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 Balade, révélations, sourires et naissance d'une belle amitié (suite)-{Pv}

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Morganne
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MessageSujet: Balade, révélations, sourires et naissance d'une belle amitié (suite)-{Pv}   Jeu 12 Juin - 16:35

*~*~*~*

Morganne se levait à son tour. Elle suivait son amie en dehors de la bibliothèque, puis en dehors de l'école. Elles arrivaient silencieusement dans le parc, ensoleillé, et peu habité. En tout cas, endroit plus accueillant et plus tranquille. Pas d'oreilles indiscrètes. De l'ombre se montrait aux abords des arbres, et elles marchaient toutes deux en leur direction. Morganne repensait à tout ce qu'il s'était passé précédemment. Elle était heureuse d'avoir donné autant de confiance à quelqu'un. Et à l'origine qui était bien plus vieille. Quand elle pense au début, qui aurait pût imaginer une telle suite? Mais en ce moment, peu lui importait du commencement. Elle se concentrait sur le présent, se demandant en revanche si le futur proche qui attendait ces demoiselles allait être plus fantastique encore. Mais ça, elle n'allait pas tarder à le savoir...

*~*~*~*


Elles arrivèrent ensemble dans un petit coin, seules, à l'abri de tous regards, de toutes indiscrétions qui étaient possibles ailleurs. La rouquine resta debout, faute d'être restée assise pendant plus d'une heure, sans se dégourdir les jambes. Une brise de vent passa, traversa son corps, puis s'en alla. Elles marchèrent, sans vraiment avoir une destination précise. Juste pour prendre l'air, se dégourdir les jambes. Sous le soleil, les larmes de Clora avaient séchées. Les discussions laconiques s'étaient changées en de véritables révélations. En une véritable naissance. Celle de l'amitié. Celle que Morganne avait offert les bras ouverts, celle que Clora avait acceptée les larmes déferlants. Des jeunes filles, différentes, mais pourtant pas autant que cela au fond, dont les âges ne se ressemblaient pas du tout, dont les sentiments se rejoignaient, d'une certaine manière. Tellement le caractère de ces deux jeune gryffons se ressemblait, tellement il paraissait différent. Juste une histoire. Qui ne faisait que commencer. Qui allait sûrement durer. Mais à l'instant, ni l'une, ni l'autre n'avait ouvert la bouche, aucun son ne se faisait entendre à leurs oreilles. La rouquine aimait bien le silence, mais pour une étrange raison, qu'elle ne savait pas, elle avait envie de le briser. Le son de sa voix avait du mal à sortir, c'est après cinq petites secondes qu'elle parvint enfin à ses fins:

Hum, alors, maintenant que la période de... "déballage de sentiments" est passée, est-ce que tu veux me dire quelque chose? Tout à l'heure, par exemple, tu avais l'air de vouloir dire quelque chose, mais tu n'as rien dit, alors...

La rouquine tourna son visage vers Clora, pour voir ce qu'elle allait faire. Selon elle, soit elle allait hésiter, soit elle allait lui dire de suite, avec un petit "mais", peut-être. Aveuglée par le soleil, elle plissa ses petits yeux verts, afin de mieux distinguer les formes de la silhouette de Clora, et de ce qui les entouraient. Elle en fut obligée de placée sa main rosâtre devant ses yeux. Ce fut donc au tour de l'ombre de cacher son visage. Elle leva un sourcil, ne sachant pas ce que son amie allait faire. Elle replaça son regard devant elle, pour regarder où elle plaçait ses pieds. Un arbre était vite arrivé, ici...

Woulala... Suis pas douée, moi. Mais qu'est-ce qui pouvait tant la tracasser tout à l'heure? Je ne sais pas si elle compte m'en faire part maintenant, mais en tout cas, je suis sûre qu'un jour... C'est bizarre, quand même! Comment notre première aperçue à été, et puis là, on en revient à se confier pas mal de choses... Enfin pas mal, ptêtre pas non plus à ce point, mais quand même... Je veux vraiment l'aider.

Elles avancèrent toujours, en tournant en rond, peut-être. Une chose était sûre, c'était que cette journée n'était pas prête à toucher à sa fin...
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Clora Tanonji
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MessageSujet: Re: Balade, révélations, sourires et naissance d'une belle amitié (suite)-{Pv}   Mer 25 Juin - 23:59

HJ Désolée, ça à vraiment été long. Mais en quelque part, je ne regrette pas car ça n'aurait sans doute pas été aussi bon. Au faite, tu vas peut-être trouver Clora pathétique XD HJ

Après tout ce temps passé avec son amie, Clora avait l'impression de la connaître depuis des siècles. Pourtant, elle savait pertinemment qu'elle avait encore beaucoup à apprendre de celle-ci. Mais cela ne l'effrayais pas, car elle savait que cette amitié évoluerait au fil du temps. Malgré tout, Clora se sentait vulnérable dans cette relation bêtement arrivée. Elle ne l'avait pas vu venir, et pourtant, c'était comme écrit dans son destin. Morganne se tenait à la bibliothèque au même moment que Clora cherchait un peu d'encre. Et si la jeune étourdie ne l'avait pas oublié, son encre ? Évidemment, elle serait restée dans son coin a faire ses devoirs. Et en y repensant, Clora n'était finalement pas plus avancée dans ses travaux ! Chose qu'elle ne regrettait pas. Au diable les devoirs, de toute façon !

Dehors, le soleil les éblouissait. Elles s'étaient rendues d'un pas lent vers le parc, profitant de chaque seconde. Elles avaient ainsi chercher l'ombre, inconsciemment, et s'étaient retrouvées à marcher le long des arbres, profitant en alternance de la chaleur du soleil et de la fraîcheur des branches. Même si personne ne parlait, Clora ne sentait pas ce silence la gêner. Il n'était pas dérangeant, ce silence. Il leur permettait simplement de réfléchir, chacune de leur côté. Clora voyait bien que son amie était pensive. Elle semblait réfléchir à tout ce qui venait de se passer. Était elle consciente de ce qui découlerait de cette après-midi ? Même Clora n'en savait trop rien. Mais elle était certaine d'une chose, c'était que cette rencontre n'était pas due au hasard. Elle avait connu bien des gens depuis son arrivée à l'école, alors pourquoi se sentait-elle aussi seule ? Pourquoi personne ne lui avait encore permis de se sentir aussi bien ? Il y avait bien eu Natasha... Cette jeune fille si merveilleuse, qui semblait si inquiète de voir Clora en mauvais état... Mais la jeune gryffondor avait été incapable de lui dire ce qui n'allait pas. Comme si une barrière se dressait entre leur deux esprit. Clora aurait bien voulu faire quelque chose avec elle de nouveau, comme elles s'étaient promis de le faire. Mais elles ne s'étaient pas reparlé, et presque pas croisé. Pendant un instant, Clora eu peur que la même chose se produise avec Morganne. Non. Cette fois, c'est différent. Et pourtant, je ne saurait dire ce qui fait réellement cette différence... C'est si.. Abstrait, l'amitié. Oh, qu'est-ce que c'est compliqué ! Et pourtant, tout semble si simple quand je lui parle...


