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 De la Lumière à St Philippe

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Julie
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MessageSujet: De la Lumière à St Philippe   Mar 24 Juin - 18:15

L’allure de la jeune fille n’avait rien de triste.. Ses doigts fins se tenaient entrelacés dans son dos, ses pieds la faisaient se déplacer avec légèreté, et son doux visage n’avait rien de triste, elle souriait légèrement. Ses lèvres étaient juste un peu étirées, un simple sourire de satisfaction, mêlé de calme, de nonchalance, l’endroit était paisible après tout. Marchant dans les allées avec lenteur, se levant presque sur la pointe de ses pieds à chacun de ses pas, elle posait son regard sur toutes les formes qui décoraient le lieux, sur toutes la surface des pierres, que ses doigts caressaient impunément, les effleurant du bout de ses doigts. Elle étirait un peu plus son sourire lorsque la pierre était fine, semblait soucieuse lorsque celle-ci était rugueuse. Les pierres n’étaient pas les seules responsables des réactions de la jeune fille, elle voyait aussi des fleurs, à perte de vue, parfois différentes, parfois plus plaisante ; ses yeux brillaient quand son regard plongeait sur les pétales rouges, et ils se baissant quand elle voyait une tige céder. Son attitude ne ressemblait à rien à ses pensées, elle était simple, vivace dans ses gestes, pourtant elle bouillonnait à l’intérieur.

Elle était là dans un cimetière, à marcher entre des pierres tombales, seules marques de personnes disparues, elle lisait des noms sans les connaître, touchait ce qu’elle haïssait, souriait dans un lieu ne reflétant que la fin de tout. Le cimetière était certes différent, à cette heure, avec cette fine nappe de brume éclairée par les tous premiers rayons de la journée, ça ne lui enlevait pour autant de sa « fonction »..Presque dommage que de devoir rappeler qu’un cimetière n’est là que pour garder la mort, Julie ne prenait que plus conscience de l’incohérence de sa présence. Marcher avec plaisir dans un endroit qui ne pouvait qu’accentuer le fait de penser à sa mère.. Elle qui n’avait plus jamais pensé qu’à ça, au départ, ou à l’arrivée, selon, de sa mère, à cette fin, à cette coupure brusque. Cette même sensation qu’on a lorsqu’on loupe une marche, ce sentiment d’incompréhension, et de savoir qu’on va chuter, d’appréhension.. Sauf que quand c’est une personne qui meurt, ce sentiment ne dure pas qu’une seconde, il dure, encore, même après des jours. L’autre différence, c’est qu’on ne chute pas qu’une fois. Cette impression d’infini après l’infini, une chute longue qui ne se termine que par un choque.

Julie n’avait même pas enterré sa mère.. Comment l’aurait elle pu de toute façon, il n’y avait rien à enterrer.. La mort était sûre, le sang et l’absence pendant tout ce temps ne pouvaient pas faire dire l’inverse. Julie était dans un cimetière, elle aurait pu venir y trouver sa mère, mais ça n’arriverait pas. Elle venait, dans l’unique but d’appuyer son espoir de mensonge. Que cette disparition n’en ai été qu’un. « Ne croire que ce que je vois ».Elle n’avait pas vu sa mère morte. C’était presque plus douloureux.. Imaginer qu’elle était en vie, mais qu’elle ne manifestait pas sa présence, qu’elle avait tout abandonné, qu’elle avait abandonné, elle Julie, sa fille. Les mains nouées de la jeune fille se tirèrent dessus un instant, tandis qu’elle secouait doucement la tête, tentant d’oublier ses pensées plus que présentes de jours en jours. La jeune fille interrompit sa marche. Ses yeux s’étaient posés sur une allée parallèle, à quelques vingt mètres de la sienne. Elle le regarda un instant, avec une curiosité naïve. Reprenant sa marche, elle continua jusqu’au bout de son allée, tournant pour en reprendre une autre, celle où elle savait trouver le jeune homme, elle reprit sa marche, plus lente, plus aérée et joviale. Au bout d’une minute, peut être deux, elle arriva près du garçon, le dépassant, elle appuya la pointe de ses chaussures dans le sol, écrasant les graviers, laissant un bruit de petits craquements se faire entendre. Le dépassant de quelques mètres, elle s’arrêta de nouveau, brusquement. Elle força son sourire à s’agrandir un peu plus, elle s’adressa au jeune homme :


Il n’est pas un peu tôt.. ?
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Scott Walker
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MessageSujet: Re: De la Lumière à St Philippe   Mar 24 Juin - 19:17

La nuit a été longue... Scott a décidé de fausser compagnie à ses collègues de l'équipe de Quidditch de Birmingham alors qu'ils fêtent leur victoire de la semaine passée. Mais notre jeune sorcier n'a pas vraiment le cœur à la fête...

