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 A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV

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Rachel Heartwood
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MessageSujet: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Sam 5 Avr - 0:03

Encore un cour où le trium avait fait des étincelles ou plus précisément une certaine personne du trium, le mâle tout particulièrement car étonnamment les deux pestes avaient su se tenir cette fois. Le cour de sortilège aurait pu très vite dégénérer en gros champ de bataille entre les Lions et les Serpents, comme sur le lac, si le charmant professeur n’était pas intervenu. Vraiment charmant d’ailleurs…

Quoi qu’il soit, leur acolyte avait été victime d’un enchantement particulièrement dangereux par un sale bouseux de Gryffon qui se croit bien supérieur aux Serpy, tragique erreur me direz-vous, parce qu'il avait eu la merveilleuse idée de lancer le sien sur la petite italienne, qui avait d’ailleurs été bien affecté, elle-même déjà fragile par son propre enchantement avait été envoyée à l’infirmerie. C’est Hollyhurt qui avait libéré Vastare de son étreinte magique, alors que Rachel n’avait finalement pas bougé, coupé dans son élan. Un désir de vengeance cuisant toujours bien présent à son esprit. Le cour avait été écourté par ce petit incident et tous ces petits bouseux s’étaient hâtés d’aller à leur cour suivant. La vengeance attendra donc mais ils ne seront pas déçus, ça, c’était une certitude.

Tandis que la blonde s’était attardée dans la salle de cour en lançant son regard aguicheur au professeur, Vastare avait littéralement fuit la salle en lançant un regard noir à ses deux acolytes avant même que Hollyhurt ait dit qu’il pouvait partir. Il faut dire que ce qu’il avait eu à subir n’était pas particulièrement agréable. Il était bouillant de rage, visiblement énervé que même ses acolytes ne lui ont même pas porté secours. Mais elles en avaient même pas eu le temps à vrai dire. Rachel comprenait très bien son énervement et son envie de s’isoler ne pouvant pas se venger directement, elle aurait réagit pareil après tout, mais à cet instant elle ne put s’empêcher de le suivre, elle n’eut aucun mal à le suivre sans même que celui ci le remarque d'ailleurs, il marchait vite, le regard braqué droit devant, ne semblant se soucier de rien d’autre que la destination dans laquelle il voulait se rendre.

Quelques instants après que Vastare eut franchit le seuil de la salle commune, la brunette entra à son tour, restant procrée dans le cadre de l’entrée, lançant son célèbre petit sourire en coin à son comparse, une main sur la taille, l’autre posé sur l’encadrement de la porte, mais le regard de celui-ci ne trompait pas, il n’était visiblement pas très heureux de la voir ici et pour toute réponse il dégaina sa baguette rapidement en prononçant « Arata Erpente » Heureusement que Rachel avait de bons réflexes et que le sort n’était pas très puissant puisqu’elle parvient à l’éviter en se décalant rapidement vers la droite. Mais qu’est ce qu’il lui prend ? Comment ose t-il me faire ça à moi?

Le petit sourire en coin avait disparut, laissant place à un air impassible, tandis que le jeune homme semblait déstabilisé de son manque de réaction. Tout acte de ce genre tiré sur sa personne aurait rendu Rachel hors d’elle et elle aurait immédiatement réduit l’assaillant en miette en l’espace d’une seconde mais étonnamment, bien qu’elle eut sortit sa baguette, elle resta là sans réagir, regardant intensément Vastare sans laisser transparaître la moindre émotion. Que pensait-elle à cet instant ? Elle-même était très embrouillée, ne sachant expliquer pourquoi elle n’avait pas réagit, elle si impulsive en temps normal. Mais qu'est ce que tu as toi maintenant, réagis... Peut être était-ce parce qu’il s’agissait d’un de ses fidèles acolytes, un membre du trium, un allié mais un allié qui venait de tenter de l’agresser en même temps. Ou peut être était ce juste parce qu’il s’agissait de Vastare tout simplement.

Quelques secondes de longs silences s’en suivit, les deux compères s’observaient intensément. L’un affalé dans un des fauteuils de la salle commune, l’autre toujours dans l’encadrement de la porte, une main à nouveau sur le mur tandis que l’autre faisant tourner sa baguette entre ses doigts fins. Quand soudain Vastare se leva et se rapprocha de la jeune fille…
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Vastare Alterus
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Sam 5 Avr - 18:04

Vastare venait d'en finir avec le cours de sortilèges et n'attendit pas le flot des élèves pour sortir. Encore furieux d'avoir été agressé dans le dos, l'idée d'attendre Kalimane pour lui faire payer son affront immédiatement lui traversa l'esprit. Mais la proximité avec la salle de classe était encore très importante, et une vengeance si rapide n'aurait eu aucune saveur. Il lui ferait regretter la lâcheté de son geste en reproduisant celui-ci, en l'agressant dans son dos, sans préavis. Marchant vite et d'un pas décidé, il se dirigeait droit vers la salle commune, dans le but de réflechir à tête reposée, une manière de ne pas céder à son tempérament impulsif.

Kalimane attendra. Du calme c'est inutile de céder à la colère. Tu as le temps. Tout le temps...

La vengeance étant un plat qui se mange froid, elle n'aurait que plus de saveur si Vastare parvenait à trouver la patience. Légèrement décrispé, mais toujours plein de haine il passa enfin la porte de la salle commune et se dirigea droit vers un fauteuil. Son regard se posa sur une écharpe de sa maison posée là négligeament, et le jeune homme sentit son esprit partir vers une réflexion qui constituerait une évasion à sa colère maitrisée. Mais l'instant qui s'annonçait fut troublé par l'ombre dans l'encadrement de la porte et il leva les yeux en direction de cette ouverture. Rachel. Son sang ne fit qu'un tour et il dégaina sa baguette vociférant un Arata Erpente en direction de la jeune femme. Celle-ci d'un bond impressionant parvint à esquiver le sort et se réceptionna sur sa droite.

Espèce de... Je vais te faire regretter ta lâcheté...

Mais alors qu'il allait mettre en pratique, un fait troublant vint perturber le transalpin.

Elle ne se défend pas... Je vais la pulvériser... Pourquoi?

Stupéfait, il resta planté dans son fauteuil une expression d'incompréhension totale sur le visage. Il avait déjà vu Rachel se battre et il ne doutait pas qu'elle riposterait. Seulement ce n'était pas le cas et c'est ce qui inquiétait le plus Vastare. Il avait remarqué la baguette dans la main de celle qui se prétendait son alliée, mais celle-ci restait parfaitement immobile, le regard neutre, comme perdue. Ils restèrent à s'observer, lorsque Vastare décida de se lever, s'approchant de Rachel, baguette fermement tenue au cas ou la vipère aurait un éclair d'agressivité. Planté à un mètre d'elle il se remémora l'attaque du cours de duel et la passivité du trium.

-Passes ton chemin traitresse, retournes te pavaner devant Hollyhurt, tu n'as apparement pas les épaules pour t'occuper du reste, comme protéger tes alliés par exemple...

Le visage dur, marqué par l'amertume, il ne permit pas à Rachel de répondre et ajouta:
-Je pensais que tu avais plus de classe que ça... Je pensais que vous étiez nobles et fières comme on se doit de l'être lorsque l'on porte notre blason, mais je me trompais. Vous êtes encore des petites filles qui ne pensent qu'à jouer et satisfaire leurs caprices au lieu de faire respecter nos valeurs et notre supériorité. En scellant notre alliance je pensais pouvoir compter sur ton soutien et ton aide en ce genre de situation mais je vois que ta parole ne pèse pas bien lourd...

Excédé, il ne songeait plus désormais à attaquer Rachel, la haine ayant fait place à la déception il commença, à s'éloigner de cette dernière, plein de rancoeur à l'égard de lui même. Lui qui n'avait pas su prévoir la couardise de Kalimane, la popularité de Nikita, et par dessus tout, le manque de loyauté de ses vipères...
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Rachel Heartwood
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Sam 5 Avr - 23:31

Comme Rachel s’y attendait, son acolyte ne s’était pas calmé, au contraire mais fût tout de même déstabilisé par son manque de réaction. Il s’était levé, rapprocher d’elle, le regard noir la regardant fixement, la baguette fermement tenue dans sa main droite, avant de lui lancer des insultes au visage, des insultes qui se voulait blessante mais encore une fois Rachel resta impassible, le laissant débiter ses paroles avant qu’un léger Silencio ne franchisse ses lèvres.

Elle le regardait de ses yeux sombres, aucun sourire sur son visage, rien ne laissait paraître le moindre sentiment, la moindre émotion, personne ne pouvait se rendre compte de ce qu’elle pensait à ce moment là. Les yeux fixés sur le mâle du trium, le son de sa voix se fît finalement entendre, une voix faible, glacé, tandis que son acolyte semblait encore plus énervé de s’être fait couper la parole au sens propre. Elle semblait d'un calme olympien qui contrastait fortement avec son attitude habituelle, seul un léger agacement pouvait se lire sur son visage, se tenant toujours dans la même posture, appuyée à la porte de la salle commune.


-Arrête, tu n’as rien compris… Tu crois vraiment que je n’aurais pas réagit si ce prof ne m’en avait pas empêché… mais soit, tu es plus idiot que je le pensais. Au contraire j’aurais pensé que te faire aider par une fille aurait été très déshonorant pour toi. Tu as donc besoin que quelqu’un te tienne la main, c’est ça qui n’est pas digne de notre maison, moi je n’ai besoin de personne. Tu parle d’alliance, bien sûr que nous avons des intérêts communs mais jamais je n’ai dit que je prenais ton propre intérêt au sérieux. Tu me déçois…


Elle aussi se mentait à elle-même et bien qu’elle ait du mal à l’admettre, l’intérêt de Vastare lui tenait à cœur, mais pourquoi ? Elle aussi était une Serpentard, une vipère au cœur de bois, depuis quand elle s’intéressait aux intérêts de quiconque, à part Ryan, lui seul devait être présent à son esprit, son ami, son amour, son amant, le seul qui a réussi à percer sa carapace et qui savait qui elle était vraiment au fond, le seul qui avait réussi à la comprendre, le seul qui avait réussi à toucher son coeur. Mais peu à peu cette image se faisait flou dans son esprit, ses pensées étaient de plus en plus embrouillées. Pourquoi ce trouble, pourquoi ce sentiment, pourquoi est-elle si différente quand elle est en sa seule présence.

Le regard à nouveau troublé, elle finit par reposer ses grands yeux sombres sur le responsable de ses multiples questions et murmura quelques mots pour mettre fin au sortilège de mutisme. Celui-ci, qui aurait dut être deux fois plus énervées qu’auparavant, ne fit rien non plus, il semblait même légèrement perturbé.


-A vrai dire je ne sais même pas ce qui m’a poussé à venir jusque là, tu n’en vaut pas la peine, tu as raison j’ai plus de classe que ça… Je vais retourner « me pavaner » devant notre charmant professeur, après tout il m’apportera sans aucun doute beaucoup plus que toi.

Alors pourquoi tu reste là, pourquoi tu as eu ne serait-ce que l’idée de le suivre, pourquoi ?

Son air montrait bien son agacement vis à vis du comportement de Vastare, il avait osé douter de sa loyauté après tout, mais quelque chose dans ses yeux ne trompait pas… Et si le jeune blond ne fît rien c’est que lui-même l'avait bien remarqué…
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Vastare Alterus
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Dim 6 Avr - 16:22

Vociférant une litanie de reproche à l'encontre de son acolyte, Vastare fut tout près de perdre son sang froid lorsque Rachel utilisa le sort de mutisme afin de prendre à son tour la parole. Aux frontières de sa patience, le jeune homme menaçait à tout moment d'exploser et de céder à son tempérament bouillonant, mettant fin à tout raisonnement logique de sa personne, la raison ferait alors place à la violence et la cruauté pure. Contrastant avec l'état d'exaspération avancé de Vastare, Rachel semblait garder un calme profond, impassible et ne débita que timidement et d'une voix faible sa réponse. Cinglante. Ses paroles résonnèrent dans les oreilles du Serpentard, qui était littéralement insulté. Les sarcasmes de la jeune femme tirèrent une expression de dégoût au mâle du trio qui ressera l'étreinte autour de sa baguette, sentant les dernières bribes de son calme s'envoler.

