, ni hier. Il suit leur progression le long de la berge, se penche, se tend comme s’il voulait les invectiver puis reporte finalement son attention sur moi. Un bref instant, j’ai un pincement au cœur pour lui. Un bref instant, j’envisage de me précipiter pour la rattraper en courant pour …

Pour quoi ?

Lui demander ce qu’elle fabrique avec ce beau brun alors qu’il est évident que l’ange blond en pince pour elle ? Depuis quand les élèves de ce château doivent ils me rendre des comptes ? Exiger de savoir pourquoi elle veut lui piétiner le cœur alors que je serais prête à tuer quiconque exigerait ça de moi ? Et si la personne n’était pas Dakeyras, en aurais-je quelque chose à carrer ? Il faut bien admettre que non. Comme je ne côtoie pas beaucoup les autres, j’ignore s ‘ils ont compris que l’amour est la chose la plus précieuse qui soit. Et je m’en fiche. Pas de l’amour. De ce qu’on comprit – ou pas – les autres. Pourtant, la colère s’insinue à nouveau sournoisement dans le creux de mon estomac à la mine de papier mâché que fait l’ange blond.

Je me promets intérieurement que bouffon au blouson ne perd rien pour attendre. Si un jour sa route croise la mienne, la lignée des bruns à lunettes ronde risque bien de s’éteindre. Je me relève, prenant une profonde inspiration pour retrouver mon calme et ne pas avoir la voix chevrotante quand je m’adresserais à lui. Pour la voix, c’est ok, pour le calme c’est râpé :


Pardonne et oublie, c'est ce qu'on dit. Quand quelqu'un nous blesse, on a envie de le blesser aussi. Quand quelqu'un nous fait du tort, on veut avoir raison. Sans le pardon, les vieux compteurs ne sont jamais remis à zéro... Les vieilles blessures ne guérissent jamais. Et ce qu'on peut espérer de mieux, c'est qu'un jour on aura assez de chance pour oublier.

J’attrape sa main dans la mienne. Quel étrange garçon. Si simple et si complexe. Fort et faible à la fois. Et seul. Terriblement seul. Il ne le dit pas mais je le sens. La solitude palpite en lui. Il a aussi connu la perte. C’est quelque chose de dur, de terrible. D’insupportable. Il serre ma main dans la sienne. Il baisse la tête et détourne les yeux mais je sais qu’il savoure l’instant. Comme moi. Confiant. Comme moi. La vie mérite d’être vécue. Toujours.
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MessageSujet: Re: Désarçonnage douloureux [PV Léocadie]   Mer 22 Juin - 18:04

Elle lui expliqua qu’elle passerait ses vacances à Paris. Dakeyras connaissait un peu la ville, il avait eu l’occasion de s’y rendre deux ou trois fois au cours d’un voyage avec ses parents. Elle s’allongea un instant sur l’herbe et Dakeyras regarda de l’autre côté du lac, quand il aperçu sur l’autre rive un couple qui avançait, elle, collé contre lui, il les trouvait amoureux. Il ne l’avait pas reconnu tout de suite, mais lorsqu’elle tourna son regard vers eux, il la reconnu.

Héloïse...

Le gryffon les regarda avancer, il ne voulait pas les quitter des yeux. Ils commencèrent à disparaitre de son champ de vision, passant derrière de grands arbres. Il se pencha en avant et s’étendit pour conserver un œil sur eux quelques instants de plus mais ils finirent par ne plus être visible. Il a bien compris ce qu’ils faisaient à deux, collé l’un contre l’autre, il ressentit un pincement dans son cœur, il l’appréciait, et il pensait qu’elle aussi. Les sentiments qu’il ressentait pour elle quelques secondes encore auparavant s’évaporèrent, tués dans l’œuf. Il reporta son attention sur la jolie brune à ses côtés. Le gryffondor ne voulait pas déranger Léocadie avec ses problème de cœur et essaya de cacher tant bien que mal sa frustration et sa tristesse mais sans succès. Il se rendit bien compte que malgré tout ses efforts, il affichait quand même une mine déconfite. Elle se leva tout d’un coup et Dakeyras fit de même, il n’avait plus vraiment envie d’être assit à cet endroit d’où il venait d’observer une scène qui ne lui plaisait pas. Décidément, lui qui espérait passer une journée agréable s’était trompé, la seule chose qui embellissait sa journée c’était sa rencontre avec la serdaigle. Elle lui prodigua quelques conseils sur l’attitude à adopter face à ce genre de situation. Elle avait visiblement l’air d’avoir déjà vécu pareil moment. Toute en lui parlant, la jeune fille lui avait saisi la main. Sa peau était douce, contraste de son esprit tourmenté et à la fois reflet de sa beauté qui n’était que caresse pour les yeux. Envahi d’un moment de trouble, il serra sa main, prenant le soin de ne pas lui faire mal et il détourna les yeux, regardant le sol. Il profita de l’instant présent, heureux d’être où il était et malheureux à la fois. Il n’osa pas relever la tête, de peur de croiser son regard. Il ne dit rien, il ne saurait rien dire. Puis des voix s’élevèrent, deux voix en fait. Il en reconnu une, une vois féminine, elle venait vers eux. Elle s’approchait, il savait que bientôt, ils sortiraient des arbres qui les cachaient pour le moment. Alors il regarda Léocadie, fixant son regard dans ses yeux noisette :