Quelques minutes plus tard, pour une raison qui échappait bien à Clora, le silence commençait à se faire lourd. Les deux gryffonnes se regardaient, sans échanger le moindre mot. Les jolis yeux verts de Morganne se plissaient sous le soleil, formant de petites rides au coin de ses paupières. Ce regard lui donnait un air malicieux qui fit rire discrètement Clora. Elle était jolie, la jeune Morganne. Ses cheveux d'un doux roux la rendait unique. Et ses yeux d'un vert profond étaient aussi peu ordinaires. Elle était bien chanceuse, d'avoir ainsi des traits qui la rendaient spéciale. Clora avait un profil des plus banal. Une blondasse aux yeux bruns. Bon, au moins elle n'était pas une typique blonde aux yeux bleus, c'était déjà ça de gagner. De plus ses yeux bruns, elle ne les tenait de personne. Son père comme sa mère avaient tout deux de magnifiques yeux bleus. Sa mère était blonde, son père noir. Ils étaient magnifique, si on leur enlevait tout ces traits cruels qui faisaient d'eux de si merveilleux disciples. De si honnêtes M.. Clora était incapable de les voir comme tels. C'était tant improbable. Sans doute autant improbable qu'une jeune gryffondor dans une lignée de serpentards.

Le silence fut soudainement brisé par Morganne. Elle avait envie de parler. Pas Clora. Mais le son de sa voix brisa le chagrin de Clora qui s'envola au loin, porté par le vent. Morganne s'informait. Sur ce qui chagrinait ainsi Clora, ce qu'elle voulait lui confier. La jeune blonde ne savait plus, elle avait tout oublié. Ses pensées s'étaient tourné vers de nouvelles idées qui lui avaient fait perdre le nord, et avec son sens de l'orientation très peu développé, Clora pouvait bien avoir peur de se perdre dans sa propre tête. Elle regarda Morganne et sourit. En gage d'amitié, elle lui raconterait. Elle lui expliquerait ce qui avait ainsi fait de son parcours scolaire un enfer. Ce qui lui avait empêché de se lier avec quiconque, et ce qui lui avait pourri l'année, et sans doute le reste de sa vie. Elle n'avait pas peur du jugement de Morganne, car elle était la première à qui elle se sentait prête à raconter cette histoire, ce cauchemar qui était resté en elle si longtemps.

Viens.

Clora entraîna son amie vers les arbres, à l'ombre, loin des regards et des oreilles indiscrètes. Elle se dirigea vers un saule pleureur qui leur offrait un refuge, un rempart entre elles et le monde extérieur qui leur permettrait d'oublier le reste, d'oublier le temps. Morganne pourrait ainsi porter toute son attention vers Clora. La jeune fille ne voulait pas tout gâcher. Ce récit se devait d'être bien raconté, avec les mots justes. Un secret si longtemps gardé risquait de partir dans tout les sens, comme une bouteille de champagne pour laquelle on a attendu si longtemps, histoire de choisir l'occasion rêver pour enfin faire sauter le bouchon. Clora avait hâte, hâte d'être enfin libérée, mais en même temps.. Tout cela la rendait nerveuse. Faisait-elle le bon choix, ne risquait-elle pas de faire fuir Morganne, en lui racontant ainsi sa vie ? Mais il était trop tard pour reculer. Elle avait fait un pas en avant, un pas de trop, peut-être. Comme lorsqu'on grimpe tout en haut du plus haut tremplin et que l'on réalise qu'il est trop tard pour revenir en arrière. Même si l'on a attendu ce moment avec impatience, on regrette souvent d'avoir franchi cette étape.

Mais il n'était pas question de regretter. Morganne la regardait, attendant qu'elle ouvre la bouche. Ne savait-elle pas ce qui l'attendait ? Peut-être s'attendait-elle à de petites confidences, pas à un récit. Peut-être était-ce une porte de sortie ? Clora aurait pu trouver quelque chose, un secret anodin à lui mettre sous la dent, mais elle ne pouvait pas. Il lui était impossible de tromper Morganne ainsi. Elle aurait montré, déjà, dès le début qu'elle n'était pas sérieuse. Morganne aurait été déçue d'elle, ce qui aurait fait mal. Mais aurait-ce fait plus mal que de voir son amie s'éloigner, incapable de la comprendre ? Trop tard. Clora ouvrait la bouche, prête à se lancer.


Tu es prêtes ? Ce que je vais te raconter n'est pas vraiment rose.
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MessageSujet: Re: Balade, révélations, sourires et naissance d'une belle amitié (suite)-{Pv}   Sam 28 Juin - 22:06

Morganne ne savait toujours pas si Clora allait lui dire ce qui la tracassait tant. Aurait-elle confiance en elle à ce point, ou pas encore? Elle allait en tout cas sans doute bientôt le savoir. Ce qui était sûr, c'était que la rouquine appréciait beaucoup Clora. Elle semblait retrouver petit à petit sa confiance en elle. Petit à petit la confiance envers les autres. Morganne ne savait nullement ce qui incitait la jeune blonde à demeurer ainsi, un peu renfermée sur elle-même. En général, ces personnes, avaient une bonne raison d'agir comme cela. Quelle était-ce pour Clora? L'adolescente l'ignorait. Mais ce dont elle était sûre, c'était que Clora semblait être à l'aise avec elle, ce qui ravissait Morganne. Cette dernière attendait toujours la réponse de son amie, visiblement perdue dans ses pensées, peut-être même ses souvenirs. C'est alors, qu'elle ajouta seulement un petit "viens" à sa question. Un petit mot sûrement, mais qui définissait beaucoup pour la suite, probablement. Elle la suivit donc, se posant alors plein de questions sans réponses. Qu'est-ce que tout cela signifiait? Peut-être pas grand chose, mais peut-être beaucoup. La rouquine secoua la tête, pour chasser tout ce vacarme à l'intérieur de celle-ci. Elle ne voulait pas se faire de film. Elle ne voulait pas s'attendre à quelque chose, qui au final serait tout l'inverse. Elle préférait de loin attendre, attendre sagement le déroulement des choses, le déroulement de cette journée. Cela faisait plus mal d'être déçue, cause de questions sans réponses, que de ne pas savoir où on va. Malgré ses habitudes, la jolie rousse suivit Clora, sans un mot, juste en compagnie de celle-ci et du silence. Le vent balayait leurs cheveux, balayait les branches, les quelques feuilles mortes qui restaient au sol...