Soudain Rachel sembla troublée, comme si l'évidence était venue percuter de plein fouet les méandres de son esprit. Quelle évidence? Le jeune homme n'en savait rien et doutait qu'elle même en sache plus. Elle reprit comme pour se donner contenance. Ce qu'elle lança au visage du transalpin ne faisait que peu de sens, Rachel vociférant qu'elle ne connaissait pas les raisons de sa présence dans l'encadrement de cette porte, sans oublier au passage d'égratigner un peu plus son vis-à-vis. Ultime humiliation elle annonça retourner auprès du professeur que le Serpentard avait évoqué dans son réquisitoire contre la vipère. Pas qu'il portait une haine particulière à Hollyhurt dont le style l'amusait beaucoup, mais plutôt le dégoût à l'égard du comportement limite des filles du Trium à son égard, dont Rachel.

Et bien vas-y je ne te retiens pas. Comme tu l'as souligné je ne t'ai pas demandé...

Vastare aurait voulu ajouter cela d'autant que le sortilège de mutisme avait été levé, mes les mots restèrent dans sa gorge nouée par la fureur. La jeune fille semblait elle tiraillée entre sa fierté et une forme de remords ou tout du moins de regrets à l'égard de la tournure que prenaient les évènements. Impression partagée par le Serpentard, épuisé par ses efforts pour contenir sa haine, et apaisé par l'affection qu'il avait finit par porter à ses alliées. Cependant elle avait justement signifié le peu d'importance qu'elle accordait à cette alliance, écornant par là même l'orgueil du jeune Alterus. Afin de se faire justice il persiffla:

Idiot, déshonoré, assisté, et indigne de notre maison? Comment oses tu parler de moi en ces termes? Tiens tu vraiment à ce que je fasse preuve du contraire en te faisant regretter chaque parole prononcée? Sais tu au moins à qui tu d'adresses petite prétentieuse? Je descend d'une longue lignée de sorciers tout ce qu'il y a de plus respectable, et je ne te laisserais pas salir mon nom. J'ai fait preuve d'énormément de patience ne me pousses pas à bout...

Reprenant une inspiration, saccadée par la haine qui brulait en son être, il reprit:

Tu n'as besoin de personne? Qui es-tu pour avancer de telles imbécilités? Du plus misérable bouseux jusqu'au Seigneur des Ténèbres nous avons tous un jour besoin d'aide. Lui-Même a ses Mangemorts. Nos valeurs nos aspirations, nos désirs et notre domination. Tout passe par une solidarité et une entraide afin de vaincre l'adversité. Qu'as tu réussi de si extraordianire toute seule? Qu'est-ce qui te fait croire que tu vas réussir là ou tant de magiciens brillants mais solitaires ont échoué?

Il soupira, excédé par ce qu'il constatait, parfois les Gryffondor avaient raison, l'arrogance et le mépris affichés par les Serpentard pouvaient constituer leur faiblesse, dans le cas où ceux-ci se divisent. Les forts égos finissent par s'affronter au détriment de leur puissance globale, sauvant la mise à leurs adversaires. Vastare tentait le plus souvent possible de ne pas commettre cette erreur, mais il devait bien s'avouer qu'il n'en était pas exempt systématiquement. Sortant de cette réflexion il dirigea un regard flamboyant sur Rachel.

Il y avait quelque chose de spécial en toi. Mais peut être me suis je trompé. J'ai pensé que tu étais fière et digne, que tu savais mepriser ceux qui n'était pas de notre rang, au lieu de ça tu aguiches les bouseux et tu abandonnes tes alliés Serpentard...

Il remarquait dans les yeux de Rachel la valse des émotions, ce qu'il devinait être un combat entre haine, colère à son égard, prise de conscience, mais aussi doute, hésitations et autres affects tous aussi incompatibles, donnant cette impression de confusion au visage habituellement si dur de Rachel. Vastare, lui semblait vidé, voire vulnérable, ayant épuisé sa colère qui durait maintenant depuis des heures. Torturé par un mal de tête abominable, il tentait de ne pas en laisser paraitre les symptomes, avec plus ou moins de réussite. Espérant peu avoir fait entendre raison à celle qu'il considérait comme une traitresse, il se félicitait au moins d'avoir su calmer ses nerfs.

Les choses auraient du se passer autrement.....
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Rachel Heartwood
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Dim 6 Avr - 20:54

Les tourments de la jeune fille continuaient. Toujours mêlés entre le désir de lui cracher les mots des plus acerbes au visage et de craquer littéralement, Rachel se sentait affaiblit, ses émotions la sumergeait, la troublait. Difficile à admettre pour une Serpentard dont la fierté faisait toute une réputation, elle se sentait démuni, faible, perdue face à lui. Un véritable combat était à présent en train de se dérouler dans sa tête, tandis que le jeune homme avait de nouveau entreprit de verser toute sa haine sur elle, montrant son indignation face à ses propos, exprimant la valeur de son nom et la traitant par la même occasion de petite prétentieuse. Il continua de vociférer sur ses propres valeurs, se défendant des attaques de la jeune fille par le fait que tout le monde à un jour besoin d’aide, même les plus grands, même le Seigneur des ténèbres. Le seigneur des ténèbres n’a besoin de personne, il se sert de tous ces misérables comme des pions. Elle aussi bouillonnait, son tempérament impulsif reprit soudain le dessus, la sortant quelques instants de sa torpeur alors que son acolyte semblait à son tour perdu dans ses réflexions.

Si je sais qui tu es ? Mais qu’est ce que tu crois, tu ne ferais pas partit de cette petite alliance si tu n’avais pas une réputation qui te précède malheureusement tu ne ressemble vraiment pas à l’idée que je me faisais de toi. Et après tu ose me traîner de petite prétentieuse. Tu ne me connais pas. C’est facile d’accuser les autres qui ne sont pas venu te secourir, le grand Alterus aurait besoin des autres ? Sache que je ne partage pas ton opinion, tu raisonne comme un Gryffon parfois, c’est décevant, le Seigneur des ténèbres vaut bien plus que ça, lui n’a besoin de personnes, tous ces mangemorts lui servent juste de pions, pourquoi se salir les mains quand de nombreuses personnes sont prêtes à mourir pour le servir, mais tu crois que leur vie lui apporte quelque chose, je ne pense pas.


Pourquoi as tu fais cette alliance alors ? Tu sais très bien qu’à plusieurs on est toujours plus fort, arrête de te voiler la face. Il a besoin de toi, tu as besoin de lui…

Elle s’interrompit, le visage rougit par la rage mais ses traits changèrent rapidement quand elle entendit les premiers mots de Vastare, d’une voix plus calme qu’auparavant, la déception plutôt que la haine se faisait à présent entendre, il y avait quelque chose de spécial en toi, ces mots raisonnèrent dans son esprit et à nouveau le regard de la jeune fille se troubla. Sur son visage se lisait à présent le doute, l’incompréhension, ces mots l’avaient atteint beaucoup plus que tous ce qu’il avait dit auparavant alors qu’elle ne comprenait pas pourquoi, pourquoi son avis sur elle comptait tant à ses yeux, questions dure à résoudre à cet instant. Vastare semblait lui aussi éreinté, fatigué, épuisé de toute cette rage qu’il venait d’évacuer.

Rachel avait également retrouvé son calme, observant toujours intensément celui qui lui faisait face, étonnamment ces mots l’avaient blessé mais surtout lui avaient fait perdre toute envie de riposter, elle en avait marre de tous ça, marre de s’affronter bêtement avec celui qui était logiquement de son côté. Toujours sans aucun sourire, impassible, elle se rapprocha de lui jusqu'à ce qu’il se retrouve à une trentaine de centimètres l’un de l’autre, le regard toujours plongé dans le sien, un regard troublant, tandis que Vastare sembla perturbé de ce soudain rapprochement. Rachel reprit enfin la parole d’une voix plus douce et surtout beaucoup plus sérieuse qu’à son habitude.


Je crois que cette petite guerre entre nous devient vraiment ridicule. A quoi ça sert de se lancer toutes ces insanités au visage, nous savons tous les deux que ça mènera nulle part. Je ne suis peut être pas comme tu le croyais mais sache que jamais je ne me réduirais à tous ce que tu viens énoncer, je suis du même côté que toi et ça me déçoit vraiment que tu penses le contraire.


Sa voix n’avait jamais semblé aussi sincère et aussi calme et de ce fait cela rendait ces paroles beaucoup plus déstabilisantes qu’à l’ordinaire. Le regard pénétrant, le visage sans le moindre sourire en coin, la proximité très réduite qui les séparait, participaient intensément à l’étrangeté de la situation.
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Vastare Alterus
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Lun 7 Avr - 0:00

Vastare, plus fatigué que calme sentait cet étrange sentiment de vide qui succède à une intense colère, de solitude également, alors qu'il semblait confronté à un mur qui refusait de comprendre ce qu'il avançait. Ce qu'il avait dit ne serait certainement pas doux aux oreilles de Rachel mais il en était ainsi, lorsque colère et rancoeur se mèlent, toute idée de modération devient futile. Et encore la situation était encore à peu près sous leur contrôle. Comme il s'y était très largement attendu, la vipère n'avait pas édulcoré son discours, et l'escalade semblait devoir perdurer. Une litanie de paroles plus insultantes les unes que les autres ne parvinrent pas à raviver la même haine qui habitait le jeune homme auparavant, mais contribuèrent tout de même à faire naitre en lui l'idée d'en finir avec toute cette histoire à l'aide d'un Sectumsempra.

Idiot. Particulièrement idiot comme idée...

Lorsque le visage rouge de fureur de Rachel sembla se figer, Vastare sortit de ses pensées, sorte de bunker contre les attaques de Rachel, ultime solution afin de ne pas sortir de ses gonds, ne pas écouter. Mais le changement brusque d'expression de la jeune fille l'interloqua. Celle-ci s'était approchée très près de lui le regard profondément ancré dans le sien. Méfiant et surtout mal à l'aise Vastare hésitait quand à l'attitude à adopter. Il ne savait rien des intentions de celle qui l'insultait quelques secondes plus tôt... La lumière sur le visage de Rachel laissait paraitre des expressions inconnues de Vastare sur le visage de la jeune femme. Dans toute cette confusion il réalisait seulement à cet instant à quel point cette dernière rayonnait, à quel point ses traits fins et harmonieux pouvaient le troubler.

Elle est splendide...

Il avait oublié l'espace d'un souffle ô combien il lui en voulait, ô combien ils s'étaient opposés durant tant de temps, tout cela lui avait semblé futile. Il en avait même écarté les insultes qu'ils se lançaient au visage depuis de longues minutes. Sortit de sa torpeur par la voix de Rachel, il remarqua une douceur et un sérieux inhabituels à celle-ci. Ce qu'elle avait à dire signifiait la fin des hostilités. Un soulagement considérable pour Vastare à mesure que la Serpentard affirmait être de son côté et surtout donnait du crédit à son opinion, se désolant de n'avoir pas su inspirer au jeune homme une bonne impression.

Enfin...

Un long soupir discret vint ponctuer le soulagement du jeune homme qui retrouva pour la première fois depuis longtemps son sourire. Un sourire en forme de reconnaissance à Rachel qui avait su mettre son tempérament de côté pour mieux calmer les débats.
Vastare apaisé ne bougea pas d'un cil, profitant de l'instant de plénitude que lui procurait l'impression de vide en son être. Paradoxal. Il pouvait enfin goûter à la quiétude et ne saurait être assez reconnaissant envers Rachel pour cela. Le seul moyen qu'il trouva afin d'exprimer sa gratitude fut de poser délicatement sa main sur la joue de la jeune femme le regard plongé dans le sien et de dire en un souffle:


Merci...
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Rachel Heartwood
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Lun 7 Avr - 18:54

Quand on les voit là, tous les deux, dans la salle commune de serpentard, on est loin de s’imaginer qu’il y a encore deux minutes, ils étaient en très de s’insulter particulièrement méchamment mais la situation venait brusquement de changer alors que les deux acteurs de cette scène avaient enfin calmé leurs nerfs. Rien n’avait fait plus empirer le trouble de Rachel quand Vastare avait réagit à ses paroles en posant sa main délicatement sur sa joue, le regard plongé dans le sien, le son de sa voix avait même changé d’intonation, juste un souffle, un remerciement qui se répercuta en écho aux oreilles de Rachel, ce simple mot avait pourtant fait tant d’effet à la jeune fille, cette vipère qui semblait toujours autant démuni face à lui, comme captivée par ses deux grands yeux sombres qui la regardait intensément.

Qu’est ce qui m’arrive, ça ne me ressemble pas d’être comme ça, si faible, si vulnérable, pourquoi suis-je dans cet état avec lui si près de moi ?