Je...Je vais y aller. Merci pour le tour et...Merci.

Il savait que cette phrase était ridicule et que ça ne signifiait peut être rien mais il n’arrivait à rien dire d’autre. Lâchant sa main dans une caresse futile, il s’éloigna d’elle. Le couple qui était précédemment de l’autre côté du lac en avait fait le tour et se trouvait maintenant là à quelques mètres d’eux. Héloïse aperçu Dakeyras et se décolla aussitôt de sa sensu à lorgnons. Elle souriait bêtement. Le gryffon lui lança un regard dur et s’en alla sans plus de manière. Il retourna vers le château duquel il décida de ne plus bouger avant le lendemain matin.

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MessageSujet: Re: Désarçonnage douloureux [PV Léocadie]   Mer 22 Juin - 18:51

Dakeyras. Manteau noir, chemise noire, cheveux blond en bataille, peau pâle, visage fin, plutôt pas mal catégorie charmant mais qui passe son temps à trébucher sur les gens, les choses, les sentiments. Là, par exemple, plutôt que d’assumer qu’il en pince pour la rouquine, il se recroqueville sous mon regard et s’empourpre lorsqu’il me sert la main.

J’ai déjà entendu Dakeyras parler quand il ignorait ma présence, lors d’une réunion à la bibliothèque, il est brillant. Je trouve touchant qu’il perde ses moyens devant une fille. Il rougit, il bafouille, s’emmêle les jambes et les pinceaux, accumule bourdes et impairs. Il réussit toute fois l’exploit de se reprendre au moment où l’envie de sourire et la bulle de bien être disparait au milieu de mon marécage personnel.


Je...Je vais y aller. Merci pour le tour et...Merci.

Je suis certaine que s’il parvenait à maîtriser sa timidité et ses hormones … Je ne fais aucun geste pour le retenir. D’ailleurs, je suis épuisée. La suite se joue en trois temps. Un silence haletant, celui de la rencontre entre Dakeyras et sa carotte, un silence silencieux, celui des reproches muets et de la peine incommensurable qu’elle lui a causé, suivi d’un silence prise d’élan qui retombe comme un soufflet.

De la discrétion, voilà ce qu’il me fallait à présent, de la discrétion. Bien sûr, je pourrais courir après Dakeyras en le su.. En lui ordonnant de m’attendre, je suis assez vigoureuse pour cela mais, a part en jouant l’hymne de l’école au clairon, je vois mal comment me faire davantage remarquer. Ce qui est drôle, c’est qu’il n’y a même pas une heure je ne me serais même pas posé la question. J’aurais violé le besoin de calme et de silence de l’ange blond, au risque d’esquinter ma toute nouvelle relation.

Sans que je sache avec précision quand et pourquoi j’ai changé, il est devenu important pour moi de savoir ce qui se passera après. Après l’ordre, après les questions gênantes, après. Bon, je ne suis pas devenue une accro à la prudence ou à la réflexion pour autant mais je sais que cela me chagrinerai de revenir aux bonnes vieilles méthodes.

Je me faufile donc derrière un buisson et rejoins mon coin fétiche du parc. Il est six heures du matin quand je pousse la porte du dortoir. Je titube, incapable de savoir si c’est à cause de la fatigue, du chagrin ou de l’alcool. Cet alcool que j’ai ingurgité tout au long de la nuit, d’abord pour tenter d’oublier, ensuite justement parce que j’ai oublié. Oublié de ne pas boire, oublié où j’allais, ce que je faisais, oublié même qui j’étais. Je m’effondre sur mon lit et sur le dos, les bras écartés, les yeux grands ouverts. Sommeil épais, écrasant, pareil à un gouffre. Je soupire.

Enfin.
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Dakeyras Bremer
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MessageSujet: Re: Désarçonnage douloureux [PV Léocadie]   Mer 22 Juin - 18:57

Fin du rp

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Désarçonnage douloureux [PV Léocadie]
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