Enfin, elles arrivèrent toutes deux en-dessous des arbres, idéal pour se cacher au soleil, et de toute autre chose pouvant être gênante pour ce qui allait arriver par la suite. Juste le calme qui régnait en cet endroit. Puis, Clora ajouta quelque chose, fin prête. Elle avait l'air tout d'abord hésitante, puis persuadée. Elle semblait réfléchir à ce qu'elle allait dire, ou au contraire réfléchir à la réaction de Morganne. Une chose était sûre, c'était que c'était vis à vis de la rouquine ou de tout ce qui allait se passer pendant ces instants. Mais c'est aux dernières paroles de Clora que l'asiatique réagit. "Pas vraiment rose". Mais que cela pouvait-il bien vouloir dire? Cette phrase simple pourtant semblait vouloir dire plus que ça. Comme-ci elle ne s'était jamais confiée à quelqu'un, comme-ci elle ne s'était jamais vidée de sentiments, comme-ci elle ne s'était jamais détachée de quelque chose. Mais peut-être n'était-ce pas seulement des impressions? Mais comment pourrait-on vivre dans un tel enfer? C'était malheureusement bien difficile à imaginer. Mais Morganne connaissait en partie cela. C'était quand bien même elle qui faisait paraître aux gens tout l'inverse de ses pensées! Faire croire que tout allait bien, sans soucis. En même temps, qui pourrait croire qu'avec une famille aussi nombreuse que la sienne on puisse se morfondre autant que la rouquine? Et puis, de plus, elle avait des amis à Poudlard. Et ce n'est pas en cour qu'elle aurait des problèmes majeurs. Vraiment. Qui pourrait le croire? Difficile à définir, mais peut-être Clora serait-elle compréhensive? Cela était fort possible, quand on savait qu'elle-même avait apparemment quelque chose en elle, qui ne la rendait guère joyeuse. Bref, trêve de lamentation, il est temps d'écouter l'histoire, ou simplement la confidence de la jeune blonde. L'heure était à ça.

Hum, je suis curieuse de savoir... Enfin, si c'est ça qui t'inquiètes, je ne partirais pas en courant. Je n'ai vraiment aucunes idées sur ce que tu peux bien vouloir me dire, mais ça doit être gros, pour que tu angoisses à ce point. J'avoue avoir du mal à me préparer, mais vas-y, libères toi, si c'est vraiment cela que tu souhaites faire. Je serais à l'écoute. Je ne vais pas me mettre à siffloter, ou à regarder ailleurs, ou encore à me demander ce que l'on dîne ce soir! Don't worry about that.

Elle avait prononcé ces derniers mots avec un clin d'œil. Elle l'aurait bien dit en espagnol, sa langue maternelle, mais elle craignait que Clora ne comprenne pas, après tout, on est en Angleterre, à Poudlard! Mais ce que Morganne souhaitait avant tout, c'était de mettre en confiance le plus possible Clora, afin qu'elle se sente à l'aise pour se confier. Ce n'était apparemment pas quelque chose qu'elle faisait toute sa vie! Peut-être même que la rouquine était la première à qui elle le ferait. Si c'était le cas, elle aurait intérêt à se tenir prête, au cas où les sentiments prendraient le contrôle de cette jeune fille. La plus jeune des deux gryffons savait ce que cela faisait. Tout drôle. On se sent honteux face à la personne qui est près de nous, on se pose plein de questions sur sa réaction prochaine: va t-elle me planter là, ou au contraire va t-elle m'épauler? La jolie rousse ne s'était confiée qu'une seule fois, pour le moment, et elle avait eu la chance de tomber sur Nikita, une jeune fille à l'écoute, et prête à aider. Elle voulait refiler cette chance à Clora. Elle voulait être présente pour elle. Elle voulait la soutenir comme elle avait été soutenue, et elle voulait l'aider, si besoins était. Elle n'avait en aucun cas l'envie de l'abandonner à son sort, avec ses souvenirs sans doute pour la hanter après en avoir parlé. Car, Clora avait beau ne rien avoir dit de plus pour l'instant, Morganne savait que ce serait quelque chose de gros pour elle. Le tout se lisait sur les traits de son visage. Peut-être la panique, ou l'appréhension, plutôt. Bref, quand cela nous tient, après, même avec une compagnie idéale, même avec la meilleure compagnie du monde entier, cela ne peut partir en claquant des doigts. C'est pourquoi, le mieux que la rouquine puisse faire, c'était de la mettre un maximum en confiance, afin que tout se passe pour le mieux. Nouveau sourire, elle ouvrit la bouche une seconde fois.

Ça y est, je pense être prête. Enfin... Je suis prête. Je ne veux pas te faire angoisser plus longtemps, déballe tout maintenant, si tu le veux. Je serais prête à tout moment, de toute manière.

Morganne n'ajouta qu'un léger sourire, suivit de l'éclat de ses yeux verts émeraude, la couleur éblouissante de son visage... Sa présence rayonnante, telle une compagnie d'aisance était là... en elle.
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Clora Tanonji
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MessageSujet: Re: Balade, révélations, sourires et naissance d'une belle amitié (suite)-{Pv}   Jeu 3 Juil - 16:21

Après avoir prononcé ces quelques paroles, Clora regrettait presque ce qu'elle faisait. À vrai dire, elle était simplement incertaine. Elle ne savait pas comment tout cela allait tourné puisque c'était pour ainsi dire, la première fois qu'elle racontait toute cette histoire. Comment avait-elle fait pour garder cela tout ce temps ? Elle ne le savait pas. Elle n'avait pas ressenti le besoin d'en parler, de se confier. Pas comme aujourd'hui. Cette seule pensée rassura Clora qui respirait déjà mieux. Tout irait bien, et cela forgerait certainement l'amitié déjà présente entre les deux jeunes filles. Elle avait besoin de parler, et si elle attendait plus longtemps, elle allait craquer. Une oreille attentive s'offrait à elle prête à l'écouter peu importe ce qu'elle allait lui raconter. Peu importe, vraiment ? Enfin, ce n'était pas la fin du monde, toute cette histoire, mais c'était si étrange, si inhabituel... Clora se sentait mal, face à tout cela, et elle ne s'en était jamais rendue compte. Elle avait vécu ainsi dans l'incertitude de savoir vraiment qui elle était, d'où elle venait. Lorsqu'elle y repensait, elle se demandait souvent qu'elle tournure sa vie aurait prit, si elle avait été envoyée chez les disciples de Salazar. Ses parents auraient été si fiers de leur fille, et sans doute aurait-elle été choyée, comme elle l'avait été toute son enfance... Mais le choixpeau en avait décidé autrement, car elle n'était simplement pas une serpentard.