Difficile analyse quand on a plus les idées très claires, tout son esprit était tourné vers lui, comme ci tout leur affrontement n’avait plus d’existence, comme chassé de sa tête, il n’y avait plus que l’instant présent, le regard qui lui lançait, qui la captivait, le sourire qui lui adressait, à cet instant lui apparu comme une évidence, quelque chose qui n’était pourtant jamais venu à son esprit aussi clairement que maintenant.

Il est absolument charmant…

Ce n’est pourtant pas le premier mec qui lui plaisait et pourtant cette présence chaude sur sa joue lui faisait un effet tout particulier, elle était comme émue et ne trouva rien d’autre à faire que poser sa main sur la sienne avant de la baisser doucement, accompagné de la sienne, de façon à ce que leur contact perdure encore quelques instants. Pourquoi réagissait-elle ainsi, elle-même ne le savait pas, ne le savait plus.

Pourquoi est ce que tu me fais cet effet Vast ? Qu’as-tu de si différent ? Pourquoi tu me trouble autant, je n’ai plus ressentit ça depuis…. Ryan.

Cette prise de conscience vient soudain la frapper en plein visage, contrastant avec son tempérament de joueuse et de séductrice, elle n’avait pas envie de jouer avec lui et c’est bien ça qui la troublait le plus. La jeune fille avait retrouvé le sourire mais elle n’affichait pas toutefois son célèbre sourire en coin, typique du sadisme qui la caractérisait, non cette fois c’était un vrai sourire, un sourire sincère, rayonnant, que très peu de personne avait eu le privilège de voir un jour.

Quelques secondes de silence passèrent où les deux jeunes gens semblaient perdus, plongé dans le regard de l’autre quand soudain Vastare sembla vouloir reprendre la parole. Rachel eut un réflexe instantané quand celui si s’apprêta à parler, elle voulait que rien ne brise ce moment qui malgré elle signifiant tant à ses yeux, elle posa rapidement son index sur les lèvres de son acolyte, comme pour lui signifier qu’il n’était pas utile de parler, avant de se rapprocher de lui de quelques centimètres…

Tu me fait vraiment craquer...
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Lun 7 Avr - 22:10

A peine avait-il remercié Rachel la main posée sur sa joue dans un geste d'une rare douceur chez Vastare que le temps sembla s'arrêter. Visiblement désarçonnée, la jeune femme paraissait tout autant captivée que le fils Alterus. L'esprit vidé de tout ce qui n'attrayait pas à celle qui lui faisait face, il profitait de chaque seconde, conscient qu'un tel instant ne se présente pas tous les jours. De ces instants si spéciaux qu'ils semblent si proches et à la fois si lointains à peine achevés. Dans un silence trop parfait, Rachel posa sa main sur celle de l'italien, et prolongea le contact de quelques instants.

A quoi tu joues? Tu vas faire imploser le trium et tes rêves...

Mais le corps ne suivait pas sa raison. Trop captivé par le regard de Rachel, comme paralysé dans son confort, il perdit toute volonté de briser ce qu'il allait advenir, lorsque cette dernière laissa apparaître un sourire si rare et si parfait que Vastare n'avait jamais eu l'occasion d'admirer. Mélange de douceur et de lumière il s'émerveillait là où il était si souvent resté de marbre, comme blazé. Elle avait fait sauter un verrou, quelque chose en lui, comme un barrage qui cède sous la pression, il perdait le contrôle de ses émotions. Non, il ne sacrifierait pas ce moment pour le Trium Virat. Non seulement il ne le pouvait pas, mais en plus il avait été trop déçu par cette association en ce jour. Au lieu de la repousser en raillant ce qu'il qualifierait alors de mièvrerie, il ne désirait que l'étreindre, afin de partager un peu plus ce qu'il ressentait.

Partager...?

A l'évidence ce n'était pas le mot de vocabulaire qu'il utilisait le plus souvent. Dans cette idée de partage, il y a une notion de s'ouvrir à l'autre qui l'avait toujours rebuté et qu'il était toujours parvenu à étouffer.

Et si mes "rêves" passaient par là? Si je ne m'étais pas trompé sur elle...? Si je pouvais compter sur son soutien et lui offrir le mien plutôt que de l'utiliser...?

Le jeune homme voulait exprimer ses doutes, mais Rachel de son index lui fit signe que l'heure n'était pas à la parole. Le reste suffisait, mieux, le reste prenait le pas sur ses mots. Et puis pourquoi briser un silence si confortable, alors que les explications auraient tout le temps de venir plus tard. S'approchant encore un peu plus de Vastare, Rachel rayonnait si près que le jeune homme pouvait sentir sa respiration saccadée, la fille Heartwood semblant en plein conflit intérieur à l'instar de son vis-à-vis, ne parvenant pas à s'expliquer ce qu'il se passait, agissant d'instinct.

Réagis un peu, bats toi tu ne peux pas te laisser entrainer là dedans, ce n'est pas toi ça...

La seule manifestation de cette pensée fut un sourire, à la fois géné et bienveillant, comme le reflet de son indécision qui éxigeait pourtant qu'il en prenne une. Une décision prise en quelques secondes qui paraissent des heures, véritable déchirement où toutes les émotions s'entremèlent faisant perdre pied au garçon, lorsque soudain émergeant de ce chaos spirituel survient le choix, rapide et presque irreflechit. Si rapide qu'il donne l'impression de vous percuter, en une montée d'adrénaline fulgurante où soulagement et angoisse se mèlent, le premier d'avoir su résoudre le problème, le second de l'avoir mal fait. Toute rationnalité en est perdue, et le jeune homme cède à ce qu'il désire au lieu de ce qu'il juge logique. Sanctionnant ce tourbillon de questions, Vastare se penche sur Rachel et après un dernier regard fasciné embrasse cette dernière...

Il sera toujours temps de reculer...
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Rachel Heartwood
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Mer 9 Avr - 8:58

Comment décrire ce sentiment qui vous prend au ventre, qui vous trouble, quand tout vos sens sont en ébullition et pourtant à cet instant, pour la jeune fille, le corps et l’esprit se rejètent, se combattent, l’un désire ce que l’autre ne peut se résoudre à donner, état conflictuel quand le mentale n’est pas en adéquation avec le cœur, ce cœur qui la pousse en avant alors que l’autre la retient. Elle se débattait, seule contre sa propre conscience, celle qui lui dit de reculer, de réagir, de partir mais tout son corps ne désire qu’une chose, se rapprocher, plus prêt de celui qui l’attire, comment réussir à s’éloigner de son regard, de son sourire, de sa seule présence qui réussit à faire vibrer le corps de Rachel tout entier. La douce chaleur de son contact sur sa joue avait éveillé en elle beaucoup de choses, trop de choses pour un esprit et surtout un cœur aussi sombre que le sien. Une myriade de questions vinrent traverser son esprit, toujours les mêmes, comme une bande cassette dont le touche « repeat » serait restée enfoncé. Elle n’avait pas le droit de craquer, c’était contre sa nature, ça ne lui ressemblait pas, elle était plus forte que ça et pourtant jamais elle ne s’était sentit aussi elle-même, aussi bien dans ce silence qui signifiait tant de chose, comme une découverte l’un l’autre, comme s’ils se voyaient, se découvraient pour la première fois.

Le temps était comme suspendu, les deux acolytes étaient désormais plus proche que jamais, toujours perdu dans le regard l’un de l’autre alors que Rachel fit un mouvement soudain lorsque Vastare sembla vouloir s’exprimer, des paroles qui aurait pu mettre fin à ce sentiment de bien-être dans lequel baignait la brunette, ce sentiment qu’elle ne voulait pas voir disparaître mais souhaitait le voir perdurer encore un moment. Un nouveau contact, la sensation de ses lèvres fines sous ses doigts, accompagné du sourire enjôleur que celui ci lui adressait à cet instant. Tout participait à la troubler encore un peu plus, comme perdue dans sa propre vie, dans son propre corps, plus du tout maître de ses émotions. Et c’est ainsi que le contact se resserra encore un peu plus, alors que Vastare se rapprocha soudainement, les yeux toujours plongés dans les siens et vint poser ses lèvres avec une extrême douceur sur les siennes.

Ce contact, qu’elle n’était pas prête d’oublier, avait quelque chose de différent, d’inhabituel, cet instant magique qu’elle ne voulait en aucun cas briser. C’est pourquoi, elle se laissa faire, sans émettre le moindre mouvement de recule alors que son esprit lui dictait de réagir, de se détacher de celui qui était si proche d’elle à présent, brisant les barrières qu’elle-même s’était fixées. Elle pouvait à présent sentir la chaleur de son corps tout prêt du sien, son odeur, son parfum puis se fut à son tour de poser sa main sur la joue du Serpentard en lui rendant son baiser. Ce baiser qui se faisait plus fort, plus passionnel alors que l’autre main de Rachel glissait déjà le long de son dos, toujours avec la même douceur.

Plus rien ne traversait l’esprit de la jeune fille à présent, plus rien ne comptait plus à cet instant que l’étreinte qu’elle partageait avec celui qui lui faisait perdre le contrôle. Même ses doutes semblaient s’être envolées, comme chassés de son esprit quand le jeune blond avait posé ses lèvres sur les siennes. Leur contact visuel s’était éteint, préférant garder leurs yeux clos pour mieux apprécier le moment, ce moment unique entre deux êtres qui était pourtant si semblables en apparences et finalement si différents au fond, leur histoire, leurs rêves, leurs origines, mais ne dit-on pas que les contraires s’attirent, car pour la première fois ils se voyaient tels qu’ils étaient réellement, plus de colère, plus de barrières, seulement eux. Mais pourtant le rêve de Rachel n’était-il pas de retrouver celui dont l’image l’a hantait depuis qu’il avait franchit les portes du château, celui qui l’avait désespérément abandonné, il y a maintenant presque 6 mois de cela. Mais à cet instant dans son esprit, ce visage se faisait plus flou, plus distant, tandis qu’un autre visage commençait à apparaître. Il l’avait abandonné, sans la moindre explication, lui à qui elle aurait donné sa vie, lui en qui elle avait confiance, lui qui l’avait brisé. Ne méritait-elle pas de tourner la page à présent, se laisser aller à ses désirs, laisser son image disparaître peu à peu alors qu’elle désespérait un peu plus chaque jour de pouvoir le revoir.

Tu m’as laissé, tu m'as fait souffrir, regarde ce que je suis devenu, tu as fait de moi ce que je suis à présent, tu t’ais servit de moi pour mieux m’abandonner…

Pourquoi la culpabilité la rongeait à ce moment si spéciale, pourquoi ne pouvait t-elle pas le laisser s’en aller alors que son cœur semblait tiraillé entre deux hommes. L’un tout près d’elle, tandis que l’autre on ne sait où, le choix sembla se faire de lui-même quand leur baiser passionnel arriva à son terme, ses paupières se réouvrit doucement avant que son regard ne replonge à nouveau dans celui de Vastare, un nouveau sourire franchit ses lèvres, elle avait fait un choix.

C’est toi que je veux…


Dernière édition par Rachel Heartwood le Dim 13 Avr - 20:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Sam 12 Avr - 15:21

L'intensité de ce moment donnait beaucoup à réflechir au jeune homme dont la seule préoccupation jusqu'alors avait été de perfectionner sa magie, de parfaire sa qualité de sorcier afin de servir ses ambitieux desseins. Il découvrait une facette de lui qu'il trouvait pathétique chez les autres. Ce qu'il considérait comme une faiblesse semblait pouvoir devenir une force, plus que cela, un plaisir. Réussir à deux ce qu'il pensait devoir réussir seul, comme un ultime point d'honneur à ses actes. Au dela de cette perspective, trouver un intérêt dans celui d'une autre paraissait soudain enthousiasmant, sorte de plaisir par procuration, moyen de trouver le bonheur en l'offrant.

Effrayant... Non pathétique. Faible. Misérable même...

A mesure qu'il tentait de se convaincre, la force de ses véritables désirs se faisait plus pressante. Il se berçait d'illusions, se mentait, terrorisé à l'idée de voir ses certitudes si ancrées en lui voler en éclat en un instant. Sans offrir de véritable résistance. Des années d'erreurs en somme, mais il est si difficile de se l'avouer. Cette scission de ses valeurs se répercutait en un affrontement auquel le serpent se refusait à donner une issue, paniqué à l'idée qu'elle soit irréversible. Rachel lui rendit son baiser. Plus passioné encore, plus significatif également aux yeux du jeune homme qui subjugué par la douceur dont pouvait faire preuve la jeune femme ne put reprimer un sentiment de bien être total.

Je n'arrive pas à me battre... Je n'en ai aucune envie... Et puis au fond je n'ai pas à le faire...