Je rentre chez ma marraine, ne vous en faites pas, ça va aller vite. A samedi, sur le terrain!

Il s'était dirigé vers la cheminée située dans le hall d'entrée alors que tous les autres joueurs étaient quasiment au bord de l'ivresse. Difficile de se faire une place dans une équipe quand on est mineur et encore à l'école! Vérifiant que personne ne le voyait, il était sorti dans le matin blême à pas de loup, son balais sur l'épaule, des frissons dans le dos. L'été est là, les vacances approchent mais l'aube reste encore fraiche en cette fin juin. Pour une fois, Constance l'avait laissé aller "en piste" avec ses amis. Elle avait confiance en eux et surtout en son petit protégé. Mais c'était sans compter sur l'acharnement de Scott. Elle avait peut-être oublié, mais pas lui! Comment aurait-il pu oublier un tel jour ?

Scott. Faut qu'on parle, fils.


Argh. 24 juin. Date atroce pour le jeune homme depuis quatre ans. Expérience qu'on ne souhaite à personne, et surtout pas à un enfant de douze ans...

Scott remonte sa capuche sur sa tête, juste au dessus des yeux puis enfourche son balais. Il ne va pas rentrer à Londres tout de suite. Elle ne le laisserait pas s'infliger cette souffrance, alors il n'attend pas qu'elle le laisse aller de lui même. De toute manière, même si elle dit l'aimer comme une mère, elle a juré de ne jamais le conduire là bas. Mais le jeune gardien des Silverstones en a décidé autrement. Cette nuit (ou plutôt ce matin), Scott ne sera pas ce petit blondinet prometteur tant sur un balais qu'en classe. Il n'a pas envie d'être gentil ni bien élevé. Constance ne dira rien, elle pensera qu'il est resté avec ses amis, et eux penseront qu'il est rentré. Bon deal...

Il frise le nez et manque d'éternuer mais ne tarde pas à décoller. Pas de temps à perdre. Il est près de 6h du matin et il n'a pas envie de trainer trop longtemps seul là où il compte se rendre.


Allons-y...

Il n'a pas vraiment le courage de se rendre à St Phil. Mais s'il n'y va pas... Heureusement, il n'y a pas long à attendre et très vite il arrive à destination. L'air frais lui pique les yeux et Scott se met à pleurer malgré lui. Il met pied à terre devant une immense grille de fer forgé noir. Il prend le manche de son balais et lui donne un grand coup sur le pommeau. Le balais se rétracte alors et Scott le range alors sous sa cape. Il pousse la grille dont les gonds se mettent à grincer.

Il erre longtemps dans les allées sombres et les ombres du jour nouveau donne un air tout particulier aux différentes stèles. Il ne se souvient plus vraiment de l'endroit où se trouve celle qu'il cherche. Puis il s'arrête enfin au bout d'un petit quart d'heure.


Bonjour Maman.

Scott ne se sent pas capable d'en dire plus. Depuis les obsèques, c'est la première fois qu'il vient rendre visite à sa mère. La tête basse, les yeux embués, il reste là, silencieux et stoïque, le cœur battant la chamade.

Je suis désolé de ne pas être venu avant. arrive-t-il enfin à murmurer, un sanglot dans la voix. Tu sais, Marraine ne veut pas que je vienne. Elle a peur que ça me fasse trop de mal. Et malgré tous les efforts qu'elle fait, tu me manques, c'est horrible. C'est dur, tu sais. A Poudlard, je joue au costaud, je travaille beaucoup, je ne veux pas qu'on me plaigne.

Puis Scott s'arrête en plein monologue. Il n'est pas seul, quelqu'un d'autre marche, les graviers crissent. Le jeune homme sert les dents mais ne bouge pas. Peut-être qu'on ne le verra pas. Mais... il se trompe. On l'a vu. L'inconnu s'approche doucement, le pas léger, puis le dépasse et enfin arrête son pas. Il s'agit en fait d'une voix féminine à laquelle il répond.