Morganne prit la parole, et ce qu'elle dit rassura Clora. Une fois de plus, elle lui promettait de l'écouter. Jusqu'au bout, sans se désintéresser à son histoire. Clora ne savait pas ce qu'elle lui raconterait méritait autant d'intérêt, mais elle était terriblement angoissée, c'était vrai. N'était-ce pas normal, après tout ce temps passé dans le silence ? Les évènements de l'été dernier méritaient d'être dévoilés. C'était horrible, et oui, c'était gros. Très gros, à bien y repenser. Mais Clora était incertaine de réussir à aller jusqu'au bout, prononcer ces mots, expliquer cette scène atroce de sa vie... Sa mère... Quel genre de mère aurait pu faire ça ? Tout aurait été si simple, si elle aurait hérité de leurs gênes, si elle avait été comme eux. Elle les aurait compris, elle ne leur aurait pas nuit, sans savoir, comme elle l'avait si bien fait... Et elle n'avait pas voulu, elle ne savait même pas ce que lui cachaient ses parents, jusqu'à cette journée, où Clora les surprit, Clora qui n'était pas comme eux, qui risquait de tout gâcher une fois de plus. Mais ce n'était pas une raison valable, pour en vouloir à ce point à sa fille, pas à ce point. Prononcer cette formule, sans regrets... Comment avait-elle pu ? Voilà la différence entre Clora et ses parents, voilà ce qui l'avait envoyé chez les gryffondors. Elle avait un cœur, qui prenait bien souvent le dessus sur sa raison. Elle était dominée par ses sentiments, elle était faible. Mais elle préférait de loin être faible qu'être comme eux.

Les derniers mots que Morganne avait prononcée ressurgirent à la mémoire de Clora. Don't worry about that. Entendre son amie s'exprimer ainsi en français* arracha à Clora un pincement au cœur. Voilà maintenant un bon moment qu'elle avait entendu quelqu'un s'exprimer dans cette langue qui lui était si familière. Morganne ne savait sans doute pas que Clora ne venait pas d'Angleterre. Peu de gens connaissaient le passé de Clora, et donc rares étaient ceux qui lui savaient racines québécoises. Après tout, c'était chose peu évidente, puisqu'après 8 ans de pratique de l'anglais, il était pratiquement impeccable et elle s'exprimait avec toute l'aisance d'une véritable anglaise, et elle avait perdu une bonne partie de son français, puisqu'elle n'avait pas vraiment eu la chance de pratiquer, puisque la langue seconde la plus répandue était l'espagnol. D'ailleurs, était-ce le cas de Morganne ? Elle avait certainement des origines autres que françaises, avec ce visage. Pourtant, Clora n'aurait su dire. La jeune fille avait des airs asiatiques, mais ses cheveux roux écartaient un peu cette possibilité. Une chose était sure, elle était unique en son genre.

Plongée dans ses pensées, Clora en oubliait presque la raison de sa présence, sous cet arbre, avec Morganne. Ses craintes l'avaient quitté et elle se sentait bien, par cette belle après-midi. Son sourire revenait et elle sentait tout ses muscles se détendre et Morganne lui souriait d'un air réconfortant. Clora lui rendit son sourire mais Morganne prit la parole. Elle se disait prête à l'écouter, elle l'invitait à tout lui raconter, maintenant. Retombant de son nuage, Clora se mordit les doigts qu'elle avait préalablement porté à sa bouche afin de se ronger les ongles, manie qu'elle avait depuis des années. Elle aussi était prête, mais elle n'avait aucune idée de la manière qu'elle raconterait tout cela, dans quel ordre et à quel point elle détaillerait. Hé bien, de toute façon il est trop tard pour décider tout cela. C'est une histoire compliquée mais bon, je la raconterai comme je pourrai... Mais comment commencer ? Comment introduire mon roman ? Que voulais-je lui confier, d'abord... Je pleurais. Oui, parce qu'elle était mon amie, et j'étais émue. *Aaaaah, quelle tarte je fais.* Pouvait-elle comprendre la véritable raison de mes larmes ? Non, en effet, et voilà où tout cela débute. Mon parcours scolaire, les gryffondors, ma répartition, ma famille... Ma... Mère...

Le cœur de Clora quitta sa poitrine pour aller s'installer au fond de sa gorge. Elle sentait quelques larmes monter à ses yeux mais elle les chassa avec toute sa volonté. Son histoire se devait d'être claire, pas racontée au travers un fleuve de larmes. Ainsi, elle ferait un effort afin de chasser toute trace d'eau sous ses paupières. De toute façon, après, elle pourrait pleurer toute les larmes qu'elle voudrait, dans les bras de son amie, si elle était toujours là. Mais Clora n'en doutait pas, elle avait confiance en elle. Une confiance incroyable, pour une rare fois dans sa vie. Comme elle avait confiance en sa mère, comme elle n'aurait pas du... La jeune fille meurtrie par toute ses pensées qui la blessait intérieurement secoua la tête. Ce n'était pas le moment. Elle devait commencer son histoire, Morganne attendait patiemment, et Clora savait qu'elle attendrait le temps qu'il faudrait, si Clora ne se sentait pas prête. Mais elle n'avait pas envie de la faire attendre, lui étant infiniment reconnaissante d'être là, devant elle, prête à l'écouter.

C'est ainsi que Clora commença son récit. Les premiers mots furent timides, puis elle parla d'une voix plus assurée, bien que tintée de tristesse. Elle avait du mal à prononcer chacun des mots, mais elle ne voulait pas que cela paraisse, même si elle savait bien que cela ne dérangerait pas son amie. Elle voulait lui rendre la tâche un peu plus facile, faisant tout ce qui était en son pouvoir, ce qui était bien peu malheureusement. Tout de même, elle essayait du mieux qu'elle pouvait de garder la tête haute, regardant le vide droit devant elle.


Tout... Tout à commencé avec.. cette fameuse répartition. Dans mon enfance, j'étais choyée, gâtée pourrie, adorée par mes parents. Ces derniers étaient des serpentards issus de générations entièrement disciples de Salazar. Donc... ils m'aimaient à leur manière de serpentards, et faisaient de leur fille une petite enfant gâtée qu'ils aimaient de tout leur cœur. Dans ma jeunesse, je vivait au Québec. Enfin c'est sans importance, mais mes parents s'étaient exilé sans que je sache vraiment la raison. Je suis donc née dans ce pays francophone et j'ai grandit là bas, dans une ville complètement moldue. C'est lorsque j'avais neuf ans que mes parents ont déménagé à Londres pour que j'aille à la meilleure école de sorcellerie qui soit, qu'ils me disaient. Maintenant, je sais bien que ce n'était que pures menteries. Il y avait de très bonnes écoles de magie, au québec, mais ils n'en voulaient pas. Ils voulaient perpétuer la tradition, ils voulaient voir leur fille chérie porter fièrement l'uniforme vert et argent.