Elle passa sa main dans le dos du jeune homme, provoquant un frisson imperceptible mais bien réel. Il realisa. Une telle chose ne le freinerait pas, au contraire, elle constituerait un moteur là où il aurait pu hésiter, flancher. Il pourrait accomplir de grandes choses en son nom, se transcender et éviter ainsi les déconvenues.

Et puis je pourrais profiter de son soutien...

Elle fit un sourire angélique, débarassé de ce rictus crispé et sadique qu'elle arborait si souvent, un sourire qui faisait baisser la garde habituellement infranchissable de l'italien.
Prolongeant l'élan de Rachel, il posa son front sur celui de cette dernière le regard ancré dans le sien, un large sourire bienvellant, signe d'une complicité naissante. Il aimait beaucoup l'idée qu'elle partage ce qui l'emplissait de joie, qu'elle comprenne ce que son esprit trop souvent fermé lui autorisait à saisir. Comme pour exprimer ce raz-de-marée affectif, ainsi que l'incompréhension, l'excitation mais également la peur qui en naissait, il haussa les sourcils en se mordant la lèvre. Cela sonnait comme une question, qui aurait pu être ''Qu'est-ce qui nous arrive...?''
Afin de ne pas avoir à y répondre il etreignit Rachel, non comme une simple accolade, plutôt comme un signe fort d'affection.


C'est si... soudain... si rapide...

Etourdissant. En regardant la jeune femme, il ne parvenait plus à déceler trace d'hésitation comme si ses doutes avaient fait place à une certitude plus forte encore. Vastare se demandait s'il parviendrait lui aussi à dégager une telle sérénité, à vaincre ses doutes, et aller encore plus loin, en accordant ce qu'il avait le plus de mal à offrir, la confiance.

En ai-je seulement la force...?

La réponse ne tarderait pas à venir et le jeune homme se refusait à admettre qu'il puisse manquer de volonté ou de courage pour réaliser quoi que ce soit. Il ne doutait jamais de lui, s'octroyant une confiance sans borne, n'envisageant jamais l'echec, au détriment bien souvent de ceux qui désiraient l'aider. Persévérant et déterminé, la conviction que rien ne pouvait se refuser à lui s'était brutalement étiollée, devant le mur infranchissable que symbolisait son incapacité à fare confiance. En y songeant il réalisa que cela n'avait rien de nouveau, il n'en avait en réalité jamais été capable. Rachel lui aparaissait désormais comme un miroir reflétant ses propres faiblesses, mais également comme la réponse à ces dernières, la clef du problème.

Trop de questions, trop de doutes, tu es plus fort que ça. Il n'y a pas de raison d'avoir peur de quelque chose qui n'est même pas sûr d'arriver. Il faut être idiot et faible pour vivre constament avec le frein à main. Et puis j'ai assez de ressources pour faire face à ce genre de situations.

Revigoré par la confiance sans faille qu'il avait retrouvé, appuyée par un orgueil sans borne, il n'en avait pas pour autant résolu tous ses problèmes aussi se tourna-t-il vers celle qui saurait peut être chasser ses doutes persistants. Reculant d'un pas il tendit la main à Rachel l'invitant à s'assoir à ses côtés, une expression bienveillante signifiant qu'il ne se détournait en aucun cas d'elle. Reflechissant à ce qu'il dirait il se montrait doux et prévenant comme rarement. Enfin il commença:
Ecoutes.
Il se rendit compte qu'il avait été assez sec aussi s'interrompit-il, un sourire amusé cherchant la complicité de Rachel.
S'il te plait bien sur. Je... Enfin... C'est assez etrange. Je déteste me livrer comme ça mais il faut que j'en ai le coeur net. Je trouve tout ça... Special... Positif bien sur, mais si... rapide. Disons que je me pose un peu la question de savoir où ça va nous mener. Avec le trium par exemple... Mais surtout que tu me donnes ton point de vue... Tu as quelque chose en plus je ne saurais pas encore dire quoi, mais c'est plus que le simple fait que tu sois absolument charmante. Enfin tout cela est très difficile à comprendre si tu pouvais m'éclairer...

Il fit un sourire, convaincu qu'elle saurait lui répondre, elle qui avait si bien su apaiser sa colère et mieux, le fasciner...
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Rachel Heartwood
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Dim 13 Avr - 22:18

Toujours cette impression étrange et persistante, ne sachant que faire, que pensez, elle avait peut être réussit à résoudre une partie importante de la question et pourtant, le doute était toujours présent, bien ancrée dans sa tête, dans son cœur, qu’est ce qu’il leur arrivait, où est ce que tout ça allait les mener, tel est la question ou plutôt les questions qui tournaient en boucle dans la tête de Rachel. Elle connaissait ce sentiment et pourtant elle se refusait toujours à l’admettre, ne comprenant pas pourquoi elle le ressentait maintenant, à cet instant. Au fur et à mesure que leur étreinte se faisait plus forte, plus passionnel, ce sentiment se renforçait, se faisant plus omniprésent, elle pouvait le ressentir dans tout son être, son corps entier tremblait à son contact puis leur étreinte cessa et Rachel replongea son regard dans le sien.

Mais qu’est ce qui m’arrive…

Ils étaient si proche, leurs fronts se touchaient, leur corps étaient tout l’un contre l’autre, leurs mains entrelacées. Ce moment fût comme une évidence pour Rachel, pourquoi lui, encore une question qui restait sans réponse à cet instant et pourtant c’était bien lui qu’elle voulait, qu’elle désirait, elle le savait, elle en était sûr à présent, bien plus qu’une simple attirance physique, un sentiment plus profond qu’elle ne savait expliquer. Malgré cela, elle affichait un sourire sincère, comme chassé du moindre doute, tandis que Vastare avait sur le visage une expression bien différente et comme pour exprimer ses doutes, il haussa les sourcils en se mordillant la lèvre. Ce simple petit geste troubla encore un peu plus la jeune fille, qui sentait ce sentiment se faire de plus en plus pressant tandis qu’elle craquait encore un peu plus face à ce visage d’ange qu’il affichait à présent, comment pouvait elle résister, comment pouvait-elle ne serait-ce qui penser ? Et puis après tout pourquoi résister.. Comme pour prolonger ce moment, Vastare la prit dans ces bras, une étreinte bien plus passionnelle qu’amical alors que la jeune fille sentait monter en elle un sentiment de bien-être totale, elle se sentait bien à cet instant, ici, près de lui, près de son corps, dans ses bras, une émotion trop vite oublié et pourtant si nécessaire.

C’est si étrange et pourtant….

Pourtant, elle se sentait comme baignée d'une étrange félicité, cette impression de bien être et de protection s’empara de tout son corps, de toute son âme. Peut être parviendra t-elle à lui donner ce à quoi elle se résignait depuis presque 6 mois déjà, quelque chose qu’elle n’avait pu donner qu’à un seul homme et qui avait finit par la trahir, sa confiance.

Peut être qu’il est différent, peut être que lui ne partira pas, peut être que lui le mérite. Ils ne sont pas tous comme Ryan, une page est tournée désormais, la vie continue et peut être meilleure, cela ne tient qu’à toi, tu as en la force, il ne te reste plus qu’a le prouvé…

Le visage de Vastare sembla lui aussi désormais plus serein, il lui saisit la main afin qu’elle vienne d’asseoir à ses côtés et commença à s’adresser à elle d’une voix beaucoup plus douce qu’à son habitude. Ces premiers mots firent sourire Rachel, lui aussi se posait beaucoup de questions et lui non plus ne savait visiblement pas comment les agencer. Jamais il ne s’était adresser à elle avec autant de douceur et de politesse, ce qui montra bien toute l’importance de la situation. Il lui exprima ses doutes, lui demanda son point de vue sur tout ça, dans un sourire. Ces mots eurent un impact immédiat sur la jeune fille, il semblait ressentir la même chose qu’elle et pourtant qu’aucun d’eux ne savait vraiment l’expliquer.

Rachel marqua à nouveau un silence, pendant lequel elle chercha ses mots, puis posa sa main tendrement sur la sienne, le regard toujours encré dans le sien, un sourire sur les lèvres.


- Je ne saurais pas non plus expliquer ce qui nous arrive, c’est si …soudain, si étrange et pourtant ce sentiment est bien là, difficile à expliquer, je ne sais pas trop ce que ça signifie mais… c’est nettement plus qu’une simple attirance physique, je le sais, je le sens, mais... c’est si bizarre que ça arrive comme ça, maintenant, après tout ça, je ne sais pas non plus où ça va nous mener, nous verrons bien après tout, personne ne peut savoir ce que lui réserve l’avenir. Ce qui est sûr c’est que quelque chose à changer entre nous, mais cette chose je ne peux l’expliquer, je la ressens… Quoi qu’il en soit, pour le trium, ça ne changera rien pour moi, pourquoi ça changerait quelque chose après tout, nous restons les mêmes au fond….

Rachel avait une Impression bizarre et même si elle affichait un air faussement détendu, la jeune fille n’était pas très à l’aise, parler de ses sentiments n’était pas habituel chez elle, pourtant il le fallait, pour qu’elle puisse enfin tout comprendre. Ils étaient tout proche, assis l’un contre l’autre, leurs mains à nouveau jointes, tandis que leur regard s’était à nouveau mêlé, comme captivé, fasciné l’un de l’autre. Tout en soutenant son regard, Rachel reprit d’une voix tout aussi douce que Vastare.

-Je ne sais vraiment pas expliquer pourquoi tu me fais craquer à ce point…

Pourtant son cœur trahissait ses propres sentiments, mais ça elle ne pouvait pas se résoudre à l’admettre, pas tant qu’elle était pas sûr… de lui.
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Vastare Alterus
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Sam 19 Avr - 23:45

Vastare criblé de doutes ne s'était pas trompé. Elle ne l'avait pas déçu. Chaque mot qu'elle prononçait faisait naitre en lui la satisfaction, et s'évaporer les questions si difficiles à réprimer un instant plus tôt.
Une sorte de guérison miraculeuse à des maux incurables, la résolution d'un problème pourtant insoluble. Pourtant ce qu'elle disait ne formait pas une réponse en soi aux multiples questions qu'il se posait. Elle lui faisait juste part de ses doutes. Mais là était bien le plus important. C'était ça qu'il avait osé espérer sans trop y croire, ça qu'il avait désiré entendre, et pas une simple réponse dénuée d'hésitation. Non la simple manière mal assurée, chancelante de lui répondre lui avait certifié plus de choses qu'une litanie d'arguments bien formés. Comme lui elle ne savait expliquer ce qui se passait en elle, comme lui elle n'osait pas se livrer, par crainte de l'autre, de sa nature profonde, ils s'étaient suffisament cotoyé pour savoir qu'aucun d'eux n'avait vocation à exercer le métier d'assistante sociale.
Ils tenaient plus de l'impitoyable que du compassionel. Mais l'un et l'autre avaient ouvert une brèche dans ce mur pourtant si parfaitement érigé, si imperméable et résistant qui sommeillant en leurs êtres.


Il ne jouait pas. Ne calculait pas. Lui, virtuose en matière de manipulation et de mensonge, avait posé les armes s'offrant sans combattre à la merci de celle qui l'avait envouté, au point de chasser en lui toute trace de méfiance.

Hum... Pas tout à fait quand même...

Il songeait. Effectivement il resterait toujours en lui cette défiance, cette paranoïa qui faisait de lui ce qu'il était, et était par ailleurs indissociable de sa personne. Il ne ferait jamais une confiance aveugle, il connaissait trop bien ses semblables pour cela. Mais elle lui avait fait prendre conscience qu'il était capable d'ouvrir certaines portes de sa personne, de confier certaines choses, et de savoir accorder du crédit à une personne qui en vaudrait la peine.

Elle par exemple...

Il la fixait d'un regard attendri et songeur, alors que son coeur s'était emballé lorsqu'elle lui avait clairement dit qu'elle craquait, sans savoir expliquer pourquoi. Il aurait voulu faire de l'humour, déclamer une longue litanie d'évidences quand à son charme irresistible, et quelques milliers d'autres qualités qu'il aurait emprunté pour l'occasion, seulement pour la faire rire, juste pour la voir naturelle et relachée, comme quelques instants qu'il avait su capter peu de temps auparavant, quelques instants durant lesquels sa beauté lui était apparue parfaite, angélique. Mais rien ne sorti. Trop effrayé à l'idée de gacher un moment si agréable en laissant echapper un mot de trop quelques paroles déplacées qui auraient pu anéantir la magie de leur instant. Il ne dit rien, mais s'avança afin de déposer un nouveau baiser sur les lèvres de Rachel. Enivrant.
Puis il recula légèrement la tête en souriant, ne brisant pas leur connexion visuelle, un air de sérénité et de paix sur le visage. Comblé, c'était le mot.