Il n'y a pas d'heure pour les braves... C'est ce qu'on dit, non? répond calmement Scott, un bourgeon de larme au coin de l'œil.
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MessageSujet: Re: De la Lumière à St Philippe   Ven 11 Juil - 18:26

L’heure où ils vivent et celle où ils meurent je crois.

Julie afficha un grand sourire qui laissa échapper un petit rire. Ce qu’elle venait de dire n’était pas méchant, pas pour trouver une réponse au garçon, juste pour dire quelque chose et en plus si le jeune homme pouvait se sentir vexé ce serait tout de même plus amusant. Depuis le temps qu’elle s’ennuyait, elle pouvait bien se permettre une plaisanterie du genre. Et puis plaisanterie, ce n’était qu’une légère phrase, on meurt tous un jour.

La jeune fille tourna la tête vers la tombe où s’était arrêté le jeune garçon. Julie laissa ses yeux remplir combler sa curiosité, elle pu lire le nom d’une femme, et au vue de la date de naissance, ça ne pouvait pas être sa petite amie, de la famille donc. Pas forcément en fait... Mais je ne peux pas lui demander pourquoi il est là. Si bien sûr que je peux mais ce n’est pas correct. Julie agrandit un peu plus son sourire, et reporta son attention sur le garçon.

Il n’était pas bien vieux, mais au contraire il semblait assez âgé dans sa jeunesse. Julie ne devait pas bien être loin de lui, mais heureusement elle était grande, elle ne donnerait donc pas l’impression d’une petite fille (L).Elle s’en moquait, elle paraîtrait comme elle paraîtrait. Toujours était il qu’après avoir parlé au jeune homme, elle devrait entretenir la conversation, et il fallait pour ça continuer à parler, et donc à trouver un sujet. L’humanité se résume t’elle à cela, trouver quelque chose à faire peu importe ce que c’est en réalité ?


Enchantée. Je suis Julie Ophidian, je suis en Septième année à Poudlard.

Son sourire ne disparaissait pas. Au moins maintenant l’inconnu savait qui elle était, ou presque, il savait la plus part de l’essentiel au moins, et quoi que pouvait en penser Julie s’était un bon début pour entretenir la suite. Il intriguait Julie. Il était devant une tombe, sûrement pour, il n’y a pas de mot, mais il était devant une tombe pour « … » et malgré cela, malgré que ce soit très probablement une personne qu’il connaissait bien, il n’en laissait pas paraître une larme.

Pas l’air heureux pour Autant.


Que dirais tu de venir marcher ? Je pense à ton expression que tu n’as pas l’air si heureux d’être là, et vu que tu ne sembles pas montrer la moindre émotion pas la peine de rester. Allons marcher.
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Scott Walker
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MessageSujet: Re: De la Lumière à St Philippe   Lun 21 Juil - 12:26

Super... Je ne viens jamais, et voilà... Comme si j'avais besoin qu'on me dérange.

Scott enfonce plus profondément encore ses poings dans ses poches, les serrant toujours plus fort, à s'en faire saigner. Sa douleur devient physique, son cœur exerce une pression abominable sur tout le reste de son corps. Il n'a pas envie de parler, c'est évident. Mais... Il est bien élevé, ce jeune homme, alors il se plie aux conventions et se retourne pour saluer la jeune fille.


Bonjour. Moi c'est Scott Walker. Je suis à Poudlard également. Comme quoi le monde est petit...

De ses grands yeux tristes, il dévisage Julie qui lui adresse un léger sourire. Se moque-t-elle de lui ? Le visage de Scott se durcit et sa mâchoire se serre.

Pas envie qu'on m'emmerde...

Allons marcher.

Tu t'es demandé si j'étais occupé? Tu t'es posé la question de savoir si tu me dérangeais?


Si tu veux... dit-il dans un soupir, absolument pas convaincu.

Elle mène la danse, il suit. Pour être honnête, il n'a aucun courage. Jamais il n'aurait pensé que d'aller rendre visite à la tombe de sa mère lui aurait fait un tel effet. Finalement, peut-être que Constance avait raison... Il n'aurait pas du venir. Et maintenant, il ne pouvais plus partir. Après tout, il avait été élevé en gentleman, il devait se comporter comme tel. Mais en tous cas, hors de question d'entamer la conversation. Ce sont les filles qui sont bavardes.
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