Clora soupira. C'était effectivement là que tout avait commencé. Ses étés longs à n'en plus finir, sa vie sociale complètement impossible à bâtir, les regards de ses parents, leurs paroles basses et le regard des autres élèves toujours aussi dur contre elle. Mais elle avait fait pour, car dès le premier jour, elle ne s'était fait que des ennemies dans sa maison.

Comme tu le vois, ce n'est pas comme ça que ça c'est passé. Le choixpeau n'a même pas hésité. Il l'a crié, haut et fort, ce nom infâme à mes oreilles de gamine. Il m'a envoyé dans cette maison ennemie, avec laquelle je n'avait évidemment aucune affinité. J'étais persuadée d'une erreur, j'avais rejoint la table des gryffons avec un regard assassin à tout ceux qui daignaient me regarder. Au début, on m'acclamait, puis lorsqu'on me vit, cette serpentard-déchue-qui-n'a-rien-à-faire-là, les applaudissement était devenus simplement polis avant de disparaître complètement. C'était le début de la fin. Les gryffondors, je les haïssait tous. Quant aux serpentards, la plupart riait de moi lorsque j'essayais de leur expliquer que j'étais des leurs, qu'il y avait simplement une erreur. C'est à partir de ce jour que je me suis renfermée sur moi même, serpentard dans l'âme. J'ai toujours cru une erreur du choixpeau, et je n'ai jamais rien voulu entendre d'autre.

Cette partie de l'histoire lui semblait si facile à raconter qu'elle aurait voulu s'arrêter là. Morganne aurait facilement pu croire que c'était tout, que cette histoire tourmentait la jeune fille depuis longtemps et qu'elle avait besoin d'en parler. Ce n'était pas grand chose, mais était-ce assez pour que Morganne y croie ? Clora s'en fichait. Elle ne pouvait pas s'arrêter, elle avait besoin de continuer, peu importe la douleur que ces souvenirs lui infligeaient, elle serait débarrassée d'un poids horrible sur ses épaules. Elle serait enfin libérée de ce secret qu'elle gardait au fond d'elle depuis déjà plusieurs mois. Plusieurs mois qu'elle avait passé à faire comme si. Plusieurs mois où elle avait presque réussi à oublier, mais la douleur restait quand même, le soir, lorsqu'elle essayait de dormir et que les larmes roulaient sur ses joues.

Clora risqua un regard vers Morganne qui l'avait écouté sans l'interrompre. Que pensait-elle de cette introduction ? La jeune fille attendait sa réaction avant de continuer. Elle avait besoin d'un peu de support moral avant de se lancer dans l'explication de son drame personnel. Un simple regard, une simple parole. Elle n'avait pas besoin de grand chose, elle souhaitait simplement que Morganne lui fasse valoir sa présence et qu'elle la rassure, une fois de plus.


HJ Je prends en considération que, si nous sommes en Angleterre, nous parlons l'anglais. Ainsi, je sais que c'est un peu bizarre, mais j'ai pris tes paroles en anglais comme si elles étaient en français contrairement au reste qui aurait été en anglais. Ça te vas ? HJ
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MessageSujet: Re: Balade, révélations, sourires et naissance d'une belle amitié (suite)-{Pv}   Ven 4 Juil - 14:40

Morganne observait avec attention Clora. Elle semblait inquiète, triste, stressée... Tout d'un début, d'un commencement à ce qu'elle allait faire. Elle était vraisemblablement anxieuse, angoissée à l'approche du moment ultime... Le moment qu'elle viderait sans doute pour la première fois son sac. Morganne savait bel et bien ce que cela faisait. La panique, la peur, le tourment et l'appréhension de se laisser abandonner... Mais, quoi qu'il en soit, la rouquine serait là, à attendre le temps qu'il faudrait, à l'écouter le temps qu'il faudrait, à la consoler s'il le fallait. Mais, comme une once de regrets se faisait ressentir dans le parc. Une once qui se dégageait de Clora. Morganne ne voulait pas qu'il advienne à ce qu'elle regrette son geste, ses futures paroles. Que ce soit avant ou après qu'elle l'ai fait. Mais, il n'y avait pas de raisons pour qu'elle le regrette après, puisque que l'étudiante serait là pour elle, quoi qu'il en soit, peu lui importait la charge de la chose. Mais pour ce qui était d'avant, elle ne pourrait l'en empêcher, même si ce n'était que la dernière chose qu'elle souhaitait. Elle souhaitait vraiment que Clora est une confiance absolue en elle. Elle voulait vraiment qu'elle aille jusqu'au bout. Sans que ses souvenirs s'estompent.

Bref, c'est alors que la jeune blonde débuta son récit. Ou du moins, le début. Morganne apercevait une humidité supplémentaire dans les yeux de Clora. Mais, celle-ci ne dura pas longtemps, car elle semblait ravaler ses larmes. La jolie rousse fronça légèrement les sourcils, car elle ne voulait pas que son amie craque. Elle voulait la voir forte, mais ça, elle savait à quel point cela s'avérait difficile et complexe. Vraiment très compliqué, que de se donner une apparence forte, alors qu'en réalité nous sommes détruits, ou simplement triste. La rouquine le savait, pour la faire tous les jours. Tous les jours elle faisait paraître aux gens qui l'entourait qu'elle était joyeuse, sans soucis apparents, ouverte, pas timide le moins du monde... Alors qu'en fait, elle tait rongée par des sentiments, aussi vieux soient-ils, elle était la reine des timides... Mais avec le temps, on apprend à se contrôler, à effacer ces caractéristiques des traits de notre visage. Elle espérait que Clora réussisse à tout déballer avec un minimum d'aisance, bien qu'elle comprenait bien entendu ses sentiments, tels qu'ils soient...

Clora avait donc entamé le début de son histoire, de son récit. Avec du mal, certes, mais la suite vint plus facilement. Le début était comme-ci elle ne savait par où commencer... Mais pour Morganne, là n'était pas l'important. Peu lui importait comment Clora allait formuler cela. Du moment qu'elle était libérée à la fin, cela irait mieux, même si la rouquine n'en aurait pas comprit tous les sens. Le principal était l'important. Bien que pour le moment, le principal en question ne semblait être encore éloigné... il n'était pas là, pas pour l'instant. Il viendrait, mais il fallait s'armer de patience pour l'attendre. Patience qui était une des qualités les plus importantes de l'asiatique.