Soudain il réalisa qu'hormis son nom, son âge et sa maison il ne savait rien d'elle ou si peu, ajoutant un léger malaise à l'égard des sentiments qu'il éprouvait. Il ne laisserait pas place à la reflexion mais agirait afin de chasser ce désagrément. Plongé dans le regard de la jeune femme il pensait:

Qui es-tu?

Afin d'en avoir le coeur net, il ne passerait pas par quatres chemins, et sonderait Rachel sur sa vie, ses joies ses peines, et son vécu ainsi que ses désirs. Souriant il ne poserait pas ses questions de manière brutale, aucune agressivité, ni même agacement ne perçait en la présence de son amie, elle ne lui inspirait que calme et respect. Reculant légèrement il commença:

Rachel... Il se redressa afin de signifier l'importance qu'il donnait à ce moment, puis continua affichant un sourire protecteur en réponse au regard interrogateur de la jeune femme:

Tu es surprenante... Je veux dire que tu me fascines et tu es quelqu'un d'à part pour moi. Je dois bien avouer que tu as ébranlé beaucoup de mes certitudes, et si l'on ne se connait pas tant que ça, le temps qu'on a passé ensemble a suffi à me convaincre que tu avais quelque chose en plus. Quelque chose d'inhabituel. Mais...
Je voudrais savoir autre chose. Plus... personnel. On ne juge pas quelqu'un sur quelques moments aussi formidables soient-ils. Enfin c'est l'idée que je me fais des choses. Je voudrais savoir qui tu es. Je voudrais savoir ce qui a bien pu arriver pour faire de toi quelqu'un d'aussi particulier. Que tu me parles de ta famille, de toi, de tes angoisses, de tes joies... Et tutti quanti comme on dit chez moi... Enfin si tu veux bien sur.


Il y avait beaucoup d'assurance dans sa voix malgré la délicatesse de ses questions. Il était redevenu sûr de lui, et conjuguait son assurance avec la sensation de légèreté et de calme que lui procurait la présence de Rachel. Pour une fois il ne ferait pas semblant d'écouter, il ne simulerait pas son interêt. Car celui-ci était réel, sincère...
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Mar 22 Avr - 20:42

Ce moment était si beau, si parfait, comment ressentir le moindre doute à cet instant si spécial, lorsque son regard avait croisé le sien, lorsque ses lèvres avaient touché les siennes, une seconde fois. A nouveau enivrée par cette chaleur, cette douceur qui était si inhabituelle chez Vastare et qui pourtant arrivait à déstabiliser autant Rachel.
Mais vint le moment où le jeune homme reprit la parole, toujours avec la même douceur : Je voudrais savoir qui tu es. Ces mots là atteignirent Rachel de plein fouet, Que tu me parles de ta famille, de toi, de tes angoisses. Ce moment qu’elle redoutait tant venait d’arriver, beaucoup plus tôt qu’elle ne l’aurait cru et sans avoir pu s’y préparer, ce moment là où son cœur se resserra dans sa poitrine, ce moment où son sourire disparut, laissant place à une expression encore moins familière, la peur. Car oui à cet instant, la jeune fille d’ordinaire aussi froide qu’insensible, avait peur, peur qu’il découvre ce qu’elle ait, peur qu’il découvre ses origines. Non il ne devait pas savoir, elle ne pouvait pas lui dire, pas maintenant, pas si tôt, qu’aurait-il dit s’il savait, qu’aurait-il pensé, elle ne devait pas, elle ne le pouvait pas. Trop de chose était en jeu, trop de chose donc elle n’était pas fière et pourtant cela faisait-elle ce qu’elle était.

Comment faire, qu’est ce que je peux lui dire, il ne faut pas qu’il sache, personne, jamais ne doit savoir…

Même son unique amour n’en a jamais rien su de sa bouche, ce secret qu’elle ne pouvait en aucun cas révéler et qui restait tapi au plus profond d’elle-même, cette unique vérité qui à elle seule pourrait ruiner toute la réputation qu’elle s’était bâtit pendant toutes ses années.

Elle resta immobile, muette pendant quelques instants, le regard perdu. N'importe qui d'autre ayant osé lui demander le moindre détail sur sa famille, sur sa vie, aurai tout de suite passé un sale quart d'heure, préférant être agressive plutôt que de devoir affronter la réalité en face, dure réalité, mais cette fois était différente, le regard qu'il lui lançait la paralysait, elle ne pouvait plus faire sortir la moindre once d’agressivité en elle alors que son seul désir était de se jeter dans ses bras, de le sentir à nouveau tout contre elle mais la raison l’emporta cette fois sur ses désirs et elle se détacha légèrement de son étreinte, se tassant un peu plus dans son siège, le regard baissé. Elle n’avait même plus la force d’affronter son regard, elle savait qu’elle finirait pas craquer, elle le sentait.

Tu ne peux pas … tu ne dois pas … il ne faut pas…

Ce sentiment d’angoisse avait pris possession de tout son corps, ce corps qui baignait, il y a encore quelques instants, dans une étrange félicité. Ses battements s’étaient accélérés, sa vue s’était troublé quelques peu, son sourire avait disparu et ses mains commençaient à être légèrement moite, elle tremble, elle a peur, elle a froid. Premier signe de stresse, comme une litanie de doute qui venait de la submerger, s’emparer de son corps, de son cœur. Elle n’avait jamais apprécié de parler d’elle, de se livrer, elle se refusait à accorder sa confiance à autrui, à montrer ce qu’il y avait derrière ce masque, derrière cette apparence froide et impassible, ce qu’elle était, ses doutes, ses peurs, ses envies les plus intimes qui restaient tapit au plus profond d’elle-même. Personne n’en avait jamais rien su, elle pouvait se résoudre à se découvrir, mais pourtant…

Et si avec lui tout était différent…

Son cœur s’emballait à chaque fois qu’il posait les yeux sur elle désormais, qu’il prononçait le moindre mot. Son corps, son esprit, son cœur semblaient à nouveau en contraction, une simple question avaient réveillé en elle toutes ses craintes qui avaient pourtant semblé disparaître quelques instants plus tôt.

Les mains jointes posées à présent sur les genoux, elle releva enfin la tête vers celui qui avait réussi à envoûter son cœur, l’expression à nouveau impassible, une mèche de cheveux lui masquant une partie du regard et pourtant celui ci se faisait encore plus intense, ses yeux sombres s’étaient remis à brillé quand ils avaient à nouveau croisé ceux du jeune homme, comme une connexion indispensable, nécessaire, l’une de ses mains avait également retrouvé le contact, naturellement, comme un cœur qui venait de retrouver sa seconde moitié.

Elle aurait voulu partir, fuir, se détacher de son regard, de son contact, mais elle ne le pouvait pas, ses sentiments avaient pris le contrôle d’elle-même. Elle aurait voulu lutter mais au lieu de ça, elle se rapprocha et posa à son tour ses lèvres sur les siennes, comme pour se donner du courage. Elle se recula et s’apprêta à répondre, enfin.

Je…

Mais les mots restèrent bloqués au fond de sa gorge, refusant de délivrer ce secret qui était pourtant si lourd à porter vis à vis de sa condition. Le regard se baissa une nouvelle fois mais l’espace d’un instant, ses doigts effleurèrent une fois de plus la joue si douce du jeune homme et après une profonde respiration afin de tenter de se calmer, elle reprit.

Ce n’est vraiment pas dans mes habitudes de parler de moi, c’est pas facile pour moi, je… Je ne sais pas comment l’expliquer, tu arrive à me déstabiliser à une allure impressionnante … Je ne sais pas pourquoi tu me fais cet effet là, toi aussi tu as quelque chose de spécial, d’unique et il est vrai que moi non plus je ne connais pas tant de chose sur toi en fin de compte… Je crois que nous avons tous les deux des chemins très différents, des histoires différentes qui ont fait ce que nous sommes mais c’est du passé … Peut être que c’est mieux ainsi … Peut être qu’il y a des choses qui … méritent d’être oubliées…

Des personnes aussi…


L’important n’est t-il pas ce que je suis à présent ? Tu me vois tel que je suis, je ne joue pas, je te montre mon vrai visage … J’ai peut être été différente mais … qu’est ce que ça change après tout…

Elle n’avait pas répondu à ses questions, elle ne pouvait pas se livrer, elle n’était pas prête, pas encore. Peut être arrivera-t-il à lui faire tomber un peu plus ses défenses, peut être arrivera t-il à percer sa carapace, peut être pourra-t-il la mettre en confiance … Bientôt ... Peut être plus vite qu’elle ne le croit…
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Vastare Alterus
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Mer 23 Avr - 18:03

Vastare avait soigneusement choisi ses mots, soucieux de ne pas heurter la sensibilité de la ravissante jeune femme qui lui faisait face. Fier et attendri, il arborait une expression particulière, de curiosité sincère, le regard posé sur Rachel. Cette dernière, à l'écoute de ses mots, donna l'impression d'avoir heurté un mur. Son sourire disparut en un éclair, et le jeune homme redouta de l'avoir blessé de quelque manière que ce soit, provoquant en elle une réaction d'indignation.

Mais pourtant... Je pensais... Avoir été courtois...

Mais il se rendit compte dans l'instant qui suivit, que ce n'était pas de l'indignation qu'il avait provoqué en Rachel. Pire. Oui, pire que ce qu'il avait redouté, elle était devenue blême, et semblait désormais en proie à la peur. Il n'avait jamais vu la jeune femme sous ce jour là. Et le sentiment que cela provoqua en lui attestait qu'il aurait préféré ne jamais le voir. Car les regrets naissaient en son for intérieur comme éclosent les fleurs au printemps. Il s'en voulait d'avoir fait imploser leur bien être commun, mais continuait de ne pas comprendre où était son erreur.
Il avait beau tourner et retourner les mots qu'il avait prononcé, l'évidence ne sautait pas aux yeux.


Bon sang réflechis...

Il était désormais inquiet. Inquiet de savoir Rachel dans une posture inconfortable, inquiet de ne pas savoir ce qu'il avait pu provoquer. Mais également etonné, et ce pour les mêmes raisons. La première secousse que constituait ce brutal changement d'atmosphère ne fut rien à côté du choc qui s'en suivit.
Rachel avait brisé leur étreinte, tête basse, visiblement incapable de tenir son regard inquisiteur, guidé par la surprise, mais toujours plein d'affection. Désormais enfermée dans un mutisme inquiétant, elle fut soudain prise de légers tremblements, comme tétanisée, elle, habituellement si forte, semblait tout à coup sans défense.
Comme un enfant perdu et prostré, paralysé par une angoisse qu'il n'a pas le pouvoir de maitriser.
En ce genre de situation, cette absence de réaction devient vite contagieuse. Le jeune homme semblait à son tour paralysé, incapable de rassurer son amie, alors qu'il désirait férocement lui porter assistance. La brutalité du contraste entre la Rachel forte et ambitieuse qu'il connaissait, et cette âme en detresse, cette Rachel vulnérable et blessée qu'il voyait avait fait perdre pied au Serpentard.


Je... Mais qu'est ce que... Bouges toi pauvre idiot...

Mais il fut trop lent à mettre en application. Ses tergiversations avaient donné le temps à la jeune femme de se reprendre, en apparence du moins, ainsi releva-t-elle la tête, dans un effort qui visiblement lui coûtait beaucoup. Ses cheveux masquaient son regard, mais Vastare le devinait fier, persuadé qu'elle refuserait de laisser paraitre ses faiblesses. Sa main vint reprendre contact avec le Serpentard, comme pour partager l'épreuve qu'elle semblait vivre, pour qu'il lui donne la force qui lui manquait afin de passer ce cap si douleureux. Symbolisant cela, elle déposa un baiser sur les lèvres du jeune homme qui ferma les yeux, profitant au maximum de se qu'il devinait être le calme avant la tempête...

Leur etreinte achevée, elle recula et sembla vouloir donner sa réponse, il allait savoir, après avoir tant baigné dans le doute.
Tout se passera bien songea-t-il comme pour se persuader d'une chose à laquelle il ne croyait pas.
Mais rien ne sortit. Un simple "Je", rapidement étouffé parvint à franchir les lèvres de Rachel, mais la suite resta à l'état de pensée.
Son regard flancha une nouvelle fois, signe d'une évidente souffrance, mais elle eut la force de lui caresser affectueusement la joue.


Je ne peux même pas l'aider...

Frustré, il se maudissait de ne pas être plus brillant en cours de Légilimencie, il aurait pu alors lui éviter la peine de prononcer les mots, et faire les efforts lui même... Le sortant de son réquisitoire à l'encontre de lui-même, Rachel prit une profonde inspiration et se jeta à l'eau. Enfin partiellement. Si elle avait réussi à s'exprimer, elle avait très largement contourné les questions du garçon. Cependant certains passages le marquèrent, il était d'accord pour dire que leur passé les avait forgé, et avait d'ailleurs posé ses questions pour cela. En revanche, il ne comprit pas ce qu'elle voulait signifier par "Peut être qu’il y a des choses qui … méritent d’être oubliées…". Il n'était pas d'accord. Ou pas entièrement. Certains pans moins glorieux de l'existence ne méritent pas que l'on s'y attarde, mais encore moins qu'on les efface. Tirer des leçons de ses erreurs, c'est là un dicton très sage. Elle ajouta une simple tirade qui replongea un instant le jeune homme dans la félicité qu'il avait ressenti lorsqu'elle l'etreignait. "Je ne joue pas, je te montre mon vrai visage". Cette simple marque de sincérité fit l'effet d'une bombe chez le Serpentard. Sa paranoïa perpetuelle lui donne un besoin constant d'être rassuré quand aux sentiments qu'on lui porte. Et ce genre de petites phrases font autant de bien que le meilleur des remèdes magiques.

Merci... Encore...

Bien que reconnaissant pour avoir su trouver les mots qui le rassuraient, le jeune homme n'en était pas moins insatisfait de la réponse proposée. Il avait compri une chose. S'il acceptait sans insister une réponse pareille, un malaise s'installerait entre eux, le sujet deviendrait alors épineux, tabou, et créerait un fossé qui les séparerait. Il ne voulait pas ça. Il ne voulait pas que quelque chose vienne interférer entre leurs deux personnes. Le poid du passé est important, toujours, et s'il est mal négocié, il détruira le lien né entre eux.
Conscient qu'elle avait besoin de lui, et de son soutien, il lui sourit, et la serra contre lui, il lui montrait qu'il était bien là, présent alors qu'elle nécessitait son aide, déposant un tendre baiser sur sa joue. Reculant à nouveau, il se redressa, comme pour se donner assurance et dit:


Moi non plus je ne joue pas... J'ai trop de respect pour toi. Et je suis conscient que tu as du mal à parler de ton passé, même si je ne sais pas pourquoi. Mais si je ne dis rien... Cela brouillera notre relation, ce sera comme quelque chose entre nous, une bombe à retardement prête à exploser et souffler ce qui nous unit...

Marquant une pause pour reprendre son souffle et laisser retomber la pression, il reprit:
Je n'ai pas envie de ça. Mais je vois bien que ce n'est pas simple... Je suis prêt à tout entendre ou presque... et si tu es prête à me raconter... Au moins une partie... J'essayerais de comprendre, même si je n'ai pas la prétention de pouvoir trouver une solution... Peut-être... Si on y allait étape par étape...
Il avait prononcé cela sur le ton de l'interrogation, avant de conclure plus assuré, Au moins sois sûre que tu peux compter sur moi...

Vastare pensait avoir la force de tout entendre, de savoir faire table rase, mais il sous-estimait son caractère impulsif qui changeait si souvent sa perception des choses et surestimait sa capacité à pardonner, proche du néant...
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Rachel Heartwood
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Mer 7 Mai - 15:54

Moment insolite, instant particulier, Vastare était là, adressant des sourires sincères à la jeune femme afin de la rassurer, de lui montrer son soutien. Il l’a pris même dans ses bras, un geste plein d’affection qui redonne du courage à Rachel, le courage d’affronter ses peurs, d’affronter l’avenir, ensemble. Elle resserra son étreinte, plus fort, se blottissant contre lui quelques instants. Mais qu’il est dur de pouvoir faire face, d’oser avouer ses plus sombres secrets. Elle se sentait si seule, si perdue, même avec ce regard apaisant posé sur elle. Et pourtant, il lui donnait l’impression d’être sincère, ce qu’il confirma par la suite avec ces quelques mots, "Moi non plus je ne joue pas..." Cette simple phrase fit remonter en elle toutes ses émotions, ses sentiments contre lesquels son esprit luttait sans cesse. Ce sentiment se fit plus intense encore lorsque Vastare ajouta "J'ai trop de respect pour toi." C’était le premier qui exprimait avoir du respect pour sa personne et cela eut un impact immédiat sur Rachel dont le cœur battait à tout rompre, cela parvint même à lui arracher un sourire.
Elle avait envie de le prendre dans ses bras, de l’embrasser, de se noyer dans ces yeux qui la regardaient avec autant d’intensité, afin d’oublier tout ça, ne pas avoir à affronter son propre passé, ses propres secrets.

Son passé, cette partie de sa vie qu’elle aimerait pouvoir effacer de sa mémoire, oublier ses origines, cet homme qui avait fait d’elle ce qu’elle est à présent, sa famille qui n’avait jamais accepté ce qu’elle était devenue, mais la vraie question n’est-elle pas à présent : sont-ils les premiers à n’avoir pas accepter la condition de l’autre ? Rachel elle-même n’a jamais pu l’avouer à quiconque et avait renié autant que possible leur condition, leur origine, des moldus, de simple moldu alors qu’eux n’acceptait pas le simple fait qu’elle soit différente, une sorcière. C’est pourquoi elle les avait laissé, abandonné en fin de sixième année alors que c’est à ce moment là qu’elle aurait eu le plus besoin d’eux, de leur soutien au lieu de sombrer chaque jour un peu plus. Et pourtant elle n’a jamais su que ce qu’elle avait vécu pouvait la mener à ça, à lui…

Si seulement le temps avait pu nous accorder de réparer nos erreurs. Si seulement la lumière pouvait renaître et à nouveau éclairer notre chemin, nous pardonner de nos erreurs passées. Mais le temps nous a échappé, nous a glissé des mains, tant de bons moments perdus à jamais, si seulement il en était autrement, si seulement ils étaient différents, si seulement elle était différente…

Peut être que tout serait alors différent…

Mais c’est ainsi, il faut savoir vivre avec et pourtant c’est si dur de faire face à son passé, à ses erreurs, dur de devoir l’admettre et surtout de pouvoir donner sa confiance à nouveau. S’il n’était pas capable de comprendre et s’il la rejetait.

Comment pourrais-t-il l’accepter ?

Les mots du jeune homme provoquaient tout de même le doute dans la tête de la brunette, l’hésitation, il lui affirmait pourtant qu’il était capable de tout entendre.

Comment le pourrais-t-il ?

"On sera toujours que la moitié d’un tout, on ne sera jamais que la moitié de nous, l’amour sera toujours cette partie de nous qui reste à faire." Sans confiance, il n'y a pas d'amour, il est peut être temps…

Le regard toujours perdu dans le sien, le cœur battant, un petit sourire rassurant qui montrait qu’elle était enfin décidée à parler, ses deux mains posées sur les siennes pour se donner à nouveau du courage. Elle reprit soudain la parole, d’une voix douce, plus apaisé, plus rassuré.

Tu as raison, il est inutile de renier le passé, ne pas oublier nous donne la force d’avancer, même si des fois c’est beaucoup plus facile de ne pas y faire face. Mais je pense qu’il est temps en effet, je sens que je peux avoir confiance en toi, moi non plus je ne veux pas qu’il y ait quelque chose entre nous, je tiens trop à toi pour ça, je ne veux pas tout gâcher entre nous…

Elle s’arrêta quelques instants, les yeux fixés intensément sur ceux de Vastare, un nouveau sourire s’étira sur ses lèvres avant de continuer.

Je ne sais pas trop comment te dire ça, j’ai des éléments de mon passé dont je ne suis pas très fière, j’ai été faible, trop faible, trop vulnérable, trop influençable, j’ai choisit la facilité pour éviter de devoir affronter les problèmes directement. Pour ma famille, j’ai fait des choix dans ma vie qu’ils n’ont pas acceptés, ils me comprenaient pas, c’est comme ça, la vie est faite ainsi, mais quoiqu’il en soit, je n’ai plus aucun contact avec eux à présent.

Devant le regard de Vastare, elle resta impassible, elle regrettait certaines choses bien sûr, mais ne voulait pas trop s’étendre sur le sujet bien qu’elle s’attendait fortement à subir les questions sous peu. Elle ne pourrait pas toujours les détourner, il faudra bien un moment y faire face complétement mais comment le pourrait-elle, comment pourrait-il accepter alors qu’elle-même ne le pouvait pas. Pour éviter la question imminente, elle reprit soudainement, la parole, le regard pétillant, un nouveau sourire sur ses lèvres, plus prononcé cette fois, un air amusé afin de détourner l’attention quelques instants, bien qu’elle sache parfaitement que cela ne ferait pas illusion très longtemps.

Maintenant il va falloir que j’en sache plus sur toi…

Moi aussi je veux tout savoir, il n’y a pas de raison…

Et bien que sa question semblait plutôt posé sur le ton de la plaisanterie, Rachel était vraiment intéressé par la réponse, elle aussi voulait en savoir plus sur lui, elle aussi voulait savoir ce qui lui était arrivé et qui avait fait de lui ce qu’il est à présent, cet homme qui avait réussit à déstabiliser la jeune fille habituellement si forte, qui avait fait fondre son cœur de glace.
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Vastare Alterus
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Sam 17 Mai - 1:36

Vastare venait de prétendre pouvoir tout entendre. Il mentait. Et il le savait. Mais il voulait y croire, s'en persuader pour elle, pour pouvoir l'aider, ou du moins accepter. Il savait que cela ferait mal. Il savait également qu'il réagirait mal. Il était impulsif, mais également rancunier, paranoïaque, colérique, intransigeant et incapable de pardonner. Entre autres.
Elle espérait son soutien, son aide, sa compréhension, sa douceur et peut-être même son approbation, il espérait pouvoir lui donner, et plus encore, mais était pleinement conscient qu'il ne le pourrait pas. Il lui renverrait l'exact contraire de ce qu'elle désirait. Il serait dur, ne lui pardonnerait pas, lui en voudrait, et de manière disproportionnée, la fustigerait, alors qu'il souhaitait par dessus tout l'assister. L'ennui avec ce genre de personne c'est que rien n'est jamais simple. Les solutions sont rares là où les problèmes pullulent. Les prises de décisions mauvaises, brouillées par la haine et le ressentiment, mais fermes et définitives. Il regretterait. Surement. Mais il ne le dirait jamais.


Fais un effort...

Quel effort? Toute tentative, même appuyée par la plus grande volonté, serait balayée en un instant noyée sous le poison, le venin, sa drogue, la colère. Il ne pouvait vivre sans. Elle était son moteur, depuis toujours, soeur jumelle de sa paranoïa dévorante, et lui servait en toutes circonstances. Il avait finit par la rechercher jusqu'à en faire parfois son alliée, l'apprivoiser quand elle était nécessité, mais elle finissait toujours par le gagner, le posséder, puis le dépasser. D'accès de rage en accès de rage, aussi douleureux puissent-ils être, ils avaient toujours ce côté libérateur, cet aspect simple qui éliminait les hésitations, effaçait les dilemmes, pour ne choisir qu'une voie, irreflechie, et donc moins sujette à regrets. S'enerver pour ne pas penser, pour ne pas hésiter, ne pas tergiverser, faire un choix qui n'en est pas un, sans ressentir le dechirement provoqué par une décision cruciale, prise à tête reposée, de celles qui font se soulever le coeur lorsque l'on envisage d'éliminer une des solutions.
Cela présente au moins cet avantage, la colère, elle atténue la souffrance et le sentiment de solitude, d'isolement et de détresse face à une situation ingérable. Elle persuade que l'on est dans le vrai, ne laissant aucun équivoque.
Mais il y a un côté pervers. C'est une machine qui s'emballe et ne s'arrète pas. Ou rarement, et au prix d'un effort très violent. Effort que l'on refuse même d'envisager, car la colère ne laisse pas place à la reflexion, ou à la pondération et interdit tout changement de cap. Pervers.


Il n'y arriverait pas, il le savait, il n'y arrivait jamais, ou si peu. Elle représentait tant. Il se mettait dans des colères noires et incontrôlables pour des sujets bien moins importants que ça. Alors en considérant la puissance des sentiments en jeu, il ne craignait pas d'echouer, il en était persuadé, ce qu'il craignait, c'était plutôt d'aller plus loin que jamais, trop loin, de ne pas savoir trouver de limites à la colère, et de se laisser emmener jusqu'au point de non retour.