Alors qu'elle était rendue à peu près au milieu de ce qu'elle souhaitait raconter, elle s'interrompit. Un court silence, auquel elle semblait peu stable. Allait-elle continuer avec la même aisance? Peu probable, mais envisageable. Ainsi donc elle était issue d'une lignée de Serpentards? Quand on y pensait, ce n'était pas bien surprenant, car on voyait que Clora était renfermée, et même quelques fois qu'elle avait un regard... Non commun par rapport à l'habitude pour les porteurs du blason de ses ancêtres. Morganne ne s'était pas imaginé cela, et pour dire vrai, elle ne s'était rien imaginé du tout. Elle n'avait pas voulu s'attendre à quelque chose qui en fait serait au final tout l'inverse. Mieux valait attendre, en étant irrémédiablement sûre et certaine du résultat. Sans abstraits. Morganne ne savait pas s'il fallait qu'elle la rassure pendant cette courte pause ou qu'elle ne fasse rien, qu'elle laisse la jolie blonde achever ce qu'elle voulait dire. La question se posait, incontestablement. Mais la rouquine n'eut pas le temps de se prolonger dans la réflexion, que Clora avait reprit. Avec un ton mal assuré au départ, comme précédemment. Mais la suite devint beaucoup plus distincte, beaucoup moins rude comme étant racontée.

Enfin, Clora eut finit la première partie de son histoire. Une partie qui s'avérait au final assez simple à exprimer, révéler, exposer. En tout cas selon Clora. Elle paraissait comme vouloir s'arrêta là, mais en laissant le doute en Morganne, en laissant un tumulte sans fin dans son crâne, afin de se créer une propre suite, ce qui ne serait sans doute pas apte à combler sa curiosité. Curiosité infime, mais existante, bel et bien là en elle. Maintenant le récit débuté, elle souhaitait de tout cœur en connaître la suite, la fin. Puis, un long silence semblait s'imposer. Mais la rouquine ne voulait pas qu'une telle chose s'installe entre elles-deux. C'est pourquoi, la question qui avait effleuré son esprit tout à l'heure là ne se posait plus. Il fallait que la jeune rousse ouvre la bouche, fasse entendre le son de sa voix, réconforte son amie. C'était inévitable.

Hum, honnêtement, je n'ai pas envie de partir en courant, en sachant maintenant la nature de tes ancêtres. Pour moi, ce qui m'intéresse, c'est sans nul doute ce que tu es toi, pas tes proches, pas ta famille. C'est ce que tu es aujourd'hui, ce que la petite fille "gâtée pourrie" comme tu l'as si bien exprimée est devenue en ce moment, face à moi maintenant. Si tu veux un exemple concret, les disciples du serpents, qui haïssent tous, les uns après les autres ces enfants qui son nés moldus. Moi, cela ne me pose aucun problème, car je dis tout le temps ce que je viens de te dire. Je me fiche complètement de l'entourage d'une personne, mais je m'intéresse à elle-même, ce qu'elle est. Si tu veux t'arrêter là, je ne t'en retiendrais pas, mais je pense quand même que tu seras plus libérée si tu vas jusqu'au bout. Comme je te l'ai dit tout à l'heure, je ne m'enfuirais pas en courant. Aie confiance...

Morganne affichait à présent à large sourire, mais discret à la fois, sur son joli visage. Afin de redonner un plus de confiance en Clora, de la rassurer. Elle voulait la mettre le plus à l'aise possible. Enfin, la rouquine avait le sentiment que le pire restait à venir...

[Hj Oui, ton raisonnement est tout à fait logique, c'est très bien Wink Hj]
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Clora Tanonji
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MessageSujet: Re: Balade, révélations, sourires et naissance d'une belle amitié (suite)-{Pv}   Mar 5 Aoû - 17:28

Faire confiance.. C'était quelque chose de si facile, et si difficile à la fois... Tout dépendait du vécu, des expériences du passé, et Clora avait sans doute vécu la pire trahison possible : celle d'une mère envers sa fille. N'était-ce pas justement la première personne en qui notre confiance nait ? Une première expérience que l'on vit dès notre tendre enfance ? Cette femme, ce modèle de vie. N'est-ce pas ce qu'une mère devrait être, un exemple ? Et pourtant. S'il y avait bien une promesse que Clora s'était faite, et qu'elle tiendrait coûte que coûte, c'était qu'elle ne lui ressemblerait jamais. Oh non, jamais. Mais aujourd'hui, il ne s'agissait pas de sa mère ou de n'importe qu'elle autre traitre de sa famille. Il s'agissait de Morganne, cette merveilleuse jeune fille avec qui elle était si à l'aise. La première à l'avoir amené jusqu'à la confession, la première à s'être réellement inquiété des maux qui torturaient la jeune fille depuis tout ce temps. Tout avait rapidement cliqué entre eux et Clora n'avait pu retenir ses larmes. Elle s'était ouverte à Morganne sans jamais douter d'elle, et se n'était pas le moment de faire marche arrière. Elle l'incitait une fois de plus à continuer, et ce non pas pour assouvir sa propre curiosité. Si elle le faisait, c'était simplement afin d'aider Clora. Elle voulait qu'elle se libère de ce fardeau qu'elle portait et qui pesait lourd sur ses épaules.

Clora repensa à tout ce que son amie lui avait dit depuis le moment où elle s'étaient installées sous cet arbre. Elle avait tout fait pour mettre Clora en confiance, affirmant qu'elle l'écouterait jusqu'au bout, peu importe le contenu du récit qu'elle préparait. Pourtant, Morganne n'avait aucune idée de ce qui l'attendait, de ce que Clora lui dirait ! Elle aurait bien pu lui annoncer qu'elle avait commis un meurtre, ou que ses parents s'étaient suicidé par sa faute. Elle aurait pu lui raconter l'histoire d'une petite fille dont les parents avaient été assassiné sous ses yeux, enfin. Les possibilités étaient infinies et tous plus effroyables les unes que les autres, mais Morganne n'en avait rien a faire. Elle écouterait Clora et c'était tout ce qui importait. À bien y repenser, ce que Clora avait à raconter n'avait rien de si horrible. Après tout, combien de jeunes sorciers avaient vécu une situation semblable à celles citées plus haut ? Non, Clora n'avait pas à se plaindre. Elle était toujours là, saine et sauve, malgré tout ce qui avait pu se produire par le passé. Et c'était une simple question de chance, car elle avait passé à deux doigts d'y rester.