Si mes nerfs lachent...? Si je... Enfin si je réagis mal... Ou pire... Je ne peux pas faire ça. Un homme doit savoir se maitriser.

Et hop, ça recommence, il s'énèrve contre lui même, contre la faiblesse de ses nerfs, contre son incapacité à se maitriser, et ça marche. Il se forge grâce à la colère une determination solide, visant à éviter de se laisser emporter par ce sentiment. Retord. Mais ça fonctionne, et même plutôt bien, car désormais irrité, il est bien décidé à ne pas se laisser dicter sa conduite par son tempérament excessif. Il soigne le mal par le mal, et utilise la colère contre elle-même. Des années de cohabitation avec son propre caractère ont finit par enseigner quelques tours de passe-passe à Vastare, pour éviter les dérapages.

Il fut tiré de son dilemme surréaliste par Rachel, qui l'etreignit plus fort encore, insinuant le réconfort en son corps. Il avait négligé ce paramètre. Et pourtant ô combien important. Durant des années de paranoïa il avait souvent disjoncté, perdu les pédales, et été incapable de se maitriser, mais il ne l'avait jamais eu, elle. Et ça représentait une sacré différence. Elle, Rachel, n'était-elle pas un moteur, une source de motivation encore bien plus puissante que sa fidèle colère? Les sentiments qu'elles faisait naître en lui ne seraient-ils pas encore plus forts que sa rage? Il la regardait, les yeux pleins d'admiration, d'espoir, d'affection et de tendresse. Elle avait un pouvoir extraordinaire, sans même faire un seul mouvement. Elle rayonnait. Elle le fascinait et rendait ses problèmes futiles. En sa présence, les problèmes étaient rares, et les solutions pullulaient. Tout s'inversait. Enfin le croyait-il. Il serait vite ramené sur terre, mais en cet instant, les ennuis qui ne manqueraient pas d'arriver lui semblaient bien ridicules. Loins. Et pourtant.
Elle paraissait tourmentée, en proie au doute, à l'incertitude, et même à la tristesse. Il ne savait pas trop, mais elle avait du mal. Beaucoup de secondes s'étaient envolées depuis ses derniers mots, lui songeait, sans oublier de la dévorer des yeux, elle hésitait, visiblement ecrasée sous le poid d'un passé trop lourd.
Enfin elle se lança. Ce qu'elle dit enchanta le jeune homme, elle tenait à lui, à eux, et ne désirait pas créer un malaise. Elle lui sourit.


Si belle, si adorable et forte...

Elle se lança de nouveau, Vastare attendait l'impact, la phrase qui ferait mal, qui déclencherait sa douleur, et rien ne vint. Rachel resta évasive, à peine une allusion à une faiblesse, et un ennui familial, rien de très révélateur, il restait sur sa faim, elle ne lui avait quasiment rien dit. Si, tout de même, elle ne parlait plus à ses parents, ce n'était pas rien, mais tout de même très peu détaillé.

C'est tout...?

Il allait protester, poliment, posément, et avec douceur, mais elle fut plus prompte, et en un spectaculaire changement d'expression, un air de quasi sérénité sur le visage, elle reprit la parole. Pour détourner le sujet , pour souffler un instant, et retarder encore l'echéance. A quoi bon? Se sentait-elle bien dans cette position? Elle savait qu'elle allait devoir en dire plus, mais préférait rester dans l'expectative. L'attente est pourtant bien souvent plus pénible que le plongeon lui même. Plus effrayant surtout. Elle n'était pas à l'aise, mais retardait le moment de se libérer. Paradoxal, mais très humain.

Je ne me contenterais pas de si peu désolé...

Il la fixait, souriant et calme, autant qu'il puisse l'être, et tentait de se montrer apaisant. Il caressait sa main, lentement, puis baissa un instant la tête avant de la relever, un franc sourire sur le visage et un soupir amusé en guise de préambule.

Je suis ravi que nous partagions la même vision des choses. Et de... Nous. Mais tu es intelligente, bien plus que la plupart des gens que j'ai pu rencontrer, et tu te doutes bien qu'une telle réponse me laisse un peu... Sur ma faim disons. C'est un peu vague, un peu léger. Comme tu l'as si bien dis, il s'agit de confiance, et j'espère me montrer digne de la tienne.

Comment osait-il parler de confiance? Lui qui ne l'avait jamais accordé qu'à lui-même, et sa famille. En réalité, il souhaitait ardement la donner, mais les choses encore une fois ne sont pas si simples. Un homme atteint de paranoïa est quasiment incapable d'un tel exploit. Il echaffaude des théories, toutes plus improbables les unes que les autres, à partir d'un fait anodin voire de rien, et finit par s'en persuader malgré toute la volonté de croire en l'autre. L'intention est là, la réalisation est beaucoup moins évidente.

Avec elle, et un peu de temps j'y arriverais...

Ou pas. Seul ce fameux temps le dirait, mais pour l'instant, il ne pouvait que feindre la confiance, d'ailleurs n'avait-il pas été abandonné quelques heures plus tôt lors du cours de sortilèges?

Elle s'en est expliquée, pas la peine d'y revenir...

C'est aussi ça la paranoïa, devoir constament se rappeler à l'ordre, et éviter de ressortir les affaires classées. Pour en créer d'autres. Quoi qu'il en soit, la courte pause marquée par Vastare prit fin, ce dernier quelque peu marqué par les efforts consentis pour garder le controle des choses.

Je sais que ce n'est pas évident. Loin de là même... Mais si tu commençais par simplement m'expliquer pourquoi tu as coupé les ponts avec ta famille...? J'ai du mal à comprendre, pour moi il n'y a rien de plus important au monde... C'est sacré. Peut-être que si tu m'expliquait un peu plus clairement...? Avant de poursuivre sur autre chose? Etape par étape ce sera moins compliqué...

Il marchait sur des oeufs. Il ne voulait surtout pas la blesser et le sujet était très délicat. Aussi, soigneusement sélectionner ses mots était impératif. Il entrelaça ses doigt avec ceux de Rachel comme pour lui signifier sa présence, son soutien, et par la même occasion, ressentir le sien, il en avait besoin, et grandement. Il ajouta en un souffle:

Me concernant, je pense qu'on abordera le sujet un peu plus tard, autrement, on risque de s'emmêler... Etape par étape, ce sera plus simple... Je crois... Il y a beaucoup de chose à dire, à commencer par toi...

Honneur aux dames, l'adage était bien pratique ce coup-ci, et Rachel avait la priorité. Lui était attentif, mais éprouvé, et craignait ce qu'elle avait à dire, au moins autant qu'il se craignait lui même...
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Rachel Heartwood
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Ven 30 Mai - 18:36

Encore une fois, ils en revenaient au point de départ. Elle ne voulait pas se livrer, elle ne le pouvait pas, mais que pouvait-elle lui dire à présent. Elle n’arrêtait pas de tourner autour du pot, il le savait, il le sentait et il lui fit comprendre à plusieurs reprises qu’il était là, qu’il la soutiendrait, qu’il comprendrait, d’après ses gestes, son regard, son sourire. Mais est-ce suffisant ? Elle avait beau lui dire qu’elle avait confiance, quelque chose en elle refusait de la lui donner, même à lui et pourtant son cœur lui dictait le contraire. Et maintenant qu’elle était arrivée à un point de non-retour, il le fallait, elle n’avait plus d’autres choix, elle ne pouvait plus dévier le sujet une fois de plus. Il attendait plus, il voulait plus. Mais elle n’était pas assez forte. Comment pouvait-elle le lui dire ? Comment pourrait-il comprendre ? Il ne le pourrait pas, c’est sûr, elle-même ne l’acceptait déjà pas.

Arff on tourne en rond.

Cette fois il le fallait, elle n’avait plus le choix, il fallait que ça sorte d’une manière ou d’une autre. Il ne la lâcherait pas, elle l’avait bien compris, bien que pour elle, elle en avait déjà trop dit, trop pour attiser encore plus sa curiosité. Trop sur ses origines, trop sur elle-même. Elle ne voulait pas, elle avait trop peur et cela lui était pourtant bien étranger, car en effet personne ne lui avait encore posé la question directement, même pas Ryan mais après tout, qu’est ce que sa famille aurait eu à faire là dedans, elle-même ne lui avait jamais posé de questions dessus non plus mais au fond elle aurait aimé en savoir plus, peut être qu’elle aurait pu découvrir la raison de son départ mais elle risquait de devoir parler d’elle dans ce cas et elle s’y refusait. Peut être que lui aussi avait un terrible secret à lui cacher sur ces origines, peut être qu’il aurait compris, mais elle ne pouvait pas prendre ce risque, pas sans y être obligé.

Vastare resserra son étreinte, entrelaçant ses doigts avec les siens, posa son regard sur elle, comme pour lui faire comprendre qu’il était là, qu’il serait toujours là. Mais pour lui qui attachait tant d’importance à sa famille, comment pouvait-elle lui dire qu’elle n’en avait plus rien à faire. Non, c’était un mensonge, elle le savait au fond, elle aurait voulu qu’il en soit autrement mais la vie est ainsi. Ils étaient ce qu’ils étaient et elle était ce qu’elle était, rien ne pouvait y changer. Comment lui dire qu’ils étaient si différents au fond ? Qu’elle était si différente de sa famille ? Qu’ils n'avaient même plus rien en commun à présent ? Mais en a t-il toujours été ainsi ? Pas exactement, tout était différent avant même qu’elle ne connaisse sa véritable nature. Et au fur et à mesure des années, rien en s’est arrangé, tandis qu’eux même était devenu ce qu’on pourrait classifier « d’anti-sorciers », elle-même avait développé une aversion profonde pour ceux qui étaient d’origine moldu et par transposition, à ses propres parents.

Son corps et son esprit recommençaient à se battre, l’un voulait céder ce que l’autre se refusait à donner, encore une histoire de confiance, on en revient toujours au même point. Elle se battait sans cesse contre ses propres envies, son propre corps. Ce sentiment de rage contre elle-même était de plus en plus présent, ses émotions se bousculaient, ses sentiments la troublaient. Pourquoi fallait-il que tout soit si compliqué ? Pourquoi fallait-il qu’ils compliquent toujours les choses ? Pourquoi fallait-il que ce soit lui qui soit en face d’elle ? Après tout c’était lui qui était responsable de son état, juste parce qu’il voulait la connaître un peu plus. Elle aussi voulait en savoir plus sur lui après tout mais n’aurait jamais posé la question au risque d’en arriver là. En revanche, lui ne semblait pas avoir de problème avec son passé, ses origines.

Pourquoi en aurait-il, qu’est ce qui pourrait être pire que ça ?

Le moment fatidique se rapprochait, elle le sentait mais ne pouvait s’y résoudre, il fallait qu’elle soit forte et elle en était capable, cela faisait aucun doute. Mais qu’est ce qui se passera quand elle lui aura tout avouer, car oui il s’agissait bien d’un aveu qu’aucune personne ne Poudlard ne savait, après réflexion, aucun élève ne savait mais pour ce qui est du directeur, il y avait de forte probabilité qu’il soit au courant. Mais Vastare lui que ferait-il ? Elle appréhendait bien sûr sa réaction, lui de nature impulsif, était capable de tout. La rejetterait-il ? Rentrerait-il dans une colère noire ? La traiterait-il comme tous ces autres bouseaux ? Ferait-il éclater son secret au grand jour ? Elle ne le savait pas mais elle se situait dans tous les cas dans une impasse, impossible de faire marche arrière, elle regretterait presque d’avoir eu la simple idée de le suivre dans la salle commune à la suite du cours et pourtant elle n’aurait échangé le moment unique qu’ils venaient de partager pour rien au monde. Elle ne savait que faire, son cœur battait à la chamade, le léger sourire présent sur ses lèvres était juste là pour se donner bonne figure.

Il était temps qu’elle reprenne la parole à présent alors que le silence se faisait de plus en plus pesant, Vastare attendait sa réponse, il fallait lui dire. C’était le moment…

C’est assez compliqué à expliquer, je ne sais pas si tu pourras être capable de comprendre, de l’accepter, j’ai moi-même jamais réussi à le faire, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai coupé tous les ponts avec eux, pour moi ils ne représentent plus rien, juste des géniteurs. Je comprends que c’est dur à entendre pour toi qui accorde une grande importance pour la famille mais les miens n’ont jamais rien compris, ne m’ont jamais compris, ils sont si différents de moi, de ce que je suis, de ce que je pense. Ils n’ont jamais accepté ce que je suis mais moi-même je me refuse à tenter de les comprendre, ce sont juste des étrangers, des gens qui n’ont plus la moindre importance pour moi.