Quelques larmes toujours coincées au creux de ses yeux, elle respira un bon coup. Morganne ne promettait pas seulement de l'écouter, elle affirmait ne pas se préoccuper de ses origines, de son passé. Tout ce qui lui importait réellement était celle que Clora était aujourd'hui, et c'était ce que Clora recherchait depuis longtemps. Maintenant qu'elle avait fait la paix avec ses origines serpentardes et qu'elle s'acceptait elle même comme elle était, elle avait enfin trouvé quelqu'un qui l'appréciait comme elle était, sans s'occuper du reste. Cette pensée fit revenir Clora en arrière, repensant aux quelques mots passés. Au fond, combien de personnes avaient essayé, l'avaient approché, s'étaient inquiété d'elle ? La jeune fille avait été simplement trop aveugle pour s'en apercevoir, persuadée que personne ne pouvait l'apprécier telle qu'elle était. Sa seule attitude avait suffit à faire fuir les gens, puisqu'elle refusait obstinément de s'ouvrir aux autres, comme si personne n'était digne de confiance, comme s'ils ne méritaient pas ce récit.

Malheureusement, il était bien impossible de revenir sur ce passé et de corriger ces erreurs. De toute façon, innombrable étaient-elles dans la vie d'un homme, c'était mieux comme ça. Clora devait donc se concentrer sur le présent, et sur cette amitié naissante qui liait Morganne et elle. Tout ce cauchemar n'était peut-être pas terminé, mais il arrivait à sa fin. Elle devait passer à autre chose, et le seul moyen d'y arriver était de vider son sac une bonne fois pour toute. Elle devait donc profiter de ce moment, de cette opportunité qui ne se présenterait pas deux fois. Si elle s'arrêtait là, Morganne serait déçue et douterait peut-être d'elle, ce que Clora ne souhaitait pas. Ce serait comme revenir à la case départ et tout recommencer une nouvelle fois, mais cette fois, Clora était allée trop loin. Il était trop tard pour reculer, et tout ce qu'elle pouvait faire était aller de l'avant. Elle prit donc une grande inspiration et se lança de nouveau, sans réfléchir, cette fois.


Même si ma vie au château se voulait des plus pénibles, il s'agissait tout de même d'un refuge pour moi. Ce ne fut pas bien long avant que ma famille apprennent, et ma grand-mère ne se gêna pas de m'envoyer une beuglante afin de m'humilier le plus possible à la table des gryffondors. Alors que je les effrayais un peu dans la première semaine, tout était bien gâché : j'avais perdu toute crédibilité, alors ils se moquaient de moi en toute occasion. Évidemment ce n'était pas le cas de tout le monde, mais j'étais bien persuadée qu'ils se ressemblait tous, alors je ne parlais à personne. Pour ce qui est de mes parents, ils se sont fait bien discrets. Aucune lettre, aucun signe de vie. J'ai passé Noël au château, très peu pressée de les revoir, mais la fin des classes est arrivée plus vite que prévue et j'ai du regagner la maison à mes dépends.


Une autre partie de l'histoire si facile à raconter. Elle avait même réussi à y glisser une pointe d'humour à quelques endroits. Clora ne réfléchissait pas avant de parler, elle se contentait de laisser son récit y aller de lui même, et cela semblait bien se passer. comme ça, elle n'avait pas besoin d'y penser et c'était moins difficile à raconter. Soucieuse de continuer avec la même facilité, elle laissa couler les quelques larmes qui étaient resté toujours figées dans ses yeux. La vue claire, la gorge bien dégagée, elle continua.

Quand je suis arrivée à la maison, il n'y avait personne. J'étais surprise, mais je n'avais absolument rien pour les rejoindre, alors je me suis débrouillée seule pendant leur absence. Ils sont arrivé quelques semaines plus tard, et je n'ai même pas bougé afin d'aller leur dire bonjour. Lorsqu'ils m'ont vu, ils ont tout d'abord semblé étonnés, puis ils ont continué leur conversation, comme si je n'étais pas là. Tout l'été, j'ai eu l'impression d'être un fantôme pour eux. J'étais toujours présente, là, dans la maison, mais je n'existais pas. Par contre, lorsqu'il s'installaient à table, une assiette m'attendait toujours, bien remplie. Je mangeais toujours avec eux, en silence. Jamais un mot n'était prononcé à table, comme si ma présence empêchait toute conversation. Ça a duré ainsi jusqu'à cet été.

Clora repris son souffle. Sa respiration se faisait de plus en plus difficile, mais elle devait continuer. Elle reprit la parole sans s'en soucier.


Comme d'habitude, je suis arrivée à la maison et ils n'étaient pas là. Je n'avais aucune idée de l'endroit où ils étaient, puisque le contact n'avait toujours pas repris depuis ma première année. Les seuls moments où ils m'adressaient la parole, c'était pour me donner des ordres, et encore, ils l'évitaient le plus possible. Comme d'habitude, je vivais comme un fantôme dans la maison, présente sans y être vraiment. Je me sentais de moins en moins vivante, et cette vie m'épuisait lentement. Honnêtement, je ne trouvais plus grand chose d'intéressant à la vie, et tout ce qui arrivait à me remonter le moral, c'était ma guitare. Bref, c'est sans importance. Un soir, comme d'habitude, je me levais pour aller chercher un verre d'eau tu vois.. Et pour passer de la cuisine à ma chambre, je dois passer devant celle de mes parents. À cette heure là, d'habitude, ils étaient au lit tu vois, mais pas cette nuit là...

Les larmes embrouillèrent de nouveau les yeux de Clora et elle sentit sa gorge se nouer. Elle essaya de parler une première fois, en vain. Elle se toussota et repris son récit. Elle ne devait pas s'arrêter. Pas si près du but.


Ils étaient en train de discuter. Plus fort qu'à leur habitude. Parce que d'habitude ils parlent tout bas pour pas que je les entende. Mais pas cette fois, je crois qu'ils se disputaient. J'avais donc mon verre d'eau en main et je me dirigeait vers ma chambre lorsque j'ai surpris leur conversation. J'étais là, adossée au mur. Ils parlaient de moi, et pas en bien. Ils disaient chercher une.. Une solution.

Des larmes, à nouveau. Un océan de larmes, cette fois, qu'il était impossible d'arrêter. Clora hoquetait et ses mots étaient de plus en plus difficiles à comprendre...

Une solution, qu'ils cherchaient... J'leur nuisait... leur Maître... un Ultimatum...


Essuie ses yeux...

Ils étaient...

Inspire...

M...angemorts...

Si au moins s'était tout, si son récit pouvait s'arrêter sur ces mots... Mais Clora savait très bien que ce n'était pas terminé et que le pire restait encore à venir...
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MessageSujet: Re: Balade, révélations, sourires et naissance d'une belle amitié (suite)-{Pv}   Mar 19 Aoû - 23:30

L’ambiance. Lunatique. Elle pouvait être apaisée des maux qui enfermaient Clora, elle pouvait être lourde sous les maux que conservait Clora. Que ce soit l’une ou l’autre des options, celle qui restait survenait après. Tel des nuages traversant le ciel, cachant par moment et d’autre la lumière du soleil. Mais pas sa chaleur. Celle-ci restait conservée. Elle jouait le rôle de l’amitié qui restait présente entre les deux jeunes filles. Qui aurait pût penser qu’en quelques heures seulement un lien si puissant pouvait naître entre deux personnes ? Même pour la rouquine, cette idée ne lui avait jamais traversé l’esprit. De plus avec quelqu’un de 17 ans. Mais enfin, cette différence d’âge ne parvenait plus à impressionner Morganne. Elle en avait prit l’habitude, oubliant même parfois son propre âge, à elle. Elle se sentait beaucoup plus vieille. Beaucoup plus mature. Une jeune fille de 12 ans qu’aurait-elle à offrir ? Sinon la joie, le plaisir que de l’observer s’amuser ? Elle ne serait probablement pas capable d’être à l’écoute, d’être compréhensive envers de dures histoires ? Morganne n’était pas comme n’importe quelle fillette de cet âge. Elle savait ce que c’était de ne pas avoir eu un passé facile, et cela ne faisait que d’avantage renforcer sa maturité.

Un passé facile ?! Ah ça non elle n’avait pas eu la joie de connaître ce que c’était. Pas plus que Clora sans doute. Des histoires différentes, mais le résultat était le même. Des jeunes filles qui se perdent au fur et à mesure que le temps défile. Plus elles gardaient longtemps ce secret, plus le fardeau qu’il était devenait poison. Le venin qu’il contenait se répandait impitoyablement dans les veines de chacun, jusqu’à faire de la personne ce qu’elle n’est pas. Jusqu’à la faire changer au point de ne plus la reconnaître. Au point de voir s’éteindre la personne. Plus de feu, plus de flammes pour le former, mais par contre une énorme bourrasque qui le fait s’éteindre. La possibilité de lumière qu’il peut offrir se voit diminuer, puis s’étouffer. Plus rien, plus une éventuelle étincelle pour raviver le feu. Seulement les déchets que le poison à déposé en faisant ravage. La rouquine ne devait pas attendre autant de temps que Clora. Elle voyait bien les difficultés qui gênaient la jeune blonde à raconter aisément son récit. Mais qui pourrait être à l’aise en racontant une telle chose ?! Ce n’était pas possible, mais peut-être le compliqué aurait-il été affaibli.

Mais le moment était à Clora, ce qu’ainsi elle portait lourd sur ses épaules depuis apparemment bien longtemps et dont elle essayait de soulager le poids. Morganne, elle, aurait bien le temps d’y songer, même si elle savait que trop attendre résumait à un compte à rebours pour sa destruction. Aussi comme d’un revers de manche elle balaya de son esprit son propre passé, pour se consacrer à celui de la jeune blonde. Cela passait avant tout. Morganne se préoccupait bien plus de son amie que d’elle-même. C’est pourquoi il lui avait été facile de se débarrasser de ses propres soucis pour le moment. Car évidemment ceux-ci reviendraient dès le lendemain, un perpétuel refrain quotidien…

Enfin Clora reprit la parole, poursuivant son récit. Pas n’importe quel récit ; son histoire. Son passé. Ses ruines. Et pourtant la jeune fille parvenait à se détendre par moment. Courts, mais c’était bien mieux que pas du tout. Léger sourire timide, Morganne continua à écouter attentivement les paroles de Clora. Plus le temps passait, plus l’histoire devenait compliquée, et pourtant sur la longueur qu’elle semblait avoir ça paraissait être le plus simple. Et surtout le moins pénible. Un étrange pressentiment, comme quoi cette partie n’était rien compte tenu de la suite, était présent en la rouquine. C’était déjà bien difficile à imaginer pour elle, alors que pouvait-il bien être pire ? Ne s’attendre à rien valait peut-être bien mieux que de s’attendre à quelque chose de fixe et d’en être déçu, mais la crispation n’en est que plus grande. Le doute, l’appréhension, tout cela ne faisait que grandir, évoluer au fur et à mesure.

Voilà enfin ce qu’aussi bien l’une que l’autre redoutait ; des larmes furent versées. Légèrement, doucement, mais celles là mêmes qui étaient restées figées depuis le commencement au bord des yeux de Clora. Leur humidité ne faisait que s’accentuer en même temps que l’histoire se dévoilait. Ce qui indiquait que cela devenait réellement de plus en plus compliqué. Mais la rouquine n’interrompit rien, jamais. Cela devait déjà être asse compliqué, alors l’interrompre ne ferait qu’empirer les choses. Et puis ce n’était pas une chose à faire lorsque l’on nous confiait un secret aussi lourd. Mais maintenant Morganne comprenait un peu mieux. Une trahison de parents envers leur propre fille… Quand on y repensait, on pouvait facilement s’y attendre, lorsque l’on avait assez d’indices à sa portée…

Surmonter ce qu’elle a surmonté doit être… Affreux. Sa vie n’a vraiment pas dû être un conte de fées. Je n’ai pas à me plaindre moi à côté de ça… !

Enfin, le moment fatidique approchait incontestablement. Le moment qui serait sans doute le plus dur pour Clora. Ce moment approchait même très vite… Peut-être même plus vite que ce qu’il ne faut…

Mais le début de ce moment était là.

Après avoir dévoilé l’indifférence de ses parents envers elle, c’était maintenant la dispute. Puis ce qu’ils étaient… Comment retenir ses larmes face à ça ? Morganne comprenait, mais surtout, comment était-il possible pour elle de ne pas imaginer la suite ? Malgré elle, contre sa volonté la plus sincère… Elle ne pouvait pourtant pas s’empêcher d’imaginer le pire sort qui puisse arriver à une personne… Le pire sort qu’il soit…

Face à la respiration haletante de Clora, Morganne ne dit mot. Elle savait que ça ne servait à rien. Pas là. Pas maintenant. Elles se comprendraient, la jeune rousse en était persuadée. Mais un geste qui lui était incontestable… Morganne fit reposer la tête de Clora sur son épaule, ses sourcils froncés de pitié, une main dans son dos pour calmer ses larmes. Seul remède, elle ne pouvait pas rester là à ne rien faire, ni lui dire de s’arrêter dans son histoire. Ne rien faire aurait été la pire chose possible. Comme une trahison. Lui dire de s’arrêter aurait été comme lui faire recommencer tout ce calvaire qu’elle avait dû endurer. L’absence de parole est bien souvent meilleure au trop plein de paroles qui finalement ne demeurent jamais justes…
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MessageSujet: Re: Balade, révélations, sourires et naissance d'une belle amitié (suite)-{Pv}   

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