Des sales moldus…

Nous sommes si différents, nous avons vraiment rien en commun, je me refuse à penser que nous avons le même sang qui coule dans nos veines, nous ne pouvons pas être de la même famille, comment je pourrais avoir un lien avec ce genre de gens.

Tu y ai presque, crache le morceau, Allez… C’est impossible, je ne peux pas faire ça, je ne peux pas lui dire ça, pas à lui, je ne veux pas qu’il me regarde comme toutes ces sangs de bourbes. Ohh reprend toi, tu en deviens pathétique, regarde-toi, comment peux-tu te comparer à toutes ces bouseuses, tu vaux plus que ça, tu le sais.

Elle se redressa sur son siège, le regard toujours encré dans le sien, les doigts toujours entrelacés aux siens, peut être ne comprendrait-il pas, mais il fallait qu’elle en soit sûre, elle espérait juste qu’il resterait de son côté sachant qu’elle-même ne l’acceptait pas. Le cœur serré, les mains légèrement moites, l’air tentant de rester le plus impassible alors qu’au fond un sentiment angoisse l’envahissait petit à petit, elle reprit la parole.


J’espère vraiment que tu pourras accepter ça, je ne veux pas que ça soit un fossé entre nous, moi aussi j’aimerai apprendre à te connaître et j’espère que ça ne va changer en rien ta vision de moi parce que ça ne change en rien ce que je suis, la seule différence c’est que nous n’avons pas les mêmes origines… Voilà pourquoi j’ai coupé les ponts avec ma famille, voilà pourquoi je ne les accepte pas, ils sont différents de nous, ils sont différents de nous tous, ils ne sont pas sorciers…

Voilà les dés sont jetés…

Elle attendait à présent l’impact, elle se préparait à une réaction plus que violente de la part de son acolyte, qui était devenu bien plus que ça à présent et elle espérait vraiment qu’il serait en mesure de comprendre et surtout… de l’accepter…


Dernière édition par Rachel Heartwood le Sam 14 Juin - 15:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A GARDER La colère est-elle vraiment un état d'esprit? // PV   Jeu 5 Juin - 22:09

Sérénité. Une notion bien étrangère à l'Alterus pour qui "rage, colère, et parnaoïa" ont bien plus de sens. Pourtant, en cet instant c'est bien de sérénité dont il aurait besoin afin d'affronter la vérité de Rachel qu'il ne faisait encore qu'imaginer. Ils allaient dans le mur, il le savait, restait à savoir s'il aurait la force de le traverser, ou bien s'il se heurterait à celui-ci. Passer à travers le mur de sa colère, ou se faire stopper net, et laisser cette dernière s'emparer de lui et le gouverner. Et toute la préparation du monde n'y ferait rien, on ne triomphe pas de sa nature, on ne peut que la combattre et remporter de ponctuels succès, mais en aucun cas l'on ne s'en débarasse.
Elle remporte le combat à la fin, sur la durée elle refait toujours son retard, même face à la plus vaillante determination. Car comme les succès la détermination n'est qu'ephémère et ne peut s'appliquer à chaque seconde de l'existence. Elle est un feu qui brule, mais comme ce dernier, elle se consume toujours au final, qu'elle ait causé des dégats ou non.


C'est le moment de se battre...

Pourtant, le serpent affichait une certitude de façade, cherchant à rassurer Rachel, à lui donner un peu d'assurance. Car il brulait de savoir, comme d'en finir d'ailleurs, mais la curiosité n'est pas incompatible avec la crainte, bien au contraire, elles vont bien souvent de paire. Ce serait une épreuve, ce qui à priori lui plait, mais il n'en maitrisait pas tous les paramètres. Habituellement il est seul, mais régule tout , et tout dépend de lui. Aujourd'hui ce n'est pas vrai. Aujourd'hui la sublime créature en face de lui a son mot à dire, car ceci n'est bien qu'une affaire de mot.
Il ne pourrait pas régler ça à grands renforts de sorts agressifs, de sang, de cris, et science du combat.
Il devrait régler ça avec ses sentiments, et ça, il savait beaucoup moins bien le faire. Surtout quand ils sont de cette nature. Mais le temps n'était plus à la préparation, Rachel avait commencé à délivrer le message, elle parlait de sa voix si agréable aux oreilles de Vastare.
Ce qu'elle disait n'était qu'un préambule, et au son du mot "géniteur", le serpent eut un rictus, il n'avait jamais été capable de comprendre que l'on accorde aucune estime à la famille. C'est une chose sacrée qu'il place au dessus de tout. Mais comme si elle lisait en lui, elle avait balayé ses objections naissantes en se plaçant de son point de vue. Elle répondait une fois de plus à ses attentes, le comprenait, ne se bornait pas à sa propre vision, et en ce, était bien plus évoluée que lui.


Il semblait y avoir un profond malaise entre les parents Heartwood et leur fille, et ils ne paraissaient pas évoluer sur le chemin de la réconciliation.

Peut-être un problème de maison... Ses parents ne souhaitaient probablement pas une Serpentard... Ou quelque chose comme ça...

Il était loin, très loin de la réalité. Les désignations méprisantes envers le couple Heartwood fusaient, "ce genre de gens" et autres "nous ne pouvons être de la même famille" ryhtmant les phrases de la jeune femme. Vastare était un peu secoué par tant de ressentiment envers ceux qui lui avaient fais don de la vie, mais il commençait à croire que ce ne serait pas si compliqué à entendre et qu'il endosserait le beau rôle, celui qui console et apaise...
Une fois encore, erreur que tout cela, et Rachel ne tarderait pas à le lui démontrer. "Nous n'avons pas les mêmes origines". Cette petite affirmation plongea Vastare dans l'incompréhension, son cerveau bouillonait mais ne trouvait aucun sens à cela.
Puis la bombe est lâchée. Tout comme la main de Rachel. Vastare reste muet, incapable d'émettre le moindre son, prêt à jurer qu'il a mal saisis le sens de la phrase de celle qu'il estimait tant. "Ils ne sont pas sorciers...".
L'air hébété, il tarde à reprendre le contrôle, mais fait rarissime, ce n'est pas la colère qui le paralyse, mais plutôt la surprise, l'incompréhension.


Pas sorciers? C'est impossible... Qu'est-ce qu'elle... Et toutes ces persécutions... Mais non imbécile tu as mal compris...

Il leva les yeux vers elle pour s'en assurer, il allait lui reprendre la main et tout continuerait, oh non, ça ne pouvait pas s'arréter comme ça, c'était pathétique. Mais alors qu'il espérait trouver la réponse dans son regard, celle qui lui parvint ne fut pas celle qu'il attendait. Comme mortifiée, elle ne niait pas, un air de culpabilité sur le visage. C'était donc vrai. Aussi incroyable que cela puisse paraitre elle était Sang-de... Non, Née moldue. Il se rectifia lui-même, intérieurement, car aucun mot ne parvenait à franchir ses lèvres. Malgré tout le mépris qu'il pouvait afficher dès l'instant qu'un bouseux affichait sa condition, il n'y arrivait pas, il avait encore trop de respect pour elle. Encore? Il ne savait en aucun cas si cela disparaitrait, et ne s'en préoccupait pas, trop abasourdi qu'il était pour se poser de telles questions. Petrifié, la terreur se lisait dans son regard, il ne se maitrisait plus, ne pouvait plus afficher son masque, et le désarroi s'insinuait en lui.
Il comprenait qu'une telle bombe causerait l'irréparable...


Elle ne peut pas être comme eux... Je ne pourrais jamais la mépriser... Comment...

Il s'y voit déjà, il l'adore, et deteste ce qu'elle est. Il pense long terme soudain, il imagine le visage de ses parents s'ils apprenaient... Il l'entend, elle, sa Mère adulée, lui dire "c'est de la vermine, on ne cotoie pas ce genre de parasites...". Il se voit lui répondre "Oui mère, ils ne méritent que le mépris et la souffrance.". Et là il lève encore les yeux, déboussolé, et se trouve ridicule. Elle le regarde, et attend tellement de lui, son pardon, alors qu'elle ne lui doit rien, sa compréhension, alors qu'elle n'en a pas besoin, et il doit se retenir de la serrer dans ses bras. Il ne faut pas. Ils ne veulent pas, et lui non plus ne devrait pas le vouloir. Il est un Alterus, fils d'une grande lignée de Sang-Purs, et ne peut se permettre de pervertir sa famille, de souiller son rang comme ils diraient. Mais pour la première fois, ce vocabulaire le dégoute, chaque fois qu'il pose les yeux sur elle, chaque fois qu'il lit dans les siens toute sa foi en lui.
C'est une voie sans issue. Dans les deux cas, il perd gros, dans les deux cas il ne gagne rien plus que ce qu'il avait il y a encore une heure. Il faudra donc perdre. Et il execre la défaite.


Il va falloir t'y résoudre... Elle n'est pas digne de nous... Non, Mais elle est plus que ça... Mère, Père, mon petit frère, Balcio, Aaron, Elle...

Et ça tourne. Et ça vire. Et il perd pied, il cherche à se raccrocher aux branches, mais il n'y en a pas, il le sait, il doit décider seul. Décider? Oui mais de quoi? De risquer rompre avec sa famille? Pas pour tout l'or du monde. D'envoyer promener Rachel comme une vulgaire Née Moldue? Il n'en avait pas la force. Alors quoi? Il n'allait pas rester des heures, emmuré dans son silence qui devait commencer à ronger Rachel... Il leva un regard dur vers elle, pour se donner contenance, et se forçait à ne pas laisser paraitre de signe d'affection, autant dire que le résultat n'avait rien de parfait...
Comment as-tu osé... Ou simplement trouvé l'audace... Pour... Je n'y crois pas... Je ne comprend pas... Tu persécutes plus durement que moi les Sang-de.... Les nés moldus. Et tu en serais...

Son visage se durcit un peu plus elle l'avait manipulé lui et... Eden! Comment allait-elle réagir? La jeune Twinings était très impulsive, et Vastare l'imaginait déjà se ruant sur Rachel avec la férocité d'une hyène. Cette révélation aux yeux du garçon ne pouvait signifier qu'une chose, la mort du Trium. Comment pourraient-ils frapper les semblables de leur propre coéquipière? Et surtout, lui, comment pourrait-il chérir celle qui représentait ce contre quoi il se battait? Il reprit:

Pourquoi? Pourquoi pas avant? Pourquoi le Trium, pourquoi Eden, pourquoi moi, pourquoi des gens qui haïssent ce que tu es...? Je... Je n'arrive pas à comprendre... J'aimerais... Mais tu sais qui je suis et... Et... Maintenant je sais qui tu es...

Et ça change beaucoup de chose sans changer ce que tu représentes...

Il ne pouvait pas lui dire. Qu'elle le fascinait toujours, qu'elle était source de joie chez lui, qu'elle lui offrait le sourire, qu'elle l'apaisait, qu'il avait commencé à voir par elle, pour elle... Sa condition lui criait de la mépriser quand son coeur lui disait de la chérir. Que pouvait-il faire? Des concessions, couper la poire en deux. Proivisoirement. En attendant mieux. Quel mieux? Le courage? Oui c'est ça le courage de prendre une décision... S'il venait. Ce serait toujours mieux que rien, il était coincé.
La décision était prise, il continuerait de la voir, mais se montrerait froid, glacial et éviterait d'aborder LE sujet. Jusqu'à ce qu'il soit prêt...


Tout à l'heure... C'était... Spécial... Je peux pas le nier... Tu sais que...
Mais ça reste coincé, ça ne passe pas, il ne peut pas l'encenser, elle n'est pas de son rang... Aphone, il déglutit avant de reprendre plus sèchement:
C'est trop rapide, trop gros, je ne comprend plus rien, j'ai besoin de prendre du recul, pour ne pas prendre de décision stupide, je dois réflechir à tête reposée...

Il la fixe, dans les yeux, et n'y tient plus, il s'approche d'elle et dépose un baiser sur ses lèvres, tremblant, comme déchiré. Il avait enfin trouvé la plénitude, elle s'était aussitôt dérobée, pour remplacer la situation précédente par pire encore... Debout devant elle, machoire crispée, le regard dur, il se tourne et ajoute en marchant vers la sortie:

A plus tard...

Il ne se retourne pas, bien qu'il brule de le faire, la prochaine fois qu'il la reverrait, il ferait comme si de rien n'était, il serait lâche, mais il n'avait, pour l'heure, aucune autre alternative...
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